“Sion se compose des gens qui ont le cœur pur.”
Veillée du DEE pour les jeunes adultes • 13 septembre 2009 • Université Brigham Young
C’est un honneur d’être avec vous ce soir. Je remercie tous les membres du chœur pour cette belle musique. Merci infiniment de l’esprit que vous avez apporté. Merci aussi de la magnifique prière. Je suis heureuse et très émue de me trouver ici et je prie pour que ce soir chacun d’entre vous sache que le Seigneur l’aime. Je veux que vous sachiez que je vous aime profondément.
Je suis heureuse que mon mari, Steve, et les membres de ma famille soient là aussi. J’aime mon mari. Lui et moi avons fait nos études à l’université Brigham Young et c’est là que nous avons pris la décision de nous marier. Je trouve intéressant de me tenir devant vous le jour de notre anniversaire de mariage. Joyeux anniversaire, mon chéri ! Vous savez, nous sommes mariés depuis le même nombre d’années qu’il a fallu pour construire le temple de Salt Lake City ! Ou que les enfants d’Israel ont erré dans le désert ! Et tout ce que nous avons à montrer, se trouve assis ici au premier rang. Nos enfants sont notre trésor. Je les aime. J’aime être leur mère. Je les ai regardés grandir dans l’Évangile et recevoir des enseignements depuis les chaires de l’Église. Je suis reconnaissante qu’ils aient choisi d’écouter les conseils des prophètes, voyants et révélateurs.
J’ai regardé les jeunes de l’Église progresser dans l’Évangile. J’ai un lien tout particulier avec les jeunes filles et ce à cause des années que j’ai passé à œuvrer dans la présidence générale des Jeunes Filles. Nous avons pratiquement passé toutes les années du programme des Jeunes Filles ensemble. Nous avons reçu notre médaillon des Jeunes Filles ensemble. Nous nous sommes levées et nous avons répété le thème des Jeunes Filles ensemble : « Nous sommes les filles. Nous serons Nous croyons … , nous serons préparées1 ». Je vous considère comme mes jeunes filles. Et vous, jeunes gens, j’ai vu beaucoup d’entre vous recevoir la prêtrise, y progresesser, honorer leurs alliances et le pouvoir de la prêtrise et se préparer à faire des missions dans le monde entier. J’ai rencontré beaucoup d’entre vous dans le champ de la mission. Vous êtes mes héros ! Vous êtes formidables par votre force, votre courage et votre désir de justice.
Le Seigneur vous aidera à prendre des décisions importantes.
Chacun d’entre vous a commencé son voyage de saint des derniers jours et vous êtes à un moment crucial de votre vie. C’est le moment de prendre des habitudes éternelles et des décisions durables. Vous êtes l’avenir de l’Église et des nations dans lesquelles vous vivez. Vous avez été réservés pour « pour un temps comme celui-ci » (voir Esther 4 :14) Vous aurez des possibilités qui surpasseront vos plus grandes attentes ; et vous aurez la bénédiction, comme je l’ai eue, d’avoir des moments décisifs qui influenceront et affecteront cette décennie de décisions.
C’est ici, à une réunion spirituelle de l’université Brigham Young, que tout a commencé pour moi. Je fréquentais un jeune homme que j’appréciais. Un soir il s’est mis à parler de mariage et il était très insistant! Je n’ai pas bien dormi cette nuit-là parce que les choses qu’il m’avait dites m’avaient rendue perplexe et je savais que je devais prendre une décision. J’ai prié le Seigneur de m’aider à savoir ce que je devais faire, mais je n’ai pas reçu de réponse immédiate. Le lendemain matin, nous avons assisté à une réunion spirituelle ensemble. Pendant cette réunion j’écoutais avec stupéfaction le discours de A. Theodore Tuttle, qui s’est levé et s’est mis à parlé du processus de prise de décisions importantes . C’était comme s’il s’adressait directement à moi. Il connaissait mon cœur et ses paroles ont pénétré profondément mon âme. Il a expliqué le processus de prise de décisions en se référant à la section 9 des Doctrine et Alliances. Tout le monde semblait bien connaître cette section sauf moi. Vous aussi, vous connaissez cette section, mais pour moi, ce jour-là, elle a été une vraie révélation et elle m’a fourni un modèle à suivre pour recevoir une réponse à mes prières. Il a lu :
« Voici, tu n’as pas compris; tu as pensé que je te le donnerais, alors que ton seul souci était de me le demander.
« Mais voici, je te dis que tu dois l’étudier dans ton esprit ; alors tu dois me demander si c’est juste, et si c’est juste, je ferai en sorte que ton sein brûle au-dedans de toi ; c’est ainsi que tu sentiras que c’est juste.
« Mais si ce n’est pas juste, tu ne sentiras rien de la sorte, mais tu auras un engourdissement de pensée qui te fera oublier ce qui est faux »(D&A 9:7–9).
Bien qu’à l’origine ce passage se soit adressé à Oliver Cowdery, à ce moment, il m’était adressé et il répondait directement à la question que j’avais posée dans la prière la nuit précédente. Puis Frère Tuttle a expliqué un processus qui consistait à faire la liste des avantages et des inconvénients, prendre une décision provisoire et exposer cette décision au Seigneur par la prière.2
Je savais que je devais agir ! Je ne pouvais pas continuer de faire ce que je faisais. Je devais décider de prendre une décision. Je le savais et je savais que Dieu savait que je le savais. Après avoir pris la décision au moins d’aller de l’avant, je ne peux pas dire lorsque j’ai reçu ma réponse sous la forme d’une chaleur au dedans de moi. Mais je sentais que c’était juste, je me sentais à l’aise et bien. Je n’étais plus perplexe ni troublée. Je me sentais en paix Je savais ce que je devais faire et j’étais heureuse. Je suis donc allée de l’avant et ce jeune homme insistant est avec moi ce soir. Je suis reconnaissante de sa bonté, de son insistance et de sa patience.
Cela a-t-il toujours été facile après que j’ai reçu la réponse ? Non. Mon mari dit, qu’aujourd’hui encore, il peut vous montrer la marque de mes talons dans le béton à l’extérieur des portes du temple de Salt Lake City où j’ai eu un peu peur et je voulais attendre. Mais voilà ce que j’ai appris : Si vous faites preuve de foi par la prière, le Seigneur vous aidera à prendre des décisions cruciales à des moments cruciaux. Il entendra vos prières et y répondra par les murmures du Saint-Esprit. Vous ne serez pas seuls. Vous avez reçu la bénédiction d’être capable de recevoir des directives du Saint-Esprit. Dans les Doctrine et Alliances à la section 8, le Seigneur promet à chacun d’entre nous : « Je te le dirai dans ton esprit et dans ton coeur » (D&A 8 :2). C’est ce qui m’est arrivé et cela arrivera aussi à chacun d’entre vous.
Je rends témoignage que le Seigneur entend nos prières et y répond et qu’il nous guidera si nous cherchons à faire sa volonté et si nous obéissons à ses commandements. C’est le processus par lequel nous obtenons la révélation. Je prie donc ce soir pour que l’Esprit du Seigneur vous accompagne lorsque vous écouterez ce message que j’ai préparé, pour qu’il soit parfaitement clair. Je prie pour que ce message s’implante dans votre coeur et qu’il vous touche tout particulièrement. Je prie pour que le Saint-Esprit vous pénètre de l’importance de ce message simple, afin que vous puissiez l’intégrer dans les décisions importantes que vous prendrez dans les moments décisifs de votre vie.
Mener le monde dans un retour à la vertu
Le message que je vous apporte ce soir est un appel retentissant qui s’adresse à vous, les jeunes de cette génération choisie, à diriger le monde vers un retour à la vertu. Qu’est-ce que la vertu ? Pourquoi est-ce important ? Et comment chacun d’entre nous peut-il se joindre à cette cause noble et sacrée ?
Je vais commencer en vous racontant la simple histoire d’une petite fille de l’époque des pionniers nommée Agnes Caldwell. Agnes raconte son expérience dans le convoi de charrettes à bras Willie en 1856. À l’époque elle n’avait que neuf ans. Elle a raconté : « Bien que j’ai été très jeune à l’époque, je peux fermer les yeux et décrire tout ce que j’ai vécu dans le moindre détail, je me souviendrai toujours d’avoir marché, marché, marché sans cesse. Plusieurs fois, j’étais si fatiguée que je me comportais comme une enfant , je m’accrochais à la charette, mais on me repoussait gentiment. Alors je me jetais sur le côté de la route et je pleurais. Puis, me rendant compte qu’ils me dépassaient tous, je sautais sur mes pieds et je courais pour les rattraper. »
Elle ajoute : « Juste avant que nous franchissions les montagnes, des chariots de secours nous ont rejoints, et cela a été un grand soulagement. Les infirmes et les personnes âgées étaient autorisées à monter dans les chariots, toutes les personnes valides devaient continuer à marcher. Quand les chariots se sont mis en route, avec un certain nombre d’autres enfants nous avons décidé de voir combien de temps nous serions capables de suivre les chariots dans l’espoir qu’ils nous proposeraient de monter dans le chariot. Du moins, c’était mon grand espoir. Les enfants qui m’accompagnaient étaient tombés un à un ; il ne restait plus que moi, trés déterminée à monter dans le chariot. Après ce qui ma semblé la plus longue course que j’ai faite avant ou après, le conducteur m’a lancé : ‘Eh, petite, tu veux monter ?’ J’ai répondu avec ma plus grande politesse : ‘Oui monsieur.’ Sur ce il a attrapé ma main, a claqué sa langue pour que ses chevaux avancent pour me faire courir, avec des jambes qui me semblaient ne plus pouvoir courir plus loin. Il a continué pendant ce qui m’a semblé des kilomètres. À ce moment-là je me suis dit qu’il était l’homme le plus méchant de la terre. … Juste au moment où je ne pouvais plus continuer, il s’est arrêté. Il a pris une couverture, m’en a enveloppée et m’a déposée au fond du chariot pour que je sois au chaud et à l’aise. Là, j’ai eu le temps de changer d’avis car je me suis rendu compte qu’en me faisant courir avant de me prendre dans le chariot, il m’avait évité de mourir de froid. »3
« Agnes Caldwell et les membres de sa famille sont arrivés sains et saufs dans la vallée du grand lac Salé le 9 novembre 1856. Ils se sont installés à Brigham City (Utah), où Agnes a fait la connaissance de Chester Southworth, qu’elle a épousé. Ils ont eu treize enfants et ont participé à la fondation de la colonie de saints des derniers jours de Cardston (Alberta, Canada)4. » Si le conducteur avait fait monter Agnes dans le chariot sans la faire courir, elle aurait surement succombé au froid. Et si Agnes avait choisi d’abandonner et de se laisser distancer, son histoire aurait pu finir d’une tout autre manière. Cependant, pour Agnes, cela a été un moment déterminant. La décision de courir ne lui paraissait pas vraiment logique à ce moment-là mais elle a couru quand même. Elle a couru en direction de Sion, en suivant les pas de Brigham Young, le prophète, et en écoutant la voix du Seigneur, qui a dit : « Qu’ils s’éveillent et se lèvent, qu’ils partent et ne demeurent pas, car moi, le Seigneur, je le commande » (D&C 117:2).
C’était la course de sa vie ! C’était dur mais elle a résisté. En courant, elle a pu produire assez de chaleur corporelle pour se tenir au chaud dans le chariot. Chacun d’entre vous est en route pour Sion et, comme pour Agnes, ce que le Seigneur a dit s’applique à vous : « Qu’ils s’éveillent et se lèvent, qu’ils partent et ne demeurent pas » (D&A 117:2), car Sion n’est pas seulement un lieu, mais c’est là Sion, « ceux qui ont le cœur pur » (D&A 97:21). Et la pureté de cœur doit être votre but afin d’atteindre cette destination finale ! Jamais auparavant il n’y a eu de génération tout à fait comme la vôtre. Vous êtes mieux préparés et mieux équipés. Vous avez ce qu’il vous faut et c’est maintenant que vous devez faire la course de votre vie : la course vers Sion !
Le président Monson et les frères qui l’ont précédé nous ont montré la voie. Le sentier est clairement marqué et le rythme est soutenu et régulier. On vous demande, comme à Agnes, de traverser les plaines. Vous n’aurez peut-être pas à abandonner tous vos biens terrestres, mais le voyage vers Sion exige que vous abandonniez tous vos péchés, afin de le connaître, lui, le Christ vrai et vivant. On vous demandera peut-être même de courir jusqu’à épuisement mais, quand vous le ferez, la chaleur de l’amour du Seigneur vous préservera en vue d’une grande œuvre encore à venir.
Il vous est demandé de faire la même chose que ce que le Seigneur a demandé quand il a donné à l’Église son nom : l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Dans Doctrine et Alliances 115, on lit: « Levez-vous, brillez afin que votre lumière soit une bannière pour les nations » (v. 5). La petite Agnes Caldwell a couru vers Sion et, en le faisant, elle et ses semblables ont élevé un étendard pour les nations et pour cette génération. Son voyage vers Sion était marqué par sa foi et son témoignage. Il avait rapport avec Joseph Smith, Moroni, Oliver Cowdery, Néphi, Moïse, Josué et même Thomas S. Monson. Il avait et a rapport avec vous et moi. Agnes a couru vers Sion parce qu’elle avait un témoignage. Sa mère savait que l’Évangile était vrai et elle l’a enseigné à sa fille. Elles ont sacrifié tout ce qu’elles avaient pour venir en Sion et pour construire un temple à notre Dieu. Elles savaient que Joseph Smith était un prophète de Dieu, que le livre de Mormon était vrai. Elles savaient que les bénédictions qui seraient octroyées dans les saints temples étaient nécessaires pour que le plan s’accomplisse. Et elles savaient comme Moroni l’avait répété à Joseph Smith que « s’il n’en était pas ainsi, la terre serait entièrement dévastée à sa venue. » (Joseph Smith, Histoire 1:39).
Sion était alors et est toujours le but. C’est la cause de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ. Le moment est venu, comme Moroni nous y a exhortés, d’être « fidèle dans le Christ » (voir (Moroni 9:25), de nous « saisir de tout bon don, et… [de] ne pas toucher au mauvais don, ni à ce qui est impur. » (Moroni 10:30) Le moment est venu de se réveiller et de se lever de la poussière afin que les alliances que le Père éternel a faites avec la maison d’Israël, s’accomplissent (voir Moroni 10:31). Le moment est venu de revenir à la vertu !
Le retour à la vertu est le retour à la pureté.
La vertu signifie la pureté. Elle commence dans le cœur et dans l’esprit. « C’est un mode de pensée et de conduite qui repose sur des principes moraux élevés5. » L’essence de la vertu est la chasteté, c’est-à-dire la pureté sexuelle. La vertu et la chasteté sont inséparablement liées. On ne peut pas avoir l’une sans l’autre. Le retour à la vertu est le retour à la pureté. Certains ont dit que la vertu signifie être gentil ou honnête ou intègre. Mais le centre d’une vie vertueuse est la chasteté et l’on ne peut être honnête ou intègre en absence de pureté morale. C’est impossible. On ne peut pas jouer avec l’esprit divin et le corps sacré, l’âme éternelle, de quelqu’un d’autre et être considéré comme faisant preuve de vertu ou étant vertueux. Le faire, c’est transiger avec le libre arbitre pour lequel nous nous sommes battus dans la préexistence. La vertu ne concerne pas que les femmes comme certains l’ont dit. La racine latine du mot vertu est virtus, qui veut dire force. Un sens contemporain de vertu est « pouvoir ou force effective ; [en particulier], la capacité de guérir ou de fortifier6. » Ainsi, la vertu ne s’applique pas uniquement aux femmes, mais à tous.
Quand la femme dans les rues de Jérusalem a tendu la main et a touché le bord du vêtement de Jésus, elle savait qu’elle guérirait. Pourquoi ?Parce qu’elle se rendait compte de la pureté et du pouvoir du Seigneur. Le sauveur lui-même a dit : « j’ai connu qu’une force est sortie de moi » (Luc 8 :46, voir aussi Marc 5 :30 et Luc 6 :19). La vertu à laquelle il faisait référence était le pouvoir, le pouvoir de la prêtrise, qui accompagne sans-cesse les saints des derniers jours qui sont purs et qui pratique « la vertu et la sainteté devant (le Seigneur) » (D&A 38 :24).
L’année dernière par une froide journée d’avril, après la conférence générale, j’ai grimpé en haut de l’Ensign Peak avec mes deux conseillères, Mary Cook et Ann Dibb. Là nous avons déployé un châle doré péruvien, une bannière appelant au retour à la vertu. Là depuis ce sommet, en contemplant la vallée et en regardant le majestueux temple de Salt Lake, nous avons su qu’un retour à la vertu signifiait un retour à la pureté morale. La vertu est la clé d’or qui ouvre les portes du temple. Comme l’a enseigné Russell M. Nelson, le temple est en fait la raison de tout ce que nous faisons dans l’Église : « Chaque activité, chaque leçon, tout ce que nous faisons dans l’Église, indique le Seigneur et sa sainte maison7 . » Brigham Young savait, et nous, au sommet d’Ensign Peak, nous savions aussi, que c’est vrai.
En déployant cette bannière à la vue du monde, nous savions qu’un retour à la vertu est non seulement important mais qu’il est crucial. Nous devons être digne d’entrer dans le saint temple du Seigneur et faire l’oeuvre pour laquelle nous avons été préparés et préordonnés. Rien d’impur ne peut entrer dans sa maison. Comme le conducteur de ce chariot de secours qui a empêché Agnes Caldwell de mourir gelée, nous avons nous aussi la possibilité et l’honneur de devenir des sauveurs sur le mont Sion, pour faire pour les autres ce qu’ils ne peuvent faire pour eux-mêmes. Cela n’est possible que quand nous sommes dignes de contracter et de respecter des alliances sacrés et de recevoir les ordonnances du temple.
« Vous êtes une génération élue »
Chacun de vous a une grande œuvre a accomplir. Ce que vous faites et ce que vous décidez est important parce que vous êtes important ! Vous êtes des « esprits d’élite qui avaient été tenus en réserve pour paraître dans la plénitude des temps afin de contribuer à jeter les fondements de la grande œuvre des derniers jours, y compris la construcion des temples et l’accomplissement dans ces temples, d’ordonnances pour la rédemption des morts » (D&A 138 :53,54).
Il ne faut pas s’étonner que Satan ait augmenté l’intensité de ses attaques. S’il peut vous détourner, vous retarder ou vous disqualifier d’entrer dans le temple pour y faire ce pour quoi vous avez été réellement préparés et mis en réserve, il gagne. Ce qui devient clair c’est que vous devez être purs et dignes pour recevoir les murmures du Saint-Esprit dont vous avez besoin pour les décisions que vous devez prendre maintenant. Ce qui est clair également c’est que vous devez rester dignes d’entrer dans les saints temples du Sauveur.
C’est grâce à tout le travail et tous les sacrifices des générations précédentes. Les pionniers ont tout sacrifié, jusqu’à leur vie, afin que nous puissions voir ce jour, car, voyez-vous, votre venue sur terre n’est pas l’effet du hasard. Cela fait partie du plan que vous avez accepté avec joie dans la préexistence. Vous prenez votre place à un moment marquant de l’histoire du monde. Il a été dit de vous que vous êtes une « génération clé »8 . Pierre a dit de vous : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte » (1 Peter 2:9). Jamais autant n’a été demandé auparavant. Jamais auparavant autant n’a été donné : les prophètes, les Écritures, la prêtrise, les ordonnaces et les alliances, les temples, le Livre de Mormon et l’Évangile dans sa plénitude. Vous avez été préparés, appelés et choisis. Ce moment est le vôtre. Je crois que les accomplissements de votre générations seront écrits en capitales d’imprimerie dans les revues de ces temps troublés.
Pour accomplir les tâches que vous avez préordonnés pour effectuer, il faut que votre foi soit fermement centrée sur notre Sauveur, Jésus-Christ. Vous devez vous souvenir que la foi n’est pas qu’un principe de pouvoir mais aussi un principe d’action. Vous devez agir selon la foi que vous avez déjà. Dans les sphères prémortelles, vous avez fait preuve non seulement de foi, mais aussi d’une foi extrême et de bonnes œuvres (voir Alma 13:3). Alma déclare que chacun de vous a été « appelé et préparé dès la fondation du monde, selon la prescience de Dieu » (Alma 13:3). Jeunes gens, vous avez été préparés à recevoir la prêtrise qui vous permet d’exercer le pouvoir de Dieu pendant votre séjour terrestre. Jeunes femmes, on vous a fait don de la noble responsabilité de soutenir les autres et devenir les mères d’autres esprits de choix. On vous a confié les pouvoirs même de la divinité : créer la vie. Les personnes vertueuses s’engagent à mener une vie sainte. Elles respectent les recommandations de Dieu sur la façon dont la vie doit être conçue, protégée et maintenue. Il n’y a pas de force plus grande que la force de la vertu ni de confiance plus grande que celle que l’on a quand on mène une vie vertueuse.
Dans la préexistence, vous avez fait une guerre. Vous avez combattu avec votre foi et votre témoignage du Sauveur pour accepter le plan que Dieu le Père avait présenté. Vous saviez que le plan était juste et vous saviez que le Sauveur pourrait faire et ferait ce qu’il avait dit qu’il ferait, parce que vous le connaissiez ! Il n’y avait pas d’esprits neutres dans la Guerre dans les cieux, et il ne peut y avoir de position de neutralité maintenant, quand il faut faire des choix entre le bien et le mal. Le Seigneur lui-même a dit : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » (Matthieu 12:30). Vous étiez avec lui ! Vous étiez enthousiastes face à votre tâche. Vous saviez ce qu’on allait attendre de vous. Vous saviez combien ça serait difficile et vous étiez néanmoins confiants non seulement que vous accompliriez votre mission divine, mais aussi que vous pouviez changer les choses. Un prophète a dit de vous et de votre époque :
« Pendant près de six mille ans, Dieu vous a gardés en réserve pour que vous paraissiez dans les derniers jours précédant la seconde venue du Seigneur. … Dieu a gardés pour la dernière ligne droite certains de ses enfants les plus forts, qui aideront à imposer le triomphe du Royaume. Et c’est là où vous intervenez, car vous êtes la génération qui doit être préparée à rencontrer son Dieu.
« Tout au long des siècles les prophètes ont regardé notre époque à travers les couloirs du temps. Des milliards de défunts et d’être encore à naître ont les yeux sur nous. Ne vous y méprenez pas, vous êtes une génération remarquable. »9
Le retour à la vertu pourrait sauver un pays
Quand Pierre a écrit son épitre au premiers saints, il leur demanda d’ajouter à leur foi « la vertu… » (2 Pierre 1:5). La foi dépérirait et mourrait sans la vertu parce que sans la vertu, il n’y a pas de pureté. Sans la vertu, il n’y a pas de force. Et sans vertu, il n’y a pas de spiritualité. Il est clair qu’une fois que vous comprenez qui vous êtes, vous devez être purs parce que la pureté précède la puissance spirituelle10 . La puissance dont je parle n’est pas celle que l’on voit dans le monde. Elle n’a rien à voir avec la gloire, la situation sociale, la beauté, la célébrité ou la richesse. La puissance et la force dont je parle sont complètement liées à la vertu : la chasteté et la pureté sexuelle.
Nous vivons dans un monde qui se préoccupe de la propreté et de la pureté : la pureté de notre air et la propreté de notre environnement, de notre eau et même de notre nourriture. Dans certains endroits, nous légiférons contre la pollution et nous avons même des agences de protection de l’environnemental financées par l’État pour veiller à ce que nous ne soyons pas malades à cause de contaminations de notre air, de notre eau ou de notre nourriture. Pourtant, la société tolère la pollution morale sous forme de pornographie sur les affiches, à la télévision et sur l’Internet ainsi que dans les spectacles et les autres médias. Nous tolérons que des grossièretés entrent dans notre esprit par des paroles, de la musique et un langage suggestifs. À certains égards, nous sommes une génération bio qui veille à la pureté et à la qualité de sa vie et, pourtant, nous sommes pollués moralement. Je crois que le manque de vertu de notre société est directement responsable de beaucoup de nos maux sociaux, financiers et gouvernementaux. Je crois que la désintégration de la foi et de la famille et l’instabilité financière sont directement liées à un manque de vertu dans notre société. Je crois qu’un retour à la vertu pourrait sauver toute une nation.
Nous demandons une réforme sociale mais c’est peut-être une réforme morale dont nous avons besoin, un appel au retour à la vertu. Si nous, qui avons tant reçu, y compris l’Évangile rétabli de Jésus-Christ, ne prenons pas la tête d’un retour à la vertu dans le monde, qui le fera ? Vous étiez des dirigeants dans la préexistence et vous avez défendu tout ce qui est maintenant menacé dans la société. Vous, qui vous préparez à être des personnes influentes dans tous les secteurs de la société, les jeunes adultes de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, pouvez et devez être à la tête de ce retour.
Pendant l’époque critique de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill a mobilisé une nation toute entière lorsqu’il a dit : « Vous vous demandez : quel est notre but ? Je réponds par un seul mot : La victoire. La victoire à tout prix, la victoire malgré toute la terreur, la victoire, quelle que soient la longueur et la difficulté de la route ; car, sans victoire il n’y a pas de survie11. » Jeunes gens et jeunes filles, je me fais l’écho de cet appel pour la guerre dans laquelle nous sommes engagés aujourd’hui, en paraphrasant les paroles de Winston Churchill à votre adresse : « Vous vous demandez : quel est notre but ? Je réponds par un seul mot : vertu la vertu. La vertu à tout prix, la vertu en dépit de toutes les oppositions, la vertu quelque longue et difficile que soit la route du repentir, car sans vertu, il n’y a pas de victoire.
Dans le Livre de Mormon, Hélaman et ses jeunes guerriers sont connus pour leur vertu et leur capacité de faire confiance au témoignage de leurs mères. Ils étaient « fidèles en tout temps dans tout ce qui leur était confié » (Alma 53:20). Ils respectaient leurs alliances et ils se sont battus pour permettre à leurs parents de respecter leurs alliances. La victoire était leur but et la vertu leur force.
Mormon a écrit à son fils Moroni sur la société corrompue dans laquelle ils vivaient. Il a expliqué que les gens étaient devenus si ignobles et immoraux qu’ils n’accordaient pas de valeur à ce qu’il y a « de le plus cher et le plus précieux, la chasteté et la vertu » (Moroni 9:9). Se pourrait-il que nous ayons atteint ce stade dans notre société ? À une certaine époque, les personnes qui enfreignaient la loi de chasteté étaient marquées au fer rouge. Maintenant, on dirait que ce sont les chastes qui portent cette marque.
Pour quoi votre génération sera-t-elle connue ? Est-ce qu’on vous appellera la génération tolérante, la génération de consommation, la génération X ou Y ? Est-ce qu’on vous connaîtra comme la génération qui a été séduite par la vie virtuelle et au lieu de l’être par la vie vertueuse ? Ou serez-vous, pourrez-vous être connus pour votre pureté, votre pureté, votre courage et votre force avec lesquels vous menez le monde dans un retour à la vertu, un retour si frappant que la pureté même de votre vie et la force de votre conviction changent le cours de la société et le monde ?
Vous vous préparez au retour du Sauveur. Vous devez avoir le péché en horreur. Vous devez prendre position et vous préparer maintenant à être plus dignes du royaume.12. » Il a été prophétisé que, dans l’avenir, les gens de toutes les nations diront : « Venez, et montons à la montagne du Seigneur, … afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi »(2 Néphi 12:3). Est-ce que vous serez la génération qui mènera cette ascension ?
Soyez les gardiens de la vertu
Pour ce faire, chacun d’entre nous doit être un gardien de la vertu. Jeunes filles, protégez votre vertu. Comme l’a décrit Moroni, c’est vraiment ce qu’il y a « de plus cher et de plus précieux » (Moroni 9:9) et c’est ce que vous êtes aussi. Vous êtes filles de Dieu. Vous avez en vous le pouvoir sacré de créer la vie et de devenir mères des esprits précieux et purs de notre Père céleste. C’est l’un des plus grands dons que Dieu ait fait à ses filles précieuses. Préservez ce pouvoir en respectant les principes, en vous habillant et en agissant avec pudeur, et en restant vertueuses. Protégez votre pouvoir par la pureté de pensée et d’action. Ne laissez personne toucher aux dons que Dieu vous a donnés. Ce faisant, vous, votre famille et les générations à venir serez fortifiées et bénies.
Vous aussi, jeunes gens, vous êtes les gardiens de la vertu. Vous détenez le pouvoir de la prêtrise, le pouvoir de bénir et d’agir pour Dieu ici-bas. Le Seigneur a dit à tous les détenteurs de la prêtrise : « [Pratiquez] la vertu et la sainteté devant moi » (D&A 38:24). Vous devez protéger votre vertu, ce que vous regardez, ce que vous pensez, ce que vous dites et ce que vous faites. Ne laissez pas la pornographie diminuer votre pouvoir personnel. Vous devez rester purs pour pouvoir exercer le pouvoir de la prêtrise que Dieu vous a confiée. « Ayez de la sagesse pendant les jours de votre épreuve ; dépouillez-vous de toute impureté ; ne demandez pas afin de tout dépenser pour vos passions, mais demandez avec une fermeté inébranlable afin de ne céder à aucune tentation, mais afin de servir le Dieu vrai et vivant » (Mormon 9:28).
Il y a plusieurs années, je suis allée courir tôt le matin, la veille de la fête de l’Action de Grâce, avec un groupe de femmes. Nous avons appelé cela notre course de l’Action de grâce. En courant, nous indiquions des choses pour lesquelles nous étions reconnaissantes. Je venais de dire que j’étais reconnaissante d’avoir un corps fort et en bonne santé quand j’ai glissé sur une plaque de verglas sur la route et suis tombée. Quand j’ai essayé de me relever, je me suis rendu compte que j’étais gravement blessée. J’ai su que je m’étais cassée la jambe juste au dessus de la cheville. Je ne vous dirai pas comment j’ai su sinon, je pourrais m’évanouir. Mon mari a dit que, si j’avais fait partie d’une équipe de football américain, je serais passée au journal télévisé pendant toute la soirée.
Alors que j’étais étendue sur la route dans l’ombre des premières lueurs du jour, à attendre l’arrivée des secours, j’ai vu les phares d’une voiture qui fonçait tout droit sur l’endroit où je me trouvais. La voiture a freiné en catastrophe ; un homme en est sorti. Il a dit qu’il m’avais prise pour un sac poubelle sur la route et avait failli continuer. Je lui ai demandé s’il était membre de l’Église et il a répondu oui. Je lui ai demandé s’il pouvait me donner une bénédiction parce que la souffrance était intense. Je ne savais pas si je pourrais rester longtemps comme cela. Après un moment de réflexion, il a dit : « Je ne peux pas. Il vaut mieux que vous attendiez votre mari pour ça. » Il est remonté dans sa voiture puis est reparti.
Quand je suis arrivée à l’hôpital, on m’a mise dans une petite cabine de la salle des urgences en attendant de m’emmener au bloc opératoire. Quand on a ouvert les rideaux, il y avait mon mari et nos cinq fils. Lorsqu’ils m’ont entourée et ont posé les mains sur ma tête, j’ai ressenti leur pureté, leur pouvoir et leur force. Jeunes gens, hommes de la prêtrise, restez purs afin de pouvoir exercer votre pouvoir de la prêtrise sur le champ. Ce jour-là, j’ai été bénie par le pouvoir de la prêtrise qu’ils détenaient et qu’ils exerçaient dans la vertu et la sainteté.
Restez vertueux dans un monde toxique
Je pense vraiment qu’une seule jeune fille ou un seul jeune homme vertueux, conduit par l’Esprit, peut changer le monde ! Mais avant de changer le monde, nous devons nous changer nous-mêmes. Boyd K. Packer a dit que nous vivons dans un milieu qui « devient toxique et vénéneux pour l’esprit13 . » Quelles sont donc certaines des choses que nous pouvons faire dès maintenant pour rester vertueux dans un monde toxique ?
Premièrement, nous repentir. Je suis consciente que certains d’entre vous qui m’écoutez ne se sentent pas vertueux ou ont fait des erreurs. C’est pour cela qu’un « retour » à la vertu est si important. Vous devez savoir que vous pouvez revenir. Vous pouvez changer.
Si, au milieu d’un marathon, je me rendais compte que j’allais dans la mauvaise direction, je ferais demi-tour immédiatement ! Je ferais immédiatement demi-tour ! Pourquoi ?Parce que j’aurais perdu un temps précieux, de l’énergie et de la force et ce serait un marathon beaucoup plus dur pour moi à cause de cette distance et ce temps supplémentaires. Je ne continuerais pas dans la mauvaise direction parce que, quelle que soit la distance parcourue, je n’arriverais jamais à la ligne d’arrivée. Pourtant, pour beaucoup de ceux qui ont fait une erreur morale, une petite voix ne cesse de leur dire : « Tu as tout gâché. Tu ne peux pas changer. Personne ne le saura jamais. » Je vous dis : « Ne le croyez pas. » « Satan veut que vous pensiez que vous ne pouvez pas vous repentir, mais c’est absolument faux14 . » Un retour est toujours possible grâce à l’expiation du Sauveur. Le président Monson a dit à chacun de nous qui avons commis des fautes : « Si l’un d’entre vous a fait un faux pas, il y a des gens qui vous aideront à retrouver votre pureté et votre dignité. Votre évêque ou votre président de branche est tout disposé et désireux de vous aider et, avec compréhension et compassion, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour assister dans le processus de votre repentir, afin que vous soyez de nouveau justes devant le Seigneur. »15
Certains d’entre vous ont subi des sévices ou sont les victimes de conduites pécheresses d’autres personnes. Comme l’a dit Moroni, on vous a privé de ce qu’il y a « de plus cher et de plus précieux, la chasteté et la vertu » (Moroni 9:9). Sachez que, grâce à l’expiation du Sauveur, la guérison est possible. Vous n’êtes pas responsables car vous n’avez pas péché et le repentir n’est pas nécessaire. Non seulement le Sauveur a souffert pour nos péchés et nos imperfections mais il a aussi pris sur lui nos chagrins (voir ).Alma 7:11). Par son expiation infinie, il vous guérira et vous donnera la paix. Accourez à lui. Grâce à l’expiation de notre Sauveur, Dieu le Père entendra vos prières. Il répondra par l’intermédiaire du Saint-Esprit et d’autres personnes qui seront placées sur votre route.
Comme je suis reconnaissante de cet enseignement et du principe du repentir ! Sans cela, personne d’entre nous ne pourrait jamais retourner dans notre foyer céleste pur et digne de demeurer en présence de Dieu, le Père, et de notre Sauveur, Jésus-Christ. Je suis reconnaissante du rétablissement du pouvoir de la prêtrise sur la terre en ces derniers jours, qui nous permet de recevoir l’aide dont nous avons besoin pour retourner à la vertu. Ce pouvoir nous permet aussi de nous préserver « des souillures du monde » (D&A 59:9) lorsque nous prenons la Sainte-Cène dignement. Chaque semaine, quand nous renouvelons nos alliances, nous promettons de respecter ses commandements, de prendre son nom sur nous et de toujours nous souvenir de lui . En échange, il promet que nous pourrons toujours avoir son Esprit avec nous. (Voir D&A 20:77 79.) Dans un monde si séduisant et attirant, il est impératif que chacun de nous reçoive l’aide du Saint-Esprit, la reconnaisse et lui fasse confiance. Ce don merveilleux nous « montrera tout ce que [nous devons] faire » (2 Néphi 32:5). C’est une promesse certaine car le Saint-Esprit est un membre de la divinité. Son rôle est notamment d’enseigner, de témoigner, de réconforter et d’avertir. Ce don précieux purifie et sanctifie également. Le Saint-Esprit et la vertu sont donc inextricablement liés. Nous pouvons être purifiés « par le feu et par le Saint-Esprit » (2 Néphi 31:17). Lorsque cela se produit, « nous n’avons plus de disposition à faire le mal, mais à faire continuellement le bien » (Mosiah 5:2).
Deuxièmement, être prudent dans le choix de ses amis.Dans notre « société technologique » actuelle, nous pouvons passer plus de temps avec des compagnons non-humains qu’avec nos semblables. Parfois, nous sommes très prudents concernant nos compagnons humains mais nous ne nous préoccupons pas beaucoup des autres compagnons dont nous acceptons l’influence. Les divers moyens de communication ont une très grande influence sociale. Nous avons tous reçu trois dons précieux pour notre expérience dans la condition mortelle. Ce sont notre corps, notre libre arbitre et notre temps. Si Satan réussit à nous convaincre d’utiliser notre temps sans but, d’une manière improductive, ou pire, à des entreprises non-vertueuses, puis s’il parvient à nous faire croire que, si nous le faisons en privé, nos actes n’affectent personne, il a gagné. « Nous recherchons tout ce qui est vertueux ou aimable, tout ce qui mérite l’approbation ou est digne de louange » (13e article de foi).
Recherchez la compagnie d’amis vertueux, non virtuels. Souvenez-vous : « La vertu aime la vertu [et] la lumière s’attache à la lumière » (D&A 88:40). C’est une Écriture relationnelle. Dans votre recherche d’amitiés éternelles et d’un conjoint, vous ne pouvez pas simplement faire la liste de toutes les qualités que vous aimeriez chez quelqu’un ou chez votre conjoint éternel. Vous devez être vous-mêmes votre liste en tout temps, en toute chose et en tout lieu.
Troisièmement, établir un programme d’entrainement strict.Lorsqu’on se prépare pour un marathon, on doit avoir un programme d’entraînement strict pour réussir à tenir la distance. Cela s’applique également à la vie. Nous sommes dans la course de notre vie et il doit y avoir un programme d’entraînement strict. Les éléments du programme qui assureront la réussite sont entre autres des choses que nous ferons tous les jours, sans exception, pour favoriser la compagnie de l’Esprit. Ces choses seront différentes pour chacun de nous mais on trouvera toujours dans la liste la prière quotidienne. Le Seigneur entend nos prières et il y répondra. Je témoigne que c’est vrai. La question est de savoir si nous serons dans un endroit où nous pourrons écouter et reconnaître les réponses.
L’entraînement strict comprend aussi la lecture quotidienne du Livre de Mormon. Joseph Smith a dit qu’un « homme se rapprocherait davantage de Dieu en en respectant les préceptes que par ceux de n’importe quel autre livre16 ». Le Livre de Mormon augmentera votre foi en Jésus-Christ, or c’est par votre foi que vous serez en mesure de résister à la tentation. Ce livre est pour vous et pour votre génération. Une lecture de cinq minutes chaque jour changera votre vie. Je sais que c’est vrai parce que je le fais, comme des milliers de personnes. Pensez au changement qui se produirait en cinq ans si chacun de nous s’engageait à le faire maintenant pendant seulement cinq minutes par jour.
Pour finir, souriez ! Et quand vous souriez, rappelez-vous qui vous êtes. Vous êtes les fils et les filles de notre Père céleste. Il vous connaît. Il connaît votre nom. Il a confiance en vous et il vous aime. Alors, souriez ! C’est l’entraînement de base, mais il faut le faire absolument chaque jour.
Allez de l’avant, ne vous découragez pas !
Je vais ajouter une recommandation à cette liste : « Allez de l’avant avec une espérance d’une pureté parfaite » ( 2 Néphi 31:20 ). Ne vous découragez pas ! Votre parcours sera difficile par moments, il ne sera pas toujours facile.
En étudiant les Écritures, il m’est devenu de plus en plus évident que le Seigneur sort sans cesse son peuple choisi de ses zones de confort pour lui enseigner les choses qui ont réellement de l’importance. Par exemple, durant la première partie du voyage des Jarédites, ils sont arrivés sur une plage et y sont restés quatre ans. Ils étaient vraiment dans une zone de confort ! En fait, ils étaient dans un tel confort qu’ils ont oublié d’invoquer le Seigneur. Mais le Seigneur avait quelque chose d’autre en vue pour eux. Il a réprimandé le frère de Jared pendant trois heures. Il lui a même dit à l’avance que la suite du voyage serait difficile, qu’il serait submergé dans les profondeurs de la mer et poussé par les vents. Mais il l’a aussi rassuré par six belles paroles : « Je vous prépare contre ces choses » ( Éther 2:25 ). Le Seigneur vous préparera, et il vous préparera la voie !
Je crois parfois que nous sous-estimons totalement les grandes bénédictions que nous pourrions recevoir et la connaissance que nous pourrions acquérir en acceptant de sortir de nos zones de confort. C’est peut-être pour cela que Néphi a dit :
« Malheur à celui qui est à l’aise en Sion !
Malheur à celui qui crie : Tout est bien !
Oui, malheur à celui qui écoute les préceptes des hommes, et nie le pouvoir de Dieu et le don du Saint-Esprit » (2 Néphi 28:24–26).
On a dit que nous devenons une génération de spectateurs et de critiques. Voici l’une de mes citations préférées : Je l’ai placée sur mon miroir. La voici : « Ce n’est pas la critique qui importe, ni l’homme qui montre du doigt la personne qui trébuche, ou ce qu’elle aurait pu mieux faire. Les mérites reviennent à l’homme qui est dans l’arène, qui a le visage couvert de poussière, de sueur et de sang, qui lutte vaillamment, qui s’égare, qui échoue encore et encore, car il n’y a pas d’effort sans erreur ni échec - mais qui s’efforce d’agir, qui fait preuve d’un grand enthousiasme, d’un grand dévouement, et qui s’investit dans une noble cause ; quelqu’un qui triomphera peut-être et atteindra un grand accomplissement, ou alors qui échouera mais qui le fera après avoir beaucoup osé, si bien qu’il ne se retrouvera jamais parmi ces âmes froides et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite ! »17
Ne soyez pas un spectateur ou un critique. Vous ne l’avez pas été dans le monde pré-mortel. Vous n’étiez pas neutres alors. Vous étiez fermes. Vous ne devez pas permettre à ceux-là mêmes qui réclament la tolérance de ne pas vous tolérer, vous ou votre point de vue. Nous sommes dans l’arène où tout ce que vous avez défendu et choisi autrefois, se déroule maintenant. Ne vous lassez pas, ne vous laissez pas distraire ou disqualifier ! Soyez disposés à sortir de vos zones de confort et « marche[z] résolument… ayant une espérance d’une pureté parfaite » (2 Néphi 31:20).
Déployez votre bannière de la vertu
Dans le monde entier, des jeunes saintes des derniers jours déclarent leur engagement à rester pures et chastes. Des jeunes filles et quelques jeunes gens ont escaladé des montagnes pour déployer leur bannière personnelle déclarant leur engagement à retourner à la vertu en restant purs et chastes. Allez-vous vous joindre à eux ? Réfléchissez à votre bannière personnelle. Qu’inscririez-vous sur votre bannière si ce devait être votre seul message au monde ? Comment serait votre bannière ?
À une autre époque, en un autre lieu, une autre bannière a été déployée. Elle l’a été par un homme courageux, Moroni, qui était engagé dans la cause de la justice. La société dans laquelle il vivait était dans la tourmente. Le désir de pouvoir, de richesse et de prestige avait poussé certains des plus forts et des plus déterminés à être, comme le décrit le Livre de Mormon, peu à peu empoisonnés (voir Alma 47:18). En d’autres termes, certains initialement déterminés à ne pas faire de compromis se laissaient peu à peu persuader d’en faire. Alexander Pope a exprimé de la manière suivante ce que signifie être « peu à peu empoisonné » :
Le vice est un monstre si effrayant
Qu’il suffit de le voir pour le haïr ;
Mais quand nous le voyons trop souvent, il devient familier,
Nous commençons par le supporter, puis nous le prenons en pitié, et nous finissons par l’embrasser.18
C’est dans ce contexte que Moroni a déployé sa bannière, l’étendard de la liberté, appelant à la défense des familles, des femmes et des enfants, de la religion et de Dieu. Elle n’était pas neutre. Elle n’était pas passif. Elle n’était pas tolérant. Il était juste ! Il est allé de l’avant avec audace. Les Écritures donnent une description de Moroni qui s’applique à beaucoup de vous : « … Si tous les hommes avaient été, et étaient, et devaient être un jour semblables à Moroni, voici, les puissances mêmes de l’enfer auraient été ébranlées à jamais ; oui, le diable n’aurait jamais eu de pouvoir sur le cœur des enfants des hommes »(Alma 48:17; see also Alma 46:12–13, 18, 21).
Vous êtes la bannière ! Votre vie de pureté et de vertu est la bannière qui attirera les regards des habitants de tous les pays du monde, qui les fera venir au temple. Si vous restez vertueux, vous serez conduits par le Saint-Esprit, et votre vertu vous qualifiera pour aller souvent au temple. Si vous n’avez pas de recommandation, c’est le moment de devenir digne d’en obtenir une. C’est votre tâche. Le temple sera votre force et votre protection dans un monde qui s’assombrit, et il deviendra une bannière non seulement pour vous, mais pour les nations. Un retour à la vertu est un retour au temple et un retour au temple est un retour au Sauveur.
La vertu apporte les bénédictions de l’éternité
Il y a quarante-et-un ans, je me suis agenouillée à un autel du temple de Salt Lake City et j’ai fait alliance avec l’homme qui est avec moi sur l’estrade. Cette décision a fait toute la différence dans les décennies qui ont suivi. Ce que j’essaye de vous dire est qu’il faut y aller ! Ne vous laissez pas distraire ! N’oubliez pas qui vous êtes ! Et ne laissez rien vous priver des bénédictions qui vous attendent dans le saint temple du Seigneur.
Je me sens poussée à vous lire les paroles de Doctrine et Alliances 121:45–46. Elles s’adressent aux gens qui sont appelés, choisis et qui endurent vaillamment. Elles s’adressent à vous en ces jours éprouvants, tout comme elles s’adressaient à Joseph Smith et aux saints dans les jours éprouvants du début de l’Église : « Que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu, et… le Saint-Esprit sera ton compagnon constant.»
Quand nous sommes vertueux, nous avons la promesse que nous nous tiendrons avec assurance dans la présence de Dieu et que nous serons comme lui. Il nous est promis le pouvoir de la prêtrise, le pouvoir même de la divinité, parce que nous sommes vertueux ! Il nous est promis la compagnie constante du Saint-Esprit, qui témoigne, dirige, avertit, console et sanctifie. Et, finalement, il nous est promis que nous aurons la vie éternelle, le plus grand des dons de Dieu. Nous serons des dieux, menant une vie divine, si nous sommes vertueux. Nous serons comme lui, purs comme lui.
Le voyage jusqu’à Sion, ceux qui ont le cœur pur, exigera de vous et de moi tout ce que nous avons. Je prie pour que chacun de nous ait le désir et la force de sortir de sa zone de confort, se prépare à la course de sa vie, et, comme Agnes Caldwell, fasse l’effort de saisir la main du Maître. Il a promis à chacun de nous : « J’irai devant [ta] face, Je serai à votre droite et à votre gauche, et mon Esprit sera dans votre cœur, et mes anges seront tout autour de vous pour vous soutenir » (D&A 84 : 88). Je témoigne que notre Père céleste et son Fils, Jésus-Christ, vivent et qu’ils nous prépareront pour la grande œuvre qui doit s’accomplir dans les saints temples de notre Seigneur en préparation non seulement de la seconde venue du Sauveur, mais aussi de notre exaltation éternelle. Et je dis cela au nom de Jésus-Christ. Amen.
© 2009 Intellectual Reserve, Inc. Tous droits réservés.Approbation de l’anglais : 10/08Approbation de la traduction : 10/08Traduction of Zion Is the Pure in Heart. French. PD50013476 140
Notes
1. Voir le thème des Jeunes Filles, dans Programme des Jeunes Filles, Mon progrès personnel, (fascicule), 2001, p. 5.
2. Voir A. Theodore Tuttle, Becoming Goodly Parents, Brigham Young University Speeches of the Year, 12 décembre 1967.
3. Agnes Caldwell Southworth, in Susan Arrington Madsen, I Walked to Zion: True Stories of Young Pioneers on the Mormon Trail, 1994, p. 57–59.
8. Voir Sheri L. Dew, « You Are a Pivotal Generation » (BYU–Hawaii devotional address, 17 février 2009).
10. Voir M. Russell Ballard, in Conference Reports, oct. 1990, p. 45–49; ou Ensign, Nov. 1990, p. 35–38.
11. Winston Churchill (discours aux communes , 13 mai 1940), www.americanrhetoric.com/speeches/winstonchurchillbloodtoiltearssweat.htm.
13. Boyd K. Packer, « Faith in the Lord Jesus Christ and His Atonement » (discours prononcé lors d’un séminaire des nouveaux présidents de mission, 27 juin 2009), 5.
17. Theodore Roosevelt, « Citizen in a Republic » (discours prononcé à La Sorbonne, Paris, France, 23 avril 1910), Presidential Addresses and State Papers and European Addresses, 8 décembre1908, au 7 juin 1910, vol. 8 of Presidential Addresses and State Papers, Homeward Bound ed., 1910, 2191.