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Le sens du sacré

D. Todd Christofferson
de la présidence des soixante-dix
Veillée du DEE pour les jeunes adultes
Le 7 novembre 2004
Université Brigham Young

D. Todd ChristoffersonJ’ai intitulé ce discours « Le sens du sacré », titre par lequel je veux dire estime et respect pour les choses sacrées. Parlant de la société en général, j’ai bien peur que beaucoup de gens de ma génération aient négligé de transmettre à votre génération la sensibilité aux choses sacrées et la compréhension de la manière de les respecter. Dans la mesure du possible, j’espère compenser certains des mauvais exemples qui s’affichent autour de vous. J’espère vous aider à affiner votre capacité de discerner ce qui est sacré, et à faire preuve de révérence pour tout ce qui est saint.

Il est important d’avoir le sens du sacré pour la simple raison suivante : Si l’on n’apprécie pas les choses saintes, on les perd. L’absence de sentiment de révérence engendre une attitude de plus en plus désinvolte et une conduite de plus en plus relâchée. On perd l’ancrage que peuvent fournir les alliances avec Dieu. Le sentiment de responsabilité envers Dieu diminue, puis s’oublie. Ensuite on ne se soucie que de son propre confort et de satisfaire ses appétits incontrôlés. Finalement, l’on en vient à mépriser les choses sacrées, et même Dieu, et puis à se mépriser soi-même.

Par contre, avec le sens du sacré, on progresse en compréhension et en vérité. Le Saint-Esprit devient un compagnon fréquent puis constant. On se tient de plus en plus en des lieux saints et l’on se voit confier des choses saintes. C’est juste l’opposé du cynisme et du désespoir : on a pour but la vie éternelle.

Paradoxalement, une grande partie de ce que je voudrais communiquer ne peut pas réellement se transmettre. Cela doit mûrir intérieurement. Mais si je peux vous aider à bien réfléchir à certaines choses, alors l’Esprit pourra opérer en vous de sorte que vous n’aurez pas besoin de moi ni de qui que ce soit d’autre pour vous dire ce qui est sacré ou comment agir, vous le ressentirez. Cela fera partie de votre nature ; c’est en fait déjà en grande partie le cas.

Lorsqu’on cherche à comprendre un concept, il arrive qu’il soit utile de voir son opposé. Le contraste aide à comprendre. Donc en essayant de mieux comprendre ce que signifie avoir de l’estime et de la révérence pour les choses sacrées, voyons quelques exemple du sens du sacré et de son absence.

1. Les prophètes et les Écritures

Commençons par parler des prophètes et des Écritures. Une chose que l’on constate autour de soi, et parfois chez soi, c’est la tendance à traiter à la légère les messagers de Dieu et leurs messages. Ce n’est pas nouveau. Depuis l’époque d’Adam, beaucoup de gens ont ignoré ou même attaqué les personnes que le Seigneur a envoyées en son nom. Jésus l’a décrit dans une parabole :

« Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour ; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays. »

[Vous comprenez l’analogie : Le Seigneur a planté une vigne, cette terre, pour nous, et nous sommes ses locataires ou ses intendants dans la condition mortelle, en dehors de sa présence.]

« Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. »

[En d’autres termes, Dieu envoie ses prophètes et d’autres messagers pour nous instruire et pour recevoir un rapport de notre intendance.]

« Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième.

« Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers ; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

« Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils auront du respect pour mon fils.

« Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l’héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage » (Matthieu 21:33-38).

C’était le sacrilège ultime que de rejeter Jésus-Christ, le Fils même de Dieu, et d’aller jusqu’à le mettre à mort. Et cela continue. Aujourd’hui, dans de nombreuses parties du monde, nous voyons de plus en plus de gens rejeter le Fils de Dieu. Sa divinité est remise en question. Son Évangile est considéré comme sans intérêt. Dans la vie quotidienne, ses enseignements sont ignorés. Les personnes qui parlent légitimement en son nom sont peu respectées dans le monde.

quotidienne, ses enseignements sont ignorés. Les personnes qui parlent légitimement en son nom sont peu respectées dans le monde.

Si nous ne tenons pas compte du Seigneur et de ses serviteurs, autant être athées ; le résultat final est pratiquement le même. C’est ce que Mormon a décrit comme quelque chose de typique après de longues périodes de paix et de prospérité : « C’est à ce moment-là [que le peuple] s’endurcit le cœur, et oublie le Seigneur, son Dieu, et foule aux pieds le Saint » (Hélaman 12:2). Alors nous devons nous demander : Faisons-nous preuve de révérence pour le Saint et les personnes qu’il a envoyées ?

Quelques années avant d’être appelé lui-même à l’apostolat, Robert D. Hales a raconté une expérience montrant que son père ressentait que cet appel est sacré. Il a dit :

« Il y a quelques années, par une journée d’hiver enneigée, mon père, alors âgé de plus de 80 ans, attendait la visite d’un membre du Collège des douze apôtres. Mon père, qui était artiste peintre, avait fait un tableau représentant la maison de l’apôtre. Au lieu de se faire livrer le tableau, ce gentil apôtre avait tenu à venir le chercher personnellement et à remercier mon père. Sachant que mon père voudrait que tout soit prêt pour la visite, je suis passé chez lui. Les chasse-neige, travaillant dans la neige épaisse, avaient provoqué la formation de congères en face de l’allée menant à la porte d’entrée. Mon père avait dégagé le trottoir à la pelle et avait péniblement ôté les congères. Il était rentré dans la maison épuisé et souffrant. Quand je suis arrivé, il avait une douleur au niveau du cœur, provoquée par l’effort et l’inquiétude. J’ai commencé par le mettre en garde contre les efforts inconsidérés. Ne savait-il pas ce qu’il risquait ?

« Il m’a répondu en haletant : ‘ Robert, est-ce que tu te rends compte qu’un apôtre du Seigneur Jésus-Christ vient chez moi ? Le trottoir doit être dégagé. Il ne faut pas qu’il ait à traverser des congères. ’ Il a ajouté en levant la main : ‘ Robert, n’oublie jamais que c’est un honneur de connaître des apôtres du Seigneur et de servir en leur compagnie ’ » (L’Étoile, juillet 1992, p. 72-73).

Je pense que c’est plus qu’une coïncidence qu’un tel père ait la bénédiction d’avoir un fils apôtre.

Vous pourriez vous poser les questions suivantes : « Est-ce que je considère l’appel d’apôtre et de prophète comme sacré ? Est-ce que je prends les recommandations de ces frères au sérieux ou à la légère ? » Le président Hinckley, par exemple, a recommandé de faire des études et de suivre une formation, d’éviter la pornographie comme la peste, de respecter les femmes, d’éliminer les dettes à la consommation, d’être reconnaissants, intelligents, fidèles, humbles et adonnés à la prière, de faire vraiment de votre mieux. Vos actions montrent-elles que vous voulez savoir et faire ce qu’il enseigne ? Étudiez-vous activement ses paroles et les déclarations des frères qui sont avec lui ? Est-ce quelque chose dont vous avez faim et soif ? Si c’est le cas, vous avez le sens du sacré de l’appel des prophètes comme témoins et messagers du Fils de Dieu.

Un aspect important de l’appel de prophète au cours des générations a été de tenir les annales de l’histoire et de la parole de Dieu. Les Écritures sont sacrées. Quand Alma a donné les plaques de Néphi et d’autres annales à Hélaman, il a fait la mise en garde suivante : « Souviens-toi, mon fils, que Dieu t’a confié ces choses qui sont sacrées, qu’il a gardées sacrées…

« Veille à prendre soin de ces objets sacrés, oui, veille à regarder vers Dieu et à vivre » (Alma 37:14, 47 ; italiques ajoutés).

Nous détenons un volume considérable d’Écritures. Les annales remontent aux premiers patriarches et descendent jusqu’à nous. Je suppose que c’est la plus grande quantité d’Écritures jamais détenue par un peuple, et elle est certainement plus largement disponible que les Écritures ne l’ont jamais été. Je suis sûr que, si vous ou moi avions entre les mains les rouleaux sur lesquels Moïse a écrit ou les plaques de métal que Mormon a utilisées, nous aurions un profond sentiment de révérence et d’émerveillement, et nous traiterions ces objets avec grand soin. Nous le ferions parce que ce sont des objets sacrés, rendus tels en partie par le travail et le sacrifice des saints prophètes qui les ont préparés avec tant de peine.

Mais la plus grande valeur de tels manuscrits ou plaques ne réside pas dans les objets eux-mêmes, mais dans les mots qu’ils contiennent. Ils sont sacrés parce qu’ils sont la parole de Dieu, et même si nous n’avons pas les documents originaux, nous avons les paroles qu’ils contiennent. Ce que nous avons est donc saint, ce sont les saintes Écritures.

Ayant la bénédiction d’avoir la parole de Dieu par écrit, nous devons nous demander si nous respectons la nature sacrée de ces annales. Certaines personnes ont violé la nature sacrée des Écritures en en faisant des objets de moquerie ou en niant leur véracité. C’est bien sûr très grave.

Mais, pour la plupart d’entre nous qui reconnaissons la véracité des ouvrages canoniques, si nous nous rendons coupables de manque de respect pour la nature sacrée des Écritures, c’est en les négligeant. Le risque contre lequel nous devons chaque jour nous prévaloir est la tendance à traiter à la légère, ou même à ignorer, les paroles sacrées. S’adressant aux anciens en 1832, le Seigneur a fait le reproche suivant :

« Dans les temps passés, votre esprit a été enténébré à cause de l’incrédulité, et parce que vous avez traité à la légère les choses que vous avez reçues —

« Vanité et incrédulité qui ont amené l’Église tout entière sous la condamnation.

« Et ils resteront sous cette condamnation jusqu’à ce qu’ils se repentent, se souviennent de la nouvelle alliance, c’est-à-dire le Livre de Mormon et les précédents commandements que je leur ai donnés, non seulement à prêcher, mais à pratiquer selon ce que j’ai écrit » (D&A 84:54-55, 57 ; italiques ajoutés).

Le sens du sacré inclut l’estime, et même l’amour, des Écritures. Le sens du sacré conduit à se faire un festin des paroles du Christ (voir 2 Néphi 31:20 ; 32:3) ce qui, à son tour, augmente la révérence pour sa parole.

2. Le corps, le temple de Dieu

Je vais maintenant prendre un autre exemple pour illustrer notre thème, celui de la nature sacrée de notre corps physique. De même que Dieu et le Christ méritent notre révérence, de même leurs œuvres méritent notre respect. Cela concerne aussi bien sûr la merveilleuse création qu’est cette terre. Et pourtant, aussi merveilleuse qu’elle soit, cette terre n’est pas la plus belle des créations de Dieu. Le corps physique est encore plus merveilleux. Il est à l’image même de la personne de Dieu. Il est essentiel à notre expérience terrestre, et il est la clé de notre gloire éternelle.

J’ai eu la bénédiction d’être présent au moment de la naissance de chacun de nos cinq enfants. Chaque fois, j’ai ressenti que c’était un moment sacré. Il était évident qu’il se passait quelque chose de divin et de miraculeux. Je peux entendre ma femme dire : « C’est facile à dire. Ce n’est pas toi qui souffrais. » Il y a certainement beaucoup de ce qu’on pourrait appeler « l’expérience des choses du monde » associé à la naissance. Devant toutes les mères de partout je suis prêt à admettre que je n’ai pas partagé leurs douleurs et je ne prétends pas les comprendre. Mais, pour parler sérieusement, les souffrances d’une femme lors de la création d’un corps physique n’ajoutent-elles pas à la sainteté de cette création et à celle de la femme elle-même ? Son sacrifice sanctifie encore davantage quelque chose de déjà saint.

Certaines personnes supposent par erreur qu’en ce qui concerne leur corps elles n’ont de compte à rendre à personne. Mais il est dit expressément que nous sommes responsables devant Dieu. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?

« Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:19-20). « Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes » (1 Corinthiens 3:17). « Je vous exhorte donc… par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Romains 12:1).

Comment devons-nous préserver la sainteté de la création de Dieu la plus importante et la plus sacrée ? Au minimum, nous ne devons souiller d’aucune manière notre corps. Pour être précis, si nous avons le sens du sacré, nous ne devons pas défigurer notre corps par des tatouages et des piercings. Certaines personnes s’étonnent du fait que le président de l’Église a pris position sur ce sujet. Elles sont déroutées par la fermeté et la précision de ses recommandations sur ce sujet. Il a dit :

« Un tatouage est un graffiti sur le temple qu’est notre corps.

« Il en est de même pour le percement du corps afin de porter plusieurs anneaux sur l’oreille, dans le nez et même sur la langue. Comment peuvent-ils trouver cela esthétique ? C’est une mode éphémère mais ses effets peuvent être permanents… La Première Présidence et le Collège des Douze ont déclaré que l’Église dissuade de porter des tatouages. Elle dissuade aussi « de se percer des parties du corps à d’autres fins que médicales ». Elle a ajouté : « Nous ne nous prononçons cependant pas sur le percement des oreilles pour les femmes pour une seule paire de boucles d’oreilles, une seule paire » (Le Liahona, janvier 2001, p. 67-68).

Pourquoi le prophète de Dieu parle-t-il de choses apparemment si insignifiantes ? Parce qu’elles ne sont pas insignifiantes. Souiller ou défigurer une création de Dieu, son temple, c’est se moquer de ce qui est sacré. Cela ne peut être perçu comme insignifiant que par quelqu’un qui a perdu le sens du sacré. Ne le faites pas.

Les vêtements impudiques ternissent le caractère sacré du corps humain. De nombreuses explications ont été produites pour justifier la mode impudique et la pornographie. Certaines personnes affirment vigoureusement qu’aucune loi ne peut être adoptée pour empêcher ce genre d’expression, puis elles arguent que cela ne peut pas être mauvais puisque aucune loi ne le défend.

Une autre justification éculée a récemment été remise au goût du jour et utilisée pour justifier que les athlètes olympiques posent nues pour des magazines pornographiques. Un rédacteur a déclaré : « Ces femmes… ont un corps extraordinaire et c’est l’occasion de l’exposer » (The Wall Street Journal, 18 août 2004, p. A8). Bien sûr il voulait dire : « Je pense que je mérite de gagner un peu d’argent grâce à ces corps extraordinaires. » Quelles que soient les justifications, vous vous rendrez souvent compte que la motivation réelle de l’impudicité est le désir de quelqu’un de tirer profit de l’éveil des pulsions sexuelles, ou une soif de richesses. Le corps est le temple de Dieu, et la pornographie et les vêtements qui ne cachent rien sont la preuve que les changeurs sont de nouveau en train de profaner le temple.

Nous pourrions parler de la Parole de Sagesse et de nombreuses autres choses, mais de tout ce qui pourrait être cité comme profanant le corps, l’acte irrévérencieux le plus dangereux, le plus destructeur, le plus affligeant c’est l’immoralité sexuelle et ses cousins, les sévices sexuels.

On ne peut pas imaginer de profanation plus basse de la création de Dieu que de profaner son utilisation la plus sacrée. Vous ne devez simplement rien faire de ce genre. Ne vous en approchez même pas. « Fuyez l’impudicité... [C]elui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps » (1 Corinthiens 6:18). « Fuis les passions de la jeunesse » (2 Timothée 2:22). « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Résistez au diable et il fuira loin de vous » (Jacques 4:8). Gardez votre corps saint, comme un sacrifice vivant à Dieu (voir Romains 12:1.)

3. Les lieux et les occasions sacrés

Voyons maintenant pendant un instant le sujet des lieux et des occasions sacrés. Parlant par la bouche d’Ézéchiel, le Seigneur a reproché aux prêtres d’Israël de ne pas enseigner le respect de la nature sacrée de certaines activités et de certains lieux :

« Ses sacrificateurs violent ma loi et profanent mes sanctuaires, ils ne distinguent pas ce qui est saint de ce qui est profane, ils ne font pas connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur, ils détournent les yeux de mes sabbats, et je suis profané au milieu d’eux » (Ézéchiel 22:26).

Le Seigneur parlait principalement du temple. Il est également fait référence au sabbat. Nous avons l’habitude de considérer nos temples et nos églises, consacrés au Seigneur, comme des lieux sacrés. Sur chaque temple, comme un rappel clair, on peut lire : « Sainteté au Seigneur – La maison du Seigneur ». Le sens du sacré doit nous conduire à agir et à parler avec révérence dans ces bâtiments et à leurs abords. Cela doit nous conduire à nous habiller d’une certaine manière pour y aller.

Nous avons parlé des vêtements impudiques qui déshonorent le corps, la création la plus sacrée de Dieu. Je vais maintenant parler de vêtements et de présentations impudiques, décontractés ou négligés qui, à certains moments et en certains lieux, sont un manque de respect pour le caractère sacré de ce qui s’y déroule ou du lieu lui-même.

Je vais vous en donner un exemple. Il y a quelque temps, une jeune fille d’un autre État est venue passer quelques semaines avec des parents dans la région de Salt Lake City. Pour son premier dimanche, elle est venue à l’Église vêtue d’un corsage simple et beau, et d’une jupe qui descendait jusqu’aux genoux, mise en valeur par un pull léger à col boutonné. Elle portait des collants et des chaussures habillées et avait les cheveux peignés avec simplicité mais avec soin. Son apparence générale donnait une impression de grâce juvénile.

Malheureusement, elle s’est immédiatement sentie déplacée. Toutes les autres jeunes filles de son âge ou à peu près portaient des jupes négligées, bien au-dessus du genou, des T-shirts moulants qui rejoignaient à peine le haut de la jupe à la taille (qui était parfois nue), pas de socquettes ni de bas, et de grosses chaussures de sports ou des tongs.

On aurait espéré qu’à la vue de cette nouvelle jeune fille, les autres auraient compris combien leur habillement ne convenait pas à une église ni au jour du sabbat, et se seraient immédiatement mieux habillées. Malheureusement elles n’en ont rien fait et c’est la visiteuse qui, pour s’intégrer, a adopté la mode (si on peut l’appeler ainsi) de sa paroisse d’accueil.

Il est troublant de constater cette tendance croissante, qui ne se limite pas aux jeunes filles mais qui s’étend aux femmes plus âgées, aux hommes et aux jeunes gens également. Il y a des années, ma paroisse du Tennessee utilisait un lycée pour les réunions de l’Église du dimanche, pendant les réparations de notre église qui avait été endommagée par une tornade. Une assemblée d’une autre confession religieuse utilisait le même lycée pour ses services de culte pendant la construction de sa nouvelle église.

J’étais choqué de voir les vêtements que les gens de cette autre confession portaient à l’église. Il n’y avait pas un homme avec un costume ou une cravate. Ils avaient l’air de venir de leur terrain de golf ou d’y aller. Il était difficile de trouver une femme avec une jupe ou quoi que ce soit d’autre qu’un pantalon négligé ou même un short. Si je n’avais pas su qu’ils venaient à cette école pour des réunions de culte, j’aurais pensé qu’il s’y déroulait quelque activité sportive.

La tenue vestimentaire des membres de notre paroisse ressortait très avantageusement en comparaison avec ce mauvais exemple, mais je commence à croire que nous ne sommes plus tellement différents car nous semblons de plus en plus glisser vers ces normes inférieures. Auparavant, nous parlions de nos « habits du dimanche ». Les gens comprenaient par là les plus beaux vêtements qu’ils possédaient. Chacun portait des vêtements en fonction de sa culture et de ses moyens financiers, mais c’étaient les meilleurs qu’il avait.

C’est un affront à Dieu que de venir dans sa maison, surtout en son saint jour, sans être soigné et vêtu le mieux et le plus pudiquement possible. Quand un membre pauvre des collines du Pérou doit passer à gué une rivière pour aller à l’église, je suis sûr que le Seigneur ne s’offense pas des taches d’eau boueuse sur sa chemise blanche.

Mais comment Dieu peut-il ne pas être chagriné quand il voit quelqu’un qui a tous les vêtements dont il a besoin et même plus, qui vient facilement à l’église, s’y présente malgré tout en pantalon de travail froissé et en T-shirt. A contrario, j’ai rencontré, dans mes voyages autour du monde, des membres de l’Église parmi les plus démunis, qui trouvaient le moyen de venir aux réunions du dimanche bien habillés, portant des vêtements propres et agréables, les meilleurs qu’ils possédaient, alors que des membres qui ont plus que le nécessaire se présentent en vêtements négligés, voire débraillés.

Certains disent que les vêtements ou la coiffure n’importe pas, que c’est l’intérieur qui compte. Je crois que c’est vraiment ce qui est à l’intérieur qui compte, mais c’est ce qui me soucie. Les vêtements négligés dans un endroit saint et à des occasions sacrées traduisent bien ce que la personne a à l’intérieur de soi. Cela peut être de l’orgueil, de la rébellion ou autre chose mais, au mieux, cela veut dire : « Je ne vois pas la différence. Je ne comprends pas la différente entre le sacré et le profane. » Dans ce cas, ces gens sont facilement détournés du Seigneur. Ils ne sont pas sensibles à la valeur de ce qu’ils ont. Ils m’inquiètent. S’ils ne peuvent pas mieux comprendre, s’ils ne perçoivent pas mieux ce qui est sacré, ils risquent de perdre un jour tout ce qui a le plus de valeur. Vous êtes saints de la grande dispensation des derniers jours : Que votre présentation l’indique.

Ces principes s’appliquent autant aux activités qui sont sacrées en elles-mêmes qu’à celles qui sont liées à des choses qui méritent le recueillement : les ordonnances de la prêtrise, par exemple. Baptêmes, confirmations, ordinations, bénédiction du repas du Seigneur, bénédictions des malades, etc. Les Doctrine et Alliances nous disent que, dans les ordonnances de la prêtrise, « le pouvoir de la divinité se manifeste » (D&A 84:20).

Alma déclare : « Ces ordonnances furent données de cette manière, pour que le peuple pût ainsi attendre le Fils de Dieu, car c’était une figure de son ordre, ou c’était son ordre, et cela afin qu’il l’attendît pour le pardon de ses péchés, afin d’entrer dans le repos du Seigneur » (Alma 13:16).

J’estime à la fois les personnes qui accomplissent ces ordonnances et celles qui en sont témoins ou les reçoivent quand elles font preuve de respect pour la prêtrise et la nature sacrée de ce qui a lieu.

J’estime les prêtres, les instructeurs et les diacres qui portent une chemise habillée et une cravate pour bénir et distribuer la Sainte-Cène.

J’estime les hommes qui mettent une chemise et une cravate, quand les circonstances le permettent, pour bénir les malades. J’estime les personnes qui, quand elles assistent à l’ordination d’un homme à un office de la prêtrise, mettent leurs « habits du dimanche », quels que soient le jour ou l’endroit où l’ordination a lieu. Toutes ces personnes démontrent leur estime et leur respect pour Dieu et pour l’événement. Elles démontrent qu’elles ont le sens du sacré.

Comme la venue au monde d’un bébé, la fin de la vie terrestre est un moment sacré. Et je crois qu’il en est de même de l’acte le plus important de cette vie, le mariage surtout le mariage éternel. C’est pourquoi il est déconcertant de voir combien des gens deviennent négligents, voire manquent de respect par leurs paroles, leur manière de s’habiller et par leur comportement quand ils prennent part à des événements liés à un décès ou à un mariage.

Certains services funèbres deviennent des occasions de faire preuve de légèreté et de faire des plaisanteries déplacées. Les souvenirs personnels, tout à fait appropriés quand ils sont modérés, peuvent occuper une heure ou deux alors que l’expiation et la résurrection du Seigneur et son plan de salut ne sont mentionnés qu’en passant, si tant est qu’ils le soient.

Il arrive que des gens viennent à des cérémonies ou à des réceptions de noces en vêtements très négligés. On dirait qu’ils ne prennent pas la peine de faire leur toilette en arrivant de leur travail ou de leur divertissement. Par leur manière de s’habiller, ils disent que le mariage qu’ils sont invités à honorer de leur présence a peu d’importance.

Récemment, j’ai lu une remarque d’un homme qui pressait ses compagnons de porter un manteau et une cravate quand ils assistaient ensemble à un événement public en l’honneur de leur entreprise et de ce qu’elle avait accomplie. Il s’agissait de quelque chose de civique et non de religieux et nous ne dirons pas que c’était sacré, mais cet homme comprenait que certaines choses méritent le respect et que notre manière de nous habiller est un moyen de l’exprimer. Il a dit qu’il allait s’habiller plus soigneusement « non parce qu’il était un homme important mais parce que l’événement l’était ». Son commentaire comporte une vérité importante. Il ne s’agit en fait pas de nous. Il s’agit de Dieu quand on se comporte et qu’on s’habille de manière à honorer des événements et des lieux sacrés.

4. Le langage

Pour passer à un autre point, il y a des sujets de discussion qui ont à voir avec le sens du sacré. Dans la déclaration suivante du Seigneur, il est clair que nous sommes responsables de ce que nous disons : « Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’il auront proférée » (Matthieu 12:36). Le roi Benjamin nous avertit de veiller à nos pensées et à nos paroles (voir Mosiah 4:30) et Alma déclare que, sans repentir, quand nous serons jugés « nos paroles nous condamneront ; oui… nous ne serons pas considérés comme étant sans tache » (Alma 12:14).

Vous savez par expérience que le monde devient de plus en plus impie, grossier dans ses paroles mais que nous ne pouvons pas nous permettre de tomber dans ce travers. Les jurons et les grossièretés sont une moquerie envers Dieu, le Christ et leurs créations. Nous ne devons jamais nous rendre coupables de nous moquer du Sauveur comme cela a été le cas lors de sa crucifixion.

« Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant : Hé ! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours,

« Sauve-toi toi-même, en descendant de la croix !

« Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même !

« Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que voyions et que nous croyions ! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi » (Marc 15:29-32).

La condamnation des « fils de perdition » est qu’ils on crucifié le Christ « pour leur part, et l’ont exposé à l’ignominie » (D&A 76:35). Nous ne pouvons pas risquer de faire, en parole, quoi que ce soit de la sorte. Nous ne pouvons pas nous permettre de prononcer son nom à la légère ou négligemment.

Dans les Doctrine et Alliances, nous lisons l’instruction et l’avertissement suivants :

« Voici, je suis l’Alpha et l’Oméga, oui, Jésus-Christ.

« C’est pourquoi, que tous les hommes prennent garde à la façon dont ils mettent mon nom sur leurs lèvres ;

« Car voici, en vérité, je le dis, il y en a beaucoup qui sont sous cette condamnation, qui utilisent le nom du Seigneur et l’utilisent en vain, n’ayant pas l’autorité…

« Souvenez-vous que ce qui vient d’en haut est sacré et doit être dit avec prudence et sous la contrainte de l’Esprit ; et vous recevrez l’Esprit par la prière ; c’est pourquoi, sans cela, il reste une condamnation » (D&A 63:60-62, 64).

Bien que nous ayons l’autorité d’utiliser le nom de Jésus-Christ, nous devons le faire soigneusement. Son nom et « ce qui vient d’en haut [sont sacrés et doivent être dits] avec prudence et sous la contrainte de l’Esprit ». Nous devons nous le rappeler quand nous sommes appelés à prendre la parole à l’Église ou quand nous rendons témoignage.

Nous savons que dans ces situations, il est accepté que nous terminions en disant « au nom de Jésus-Christ » ce qui signifie que ce que nous avons dit, nous le disons en son nom. Par conséquent, nous devons veiller spécialement à ce que nous disons et à notre manière de le dire. Il n’y a pas de place pour des stupidités ou des paroles insensées. Par dessus tout, nous devons rechercher l’Esprit par la prière afin de parler sous la contrainte de l’Esprit et d’éviter la condamnation.

J’ai remarqué que le président Hinckley termine souvent ses discours en disant « au nom sacré de Jésus-Christ ». Je ne suggère pas que vous fassiez de même ; je ne crois pas que c’est son intention ni qu’il serait approprié pour nous de le faire par routine. J’attire plutôt votre attention sur le fait que le prophète ressent profondément la responsabilité de parler au nom du Seigneur et qu’il est sacré pour lui. Il utilise ce nom et le prononce avec vénération et c’est l’exemple que nous devrions suivre.

5. La crainte de Dieu

Mon dernier exemple pourrait porter le titre « La crainte de Dieu ». À de nombreux endroits dans les Écritures, il est conseillé aux hommes de craindre Dieu. À notre époque, nous interprétons généralement le mot « crainte » par « respect » ou « recueillement » ou « amour », c’est-à-dire que la crainte de Dieu signifie l’amour pour Dieu ou le respect pour lui et pour sa loi. C’est peut-être là un sens correct, mais je me demande si parfois la crainte ne veut pas vraiment dire la crainte, comme lorsque les prophètes parlent de craindre d’offenser Dieu en enfreignant ses commandements.

Voyez, par exemple, ce proverbe : « Et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal » (Proverbes 16:6). On a décrit Job comme un homme intègre et droit, un homme qui « craignait Dieu et [donc qui] se détournait du mal » (Job 1:1). Un bon exemple de cette attitude est Joseph, en Égypte. Quand la femme de Potiphar a tenté de le séduire, Joseph a répondu : « Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? » (Genèse 39:9). Il avait peur de pécher contre Dieu. De nos jours, beaucoup considéreraient la réaction de Joseph comme naïve. Ils riraient de sa candeur, eux qui ne craignent pas de pécher contre Dieu.

Joseph Smith a été réprimandé un jour pour n’avoir pas fait preuve de suffisamment d’intérêt pour les désirs de Dieu. Le Seigneur lui a dit : « Tu n’aurais pas dû craindre l’homme plus que Dieu. Bien que les hommes méprisent les recommandations de Dieu et dédaignent ses paroles, tu aurais cependant dû être fidèle » (D&A 3:7-8).

Pour moi, cette crainte du Seigneur, ou ce que Paul a appelé la crainte de Dieu (voir Hébreux 12:28), devrait faire partie de notre recueillement à son égard. Nous devrions l’aimer et le révérer au point de craindre de faire quoi que ce soit de mal à ses yeux, quels que soient les opinions ou les moyens de pression des autres. Moroni nous lance l’exhortation : « Commencez comme dans les temps anciens, et venez au Seigneur de tout votre cœur, et travaillez à votre salut avec crainte et tremblement devant lui » (Mormon 9:27).

Parce qu’en général, le monde qui nous entoure ignore Dieu, il nous est facile d’oublier que nous avons constamment la responsabilité de connaître et de faire sa volonté. La plupart ne se rendent pas compte ou ne croient pas qu’un jour, chacun de nous devra faire rapport de sa vie au Seigneur : ses pensées, ses paroles et ses actions. Travailler à notre salut avec crainte et tremblement signifie nous efforcer, dans les décisions et les activités de la vie, de préparer chaque jour ce qui sera un bon compte rendu.

Ayant eu la bénédiction de recevoir ce que nous avons reçu, nous pouvons progresser spirituellement comme personne d’autre, mais nous courons également de plus grands risques que qui que ce soit d’autre. Nous ne pouvons pas commettre les péchés que les autres commettent sans tomber sous une plus grande condamnation car, si nous péchons, nous péchons contre une plus grande lumière. Nous ne pouvons pas badiner avec les choses spirituelles qui nous sont confiées et être considérés comme innocents, comme les personnes qui ne connaissent pas Dieu.

Dieu nous observe pour voir si nous nous montrerons fidèles et, si nous avons l’intégrité et la sensibilité d’honorer ce qui est sacré, nous en recevrons encore plus. Mais, dans le cas contraire, nos bénédictions tourneront à notre condamnation. La bonne attitude est celle déclarée par le Seigneur dans les Doctrine et Alliances :

« C’est pourquoi, celui qui prie, dont l’Esprit est contrit, celui-là est accepté par moi, s’il obéit à mes ordonnances.

« Celui qui parle, dont l’esprit est contrit, dont le langage est humble et édifie, celui-là est de Dieu, s’il obéit à mes ordonnances.

« Et de plus, celui qui tremble sous ma puissance sera rendu fort et les fruits qu’il produira seront les louanges et la sagesse, selon les révélations et les vérités que je vous ai données » (D&A 52:15-17).

Acceptez la supplication paternelle d’Alma à Corianton : « Ô mon fils, je désire que tu ne nies plus la justice de Dieu. [en supposant qu’il n’y a pas ou qu’il ne devrait pas y avoir de punition pour le pécheur]. Ne t’efforce pas de t’excuser si peu que ce soit à cause de tes péchés, en niant la justice de Dieu ; mais laisse la justice de Dieu, et sa miséricorde, et sa longanimité régner pleinement dans ton cœur, et que cela t’abaisse jusqu’à la poussière dans l’humilité » (Alma 42:30).

Une mise en garde

Je termine par une mise en garde. Avec un respect grandissant pour les choses sacrées, votre compréhension se développe. Les Écritures en parlent comme d’une lumière qui « devient de plus en plus brillante jusqu’au jour parfait » (D&A 50:24). Ce processus est également décrit comme la progression de grâce en grâce. Le Sauveur lui-même a progressé de cette manière jusqu’à recevoir une plénitude et vous pouvez marcher sur ses traces. (Voir D&A 93:12-20.)

C’est en cela que le sens du sacré vous conduira. Cependant, rappelez-vous toujours plus vous progressez en sainteté et plus il vous est confié de connaissance et de compréhension, plus vous devez traiter ces choses avec soin. Nous avons lu auparavant le passage d’Écritures qui affirme que ce qui vient de Dieu est sacré et doit être exprimé avec soin et sous la contrainte de l’Esprit. Le Seigneur a également commandé, sans mâcher ses mots, que nous ne devons pas jeter les perles devant les pourceaux ou donner les choses saintes aux chiens (voir 3 Néphi 14:6 et D&A 41:6), ce qui signifie que les choses sacrées ne doivent pas être divulguées aux personnes qui ne sont pas prêtes à les apprécier à leur juste valeur et qui peuvent même les attaquer au lieu de les apprécier.

Soyez sages avec ce que le Seigneur vous donne. Il vous le confie. Vous ne devez pas, par exemple, divulguer sans discernement le contenu de votre bénédiction patriarcale.

Boyd K. Packer a donné le conseil suivant :

« J’en suis arrivé à penser aussi qu’il n’est pas sage de parler continuellement d’expériences spirituelles hors du commun. Elles doivent être gardées avec soin et exprimées uniquement lorsque l’Esprit nous incite à les utiliser pour la bénédiction des autres.

« Je me souviens toujours des paroles d’Alma :

‘Il est donné à beaucoup de connaître les mystères de Dieu ; néanmoins, le commandement strict leur est imposé de n’en rien communiquer si ce n’est selon la partie de sa parole qu’il accorde aux enfants des hommes, selon l’attention et la diligence qu’ils lui apportent’ (Alma 12:9).

« J’ai entendu le président Romney donner un jour aux présidents de mission et à leurs femmes, à Genève, le conseil suivant : ‘Je ne raconte pas tout ce que je sais. Je n’ai jamais raconté à ma femme tout ce que je sais, parce que j’ai appris que si je parlais trop légèrement de choses sacrées, le Seigneur ne me ferait plus confiance.’

« Je crois que nous devons garder ces choses et les repasser dans notre cœur, comme Luc a dit que Marie a fait à propos des événements divins qui ont entouré la naissance de Jésus (voir Luc 2:19) » (Boyd K. Packer, That All May Be Edified, 1982, p. 337).

Toutes les choses sacrées doivent être révélées et rassemblées en cette dernière dispensation, qui est la plus admirable. Avec le rétablissement de l’Évangile, de l’Église et de la prêtrise de Jésus-Christ, nous détenons une réserve presque incompréhensible de choses sacrées. C’est une bénédiction presque trop grande d’être né maintenant, à une époque et à des endroits où les bénédictions immenses dont ont rêvé les prophètes passés et qu’ils ont attendues qu’il arrive dans notre vie. Nous ne pouvons pas les négliger ni les laisser nous échapper.

Au lieu de vous laisser glisser dans la négligence, faites en sorte d’obéir de plus en plus rigoureusement. J’espère que nous aurons les pensées, les sentiments et les vêtements qui démontrent notre recueillement et notre respect des choses sacrées, des endroits sacrés et des occasions sacrées.

Je prie pour que le sens du sacré se distille sur votre âme comme la rosée des cieux, pour qu’il puisse vous rapprocher de Jésus-Christ, qui est mort, qui est ressuscité, qui vit et qui est votre Rédempteur, pour qu’il puisse vous rendre saint comme il l’est, afin que vous puissiez vous asseoir dans son royaume pour ne plus en sortir. (Voir Alma 7:25). Au nom de Jésus-Christ. Amen.

 
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