The Christus statueThe Church of Jesus Christ of Latter-day Saints Search | Feedback | Site Map | Help | Country Sites |
Home Broadcast First Presidency Christmas Devotional, 2009

Veillée de Noël de la Première Présidence

Voyons-nous le Christ dans Noël ?
6 décembre 2009

Dieter F. Uchtdorf
Deuxième conseiller dans la Première Présidence

Si nous mettons un peu d’ordre dans notre vie et si nous cherchons le Christ pur et aimant avec humilité et sincérité, nous le trouverons, nous le verrons, à Noël et tout au long de l’année.

President Dieter F. UchtdorfJuste après la deuxième guerre mondiale, ma famille a vécu quelques temps à Zwichau, en Allemagne de l’Est. Nous y avons trouvé l'Église et nous nous sommes fait baptiser. Nous allions dans une petite villa qui avait été aménagée en lieu de culte, et nous y retrouvions les autres membres de l’Église pour adorer le Sauveur et renouveler nos alliances du baptême.

Parmi les choses les plus saisissantes de notre chapelle il y avait les beaux vitraux représentant le Sauveur et la visite de notre Père céleste et de son Fils à Joseph Smith, le prophète. Jeune garçon, je regardais souvent ce vitrail et je ressentais un esprit particulier. Comme j’aimais notre jolie petite église !

Son esprit particulier semblait se faire encore plus présent pendant la période de Noël. Sans pouvoir dire pourquoi, les odeurs étaient plus douces, l’ambiance plus silencieuse et les lumières plus ravissantes car elles reflétaient les vitraux pendant ces sombres soirées d’hiver. Je n'oublierai jamais cette villa à cause de l’esprit que je ressentais entre ses murs.

Des années plus tard, j’ai été triste d’apprendre que cette adorable chapelle, qui nous avait accueillis pendant nos premières années de membres de l'Église, avait été démolie pour faire place à une grande tour d’appartements.

Je suppose que ceux qui ont décidé de raser la villa avait de bonnes intentions et qu’ils ne savaient pas ce que signifiait cette villa pour notre petit troupeau. Pour eux, elle ressemblait probablement à n’importe quelle maison. S’ils l’avaient vu comme un lieu de culte, un lieu de réjouissance et d’amitié, une église sacrée, s’ils avaient seulement vu l’endroit comme je l'avais vu étant enfant, ils auraient peut-être pris une autre décision.

J’aime l'histoire d'Antoine de Saint-Exupéry Le petit prince. Elle contient cette remarque à-propos : « Les adultes ne comprennent jamais rien par eux-mêmes et c’est fatiguant pour les enfants de toujours devoir tout leur expliquer. » Plus loin dans l’histoire un sage renard explique une autre vérité importante au petit prince : « Voici mon secret. Il est très simple: On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux1. »

Ne pas pouvoir voir ce qui est sacré ni avec les yeux ni avec le cœur est une tare de la condition humaine depuis le commencement. Nous lisons dans les Écritures : « Car les choses que certains hommes estiment être d'une grande valeur... d'autres les méprisent et les foulent aux pieds2. » Parfois les choses les plus précieuses et sacrées sont devant nous, sous nos yeux, mais nous ne pouvons pas ou ne voulons pas les voir.

C’est particulièrement vrai pendant cette belle et chère période de Noël. C’est un moment béni. Les arbres sont décorés de jolies lumières, les magasins scintillent de lumières éblouissantes et les rues débordent d’une foule d'acheteurs à la recherche de cadeaux pour les personnes qu'ils aiment.

Toutes ces vitrines et décorations spectaculaires qui se disputent et appellent notre attention peuvent être belles et plaisantes, mais si c’est là tout ce que nous voyons, alors nous manquons ce qui est sous nos yeux. Parfois, malgré nos meilleures intentions, nous sommes si préoccupés par nos responsabilités, nos engagements, et le stress de tout ce que nous avons à faire que nous ratons l’occasion d'ouvrir notre cœur à ce qui est essentiel et sacré.

Même pendant le ministère du Sauveur, beaucoup de gens ne l’ont pas vu, pourtant il marchait parmi eux, sous leurs yeux.


Pourquoi ne le voyaient-ils pas ?

Jésus-Christ est né dans une étable entouré d’humbles animaux. Il a grandi dans un village dénigré, en marge de la civilisation. Il n’a pas suivi le cursus d’éducation classique. Il n’a pas fait d'école de philosophie, d'art ou de littérature. Certaines des personnes qui ont écouté ses enseignements se sont demandé d’où lui venait son éducation, disant : « Comment connaît-il les écritures lui qui n’a point étudié3 ? » et aussi « D’où lui [:vient] cette sagesse ? N’est-ce pas le fils du charpentier ? N’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Et ses frères... et ses sœurs ne sont-[:ils] pas [:tous] parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses4 ? »

Les raffinés et les orgueilleux, ceux qui mettaient leur confiance dans la science du monde ne le voyait pas.

Jésus le Christ n’était pas riche, il n’avait pas non plus de poste politique. Il vivait et enseignait parmi des gens humbles d’un peuple esclave des romains. C’est pourquoi il n'a pas semblé digne d'intérêt aux yeux des dirigeants politiques de l'époque. Après tout, ils se souciaient de diriger le monde. Ils étaient bien trop occupés pour faire attention à un humble prédicateur de droiture. Quand Jésus était devant Pilate, le puissant gouverneur romain n’a vu qu’un instructeur à l’origine de troubles dans le territoire soumis à son autorité.

Les riches et les influents, ceux qui étaient captifs de leurs affaires ou du gouvernement ne l’ont pas vu.

Les scribes, les Pharisiens et les autres dirigeants religieux de l'époque attendaient le Messie. Ils avaient étudié les Écritures et attendaient impatiemment le temps de la venue de celui qui délivrerait Israël. Ils désiraient voir ce jour. Ils priaient pour sa venue.

Mais ils étaient si imprégnés de leurs traditions et si aveuglés par leur propre interprétation des Écritures qu’ils n’ont pas vu l’homme humble qui marchait parmi eux.

Jésus n’est pas venu de la façon qu’ils auraient souhaitée. Il n’était pas allé à leurs écoles religieuses. Pire encore, il n’était d'accord avec aucun de leurs enseignements, il ne pouvait pas être l'élu.

Les suffisants et ceux qui ne voulaient pas apprendre, ceux qui n’ouvraient pas leur cœur à l’Esprit, ne le voyaient pas.


Mais qui l’a vu ?

Siméon, un homme âgé, pieux et juste a vu le Christ. Quand Marie et Joseph on emmené l’enfant Jésus au temple, Siméon a su par le pouvoir du Saint-Esprit qu’il était réellement le Christ, le Fils du très-Haut. Et il a pris le bébé dans ses bras et l’a béni5.

D’humbles pêcheurs et ouvriers l’ont vu. Les malades, les humbles et les découragés l’ont vu et l’ont reconnu comme étant le salut d'Israël. Il y en a eu quelques uns parmi les riches et les puissants qui voulaient apprendre et qui ont donc pu voir le Christ. Nicodème, un dirigeant des juifs, l’a vu6, ainsi que le riche Joseph d’Arimathée7 et Zachée le publicain8.


Maintenant, voyons-nous le Christ ?

Parfois, quand nous lisons l’histoire des personnes qui n’ont pas vu dans le Sauveur qui il était, nous sommes surpris de constater à quel point ils étaient aveugles. Mais en cette période de Noël et le reste de l’année, ne laissons-nous pas nous aussi les distractions cacher le Christ ? Certaines distractions sont extérieures, les cadeaux à choisir, les décorations, ou les publicités envahissantes, mais souvent c’est ce qui est en nous qui nous empêche de voir le Christ.

Certains, par leurs raisonnements intellectuels, s’éloignent du Christ. À une époque où des montagnes de connaissances sont à portée de main, l’histoire connue de Jésus le Christ peut se perdre dans le flot des avancées technologiques, des nouvelles urgentes ou parmi les derniers livres ou les films à la mode.

Certains sont si pris par les détails de leur vie, qu'ils ne prennent guère de temps pour quoi que ce soit d’autre. Ils reconnaissent des lèvres les bienfaits des choses de l'Esprit mais leur cœur se porte tellement sur les choses du monde qu'ils ne voient pas le Christ.

Certains, comme les Pharisiens, cherche le Christ, mais leur cœur se porte tellement sur leurs propres théories, passe-temps spirituels et opinions qu'ils ne le reconnaissent pas. Malgré leurs bonnes intentions, ils ne reconnaissent pas les révélations du Saint-Esprit qui changent le cœur et ils ratent le seul moyen de recevoir un témoignage sûr de Jésus-Christ.


Voyons le Christ dans Noël

C’est une période de réjouissances ! Une période de célébration ! Un moment merveilleux où nous reconnaissons que notre Dieu tout-puissant a envoyé son Fils unique pour racheter le monde ! Pour nous racheter !

C’est une période d'actes de charité et d’amour fraternel. C’est une période pour réfléchir davantage à notre vie et à nos nombreuses bénédictions. C’est une période pour pardonner et être pardonné.

Mais peut-être le plus important, que ce soit un temps pour chercher l’Agneau de Dieu, le Roi de gloire, la Lumière éternelle du monde, le grand espoir de l'humanité, le Sauveur et Rédempteur.

Je promets que si nous mettons un peu d’ordre dans notre vie et si nous cherchons le Christ pur et aimant avec humilité et sincérité, nous le verrons, nous le trouverons, à Noël et tout au long de l’année.

J’en témoigne au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.


NOTES
1. Antoine de Saint-Exupéry, Le Little Prince.
2. 1 Néphi 19:7.
3. Jean 7:15.
4. Voir Matthieu 13:54-56.
5. Voir Luc 2:25-35.
6. Voir Jean 3:1-21.
7. Voir Matthieu 27:57-58
8. Voir Luc 19:2-10.

 
© 2012 Intellectual Reserve, Inc. All rights reserved.   Rights and use information.  Privacy policy