Une salle de classe de foi, d’espérance et de charité

Neil L. Andersen

du Collège des douze apôtres

Soirée avec Neil L. Andersen Discours adressé aux enseignants de religion • le 28 février 2014 • Tabernacle de Salt Lake City

 

Mes chers frères et sœurs, nous sommes heureux, ma femme Kathy et moi, d’être avec vous ce soir. Le séminaire, l’institut et les écoles de l’Église sont d’incroyables bénédictions des cieux. Vous êtes une armée remarquable d'hommes et de femmes de foi dévoués, unis dans le grand objectif d’instruire et de préparer notre jeunesse. Cette émission, interprétée dans vingt-cinq langues, sera accessible à plus de quarante-cinq mille instructeurs et associés dans cent trente-sept pays. Sept-cent vingt-cinq mille jeunes sont inscrits au séminaire et à l’institut à travers le monde. Il y a aussi plus de quarante mille étudiants inscrits aux cours d’éducation religieuse des établissements d’enseignement supérieur de l’Église.

L’Évangile de Jésus-Christ accomplit sa destinée prophétique ; il s’étend pour inclure chaque nation, race, langue et peuple. Vous êtes une partie extrêmement importante de la pierre, détachée sans l’aide d’aucune main, qui roule pour remplir toute la terre.

La Première Présidence, le Collège des douze apôtres et les mères et pères partout dans le monde vous sont très reconnaissants de ce que vous faites. Nous connaissons la moralité de votre vie. Vous respectez les commandements, vous priez et recherchez l’aide du Saint-Esprit. Votre influence juste mène les jeunes gens et les jeunes filles à se mettre à genoux en privé et à parler sincèrement à leur Père céleste. Vous allez diligemment chercher les élèves qui ne sont pas tout à fait prêts à écouter ou dont les décisions mènent dans des eaux dangereuses. Nous vous aimons, nous prions pour vous et nous vous remercions de votre noble travail.

Le Seigneur fait appel aux meilleurs pour instruire la génération montante.

Dans mon discours de la conférence générale d’octobre, j’ai parlé de l’appel de Kathy comme instructrice du séminaire matinal. Nous n’étions mariés que depuis quatre ans et nous habitions à Clearwater, en Floride. Nous avions deux enfants, l’un de trois ans, l’autre d’un an, et j’avais un nouvel emploi depuis seulement deux mois. Les écoles secondaires publiques avaient deux sessions, le séminaire devait donc commencer à cinq heures du matin. Nous vivions à trente minutes de l’église.

Quand un membre de la présidence de pieu m’a parlé de donner l’appel d’instructrice du séminaire matinal à Kathy, je lui ai confié ces problèmes. Il m’a assuré que la présidence de pieu avait mûrement réfléchi sa décision ; j’ai alors parlé de ce que je pensais être un obstacle impossible.

J’ai expliqué : « Je suis le président des Jeunes Gens de la paroisse et je suis souvent avec les jeunes le soir, ce qui rend son service matinal difficile à imaginer. »

Le conseiller du président de pieu a souri et n’a pas hésité une seconde. « Ce ne sera pas un problème, frère Andersen, nous allons vous relever et l’appeler. »

Et c’est exactement ce qu’ils ont fait.

Aujourd’hui est un tournant dans l’histoire du monde.

Souvenons-nous que les jeunes qui sont assis dans nos salles de classe font partie des fils et des filles de Dieu les plus sensibles spirituellement qui aient jamais existé. J’aime ces paroles de George Q. Cannon, qui a été dans la Première Présidence : « Dieu a réservé pour cette dispensation des esprits qui ont le courage et la détermination d’affronter le monde et tous les pouvoirs du malin, visibles ou invisibles, afin de proclamer l’Évangile, de soutenir la vérité, d’établir et d’édifier la Sion de notre Dieu sans crainte des conséquences. Il a envoyé ces esprits dans cette génération pour poser le fondement de Sion, qui ne sera plus jamais renversée, et pour susciter une postérité qui sera juste, qui honorera Dieu et le fera suprêmement, et qui lui sera obéissante en toutes circonstances1. »

Les jeunes gens et jeunes filles de votre classe sont ces esprits. Ils sont l’espoir en l’avenir.

Comme vous le savez, l’instruction est très importante en Corée et beaucoup vont à l’école ou étudient de huit heures du matin à dix heures du soir. Et, malgré cet emploi du temps, des élèves assistent au séminaire matinal à six heures. Leur devise est : « Nous ne serons pas définis par notre instruction mais par notre foi en Christ. »

Je vais parler d’autres élèves partout dans le monde. Au cours des deux dernières semaines, Kathy et moi avons été dans les îles du Pacifique. Écoutez une strophe d’un chœur de l’institut des îles Tonga et une strophe d’un chœur du séminaire qui a chanté à notre veillée à Fidji.

Ne sont-ils pas exceptionnels ! Vos élèves aussi sont exceptionnels !

L’une des chanteuses a dit de son instructeur du séminaire : « Frère Solomoni est un grand homme de Dieu. Il m’a enseigné que tout ce que l’on apprend n’est pas plus important que l’application de ce que l’on sait. La quantité de connaissance est moins importante que ce que nous faisons de la connaissance que nous avons. »

Vous avez une énorme influence dans la vie des jeunes. Nous étions à Fidji avec O. Vincent Haleck, autorité générale qui est dans la présidence d’interrégion du Pacifique, et sa femme. Il nous a parlé de sa première expérience avec un instructeur du séminaire. Il est né et a vécu dans les Samoa américaines, mais il a été invité à assister au séminaire avant d’être membre de l’Église quand il était dans un établissement secondaire en Californie. En arrivant au cours à 5 h 30 du matin, il a décrit sa première impression sur l’instructeur du séminaire qui enseignait cette leçon : « Cet homme avait un joli costume et était très intéressant. Il était enthousiaste alors qu’il était si tôt dans la matinée, j’ai demandé à mon ami si l’instructeur prenait des médicaments ou un autre stimulant. C’était mon premier contact avec le Livre de Mormon et j’étais captivé par le pouvoir de son enseignement. J’ai alors commencé à venir chaque matin. Plus tard, avec les leçons missionnaires, lire le Livre de Mormon est devenu très naturel grâce à l’impression durable que m’a laissée cet instructeur du séminaire. »

Je veux vous parler aujourd’hui de créer un plus grand esprit de foi, d’espoir et de charité dans votre salle de classe. Dans le dernier chapitre du Livre de Mormon, Moroni parle de ces vertus éternelles :

« C’est pourquoi, il faut qu’il y ait la foi ; et s’il faut qu’il y ait la foi, il faut aussi qu’il y ait l’espérance ; et s’il faut qu’il y ait l’espérance, il faut aussi qu’il y ait la charité.

« Et si vous n’avez pas la charité, vous ne pouvez en aucune façon être sauvés dans le royaume de Dieu ; et vous ne pouvez pas non plus être sauvés dans le royaume de Dieu si vous n’avez pas la foi ; et vous ne le pouvez pas non plus si vous n’avez pas l’espérance2. »

La foi, l’espoir et la charité, de merveilleux mots des cieux. Je sais que vous enseignez ces principes et je prie que mon message ce soir vous aide dans votre enseignement.

Je commence avec la foi en Dieu et la foi au Seigneur Jésus-Christ.

Le développement de la foi est principalement la responsabilité de chaque fils et fille de Dieu, mais vous avez la grande occasion d’être une partie importante dans ce processus. Vous encouragez la foi, l’expliquez, vous en montrez les fruits, vous l’examinez et vous témoignez de votre foi pour que chaque élève sache que ce que vous dites vient du cœur.

Dans la parabole du semeur, dans le treizième chapitre de Matthieu, le Seigneur parle de graines : certaines tombent le long du chemin, d’autres tombent dans des endroits pierreux, d’autres tombent parmi les épines et d’autres tombent sur une bonne terre3 . Le Sauveur donne ensuite une interprétation à la parabole : « Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin4. »

Notre responsabilité est d’aider chaque élève à comprendre l’Évangile de Jésus-Christ.

Quand il y a de la compréhension, la graine est dans la bonne terre. Le Sauveur ajoute dans ce verset : « Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente5. »

Nous lisons dans Proverbes : « Et avec tout ce que tu possèdes, acquiers l’intelligence6. »

La compréhension spirituelle vient rarement d’un sermon. Elle vient dans les salles de classe où les questions sont les bienvenues, où les doutes et les peurs peuvent être exprimés et où les avis honnêtes ne sont jamais exclus. Spirituellement, la salle de classe de la foi ressemble moins à un amphithéâtre et plus à un centre de remise en forme. Les élèves ne deviennent pas plus forts en regardant quelqu’un d’autre faire de l’exercice. Ils apprennent puis ils participent. Quand leur force spirituelle augmente, ils prennent confiance et s’investissent encore plus.

Le Sauveur enseigne par l’écoute et par l’observation. Après avoir enseigné et guéri la multitude, il l’a nourrie7. À la femme adultère, il a écrit sur le sable8. Avant de guérir la fille du dirigeant de la synagogue, il a demandé aux incrédules de quitter la maison9. Et à Caïphe, le grand prêtre, il n’a rien dit10.

Neal A Maxwell a résumé l’enseignement efficace en ces mots : « Ne craignez pas l’enseignement répété. Posez des questions inspirantes. Typiquement, mais pas toujours, un dialogue est mieux qu’un monologue11. »

Utilisez les Écritures, racontez des histoires simples, des paraboles et des exemples tirés de la vie réelle. Posez des questions, demandez aux élèves d’enseigner et de parler de leurs sentiments. Encouragez-les à agir avec foi et à faire rapport de ce qu’ils apprennent.

Gardez vos enseignements centrés sur la doctrine. Alma a enseigné : « C’est pourquoi Dieu leur donna des commandements, après leur avoir fait connaître le plan de rédemption12. »

On comprend mieux les commandements dans le contexte de la doctrine du Christ.

Dans le nouveau programme pour les jeunes Viens et suis moi, tout comme dans vos manuels, la Première Présidence a mis l’accent sur neuf principes doctrinaux. Les connaissez-vous ? Je les énumère : la Divinité, le plan du salut, l’expiation de Jésus-Christ, les dispensations, l’apostasie et le rétablissement, les prophètes et la révélation, la prêtrise et les clés de la prêtrise, les ordonnances et les alliances, le mariage et la famille et les commandements.

Faites que votre enseignement soit toujours centré sur la doctrine. La foi, le repentir, le baptême, le don du Saint-Esprit, persévérer jusqu’à la fin : c’est cela la doctrine du Christ13.

Si vous ne savez pas quoi enseigner, parlez du Christ. Parlez de la doctrine du Christ, de l’Évangile du Christ, de sa vie, de sa mort, de sa résurrection et de sa magnifique expiation. Et, mes chers frères et sœurs, continuez à édifier et à fortifier votre foi en Christ en appliquant les principes que vous enseignez à vos élèves.

Ensuite, je vais parler d’une salle de classe avec une plus grande espérance. La foi en Christ amène l’espoir. Nous augmentons leur espérance en Christ en aidant nos jeunes frères et sœurs à mieux comprendre pourquoi ils sont sur terre et ce que l’avenir leur réserve.

C’est une époque merveilleuse pour vivre ici-bas. Les jeunes que vous instruisez vivent à une époque que l’on attendait depuis longtemps. L’Évangile est rétabli dans sa plénitude. Une partie de leur responsabilité dans la condition mortelle est d’aider à préparer le retour du Sauveur.

Comme il a été prophétisé, avant cet événement incroyable du retour du Sauveur, nous vivrons des jours de tromperie, de méchanceté, de tumulte et de confusion14. Thomas S. Monson a déclaré :

« La boussole morale de la société a évolué rapidement. Des comportements autrefois considérés comme inconvenants et immoraux sont maintenant non seulement considérés comme tolérables mais comme acceptables par le plus grand nombre15. »

« Alors qu’autrefois les principes de l’Église et ceux de la société étaient essentiellement compatibles, à présent il y a un grand fossé entre nous, et il ne cesse de s’élargir16. »

Brigham Young a prophétisé : « Il m’a été révélé, au commencement de notre Église, qu’elle se répandrait, prospérerait, grandirait et s’étendrait, et que le pouvoir de Satan augmenterait dans la même mesure que l’Évangile se répandrait parmi les nations de la terre17. »

Notre époque n’est pas inattendue et le Seigneur a pourvu à notre sécurité spirituelle et à la sécurité de nos élèves. À mesure que le mal augmente dans le monde, un pouvoir compensatoire de révélation et des dons spirituels sont donnés aux justes. Le Seigneur nous donne du pouvoir supplémentaire si nous sommes disposés à rester justes dans un monde mauvais.

Quand j’avais l’âge de vos étudiants, il n’y avait que treize temples dans le monde entier. Avec les prochaines consécrations des temples de Gilbert, en Arizona et de Fort Lauderdale, en Floride, il y aura cent quarante-trois temples en service. Quatre-vingt-cinq pour cent des membres de l’Église vivent désormais à trois cent vingt kilomètres d’un temple. Il y a vingt-sept temples de plus qui sont en construction ou en projet. Les bénédictions du temple sont un don compensatoire pour cette génération.

Avec les temples nous vient aussi la technologie, et avec la technologie viennent les bénédictions de tourner encore davantage le cœur des enfants vers leurs pères. L’an dernier, pour la première fois, nous avons pu voir nos générations en ligne. Plus tôt ce mois-ci à la conférence RootsTech ici à Salt Lake City, j’ai demandé aux jeunes de préparer autant de noms pour le temple qu’ils font de baptêmes au temple18. C’est un noble objectif. J’aimerai inviter vos élèves à avoir ce même objectif : préparer autant de noms pour le temple qu’ils font de baptêmes au temple. Je vous encourage à vous rendre sur LDS.org et à découvrir la conférence. Nous avons un pouvoir spirituel quand nous lions encore plus nos jeunes à leurs pères.

Une autre bénédiction que nous avons de nos jours est le pouvoir d’écouter et d’apprendre des prophètes actuels. Les discours de conférence générale sont disponibles instantanément. Ce sont les paroles du Seigneur pour nous à notre époque.

Mon ami Marcelo Saito, directeur de l’institut d’Osasco à São Paulo, au Brésil, m’a récemment écrit pour me dire comment il priait pour savoir comment lier les Écritures qu’il enseigne avec les paroles des prophètes. Cela a mené ses étudiants à prendre plus de notes pendant la conférence générale et à mieux appliquer les enseignements à leur vie quotidienne. Les paroles des prophètes donnent la foi et l’assurance, et leurs conseils et directions sont soutenus par les pouvoirs des cieux19.

Ces bénédictions, et beaucoup d’autres, nous permettent d’être fermes et loyaux dans un monde où la stabilité spirituelle se détériore.

Symboliquement, vous êtes comme une force aidant les jeunes arbres à pousser dans un endroit très venteux. Dans la nature, les arbres qui poussent dans un environnement venteux développent des forces compensatoires. Le vent qui fouette le jeune arbre force l’intérieur de l’arbre à faire deux choses. D’abord, il stimule les racines pour pousser plus vite et se répandre plus loin. Ensuite, les forces dans l’arbre commencent à créer des structures cellulaires qui rendent le tronc et les branches plus épaisses et plus flexibles à la pression du vent. Vous, comme les forces dans l’arbre, vous aidez à stimuler de plus grandes racines spirituelles et une plus forte résolution à résister à la tentation.

Alors que le monde s’assombrit de plus en plus, la lumière de la vérité brille plus fort. Alors que le cœur des hommes se refroidit, la chaleur de la paix du Sauveur brûle plus fortement. Alors que le bruit des voix tentatrices hurle plus fort, le murmure doux et léger de l’Esprit vient avec une clarté encore plus grande. Alors que le mal s’accroît dans le monde, le Seigneur envoie le pouvoir de la révélation et les dons spirituels aux justes.

Enseignez à vos fils et filles qu’ils ont une œuvre importante à accomplir. Vous vous souvenez que le Seigneur a parlé à Moïse alors qu’il était encore un jeune homme. Il a dit : « J'ai une œuvre pour toi, Moïse20. » Le Seigneur a une œuvre pour chacun des membres de la salle de classe. Pour préparer Moïse à ce rôle important, le Seigneur lui a montré « le monde et des mondes sans fin et tous les enfants des hommes qui sont, et qui avaient été créés21. » Il a vu des mondes sans nombre.

Nous ne pouvons avoir qu’une vague idée de ce qu’il a vu quand nous voyons les belles images transmises à la terre par le télescope spatial Hubble. En 1996, des astronomes ont pointé le télescope sur un espace vide noir et l’ont ouvert pendant dix jours en espérant photographier la lumière qui a voyagé pendant plus de treize milliards d’années. Quand le télescope s’est refermé et que les photos ont été traitées, plus de trois mille galaxies ont été découvertes. Chacune d’elle contenait des centaines de millions d’étoiles. Le Seigneur a dit à Moïse : « Il y a beaucoup de mondes, et ils sont innombrables pour l’homme, mais toutes choses me sont comptées, car elles sont miennes22. »

Quand la présence de Dieu se retira de Moïse, il tomba sur le sol.

« […] De nombreuses heures s’écoulèrent avant que Moïse ne retrouvât sa force naturelle […] et il se dit : à cause de cela, je sais que l’homme n’est rien, ce que je n’avais jamais supposé23. »

Quand nos élèves se rendent compte de la grandeur de Dieu et que Dieu est leur Père, l’espérance s’accroît. Cette espérance est magnifiée en son Fils, Jésus-Christ.

Vous vous souvenez que Moïse est resté seul et que Satan est venu le tenter en disant : « Moïse, fils de l’homme, adore-moi24. »

Mais Moïse s’est opposé à Satan : « Je n’aurais pas pu regarder Dieu, si sa gloire n’était venue sur moi et si je n’avais été transfiguré devant lui. Mais je peux te regarder dans l’homme naturel25. »

Moïse s’est rendu compte que même s’il n’était rien, il était quelqu’un. Il a déclaré : « Car Dieu m’a dit : Tu es à l’image de mon Fils unique26. »

Moïse s’est rendu compte que comparé à Dieu, il n’était rien. Pourtant, parce qu’il est un fils de Dieu, il avait une valeur éternelle.

C’est l’espoir que nous devons avoir dans nos salles de classe. Nous n’avons pas besoin de désespoir. Nous sommes fils et filles de Dieu. Son Fils unique est notre Sauveur et Rédempteur. Si nous l’aimons, il nous élèvera au-dessus de nos problèmes. Si nous nous repentons, il nous pardonnera. Grâce à lui, nous ressusciterons. Si nous vivons dignement, nous serons purifiés et nous retournerons à notre Père pour toujours.

Si vos élèves comprennent l’indescriptible pouvoir et la grandeur de Dieu, en plus de leur valeur de fils et filles de Dieu, ils développeront un équilibre spirituel. Ils reconnaîtront leur responsabilité devant Dieu, qu’ils dépendent de lui et l’importance de leurs choix et de ce qu’ils peuvent devenir. En Christ, l’espoir prend vie.

Nous nous tournons maintenant vers une salle de classe avec une plus grande charité. « La charité est l’amour pur du Christ27. »

Mormon, le père de Moroni, a déclaré par deux fois : « Si vous n’avez pas la charité, vous n’êtes rien28. » Peu importe que vous soyez éloquents, bien préparés et talentueux pour comprendre les jeunes, sans l’amour pur du Christ vous ne réussirez pas. Quand votre âme est remplie de l’amour pur du Christ, vos dons spirituels sont magnifiés et vous êtes plus à même d’atteindre vos élèves.

Le Christ est notre exemple et nous le suivons. Nous voulons aimer Dieu et les autres comme il l’a fait. Dans le nouveau programme pour les jeunes, on insiste sur enseigner à la manière du Sauveur. Je cite le guide :

« Il les aimait, priait pour eux et les servait continuellement. Il trouvait des occasions d’être avec eux et de leur exprimer son amour. Il connaissait leurs centres d’intérêt, leurs espoirs, leurs aspirations et ce qui se passait dans leur vie.

« Il savait qui ils étaient et ce qu’ils pouvaient devenir. Il trouvait des moyens uniques de les aider à apprendre et à progresser, des moyens parfaitement adaptés pour eux. Quand ils avaient des difficultés, il ne les abandonnait pas mais il continuait à les aimer et à les servir29. »

Je sais que c’est de cette façon que vous agissez avec vos élèves et je vous en félicite. Je vais vous donner quatre exemples d’instructeurs remplis de charité :

Quand j’étudiais dans le secondaire, j’ai participé à une classe du séminaire à l’école secondaire d’Highland à Pocatello, en Idaho. Mon instructeur du séminaire, Richard Clark, m’a donné un livre quand j’étais en seconde année. C’était en 1967. J’avais reçu une petite récompense de l’État d’Idaho. Il aurait pu simplement me remercier verbalement, mais il m’a montré son amour d’une façon qui a eu bien plus d’effet. Il a écrit à l’intérieur de ce livre usé : « Nous sommes très fiers de toi et que cet honneur ait été fait à un homme aussi bon. » Après avoir écrit son nom, il a demandé à tous mes camarades de signer le livre, signe de leur amitié pour moi. Soixante-dix-neuf élèves ont signé le livre avec lui et m’ont exprimé leurs félicitations et leur soutien. Même quarante-cinq ans plus tard, ce livre continue d’être une expression d’amour de mon instructeur du séminaire et de mes camarades. Vous imaginez bien que j’écoutais attentivement mon instructeur du séminaire quand il témoignait du Seigneur Jésus-Christ.

J’ai parlé de l’appel de Kathy comme instructrice du séminaire matinal. Elle se levait à quatre heures du matin pour sa classe du séminaire qui commençait à cinq heures du matin à l’église qui était à trente minutes de notre maison à Clearwater, en Floride. Elle était enceinte de notre troisième enfant et elle était souvent malade quand elle instruisait ses élèves. Elle emmenait toujours deux ou trois élèves à la chapelle et les instruisait avec une grande foi et un grand dévouement. Dans les années suivant cette époque, je m’émerveillais de la reconnaissance de ces jeunes élèves qui ressentaient sa bonté. Leurs sentiments vis-à-vis d’elle faisaient écho à ceux exprimés à un autre instructeur du séminaire : « Nous pouvions réchauffer nos mains à la flamme de sa foi30. »

Pour mon troisième exemple, je vais à nouveau mettre l’accent sur la direction inspirée de la Première Présidence dans l’introduction du programme pour les jeunes, Viens et suis-moi.

Carole Gates, une instructrice du séminaire à Las Vegas, dans le Nevada, m’a écrit ceci : « En utilisant les principes tirés de Viens et suis-moi, notre classe a d’incroyables expériences. [Mes] élèves […] parlent de leurs sentiments et de leurs idées [bien plus librement]. Avant, nous en avions cinq prêts à parler de leurs sentiments. Maintenant, nous en avons entre dix et douze. »

Sœur Gates m’a alors donné cet exemple concernant sa classe : « Notre classe parlait de Jean 18–19 […] [de la façon] dont Pilate […] était influencé par la foule […] malgré ses sentiments et les […] avertissements de sa femme. […] [Les étudiants] ont eu une discussion passionnée sur […] les foules mauvaises qui nous influencent de nos jours [et] qui nous encouragent à changer d’avis […] malgré ce que nous savons être vrai. […] Même mes élèves qui ne disent jamais rien avaient quelque chose à dire. [Ils se sont] mutuellement [encouragés] à choisir [le] bien et [ont témoigné] du pouvoir qui découlait de leurs bons choix 31. »

Veuillez, s’il vous plait, utiliser les divins principes de Viens et suis-moi pour fortifier votre enseignement. Ce sont exactement les principes sur lesquels vous avez été formés au séminaire, à l’institut et dans nos facultés et universités de l’Église.

Quand cette charité, l’amour pur du Christ est dans la salle de classe et dans nos relations, il y a un esprit de confiance et d’ouverture. Russell T. Osguthorpe, président général de l’école du dimanche, a parlé d’une expérience à Oaxaca, au Mexique, où il a vu cet esprit de charité dans une salle de classe : « [L’instructrice] a commencé en expliquant la doctrine de la famille éternelle. Elle a demandé aux membres de la classe de parler des bénédictions qu’ils ont en tant que membres d’une famille. Une jeune femme a commencé à pleurer en exprimant sa reconnaissance pour ses parents. D’autres ont exprimé leur gratitude. Puis, un jeune homme assis au dernier rang est devenu très émotif quand il a dit : ‘Je ne veux pas d’une famille comme la mienne. Mon père est alcoolique et il est saoul chaque matin quand je me réveille’. »

Maintenant, écoutez ce qui est arrivé ensuite alors que l’esprit de charité emplissait la salle de classe. Je continue de citer frère Osguthorpe :

« Le jeune homme assis à côté de [lui] a mis sa main sur son épaule pour lui montrer son soutien et alors, le jeune homme assis de l’autre côté en a fait de même. »

L’instructrice a répondu : ‘Alors de quoi as-tu besoin pour avoir une famille éternelle ?’ Il a répondu : ‘J’ai besoin d’avoir de bons amis et de respecter tous les commandements’.

« L’instructrice a alors demandé aux membres de la classe : ‘Si vous espérez avoir une famille éternelle, que devez-vous faire maintenant pour vous y préparer ?’ Les membres de la classe ont fait part de leurs idées. Puis l’instructrice a demandé : ‘Pensez-vous que vous pouvez écrire sur une feuille ce que vous allez faire et l’amener avec vous la semaine prochaine pour qu’on en parle ?’ Ils ont accepté32. »

Cette instructrice ne se souciait pas tant de suivre le plan de sa leçon. Elle pensait à tous ces précieux fils et à toutes ces précieuses filles de Dieu et avec l’esprit de confiance, de tolérance et d’ouverture qu’il y avait dans la salle de classe, elle les a aidés à approfondir leur conversion. C’est là l’esprit de charité et c’est la façon dont le Seigneur enseignait33.

Si les parents font leur part, si nous faisons notre part et si nos jeunes frères et sœurs font leur part, il y aura dans leur âme ce que les prophètes appellent un « grand changement » de cœur34. Ils comprendront leur dépendance à leur Père céleste et à leur Sauveur. Ils admettront qu’ils sont responsables de leur vie et ils commenceront l’aventure de toute une vie en se repentant, en contractant et en respectant des alliances. Ils seront moins attachés aux valeurs du monde et ils prendront sur eux le nom du Christ. Ils continueront leur voyage dans la condition mortelle comme disciples du Christ, progressant en foi, en espérance et en charité.

En tant qu’apôtre du Seigneur Jésus-Christ, j’invoque une bénédiction sur vous, instructeurs de notre précieuse jeunesse, pour que les principes de foi, d’espérance et de charité s’ancrent plus profondément dans votre âme et que le Seigneur vous bénisse pour que vous soyez de plus en plus un instrument dans ses mains. Je vous bénis pour que vous respectiez humblement les commandements et que vous vous prépariez dans un esprit de prière, que vos paroles et vos actes aient une mesure supplémentaire de l’Esprit et que cet esprit de vérité s’enracine dans le cœur des membres de votre salle de classe. J’invoque aussi une bénédiction sur votre famille, pour que votre service soit une force pour votre conjoint et vos enfants, votre père et votre mère, vos frères et sœurs, et un héritage juste pour vos petits-enfants et pour tous les gens que vous aimez.

Je témoigne que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Je sais qu’il l’est. Je sais qu’il vit. Joseph Smith a reçu la visite de Dieu, le Père, et de son Fils. Son prophète actuel est Thomas S. Monson. Je vous donne mon amour et mon humble bénédiction, et j’en témoigne au saint nom de Jésus-Christ. Amen.

© 2014 Intellectual Reserve, Inc. Tous droits réservés. Approbation de l’anglais : 2/14. Approbation de la traduction : 2/14. Traduction de A Classroom of Faith, Hope, and Charity. French. PD10050909 140

Afficher les références

    Notes

  1.  

    1. Deseret News, 31 mai 1866, p. 203.

  2.  

    2. Moroni 10:20–21.

  3.  

    3. Voir Matthieu 13:3–23.

  4.  

    4. Matthieu 13:19 ; italiques ajoutés.

  5.  

    5. Matthieu 13:23 ; italiques ajoutés.

  6.  

    6. Proverbes 4:7.

  7.  

    7. Voir Matthieu 15:32–38.

  8.  

    8. Voir Jean 8:6.

  9.  

    9. Voir Marc 5:40.

  10.  

    10. Voir Matthieu 26:63.

  11.  

    11. Neal A. Maxwell, dans Act in Doctrine de David A. Bednar, 2012, p. 124.

  12.  

    12. Alma 12:32 ; italiques ajoutés.

  13.  

    13. Voir 2 Néphi 31.

  14.  

    14. Voir Dallin H. Oaks, « Préparation à la Seconde Venue », Le Liahona, mai 2004, p. 7–10.

  15.  

    15. Thomas S. Monson, « Tenez-vous en des lieux saints », Le Liahona, nov. 2011, p. 82.

  16.  

    16. Thomas S. Monson, « Le pouvoir de la prêtrise », Le Liahona, mai 2011, p. 66.

  17.  

    17. Discourses of Brigham Young, sél. par John A. Widtsoe, 1954, p. 72.

  18.  

    18. Voir Neil L Andersen, « Trouver vos cousins éloignés » ; LDS.org

  19.  

    19. Correspondance personnelle de Marcelo Saito, 27 jan. 2014.

  20.  

    20. Moïse 1:6.

  21.  

    21. Moïse 1:8.

  22.  

    22. Moïse 1:37.

  23.  

    23. Moïse 1:9–10.

  24.  

    24. Moïse 1:12.

  25.  

    25. Moïse 1:14.

  26.  

    26. Moïse 1:16.

  27.  

    27. Moroni 7:47.

  28.  

    28. Moroni 7:46; voir aussi Moroni 7:44.

  29.  

    29. Enseigner à la manière du Sauveur, 2012, p. 4.

  30.  

    30. Boyd K. Packer, « Hommage aux humbles membres de l’Église », L’étoile, oct. 1980, p. 105.

  31.  

    31. Correspondance personnelle de Carole Gates, 10 février 2013.

  32.  

    32.  « Come, follow-me. », Church News, 29 déc. 2013, p. 5.

  33.  

    33. Voir « Come, follow-me. », p. 5.

  34.  

    34. Alma 5:14.