L’œuvre du salut: Parabole d’un père à l’heure du coucher

Russell M. Nelson

Of the Quorum of the Twelve Apostles


Russell M. Nelson

Mes chers frères et sœurs, je suis reconnaissant d’être parmi vous en cette occasion spéciale. Cette réunion est historique parce que nous avons ici cent soixante-treize nouveaux présidents de mission ainsi que leur femme ! Ils viennent de dix-neuf pays et vont servir dans cinquante pays du monde. Ce chiffre record de nouveaux présidents de mission et de plus de 70000 missionnaires sont des signes importants que le Seigneur hâte son œuvre.

L’œuvre missionnaire prend vie quand nous entendons des histoires remarquables de conversions individuelles. Je vais commencer mon message aujourd’hui par une conversation enregistrée récemment avec Neill F. Marriott, soutenue en avril dernier comme deuxième conseillère dans la présidence générale des Jeunes Filles. Vous pourrez tirer de nombreux enseignements de son histoire si vous écoutez attentivement.

Conversation avec sœur Neil F. Marriott

RUSSELL M. NELSON

Sœur Marriott, j’ai déjà eu le plaisir de collaborer plusieurs fois avec vous et votre cher mari, David. Mais la plupart des membres de l’Église ne vous connaissent pas aussi bien que moi. Pourriez-vous nous parler un peu de votre conversion à l’Église ?

SŒUR MARRIOTT

Merci, frère Nelson. J’avais vingt-deux ans quand j’ai emménagé à Boston, au Massachusetts pour travailler. J’y ai rencontré deux membres de l’Église, et l’un d’eux m’a dit : « Je suis mormon ». Mes colocataires et moi avons demandé : « C’est quoi un mormon ? ».

Alors l’un d’eux a répondu : « Eh bien, est-ce que vous aimeriez que nous invitions deux amis chez vous pour qu’ils vous en disent plus sur nos croyances ? » Et environ une semaine plus tard, ils sont venus avec leurs deux amis et je posais les yeux sur des missionnaires mormons pour la première fois. Et je dois dire que j’avais de très nombreuses questions.

Mais ils ont continué à venir et sont finalement revenus au plan du salut. Je me souviens encore très bien de cette soirée. Ils ont dit : « Avant de venir ici, vous viviez avec notre Père céleste dans le monde des esprits. Vous êtes une de ses filles d’esprit. » J’ai reconnu ces paroles, frère Nelson. Je ne les avais jamais entendues dans cette vie, mais j’ai su que je les avais déjà entendues quelque part.

À la fin de cette rencontre, un des membres a pris la parole et a dit : « J’aimerais vous poser une dernière question. » Il m’a regardée dans les yeux et m’a demandé : « Neil, qu’est-ce que vous pensez du Livre de Mormon ? » Les mots qui sont sortis de ma bouche ont été : « Je pense qu’il est vrai. » J’étais vraiment étonnée d’entendre ces paroles flotter autour de nous. « Je pense qu’il est vrai. » Alors, très judicieusement, il ne s’est pas jeté sur moi, mais il a seulement dit : « Alors, qu’est-ce que vous allez faire de cette connaissance maintenant ? » Et je lui ai promis que ce soir-là je prierais sincèrement. Je me suis agenouillée dans ma chambre, et j’ai simplement dit : « Père céleste, si c’est la seule véritable Église du Sauveur sur la terre, je me ferai baptiser. J’ai juste besoin de savoir si c’est vrai. » Immédiatement, une voix dans ma tête, ou dans mon cœur a dit : Comme ça. Je me suis relevée d’un bond et j’ai dit : « C’est vrai ! » Le lendemain matin, j’ai téléphoné au président de mission et je lui ai dit : « Bonjour, il faut que je me fasse baptiser. »

RUSSELL M. NELSON

Oh, je présume qu’il était heureux de l’entendre. Est-ce que vous ressentiez quelque chose pour vos ancêtres ?

SŒUR MARRIOTT

C’est intéressant que vous me posiez cette question, parce que mon tout premier appel a vraiment été inspiré. L’évêque m’a fait entrer dans son bureau et m’a demandé si je voulais faire partie du comité généalogique.

J’ai écrit à mes deux grands-mères octogénaires. Je me souviens que ça a pris plusieurs semaines, mais une boîte à chaussure est arrivée au courrier. Elle était pleine de photos avec, au dos, des noms et des petites annotations. Je me suis assise par terre dans ma chambre et j’ai commencé à faire des piles de famille, les Dade, les Hill, les Ray, les Fielding. Je triais, quand, tout à coup j’ai levé les yeux… Je ne voyais rien, mais la pièce était pleine. J’ai eu l’impression qu’elle était pleine de gens très intéressés et heureux. Et je ressentais leur présence.

Je pense que durant les deux ou trois premières années qui ont suivi mon baptême, j’ai fait environ soixante-dix noms. Environ soixante-dix personnes ont reçu leurs dotations au temple. Je les envoyais à des parents de David, mon mari. Je devrais parler un peu de David.

RUSSELL M. NELSON

Oui, s’il vous plaît. Parlez-nous de David.

SŒUR MARRIOTT

David est unique. Il était l’un des membres qui nous ont demandé si nous voulions en savoir plus sur l’Église. Et nous nous sommes mariés au temple de Salt Lake City seulement treize mois après mon baptême.

RUSSELL M. NELSON

En voilà une agréable récompense pour avoir été un membre missionnaire !

SŒUR MARRIOTT

Je le conseille.

RUSSELL M. NELSON

David et vous avez une belle famille maintenant. Parlez-nous de votre famille.

SŒUR MARRIOTT

Eh bien, nous avons onze enfants. Quand nous nous sommes mariés, nous voulions avoir une famille, fonder un foyer, et les enfants sont arrivés. Ils étaient des esprits d’élite.

RUSSELL M. NELSON

Est-ce que vous auriez des recommandations à faire à nos merveilleuses sœurs qui essaient de trouver l’équilibre entre leur rôle d’épouse, de mère et de fidèle servante et disciple du Seigneur ?

SŒUR MARRIOTT

Eh bien, j’aime les réunions de l’Église. Je sais que ça a l’air bizarre, mais mon cœur est dans mon foyer. Donc dans chacun de mes appels, et ils semblaient vraiment s’appuyer sur les précédents, je prenais d’abord soin de mon foyer. J’ai raté quelques réunions, mais… il n’y avait pas d’intrusion dans notre vie de famille. Si cela m’a appris quelque chose, ça a été à être une meilleure mère.

RUSSELL M. NELSON

Vous êtes une meilleure mère parce que vous êtes ancrée à l’Évangile.

SŒUR MARRIOTT

C’est ça.

RUSSELL M. NELSON

Nous vous sommes très reconnaissants pour les services que vous avez rendus et allez encore rendre.

SŒUR MARRIOTT

Merci.

Merci sœur Marriott. Vous ne trouvez pas son histoire inspirante et instructive ? Vous avez remarqué la coopération entre les membres et les missionnaires ? (Il est même devenu son mari.) Est-ce qu’ils se souciaient vraiment d’elle ? Vous avez senti le rôle des membres de sa famille de l’autre côté du voile, qui se souciaient d’elle aussi ? Est-ce que vous avez ressenti la bonté d’une femme qui aime son mari et ses enfants ? Quand je perçois la joie qu’elle a reçue pour elle-même et les générations suivantes, mon témoignage est fortifié et mon enthousiasme à faire connaître l’Évangile augmente.

Trop souvent, nous divisons l’œuvre du Seigneur en parties qui ne nous semblent pas liées. Que ce soit prêcher l’Évangile aux non-membres, servir avec les nouveaux convertis, remotiver les membres non pratiquants, instruire et fortifier les membres pratiquants ou accomplir l’œuvre de l’histoire familiale et du temple, l’œuvre est indivisible. Ces efforts ne sont pas séparés ; ils font tous partie de l’œuvre du salut.

Les personnes qui se trouvent de l’autre côté du voile se réjouissent et chantent des louanges quand leurs descendants acceptent l’Évangile ou y reviennent, car elles savent que leurs descendants sont maintenant en mesure d’accomplir les ordonnances essentielles du temple en leur faveur, liant des générations passées. C’est une leçon que sœur Marriott a apprise peu après son baptême. J’espère que chaque membre de l’Église aura l’occasion de sentir cet amour édifiant de ses ancêtres.

Pour illustrer la manière dont notre Père céleste attend de nous que nous nous aimions les uns les autres, je vais vous raconter une parabole, intitulée : « Un père à l’heure du coucher ».

Un soir, un père aimant est assis chez lui après que sa femme et ses enfants sont allés se coucher. Il se sent poussé, inspiré, à vérifier que les enfants vont bien. Il ôte ses chaussures et arrive doucement à la porte d’une chambre. À la faible lumière de la porte ouverte, il voit deux petites têtes sur les oreillers et des couvertures recouvrant ces enfants pelotonnés, profondément endormis.

En écoutant leur douce respiration, il se remémore des scènes de la journée. Il entend leur rire quand ils jouaient ensemble. Il voit leur sourire quand ils ont pique-niqué et leurs rires quand on les a surpris à donner à manger de la glace au chien. (La patience envers les enfants est plus facile quand ils sont endormis.) Tandis qu’ils sommeillent, il se demande ce dont ils ont besoin et comment il peut les aider. Il éprouve un grand amour et un fort sentiment de responsabilité vis-à-vis de leur protection.

Sur la pointe des pieds, il va voir la deuxième chambre, où deux enfants aînés doivent se trouver. Il voit deux lits mais son cœur s’arrête de battre pendant une seconde quand il découvre que l’un de ces lits est vide.

Il tourne les talons et se dirige vers la bibliothèque, où il a parfois trouvé sa fille quand elle n’était pas dans sa chambre. Il la trouve dans un fauteuil, en train de lire un livre calmement.

Elle explique : « Je n’arrivais pas à dormir. »

Il tire un fauteuil près d’elle. Ils parlent de sa journée, de ses amis, de ses buts et de ses rêves. Plus tard, elle retourne se coucher et le père fait un dernier tour avant d’éteindre les lumières et d’aller au lit.

Le matin, le père aide sa chère épouse à préparer le petit-déjeuner. Il met la table pour chacun de leurs enfants, même pour le plus jeune, qui aime dormir un peu plus. Les bonnes odeurs de la cuisine éveillent les enfants, qui accourent avec une certaine agitation et des bavardages.

Mais l’une des chaises est vide. Le père leur dit d’attendre qu’il aille réveiller l’enfant qui manque. Bientôt, toute la famille est réunie pour le petit-déjeuner.

Qu’est-ce que cette parabole toute simple peut nous apprendre ? Le père a suivi son impression de vérifier si ses enfants allaient bien. Il a évalué sa relation avec eux. Il a cherché l’enfant qui manquait. Ses actes étaient tous motivés uniquement par l’amour. Il n’a pas fait ce qu’il a fait parce qu’il a lu un manuel. Personne ne lui a donné une liste de choses à faire. Il a suivi ses sentiments.

Il en est ainsi de l’œuvre missionnaire. Les missionnaires les plus efficaces agissent toujours par amour. L’amour est ce qui facilite l’œuvre missionnaire et lui donne vie.

Le père de cette parabole aimait chaque enfant. Nous aussi nous devons donc agir par amour pour aider tout le monde, pas seulement quelques rares privilégiés. Les occasions se présentent sous différentes formes et, malheureusement, certaines d’entre elles sont des occasions manquées.

Il y a un exemple dans ma propre famille. Mes huit arrière-grands-parents se sont convertis à l’Église en Europe. Ils ont tous immigré en Amérique. L’Évangile était tout pour eux. Cependant, certaines personnes de la génération de mes parents ont cessé d’être pratiquantes dans l’Église. Par conséquent, j’ai grandi dans un foyer dans lequel mes parents n’allaient pas aux réunions de l’Église.

Pendant mes nombreuses années de spécialisation et de recherche en chirurgie, ma femme et moi avons vécu loin de nos parents, avec nos enfants, dans d’autres régions du pays. Ma préoccupation constante, voire mon angoisse, pour le bien-être éternel de mes parents bien-aimés m’a poussé à écrire une lettre sincère à leur évêque. Je le connaissais bien et j’avais très bon espoir qu’il pourrait aider. J’ai exprimé mon amour pour mes parents et j’ai demandé à ce gentil évêque s’il pouvait demander à quelqu’un d’enseigner l’Évangile à mes chers mère et père, ou appeler quelqu’un pour cela.

Plus tard, j’ai reçu une réponse de leur évêque. Il a écrit qu’il était très désolé mais qu’il n’y avait personne à qui il pouvait faire appel pour instruire mes parents !

La réponse de l’évêque a anéanti mes espoirs. Il n’avait personne pour l’aider !

À notre époque, cela ne devrait jamais arriver ! Un évêque n’a plus jamais à se sentir désarmé ! Maintenant, les évêques ont des membres dans leur conseil de paroisse, des dirigeants de mission de paroisse et des missionnaires prêts et disposés à participer au sauvetage de parents d’enfants suppliants, et capables de le faire.

Des décennies plus tard, mes parents se sont véritablement convertis au Seigneur. Ils ont été scellés au temple et leurs enfants leur ont été scellés. Mais je n’oublierai jamais la leçon que j’ai tirée de leur expérience. Est-ce qu’un Père céleste aimant, qui nous a commandé de prêcher l’Évangile à chaque créature, ferait une ligne de démarcation entre les personnes qui n’ont jamais entendu l’Évangile et celles qui l’ont entendu un jour puis qui l’ont oublié ?

Il est clair que la réponse est non. L’œuvre du salut n’exclue personne ! Les missionnaires et les membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours sont envoyés travailler dans sa vigne du Seigneur pour le salut de l’âme des hommes1. Cela comprend l’œuvre missionnaire par les membres quand elle fonctionne bien, la remotivation des membres non pratiquants et la préparation des enfants de Dieu aux bénédictions du temple. Dieu veut que tous ses enfants se qualifient pour la vie éternelle.

L’œuvre missionnaire dans le royaume du Seigneur est un effort de sauvetage. Notre président bien-aimé, Thomas S. Monson, nous a enseigné à maintes reprises les efforts que nous devons faire pour porter secours. Il a dit : « Mes frères, nous pouvons tendre la main à ceux dont nous sommes responsables et les amener à la table du Seigneur afin qu’ils s’y fassent un festin de sa parole et bénéficient de la compagnie de son Esprit2. »

Dans cette grande œuvre, nous aimons amener des âmes au Christ pour leur première alliance et nous aimons aussi ramener des âmes à leurs alliances précédentes. Joseph Fielding Smith a expliqué : « Sauver l’âme de ceux qui se sont écartés du troupeau est aussi valable et digne d’éloges et cause autant de réjouissances dans le ciel que sauver des âmes dans les parties lointaines de la terre3. »

Dans chaque paroisse, il y a deux personnes qui donnent le ton pour l’œuvre missionnaire. Ce sont l’évêque et le dirigeant de mission de paroisse. L’évêque détient les clés pour diriger l’œuvre. Le Manuel 2 déclare : « L’évêque et ses conseillers font de l’œuvre missionnaire par les membres une priorité. Ils enseignent régulièrement les principes de l’œuvre missionnaire. Ils incitent les membres de la paroisse à œuvrer avec les missionnaires à plein temps pour trouver, instruire et baptiser des amis de l’Église. Ils donnent l’exemple en trouvant des personnes et des familles qui pourront recevoir l’enseignement des missionnaires et en les y préparant4. »

Sous l’appel inspiré de l’évêque, le dirigeant de mission de paroisse dirige l’œuvre missionnaire, en coordonnant, en dirigeant des réunions, en prenant des dispositions, en organisant, en aidant, en participant, en assistant à des réunions et en faisant d’autres choses pour diriger l’œuvre missionnaire dans la paroisse. Il tient des réunions régulières de coordination missionnaire avec les missionnaires à plein temps et s’assure qu’ils sont invités aux réunions du conseil de paroisse, quand c’est opportun, et qu’ils y participent. Le dirigeant de mission de paroisse est l’associé actif des missionnaires et les aide en trouvant des occasions d’enseigner, en les conseillant et en coordonnant toutes les ressources de la paroisse. Cela peut consister à trouver des membres qui sont prêts à faire équipe avec les missionnaires, à accueillir des personnes chez eux pour des leçons, à apporter leur aide pour le transport et à participer quand les missionnaires instruisent des membres du sexe opposé.

Le dirigeant de mission de paroisse a un rôle élevé. Dirigeants de mission de paroisse, notez bien : nous vous demandons de vous élever à la hauteur de cette nouvelle responsabilité. Faites connaissance des missionnaires. Soyez leur meilleur ami. Travaillez avec eux. Aidez-les à remplir leur agenda de rendez-vous de qualité, pour qu’ils n’aient pas le temps de frapper aux portes à la recherche de personnes à instruire.

Sous la direction de l’évêque, les dirigeants de mission de paroisse et les missionnaires à plein temps concentrent leurs efforts sur les nouveaux membres, les membres non pratiquants et les membres qui reviennent à l’Église, ainsi que sur leur famille. Ils se concentrent sur les amis, les familles partiellement membres ainsi que les membres de la famille et les amis de ces dernières, les voisins et les amis intéressés des membres de la paroisse et d’autres personnes qui écouteront sincèrement.

Les manuels d’instructions nous disent quoi faire mais pas comment le faire. Il n’y a pas de texte prédéfini, ni d’étapes précises à suivre pour apporter la joie de l’Évangile à des gens.

Notre parabole nous apprend qu’il n’y a pas de livre pour dire à un père ou une mère ce qu’il faut faire quand il manque un enfant. Quel parent attendrait qu’un manuel d’instructions soit écrit pour aller voir où est l’enfant ? Les bons dirigeants, comme les bons parents, agissent par amour. S’ils agissent par amour, le Seigneur les guidera et les aidera à comprendre que chaque personne demande des soins uniques ayant pour but de les aider à obtenir la joie d’une vie conforme à la manière du Seigneur.

Le dirigeant de mission de paroisse fait le lien entre les missionnaires, le conseil de paroisse et les membres de la paroisse. Comment peut-il faire cela ? Comment peut-il insuffler son enthousiasme pour l’œuvre missionnaire à chaque membre du conseil de paroisse ?

Nous allons passer un enregistrement vidéo qui montre comment le dirigeant de mission de paroisse de la troisième paroisse d’Edmunds, dans le pieu de Stillwater, en Oklahoma, l’a fait. Il a réussi à changer la culture missionnaire de sa paroisse !

Le dirigeant de mission de paroisse dans l’œuvre du salut

CHRIS EUBANKS

Nous subissions la pire sécheresse de ces cinquante dernières années.

Comme s’ils se calquaient sur la sécheresse, les progrès faits dans l’effort missionnaire de notre pieu étaient limités. Dans notre paroisse, nous n’avions pas eu de baptême de converti en trois ans.

PRÉSIDENT BOWMAN

En tant que présidence, ce qui se passait nous inquiétait et nous en avons parlé. Nous avons envoyé une lettre demandant aux membres de jeûner ensemble en faveur de l’œuvre missionnaire et pour la sécheresse.

CHRIS EUBANKS

Nous avons reçu cette lettre, et tout le pieu ainsi que d’autres pieux aux alentours ont jeûné et l’œuvre missionnaire a immédiatement commencé à reprendre.

Les écluses se sont ouvertes et tout le monde s’est investi.

Frère Bowen, des soixante-dix, est venu dans l’interrégion et a donné une formation missionnaire. L’une de ses premières réflexions a été : « Les missionnaires à plein temps de votre paroisse ou branche sont seulement là pour vous aider dans l’œuvre missionnaire. »

C’est notre travail de membre de l’Église de s’investir activement et d’inviter nos amis et notre famille à l’église.

PRÉSIDENT BOWMAN

Ça ne peut pas marcher sans la participation des missionnaires à plein temps et celle des membres. Notre but est de faire en sorte que les dirigeants de mission de paroisse et le conseil de paroisse soient aux commandes et non les missionnaires à plein temps.

ÉVÊQUE

Le rôle du dirigeant de mission de paroisse est de définir un plan de mission de paroisse après avoir consulté l’évêque et le conseil de paroisse, pour ensuite essayer de mettre en œuvre ce plan qui consiste à aider les membres à trouver et intégrer des gens à qui les missionnaires à plein temps enseigneront l’Évangile.

CHRIS EUBANKS

La seule chose que j’essaie de faire avec mon dirigeant de mission de paroisse adjoint et les missionnaires, c’est de faire en sorte que l’agenda de ces derniers soit rempli. Depuis que cet effort missionnaire global a démarré l’année dernière, nous sommes passés d’une moyenne de deux, trois, quatre leçons avec un membre présent par semaine à une petite douzaine. Il y a quelque mois nous avions en moyenne quatorze à seize enseignements conjoints ; notre objectif aujourd’hui est de vingt par semaine.

Quand j’observe la transformation qui s’est produite dans notre paroisse et notre pieu, je distingue aisément deux raisons principales qui ont fait que l’effort missionnaire a explosé. C’est l’investissement des membres, puis les invitations à aller à l’église ou à rencontrer les missionnaires. Alors j’aide ma famille et toutes les autres familles de notre paroisse à trouver des occasions de parler de l’Évangile avec d’autres personnes.

TRISH GAUVIN

Je m’appelle Trish Gauvin, et voici Mark Gauvin.

MARK GAUVIN

Nous nous sommes fait baptiser le 26 janvier 2013.

CHRIS EUBANKS

C’était le scénario parfait de l’œuvre missionnaire par les membres. Une famille s’est liée d’amitié avec eux et elle les a présentés à une autre famille. Leurs enfants ont rencontré d’autres enfants de notre paroisse et ils sont devenus amis.

TRISH GAUVIN

Je crois que le Seigneur a mis de nombreux membres de l’Église sur notre chemin pour une raison.

CHRIS EUBANKS

Cela a conduit à des discussions plus sérieuses avec les missionnaires et ils ont commencé à venir à l’Église plus régulièrement.

TRISH GAUVIN

J’ai vu leur lumière et comment l’Évangile influence leur vie.

CHRIS EUBANKS

Il est important que nos membres connaissent nos missionnaires et inversement. Mais ce qui est plus important encore, et même essentiel, c’est que nos membres apprennent fassent la connaissance de nos amis de l’Église et commencent à les intégrer.

MARK GAUVIN

Cela met à l’aise quand on étudie, de rencontrer des gens comme ça, parce qu’on n’hésite pas à poser des questions. On n’hésite pas à explorer et à apprendre des choses qu’on ne connaît pas. On ne se sent pas jugé .

TRISH GAUVIN

Personnellement, j’éprouvais la même chose que Joseph Smith, en allant d’église en église. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il manquait quelque chose d’important. Ça me va : ça va à ma famille, ça va à ma vie.

CHRIS EUBANKS

Cette sécheresse ou période de stagnation de l’œuvre missionnaire dans cette interrégion est bien finie et l’œuvre prend de la vitesse jour après jour. Et à mon avis, elle n’est pas près de ralentir.

C’est la grande œuvre des derniers jours. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour rassembler Israël. Et c’est notre responsabilité, la mienne et celle de tous les membres de l’Église, de parler de l’Évangile à un maximum de gens.

Nous sommes reconnaissants à frère Bowman et à son formidable dirigeant de mission de paroisse de nous avoir montré comment la mission de paroisse et les missionnaires ont travaillé ensemble. Avec un objectif et une vision communs, ils connaissaient les besoins spirituels et temporels des personnes qu’ils aiment. Oui, les véritables récompenses et le vrai travail des membres du conseil de paroisse ont lieu en dehors de leurs réunions, en la présence des personnes qu’ils instruisent.

Dans notre parabole, vous supposez peut-être que le père représente un évêque ou un dirigeant de mission de paroisse. En fait, le père peut représenter n’importe quel membre de l’Église. Avec amour, chacun peut faire ce que ferait le bon Berger, pour planifier et porter secours. Et chacun peut le faire dans la prière, avec l’inspiration de notre Père à tous.

En suivant l’inspiration divine, chaque dirigeant d’auxiliaire de paroisse n’a pas à attendre que l’évêque ou le dirigeant de mission de paroisse lui confie des tâches. Chacun aura cette impression : « Notre troupeau semblait au complet jusqu’à ce que nous commencions à mettre les couverts pour chaque personne qui devrait être à la table, et pas seulement pour celles qui viennent. » Chaque membre voudra chercher les personnes qui ne sont pas encore membres de l’Église ou celles qui ont besoin d’aide pour retrouver la joie de l’Évangile. Ils agiront selon l’inspiration, motivés par l’amour.

Quand nous suivons Jésus-Christ, nous agissons comme il agirait et nous aimons comme il aimerait. Son œuvre s’accomplit, une âme à la fois ! Nos efforts sont le fruit de notre amour pour notre prochain et pour notre Père céleste, dont nous sommes les enfants.

Oui, Dieu est notre Père ! Jésus est le Christ ! Cette Église est la sienne ! Nous sommes ses serviteurs ! J’en témoigne, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.

Show References

    Notes

  1.  

    1. Voir Doctrine et Alliances 138:56 ; voir aussi Manuel 2 : Administration de l’Église, 2010, section 5.1.1.

  2.  

    2. Voir Thomas S. Monson, « Le sauvetage », Le Liahona, juil. 2001, p. 59.

  3.  

    3. Joseph Fielding Smith, Doctrine du salut, compil. Bruce R. McConkie, 3 vol., 1954–1956, 3:118.

  4.  

    4.  Manuel 2, section 5.1.1