Emmeline B. Woodward Wells

Cinquième présidente générale
de la Société de Secours

1910-1921


 

Emmeline B. Woodward Wells

Emmeline B. Wells, cinquième présidente générale de la Société de Secours, avait le témoignage que la Société de Secours avait été organisée par révélation. « Nous déclarons notre intention de garder intact le nom, l’esprit et l’objectif originaux de cette grande organisation, nous tenant fermement aux enseignements inspirés de Joseph Smith, le prophète, qui a révélé le plan par lequel les femmes devaient être habilitées, par l’appel de la prêtrise, à se regrouper en des organisations adéquates pour prendre soin des malades, aider les nécessiteux, réconforter les personnes âgées, avertir les imprudents et secourir les orphelins1. »

En 1876, le président Brigham Young charge Emmeline de mettre en place un programme de conservation des céréales. Les sœurs de la Société de Secours travaillent ensemble pour en récolter et les stocker. Au fil des ans, les sœurs de la Société de Secours sont en mesure de fournir des céréales aux nécessiteux.Les bénéficiaires en ont été les victimes de la sécheresse dans le sud de l’Utah, les survivants à un tremblement de terre en Californie et les personnes en Chine qui souffraient de la famine2. La Société de Secours a vendu 200.000 boisseaux de blé au gouvernement des États-Unis pendant la Première Guerre mondiale3.

Emmeline était consciente que l’on pouvait apprendre beaucoup des premiers membres de la Société de Secours. « [Mon] plus vif désir est que nos jeunes filles d’aujourd’hui parviennent à comprendre l’œuvre des premiers membres qui, sans les commodités de notre époque, ont réconforté les malades et les affligés, ont rendu visite à la veuve et à l’orphelin, et ont servi les autres à la manière des anges4. »

Pour souligner l’origine inspirée et les principes fondateurs de la société, sœur Wells et ses conseillères choisissent la déclaration scripturaire : « La charité ne périt jamais5 » comme devise de la Société de Secours. La devise devient particulièrement adaptée où, dans les années suivant son annonce, commence la Première Guerre mondiale. À cette époque, les sœurs répondent aux exhortations d’Emmeline à montrer de la charité en étant aimables autant avec des amis que des ennemis, en participant bénévolement aux efforts de la collectivité et en recherchant l’amour pur du Christ.

Son enfance

Emmeline Blanche Woodward, fille de David et de Diadama Hare Woodward de Petersham, naît le 29 février 1828. Elle est la septième de neuf enfants. Manifestement, c’est une jeune fille intelligente qui aspire à devenir écrivain, Emmeline est la seule de ses frères et sœurs qui bénéficie d’une instruction privée.Elle obtient son diplôme d’enseignante. Elle rentre dans l’Église à quatorze ans. Sa mère et trois sœurs cadettes acceptent aussi l’Évangile.

Le mariage et la famille

Emmeline épouse James Harvey Harris le 29 juillet 1843. Le couple déménage à Nauvoo, où leur premier enfant décède. James part pour chercher du travail et ne revient pas, elle doit gagner sa vie en enseignant à l’école. Le 17 février 1845, elle devient l’épouse plurale de Newel K. Whitney et plus tard traverse les plaines avec sa famille à lui. Lorsqu’en 1850 frère Whitney meurt, Emmeline se retrouve seule pour subvenir à ses besoins.Elle revient à l’enseignement. Le 10 octobre 1852, elle devient la septième femme de Daniel H. Wells. Elle a cinq filles, elle survit à deux d’entre elles. Emmeline décède le 29 avril 1921.

ÉvénementsÉvénements marquant de son service

Emmeline fut une des plus importantes militantes pour le droit de vote des femmes, ce qui comprenait la liberté religieuse. « Je désire faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à élever la condition de mon peuple, surtout celle des femmes6. Je désire de tout mon cœur faire ces choses qui feront progresser les femmes autant dans le domaine moral et spirituel que dans l’instruction pour tendre à faire avancer l’œuvre de Dieu ici-bas7. » En 1877, Emmeline devient la rédactrice en chef du Woman’s Exponent, un journal rédigé pour les saintes des derniers jours. Pendant 37 ans, elle fait entendre sa voix et celles des saintes des derniers jours à travers le pays. Emmeline a 82 ans quand elle est appelée comme présidente générale de la Société de Secours. Elle sert pendant onze ans, jusqu’à peu avant sa mort.


Notes

  1. Emmeline B. Wells, Clarissa S. Williams et Julina L. Smith, « Resolutions of Relief Society », Woman’s Exponent, novembre 1913, p. 79.
  2. Voir Jill Mulvay Derr, Janath Russell Cannon et Maureen Ursenbach Beecher, Women of Covenant: The Story of Relief Society, 1992, p. 165-166.
  3. Voir « Church Wheat to Be Turned Over to Government », Deseret Evening News, 20 mai 1918, p. 1.
  4. Relief Society Bulletin, mai 1914, p. 3.
  5. 1 Corinthiens 13:8; Moroni 7:46; voir aussi ‘General Board Minutes’, 1842-2007, 3 juillet 1913, Church History Library, Salt Lake City.
  6. Journal d’Emmeline B. Wells, 4 janvier 1878, Harold B. Lee Library Special Collections, Brigham Young University, Provo, ponctuation normalisée.
  7. Journal d’Emmeline B. Wells, 1er août 1895.

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