Conversion grâce au Livre de Mormon

Par Ray Dykes, 2ème conseiller de la présidence du pieu de Nanaimo, Colombie britannique

  • 21 Mars 2012

« Et puis, je me suis retrouvé à genoux avec le Livre de Mormon dans les mains et les larmes aux yeux... le livre m’avait apporté la conviction claire de sa véracité et une impression forte de son pouvoir. »
- Ray Dykes

Il y a plusieurs années lors d’une conférence de presse, le Premier Ministre m’a regardé en me traitant de « petit malin de journaliste ». Cette étiquette m’a agréablement surpris et j’ai pensé que ca avait valu la peine de le confronter dans une chronique du plus grand journal quotidien du pays, au sujet de « vérités floues » qu’il avait fait circuler durant la campagne électorale, vérités qu’il a par la suite corrigées à contrecœur.

Quelques années plus tard, j’ai décidé d’utiliser à nouveau cette approche de « petit malin» pour parvenir à réfuter le Livre de Mormon. J’imaginais qu’après tout, un rédacteur cynique comme moi devait être capable de ne pas se laisser avoir. S’il fallait que je me trouve un jour face à ma mère décédée, je pourrais au moins lui dire : « J’ai lu ton livre et même si je dois admettre qu’il a apporté quelque chose de bon à notre famille de sept enfants, il n’est tout simplement pas pour moi. »

Nos apôtres trouveraient sans doute que ce n’est pas une bonne raison de lire les Écritures saintes, mais c’était la mienne. J’ai donc commencé à lire le Livre de Mormon, chapitre après chapitre, verset après verset, toujours à la recherche de lacunes et d’éléments qui sonnaient faux. Ce fut une lutte solitaire qui se déroulait souvent tard le soir, lorsque ma femme et mes enfants étaient couchés. J’étais un mormon inactif, pour autant qu’il existe une telle expression pour parler de quelqu’un « de non pratiquant mais soucieux de son avenir spirituel ».

Tandis que je me débattais à travers les pages, mon appétit pour la lecture grandissait et mon appréciation croissait de plus en plus à chaque fois. Et puis, je me suis retrouvé à genoux avec le Livre de Mormon dans les mains et les larmes aux yeux. J’avais terminé la dernière page et j’avais échoué. Ma tentative de réfuter ce livre était tombée à l’eau. En revanche, le livre m’avait apporté la conviction claire de sa véracité et une impression forte de son pouvoir. Il m’avait converti !

Pas étonnant que Moroni ait lancé son grand défi dans Moroni 10 :4. Il nous a tous exhortés à demander nous-mêmes à Dieu « si ces choses ne sont pas vraies; et si vous demandez d’un cœur sincère, avec une intention réelle, ayant foi au Christ, il vous en manifestera la vérité par le pouvoir du Saint-Esprit. »

Mes raisons de lire le Livre de Mormon n’étaient sans doute pas celles que Maman ou Moroni aurait souhaitées, mais le résultat était bien là. Je savais que ces Écritures étaient vraies, et je ne pouvais nier le témoignage que j’avais reçu.

Depuis cette soirée fatidique pleine de larmes de 1973, j’ai convaincu ma femme; élevé quatre fils missionnaires, qui se sont tous mariés dans le temple du Seigneur; et je profite de 14 petits-enfants qui sont élevés dans l’Évangile de Jésus-Christ. Tout cela m’a amené à me demander si on ne devrait pas mettre sur le Livre de Mormon une étiquette disant : « Attention : Ce livre peut changer la vie pour le mieux ». Il a sans aucun doute changé ma vie et aura un impact sur ma famille pendant les générations à venir et pendant toute l’éternité.