Devenir mormone : Le sentier aplani

Par Tom Roulstone, du pieu de Nanaimo Colombie britannique

  • 8 février 2013

“Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse. Reconnais-le dans toutes tes voies et il aplanira tes sentiers’’ (Proverbes: 3: 5-6).

Alors que je regardais la transmission de la conférence de pieu canadienne de 2008, j’ai apprécié d’entendre Soeur Ann Dibb, deuxième conseillère dans la présidence générale des Jeunes Filles, mentionner que Sœur Nadine Edis faisait partie des personnes qu’elle connaissait au Canada. Entendre le nom de Nadine m’a ramené plus de trente ans en arrière, lors de ma première journée à l’école secondaire de la petite ville de Castlegar, CB. Je venais de rentrer au Canada avec ma femme et nos quatre enfants, après six ans d’université en Utah. Être à Castlegar ne faisait vraiment pas partie de mon plan de carrière. L’église la plus proche, la branche de Trail, se trouvait à 32 km; de plus, ayant étudié pour enseigner à l’université, je n’avais vraiment pas hâte d’enseigner à l’école secondaire de premier cycle.

Nadine se démarquait de tous les étudiants que j’ai vus ce jour-là. C’était comme si l’Esprit me murmurait : “C’est une jeune fille de choix”. Un éclat indéfinissable, une sorte de rayonnement émanait d’elle. J’en ai parlé à ma femme ce soir-là, et elle m’a suggéré de lui parler de l’Église. Plus je connaissais Nadine, plus je savais qu’elle serait une membre merveilleuse. Nous avons prier pour elle dans nos prières familiales et nous l’avons recommandée lorsque des membres de l’Église cherchait une gardienne d’enfants.

Les mois ont passé sans réponse apparentes à nos prières. Puis un jour, lors de ma deuxième année comme enseignant à cette école, Nadine est entrée dans ma classe pour me dire que sa famille et elle allait partir en vacances en Utah. Elle m’a demandé de lui conseiller des lieux intéressants à voir. Ressentant que c’était la réponse à nos prières, j’ai sauté sur l’occasion. Quelques jours plus tard, ma femme et moi avons rendu visite à la famille de Nadine. Nous avons commencé à parler de l’Utah et avons fini en parlant de l’Église. Avant de partir, j’ai mentionné qu’il y avait deux jeunes femmes venant d’Utah en ville. Les sœurs missionnaires ont commencé à enseigner Nadine et sa famille peu de temps après.

Bien que ses parents n’aient pas continué à recevoir les discussions missionnaires, Nadine a pleinement accepté l’Évangile. Les membres de Castlegar et de Trail l’ont chaleureusement accueillie, et elle a bientôt assisté régulièrement aux réunions. À peu près au même moment, j’ai accepté un poste à l’université et nous avons déménagé sur l’Île de Vancouver. Nadine nous a écrit qu’elle voulait se faire baptiser mais que ses parents pensaient qu’elle devait attendre d’avoir dix-huit ans. Sa foi dans l’Évangile a tellement impressionné ses parents, qu’ils sont finalement revenus sur leur décision et lui ont permis de se faire baptiser à seize ans.

Après avoir fini le Secondaire, Nadine est partie à Vancouver pour faire des études d’infirmière. C’est là qu’elle a fait la connaissance de Warren, son futur époux, qui venait de rentrer d’une mission en Italie.

À cette époque, ma femme et moi avions six enfants, et voyager en couple était toujours difficile. En automne 1983, nous avons réussi à organiser un voyage de trois jours au temple de Seattle, à sept heures de route. Une semaine avant, Nadine nous a téléphoné, toute exitée, pour nous annoncer que son fiancé et elle allaient se marier. Elle s’est excusée de ne pas nous avoir prévenus avant et nous a demandé si nous pourrions être au temple le vendredi suivant. Elle a été surprise et ravie d’apprendre que nous avions déjà tout arrangé pour y être ce jour-là.

Au temple, j’ai été heureux qu’on me demande d’être l’un des deux témoins dans la sale de scellement. À la fin de la cérémonie, Nadine a pris ma femme et moi dans ses bras et nous a remerciés de lui avoir fait connaître l’Évangile. À travers nos propres larmes, nous lui avons assuré que nous avions été récompensés par la joie qu’elle avait apporté dans notre vie. Nous nous souviendrons tous les deux, durant toute l’éternité, de cette belle expérience vécue lors de leur mariage.

Bien qu’aller à Castlegar ne faisait pas partie de nos choix au départ, il ne fait aucun doute que notre séjour de deux ans était sur la voie directe que nous devions emprunter pour trouver l’une des filles précieuses de notre Père céleste.