L’histoire familiale : un aperçu du passé et du futur

Par Jeanette Earl du pieu de Lethbridge, Alberta

  • 15 Mars 2013

« Toute œuvre que vous accomplirez dans le temple occupera utilement votre temps, mais les ordonnances reçues par procuration pour l’un de vos ancêtres donneront au temps passé dans le temple un caractère plus sacré, et vous recevrez des bénédictions encore plus grandes. La Première Présidence a déclaré : « Notre responsabilité la plus importante est de rechercher et de trouver nos propres ancêtres » (lettre de la Première Présidence, le 29 février 2012). »

- Elder Richard G. Scott

Rechercher et consigner son histoire familiale peut apporter une grande joie. Apprendre des noms, des liens de parenté, découvrir les endroits ou les gens ont vécu et des détails sur leur vie, nous rapproche d’eux. Accomplir les ordonnances du temple pour des membres de sa famille scelle un lien qui va bien au-delà de la simple connaissance des noms et des dates. Ils deviennent de vrais frères et soeurs et on peut partager la joie qu’ils ressentent lorsqu’ils ont l’occasion d’entendre parler de l’Évangile de Jésus-Christ et de l’accepter. On peut aussi commencer à s’intéresser à leurs expériences, à être fier de leurs accomplissements, à se sentir redevables pour leurs sacrifices et à pleurer avec eux pour leurs chagrins et leurs pertes. Je ressens tout cela et davantage en recherchant mon héritage écossais et sens que ma vie en est grandement enrichie.

Un belle journée ensoleillée, j’appréciais la route jusqu’au temple de Cardston, ou j’allais faire une session de dotation (alliances faite avec Dieu) en faveur de Lily Wiseman, une parente de Strathaven, Avondale, Écosse. Il y avait tellement de noms qu’il était difficile pour moi de n’en choisir qu’un et de laisser les autres.

Sur le chemin, j’ai prié afin de ressentir l’Esprit et recevoir la confirmation que mon aïeule acceptait les alliances que je faisais en son nom. Je sentais que je manquais de temps pour faire l’oeuvre généalogique pour ma famille, mais j’avais l’impression que beaucoup de mes ancêtres attendaient encore que l’oeuvre soit accomplie pour eux. Malgré toutes les autres choses urgentes que j’avais à faire, j’ai décidé que ce jour-là, je les mettrais de côté et que je me concentrerais à ressentir l’esprit du temple. Durant la session pendant laquelle je recevais la dotation en faveur de Lily, j’ai ressenti de la paix.

Alors que je m’apprêtais à rentrer chez moi, je me suis souvenu de deux autres noms que j’avais emporté pour faire des ordonnances préliminaires : Elizabeth Clelland, my arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère, et Jessie Torrance, une des soeurs de l’oncle de ma mère, qui avait été très bonne avec ma grand-mère lorsque mon grand-père était décédé, la laissant seule avec trois jeunes enfants, dont ma mère de quatorze ans qui était l’aînée.

Je me sentais bien après avoir accompli l’ordonnance pour Elizabeth, mais je n’étais vraiment pas préparée pour ce que j’ai ressenti lorsque je tenais le nom de Jessie dans la main. Je ne pouvais retenir mes émotions et mes larmes et je me suis totalement laissée envahir par l’esprit puissant que je ressentais. J’imagine qu’elle me faisait savoir qu’elle acceptait l’ordonnance. J’avais enregistré son nom il y avait dix ans, lors d’un voyage en Écosse, mas je n’avais pas trouvé de date de décès pour présenter son nom au temple. J’étais désolée de n’avoir pas essayer davantage puisque, manifestement, elle attendait de recevoir les ordonnances du temple. Après cette expérience, je me suis sentie proche de Jessie et j’avais l’impression de la connaître intimement.

Alors que je rentrais chez moi en voiture, je réfléchissais à mon expérience au temple et j’ai pris conscience que j’avais complètement oublié que j’avais demandé de pouvoir ressentir l’Esprit et de recevoir une confirmation que l’oeuvre que j’accomplissais avait de l’importance pour quelqu’un. J’attendais simplement de sentir que c’était bien ou d’être en paix parce que j’étais là, et j’étais envahie par les sentiments puissants que j’avais ressentis; j’ai donc écrit le petit poème qui s’ensuit pour toujours me rappeler la joie que je ressens quand je fais mon histoire familiale.”

CONFIRMATION

Aujourd’hui
Dans ce lieu sacré
J’ai senti ton Esprit
Le mien toucher –

Pas avec légèreté
Pas avec douceur
Mais comme des eaux puissantes
Qui se précipitent

Je suis emportée
comme une feuille fragile
Dans le courant puissant.