Pâques est une saison de renouveau où nous réfléchissons sur ce que signifie être chrétien

Par Elder Terrence C. Smith, Soixante-dix d’inter-région, Centre du Nord de l’Amérique du Nord

  • 8 mars 2013

Le grand témoin et le constructeur de notre foi sont sa Résurrection, que nous célébrons cette saison de Pâques. C'est le point d’appui du christianisme. C'est ce qui distingue le Christ et le christianisme de toutes les autres religions et philosophies des hommes.

Comme il est écrit dans Matthieu, Jésus et ses disciples partirent vers le territoire de Césarée de Philippe où Jésus leur a demandés ce que d'autres disait qu'il était. Après leurs réponses, il leur a demandé peut-être la question la plus importante de leurs — ou bien, de notre — vie:

«…Qui dit-on que je suis, moi…? » Et «Simon Pierre répondit, Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant”» (Matthieu 16:15-16).

Et, qui est ce Jésus pour nous?

À Joseph Smith et aux autres, il a dit qu'il était l'Alpha et l'Oméga: le début et la fin (D&A 19:1), les bases même de notre existence toute entière. Il était au commencement avec le Père, (D&A 93:7) le Premier-Né de toute la création (Colossiens 1:15), et il sera là à la fin des temps; car il rencontrera chacun de nous individuellement où il n'y emploie aucun serviteur (2 Néphi 9:41).

Il est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jean 14:6). Il n'est pas venu simplement pour nous montrer le chemin, mais il a dit qu'il est le chemin. Nous ne devons pas seulement suivre ce chemin qu’Il a marqué, mais nous devons nous efforcer de devenir de plus en plus comme Il est. Comme Il le dit, « …quelles sorte d’hommes devriez-vous être? » et Il a répondu à sa propre question, « …tels que je suis » (3 Néphi 27:27).

Il est la Vérité. Nous arrivons à la vérité en prêtant « une attention diligente aux paroles de la vie éternelle » (D&A 84 :43). Faisons-nous un festin des paroles du Christ, ou faisons-nous plutôt un repas maigre et rare des écritures et des paroles des prophètes de nos jours? Nous ne pouvons être sauvés dans l'ignorance de la vérité éternelle (D&A 131:6). Sans cette vérité, nous ne pouvons être libres, (Jean 8:32) et Jésus est cette Parole qui a été faite chair (Jean 1:14).

Il est la Vie du monde. La lumière du Christ venant de lui donne la vie et la lumière à toute personne née sur cette terre. C’est Lui qui l'a créé, qui a mis sur elle la vie et qui donne la vie à tout (D&A 88:7-13).

Il est le Bon Berger (Jean 10:11). Il ne nous lâchera jamais. Il a dit qu'il laisserait les quatre-vingt-dix-neuf autres pour sortir dans le désert de nos vies pour nous chercher quand nous sommes perdus jusqu’à ce qu’il nous retrouve. Il nous dirigera près des eaux paisibles; Il restaurera notre âme (Psaumes 23:2-3).

Il est l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1:29). Comme l'agneau immolé dès la fondation du monde (Apocalypse 13:8) Jésus a offert son corps et son sang pour nous renforcer et pour nous sauver de tout péché et de toute tristesse. Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie (Esaïe 53:7) Il a accepté d’être brisé comme le pain que nous prenons chaque jour de Sabbat. Et de ses meurtrissures et de ses plaies, son sang s’est répandu comme l'eau que nous buvons de cette même table, afin que nous puissions être nourris et rafraîchis sans argent et sans rien payer (2 Néphi 9:50).

Il est le Chef et le Consommateur de notre foi (Hébreux 12:2). Son expiation nous fournit d’abord les moyens d’avoir la foi et l’espérance en lui, afin que nous puissions nous repentir et accomplir les œuvres que nous devons faire (Alma 34:15). Il est donc au commencement de notre foi, mais il la finit également—cette œuvre qu’il commence et soutient en nous donnant sa grâce, après tout ce que nous pouvons faire (2 Néphi 25:23).

Il est aussi notre Sauveur, notre Seigneur, notre Rédempteur, l’Oint de Dieu—le Christ ou le Messie. Il est aussi le Soleil Levant, le Pasteur et Gardien de nos âmes. Il est notre seul Médiateur, notre Avocat auprès du Père, le Conseiller Admirable, le Dieu puissant, le Père éternel, le Prince de la paix, le Plus Saint de tous, le Lionceau de Juda, le Saint d’Israël, le Puissant de Jacob, le Fils de l’homme, l`Etoile brillante du matin, l’Homme de douleur, et le Petit et Divin Enfant de Bethléem.

Mais enfin, qui est-il vraiment pour nous? À Pâques nous essayons de nous pencher plus profondément sur ce que signifie être un disciple de Jésus-Christ. Que croyons-nous à son sujet? Est-il au cœur de notre témoignage—le fondement de notre foi? Comment sommes-nous venus à Lui? De quelle manière avons-nous besoin de l’approcher davantage? Pourrions-nous approfondir la compréhension que nous avons de lui? Devons-nous changer notre manière d’agir ? Avons-nous besoin d’adoucir nos cœurs d’une manière ou d’une autre ?

Nous pouvons être connus par nos fruits. Que dit notre vie quotidienne au sujet de notre foi en lui ? Agissons-nous comme s’il était la pierre angulaire de nos vies ?

Le grand témoin et le constructeur de notre foi sont sa Résurrection, que nous célébrons cette saison de Pâques. C'est le point d’appui du christianisme. C'est ce qui distingue le Christ et le christianisme de toutes les autres religions et philosophies des hommes. Paul résume :

‘’Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l`égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ … Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.’’ (1 Corinthiens 15:14-15,20)

C'est la véritable signification de Pâques. C'est la base de notre espérance en la bonne nouvelle de l'Évangile. C'est c’est le fondement de notre foi—le Seigneur ressuscité à la droite du Père. Dans l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, nous prenons littéralement ce que beaucoup d'autres n’acceptent que dans une manière symbolique ou vague, comme une métaphore. Nous témoignons de la vie ressuscitée et incarnée de Jésus. Il a pris la peine d’aller convaincre ses disciples sur les deux continents de sa réalité corporelle. Il les a invités à venir toucher les marques dans ses mains, dans ses pieds et dans son côté.

‘’Saisis de frayeur et d`épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s`élèvent-elles dans vos cœurs? Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez: un esprit n`a ni chair ni os, comme vous voyez que j`ai. (Luc 24:37-39)

Il leur a rappelé qu'après son départ, ils devraient continuer à manger du pain et à boire du vin ou de l’eau pour les aider à se rappeler physiquement qu'il avait vraiment été là avec eux dans la chair et le sang. C'est l’une des façons autour de la Sainte Cène dans laquelle nous pouvons nous souvenir toujours de lui.

Puis-je ajouter humblement mon témoignage— le plus petit de tous — à la si grande nuée de témoins qui ont rendu leur témoignage bien avant moi. Il vit. Il est vraiment ressuscité, et il va revenir. Il nous connaît plus intimement que nous le croyons et il nous aime avec une tendre gentillesse, bien plus que nous ne pouvons imaginer. Il est notre meilleur ami dans tout ce qui est bon pour nous. Tout ce qu’il désire, c’est que nous venions à lui, que nous suivions ses commandements en nous refusant toute impiété dans nos vies, prenant ainsi son joug sur nous (Moroni 10:32-33; Matthieu 11:29). C'est un joug—mais un fardeau beaucoup moins lourd que le poids de nos péchés impénitents, nos omissions rationalisées et nos résolutions différées que nous portons dans notre vie actuelle.

En douceur, acceptons son sacrifice pour nous, comme il nous a déjà acceptés (Romains 5:8). Puissions-nous nous aimer les uns les autres et ainsi lui montrer notre foi et notre amour. Puissions-nous nous rapprocher de lui au cours de cette saison de Pâques avec humilité, reconnaissance et gratitude pour son Expiation pour nous tous.