Un appel à la génération montante

Brent H. Nielson

Des soixante-dix


Il n’y a pas d’appel plus grand que de faire « de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».

Vers la fin de son ministère terrestre, le Sauveur est apparu ressuscité à ses apôtres. Le commandement qu’il leur a donné est le même appel qu’il vous lance aujour-d’hui à vous, la génération montante : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28:19).

Le 6 avril 1974, l’Église a soutenu un nouveau prophète en la personne de Spencer W. Kimball. Le même jour j’ai reçu mon appel pour faire une mission à plein temps en Finlande. À l’époque, je ne savais pas que le président Kimball venait d’adresser un discours historique aux Autorités Générales et aux représentants régionaux de l’Église cette semaine-là. J’ai appris plus tard que, dans ce discours, le président Kimball avait exposé sa vision prophétique de la manière dont nous, l’Église, allions accomplir le commandement du Sauveur de « faire de toutes les nations des disciples ». Dans son discours, le président Kimball a invité tous les membres de l’Église à allonger la foulée et à élargir leur vision. Il a demandé à tous les jeunes hommes dignes de se préparer à faire une mission à plein temps honorable. Il a recommandé aux membres de tous pays de se préparer à fournir leurs propres missionnaires et il a appelé des hommes capables à aider les douze apôtres à se déployer dans le monde et à « ouvrir les portes de chaque nation » (Voir « Quand le monde sera converti », L’Étoile, septembre 1984, p.3-4).

Le président Kimball a également dit dans son discours de 1974 qu’il y avait 3 300 000 membres de l’Église, 18 600 missionnaires à plein temps et 633 pieux. Il nous a demandé de faire mieux, de changer notre vision et de viser plus haut (voir « Quand le monde sera converti », L’Étoile, septembre 1984, p. 3).

En réponse à cette demande, nous, les membres de l’Église, avons commencé à prier régulièrement dans nos familles, dans les réunions de Sainte-Cène et dans nos conférences de pieu, pour que le cœur des dirigeants des nations s’adoucisse et que les portes s’ouvrent à nos missionnaires. Les membres ont commencé à voir plus clairement leur responsabilité de proclamer l’Évangile. Nos jeunes gens ont répondu à l’appel et une grande armée de missionnaires s’est rassemblée. Nous avons vu la vision du président Kimball commencer à s’accomplir.

Pendant que je faisais ma mission en Finlande, j’ai appris que sœur Mahoney, la femme du président de mission, était native de Finlande. Elle avait grandi dans la partie orientale de la Finlande dans une ville qui s’appelait Viipuri. Lorsque la guerre a commencé à ravager la Finlande et d’autres pays durant la Seconde Guerre mondiale, sa famille et elle sont partis de chez eux et Viipuri a été intégrée à l’union soviétique et renommée Vyborg. Lors de nos conférences de zone, sœur Mahoney nous parlait des personnes qui étaient restées à Viipuri et de son désir que l’Évangile leur soit apporté. Après l’exhortation du président Kimball, nous nous sommes assemblés en prière pour que le cœur des dirigeants de ce pays s’adoucissent afin que l’Évangile soit prêché en Union soviétique par nos missionnaires.

Nous allions jusqu’à la frontière entre la Finlande et l’Union soviétique et nous voyions les miradors et les clôtures et nous nous demandions qui seraient ces jeunes gens et jeunes filles courageux et quand ils franchiraient cette frontière pour apporter l’Évangile à ce peuple. Je dois admettre qu’à l’époque cela semblait impossible.

Il y a trois ans, notre fils Eric a reçu son appel pour la mission de Saint-Pétersbourg, en Russie. Dans la première lettre qu’il nous a envoyée, il a écrit en substance : «Chers Maman et Papa, j’ai été affecté à ma première ville en Russie. Papa, tu en as peut-être déjà entendu parler. Elle s’appelle Vyborg, mais avant c’était une ville finlandaise qui s’appelait Viipuri. »

J’ai eu les larmes aux yeux lorsque j’ai compris qu’Eric se trouvait dans la ville même pour laquelle nous avions prié trente-deux ans plus tôt. Il y a trouvé une église et une branche de saints fidèles. Il vivait et œuvrait dans un lieu où il m’avait semblé impossible d’entrer lorsque j’étais jeune.

Je ne me rendais pas compte, il y a tant d’années, lorsque nous priions pour que les frontières s’ouvrent et que les missionnaires y aillent que je priais pour notre fils. Chose plus importante encore pour vous, la génération montante, notre fils Eric ne se rendait pas compte que ses collègues et lui étaient la réponse aux prières faites par des milliers de saints fidèles bien des années auparavant. Vous, la génération montante, vous êtes l’accomplissement de cette prophétie selon laquelle, à notre époque, « la vérité de Dieu ira de l’avant avec hardiesse, avec noblesse et en toute indépendance, jusqu’à ce qu’elle ait pénétré dans tous les continents, visité toutes les contrées, balayé tous les pays et résonné dans toutes les oreilles, jusqu’à ce que les desseins de Dieu soient accomplis et que le grand Jéhovah dise que l’œuvre est accomplie » (Joseph Smith, History of the Church, 4:540).

Depuis l’instruction prophétique du président Kimball d’il y a trente-cinq ans, le nombre des membres de l’Église est passé à 13,5 millions. Il y a maintenant 52 000 missionnaires et plus de 2 800 pieux de Sion. Qui sont les ouvriers de la vigne qui ont aidé à réaliser cette œuvre merveilleuse et ce prodige ? Ce sont certainement les prophètes et les apôtres qui sont assis devant nous aujourd’hui. Ce sont aussi les merveilleux présidents de pieu et évêques qui ont servi si fidèlement. Mais ce sont aussi vos parents, les mères et les pères, les tantes et les oncles et les frères et sœurs qui sont assis à côté de vous, vous, la génération montante d’aujourd’hui. Cependant, le fait le plus important est que, dans nos efforts pour apporter l’Évangile à toutes les nations, nous n’avons fait qu’effleurer la surface.

Ainsi donc, le flambeau se transmet à une nouvelle génération. Par son prophète d’aujourd’hui, le président Monson, le Sauveur a réitéré cette invitation lorsqu’il a déclaré :

« Notre mot d’ordre a été lancé par notre Seigneur et Sauveur, qui se tient à la tête de la grande armée de missionnaires du monde entier. Après sa résurrection, il est apparu à ses onze disciples. Il aurait pu choisir de leur donner n’importe quel conseil, n’importe quelle déclaration, n’importe quel avertissement. Mais qu’a-t-il dit? C’est rapporté dans Matthieu 28:18-20. Il a dit ce qui suit : …

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

« Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » ”

Le président Monson poursuit :

« Quelle promesse ! Si nous acceptons cet appel sacré, cette autorité qui nous lie, ‘Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.’ Je ne peux imaginer de promesse plus grande » (« The Five M’s of Missionary Work », New Era, mars 2007, p.42).

Dans le Livre de Mormon, Jacob, qui cite Zénos, parle de notre tâche d’aujourd’hui, dans l’allégorie des oliviers franc et sauvage :

« C’est pourquoi, va, appelle les serviteurs, afin que nous travaillions diligemment de toutes nos forces dans la vigne, afin que nous préparions le chemin, afin que je puisse produire encore le fruit naturel, fruit naturel qui est plus précieux que tous les autres fruits.

« C’est pourquoi, allons, de toutes nos forces cette dernière fois, car voici, la fin approche et c’est la dernière fois que je taille ma vigne » (Jacob 5:61-62).

L’appel du Sauveur s’adresse à vous, la génération montante. Il demande des jeunes gens et des jeunes filles dignes, préparés et fidèles qui écouteront la voix du prophète, qui s’avanceront et diront, comme le Sauveur l’a lui-même dit : « Me voici, envoie-moi» (Abraham 3:27). Le besoin n’a jamais été aussi grand. Le champ n’a jamais été aussi blanc. Vous êtes appelés à aller « cette dernière fois » (Jacob 5:62). Il n’y a pas d’œuvre plus grande, ni d’appel plus grand que de faire de « toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthew 28:19).

Je déclare solennellement et je témoigne que les cieux sont ouverts, que Dieu a non seulement parlé mais qu’il parle aujourd’hui. Son Fils Jésus-Christ vit et il vous invite, comme il a invité ses apôtres d’autrefois, Pierre et André, en disant : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Matthieu 4 :19) Puissiez-vous répondre comme ils l’ont fait, en laissant vos filets immédiatement et en le suivant.

Je prie pour que vous, la génération montante, défendiez la vérité et la justice et compreniez votre appel sacré d’aller et de faire des nations les disciples du Christ, au nom de Jésus-Christ. Amen.