Chercher à connaître Dieu, notre Père céleste, et son Fils, Jésus-Christ

Robert D. Hales

du Collège des douze apôtres


La lumière de la foi est en vous, attendant d’être éveillée et intensifiée par l’Esprit de Dieu.

Mes frères et sœurs, je suis reconnaissant des témoignages de Dieu, notre Père céleste, et de son Fils, Jésus-Christ, rendus par des prophètes vivants durant cette conférence et des enseignements du Saint-Esprit.

Comme cela a été prophétisé, nous vivons à une époque où les ténèbres du laïcisme s’épaississent autour de nous. La croyance en Dieu est largement mise en doute et même attaquée au nom de causes politiques, sociales et même religieuses. L’athéisme, la doctrine qu’il n’y a pas de Dieu, se répand rapidement dans le monde.

Malgré cela, en tant que membres de l’Église rétablie de Jésus-Christ, nous déclarons que « nous croyons en Dieu, le Père éternel, et en son Fils, Jésus-Christ, et au Saint-Esprit1 ».

Certains se demandent pourquoi la croyance en Dieu est si importante. Pourquoi le Sauveur a-t-il dit : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ2. » ?

Sans Dieu, la vie se terminerait au tombeau et notre vie sur la terre n’aurait aucun but. La croissance et la progression seraient temporaires, les réalisations sans valeur, les difficultés sans aucun sens. Il n’y aurait pas de bien ni de mal ultimes et pas de responsabilité morale de prendre soin les uns des autres en tant qu’enfants du même Dieu. En fait, sans Dieu, il n’y aurait pas de vie mortelle ni éternelle.

Si vous, ou quelqu’un que vous aimez, cherchez un but dans la vie ou une conviction plus profonde de la présence de Dieu dans votre vie, je vous propose, en ami, mon témoignage qu’il vit !

Certains pourront demander : Comment puis-je le savoir par moi-même ? En tant que membres fidèles de l’Église, nous savons qu’il vit parce que nous croyons les témoignages de ses prophètes d’autrefois et actuels et parce que nous avons senti l’Esprit de Dieu confirmer que les témoignages de ces prophètes sont vrais.

Leurs témoignages, contenus dans les saintes Écritures, nous apprennent que Dieu « a créé l’homme, homme et femme, qu’il les a créés à son image, selon sa ressemblance3 ». Certaines personnes peuvent être surprises d’apprendre que nous ressemblons à Dieu. Un grand érudit religieux a même enseigné qu’imaginer Dieu sous la forme d’un homme c’est créer une image taillée et c’est idolâtre et blasphémateur4. Mais Dieu lui-même a dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance5. »

L’utilisation du mot notre dans cette Écriture nous enseigne aussi la relation qui existe entre le Père et le Fils. Dieu a aussi enseigné : « J’ai créé ces choses par mon Fils unique6. » Le Père et le Fils sont des personnes distinctes, comme le sont tout père et son fils. Cela peut être une des raisons pour lesquelles le nom de Dieu en hébreu, Élohim, n’est pas singulier, mais pluriel.

Le Nouveau Testament nous ap-prend que notre Père céleste et son Fils, Jésus-Christ, ont une présence physique. Ils se tiennent en un seul lieu à un moment donné, comme en a témoigné Étienne, disciple du Nouveau Testament : « Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu7. »

Nous savons aussi que le Père et le Fils ont chacun une voix. Comme nous pouvons le lire dans la Genèse et dans le livre de Moïse, Adam et Ève « entendirent la voix de l’Éternel Dieu, [tandis qu’ils parcouraient] le jardin vers le soir8 ».

Nous savons que le Père et le Fils ont chacun un visage, qu’ils peuvent se tenir devant quelqu’un et qu’ils parlent. Le prophète Hénoc a déclaré : « Et je vis le Seigneur ; il se tint devant ma face et parla avec moi, comme un homme parle avec un autre, face à face9. »

Nous savons que Dieu et son Fils ont chacun un corps qui ressemble en tout au nôtre. Dans le livre d’Éther dans le Livre de Mormon, nous lisons : « Et le voile fut ôté des yeux du frère de Jared, et il vit le doigt du Seigneur ; et il était comme un doigt d’homme, semblable à la chair et au sang10. » Par la suite, le Seigneur s’est entièrement révélé à lui : « Voici, ce corps, que tu vois maintenant, est le corps de mon esprit ; et… j’apparaîtrai à mon peuple dans la chair11. »

Nous savons que le Père et le Fils ont des sentiments pour nous. Dans le livre de Moïse nous pouvons lire : « Et il arriva que le Dieu du ciel posa les yeux sur le reste du peuple, et il pleura12. »

Et nous savons que Dieu et son Fils Jésus-Christ sont des êtres immortels, glorifiés et rendus parfaits. Au sujet du Sauveur Jésus-Christ, Joseph Smith, le prophète, a dit : « Ses yeux étaient comme une flamme de feu, ses cheveux étaient blancs comme la neige immaculée, son visage était plus brillant que l’éclat du soleil et sa voix était comme le bruit du déferlement des grandes eaux13. »

Aucun témoignage n’a plus d’importance pour nous à notre époque que celui de Joseph Smith. Il a été le prophète choisi pour rétablir l’ancienne Église du Christ à notre époque, la dernière fois que l’Évangile serait sur la terre avant le retour de Jésus-Christ. Comme tous les prophètes qui ont ouvert l’œuvre de Dieu dans leur dispensation, Joseph a eu des expériences prophétiques particulièrement claires et puissantes pour préparer le monde à la seconde venue du Sauveur.

Alors qu’il avait quatorze ans, il cherchait à savoir à quelle Église il devait se joindre. Puis, après avoir médité à ce sujet, il a pris la Bible où il a lu :

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement… et elle lui sera donnée.

« Mais qu’il la demande avec foi, sans douter14. »

Croyant ces paroles prophétiques, avec une foi d’enfant, sans douter, Joseph est allé dans un bosquet près de chez lui et s’y est agenouillé pour prier. Il a raconté par la suite :

« Je vis, exactement au-dessus de ma tête, une colonne de lumière…

« Quand la lumière se posa sur moi, je vis deux Personnages dont l’éclat et la gloire défient toute description, et qui se tenaient au-dessus de moi dans les airs15. »

En regardant ces deux personnages, même Joseph ne pouvait pas savoir qui ils étaient, car il n’avait pas encore été témoin et n’avait pas la connaissance de la vraie nature de Dieu et du Christ. Mais il a écrit ensuite : « L’un d’eux me parla, m’appelant par mon nom, et dit, en me montrant l’autre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le16 ! »

Après cette expérience remarquable et d’autres, le prophète Joseph a témoigné : « Le Père a un corps de chair et d’os aussi tangible que celui de l’homme, le Fils aussi17. »

Des prophètes de toutes les époques ont rendu des témoignages comme celui-là, et continuent de le faire à cette conférence même. Mais chacun de nous a son libre arbitre. Comme le déclare le onzième article de foi : « Nous affirmons avoir le droit d’adorer le Dieu Tout-Puissant selon les inspirations de notre conscience et reconnaissons le même droit à tous les hommes : qu’ils adorent comme ils veulent, où ils veulent ou ce qu’ils veulent18. »

En matière de croyance personnelle, comment savons-nous ce qui est réellement vrai ?

Je témoigne que nous pouvons savoir la vérité au sujet de Dieu par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit, troisième membre de la Divinité, est un personnage d’esprit. Sa tâche est de rendre témoignage de Dieu19 et de nous enseigner toutes choses20.

Nous devons toutefois veiller à ne pas restreindre son influence. Lorsque nous n’agissons pas bien ou lorsque nous sommes dominés par le scepticisme, le cynisme, la critique et l’irrévérence envers les gens et leurs croyances, l’Esprit ne peut pas être avec nous. Nous agissons alors comme ce que les prophètes appellent l’homme animal ou naturel.

« Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge21. » Cet « homme naturel est ennemi de Dieu… et le sera pour toujours et à jamais, à moins qu’il ne se rende aux persuasions de l’Esprit-Saint… et ne devienne semblable à un enfant, soumis, doux, humble, patient [et] plein d’amour22 ».

Si nous ne nous rendons pas à la douce influence du Saint-Esprit, nous sommes en danger de devenir comme Korihor, antéchrist du Livre de Mormon. Non seulement Korihor ne croyait pas en Dieu, mais il tournait aussi en dérision le Sauveur, l’Expiation et l’esprit de prophétie, enseignant faussement qu’il n’y a ni Dieu ni Christ23.

Korihor ne se contentait pas de rejeter Dieu et de poursuivre discrètement son chemin. Il se moquait des croyants et il exigea que le prophète Alma le convainque par un signe de l’existence et du pouvoir de Dieu. La réponse d’Alma s’applique autant aujourd’hui qu’à l’époque : « Tu as eu assez de signes ; tenteras-tu ton Dieu ? Diras-tu : Montre-moi un signe, alors que tu as le témoignage de tous ceux-ci, qui sont tes frères, et aussi de tous les saints prophètes ? Les Écritures sont placées devant toi, oui, et tout montre qu’il y a un Dieu ; oui, la terre et tout ce qui se trouve sur sa surface, oui, et son mouvement, oui, et aussi toutes les planètes qui se meuvent dans leur ordre régulier témoignent qu’il y a un Créateur suprême24. »

Korihor finit par recevoir un signe. Il fut frappé de mutisme. « Et Korihor avança la main et écrivit, disant : … Je sais qu’il n’y avait que le pouvoir de Dieu qui pouvait faire tomber cela sur moi ; oui, et j’ai toujours su qu’il y avait un Dieu25. »

Mes frères et sœurs, vous savez déjà peut-être, au fond de votre âme, que Dieu vit. Vous ne savez peut-être pas encore tout sur lui et vous ne comprenez pas ses voies, mais la lumière de la foi est en vous, attendant d’être éveillée et intensifiée par lde Dieu et par la Lumière du Christ que vous avez reçue à la naissance.

Alors venez. Croyez aux témoignages des prophètes. Apprenez qui sont Dieu et le Christ. La manière de le faire est clairement enseignée par les prophètes d’autrefois et d’aujourd’hui.

Cultivez le désir diligent de savoir que Dieu vit.

Ce désir nous conduit à méditer sur les choses des cieux, à laisser les preuves de Dieu qui nous entourent toucher notre cœur.

Le cœur adouci, nous sommes prêts à répondre à l’appel du Sauveur de sonder les Écritures26 et de nous laisser humblement instruire par elles.

Nous sommes alors prêts à demander à notre Père céleste sincèrement, au nom de notre Sauveur, Jésus-Christ, si les choses que nous avons apprises sont vraies. La plupart d’entre nous ne verront pas Dieu comme les prophètes, mais les murmures doux et légers de l’Esprit, les pensées et les sentiments que le Saint-Esprit met dans notre esprit et notre cœur, nous donneront la connaissance indéniable qu’il vit et qu’il nous aime.

L’obtention de cette connaissance est la quête ultime de tous les enfants de Dieu sur la terre. Si vous ne vous rappelez pas avoir cru en Dieu, ou si vous avez cessé de croire, ou si vous croyez mais sans réelle conviction, je vous invite à rechercher maintenant le témoignage de Dieu. N’ayez pas peur des moqueries. La force et la paix que procure la connaissance de Dieu, et la compagnie consolatrice de son Esprit feront que vos efforts en vaudront éternellement la peine.

De plus, avec votre témoignage de Dieu, vous pourrez être une bénédiction pour votre famille, votre postérité, vos amis, vous-même et tous les gens que vous aimez. Votre connaissance personnelle de Dieu non seulement est le plus grand don que vous ferez jamais, mais elle vous apportera la plus grande joie que vous aurez jamais.

En ma qualité de témoin spécial du Fils unique de notre Père céleste aimant, de Jésus-Christ, je témoigne que Dieu vit. Je sais qu’il vit. Je vous promets que, si vous et vos êtres chers le cherchez en toute humilité, sincérité et diligence, vous le saurez aussi avec certitude. Votre témoignage viendra. Et votre famille et vous aurez pour toujours les bénédictions de la connaissance de Dieu. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Montrer les références

  1.  

    1. 1er article de foi.

  2.  

    2. Jean 17:3 ; italiques ajoutés.

  3.  

    3. D&A 20:18 ; voir aussi Genèse 1:27 ; Moïse 2:27.

  4.  

    4. Voir Krister Stendahl, « To Speak About God », Harvard Divinity Bulletin, vol. 36, n° 2, printemps 2008, p. 8-9.

  5.  

    5. Genèse 1:26 ; Moïse 2:26 ; italiques ajoutés.

  6.  

    6. Moïse 2:1.

  7.  

    7. Actes 7:56.

  8.  

    8. Moïse 4:14 ; voir aussi Genèse 3:8.

  9.  

    9. Moïse 7:4.

  10.  

    10. Éther 3:6.

  11.  

    11. Éther 3:16.

  12.  

    12. Moïse 7:28.

  13.  

    13. D&A 110:3.

  14.  

    14. Jacques 1:5-6.

  15.  

    15. Joseph Smith, Histoire 1:16-17.

  16.  

    16. JS, H 1:17.

  17.  

    17. D&A 130:22.

  18.  

    18. 11e article de foi ; italiques ajoutés.

  19.  

    19. Voir Jean 15:26.

  20.  

    20. Voir Jean 14:26.

  21.  

    21. 1 Corinthiens 2:14.

  22.  

    22. Mosiah 3:19.

  23.  

    23. Voir Alma 30.

  24.  

    24. Alma 30:44.

  25.  

    25. Alma 30:52.

  26.  

    26. Voir Jean 5:39.