Faire ce qu’il faut au bon moment, sans tarder

José L. Alonso

Des soixante-dix


Le Sauveur… nous donna un grand exemple pour ce qui est de ne pas attendre pour soulager les personnes qui ont perdu le sens du bonheur et de la joie.

À notre époque, beaucoup de gens vivent dans la tristesse et dans une grande confusion. Ils ne trouvent pas de réponses à leurs questions et ne parviennent pas répondre à leurs besoins. Certains ont perdu le sens du bonheur et de la joie. Les prophètes ont déclaré que le vrai bonheur s’obtient en suivant l’exemple et les enseignements du Christ. Il est notre Sauveur, notre instructeur et l’exemple parfait.

Sa vie a été une vie de service. Quand nous servons notre prochain, nous aidons les personnes qui sont dans le besoin. Ce faisant nous pouvons trouver des solutions à nos propres difficultés. En suivant l’exemple du Sauveur, nous montrons notre amour pour notre Père céleste et son Fils, Jésus-Christ, et nous devenons davantage semblables à eux.

Le roi Benjamin a parlé de la valeur du service en disant que, lorsque nous sommes au service de nos semblables, nous sommes simplement au service de notre Dieu1. Tout le monde a des occasions de rendre service et de faire preuve d’amour.

Le président Monson nous a demandé d’aller au secours des autres et de les servir. Il a déclaré : « Nous découvrirons que ceux que nous servons, qui, par nos efforts, ont senti le toucher du Maître, ne peuvent expliquer le changement qui s’est opéré dans leur vie. Ils ont le désir de servir fidèlement, de marcher humblement et de suivre davantage le modèle du Sauveur. Ayant reçu le don de vision spirituelle et entrevu les promesses de l’éternité, ils disent, comme l’aveugle à qui Jésus a rendu la vue : ‘Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois2.’ »

Chaque jour nous avons l’occasion d’aider et de servir, de faire ce qui est bien, au bon moment, sans tarder. Songez aux nombreuses personnes qui ont des difficultés à trouver un travail ou qui sont malades, qui se sentent seules ou même qui pensent avoir tout perdu. Que pouvez-vous faire pour aider ? Imaginez qu’un voisin, coincé sous la pluie avec sa voiture en panne, vous appelle et vous demande de l’aide. Qu’elle est la bonne chose à faire pour lui ? Quel est le bon moment pour le faire ?

Je me souviens d’une fois où nous sommes allés en famille à Mexico pour acheter des vêtements pour nos deux enfants. Ils étaient très jeunes. Notre fils aîné venait d’avoir deux ans, et le plus jeune était âgé d’un an. La rue était bondée. Pendant que nous faisions nos achats, tenant nos enfants par la main, nous nous sommes arrêtés un moment pour regarder quelque chose et, sans nous en rendre compte, nous avons perdu notre fils aîné ! Nous ne savions pas comment, mais il n’était pas avec nous. Sans attendre, nous avons commencé à courir pour le trouver. Nous l’avons cherché et appelé avec une grande angoisse, pensant que nous l’avions peut-être perdu pour toujours. En pensées nous suppliions notre Père céleste de nous aider à le trouver.

Au bout d’un petit moment, nous l’avons trouvé. Il était là, regardant innocemment des jouets derrière une vitrine. Ma femme et moi l’avons pris dans nos bras et l’avons embrassé, et nous nous sommes engagés à surveiller diligemment nos enfants pour ne plus jamais les perdre. Nous avons appris que, pour aller au secours de notre fils, nous n’avons pas eu besoin de réunions de planification. Nous avons simplement agi. Nous sommes partis à la recherche de celui qui était perdu. Nous avons aussi appris que notre fils ne s’est même pas rendu compte qu’il était perdu.

Frères et sœurs, il y a peut-être beaucoup de gens que nous avons perdus de vue, pour une raison ou une autre, et qui ne savent pas qu’ils sont perdus. Si nous tardons, il se peut que nous les perdions pour toujours.

Pour beaucoup de personnes qui ont besoin de notre aide, il n’est pas nécessaire de créer de nouveaux programmes ou de prendre des mesures compliquées ou coûteuses. Elles ont simplement besoin de notre détermination à servir, à faire ce qu’il faut au bon moment, sans tarder.

Quand le Sauveur apparut au peuple du livre de Mormon, il nous donna un grand exemple pour ce qui est de ne pas attendre pour soulager les personnes qui ont perdu le sens du bonheur et de la joie. Après avoir instruit le peuple, il vit que celui-ci n’arrivait pas à comprendre toutes ses paroles. Il invita les gens à rentrer chez eux et à méditer sur ce qu’il leur avait dit. Il leur dit de prier le Père et de se préparer à revenir le lendemain, quand il viendrait de nouveau les instruire3.

Quand il cessa de parler, il regarda la multitude et la vit pleurer parce qu’elle souhaitait qu’il reste avec elle :

« Et il lui dit : Voici mes entrailles sont remplies de compassion envers vous.

« En avez-vous parmi vous qui sont malades ? Amenez-les ici. En avez-vous qui sont estropiés, ou aveugles, ou boiteux, ou mutilés, ou lépreux, ou qui sont desséchés, qui sont sourds, ou qui sont affligés de toute autre manière ? Amenez-les ici et je les guérirai, car j’ai compassion de vous ; mes entrailles sont remplies de miséricorde4. »

Et ils lui apportèrent leurs malades et il les guérit. La multitude se prosterna à ses pieds, l’adora et lui baisa les pieds, de telle sorte qu’elle lui baigna les pieds de ses larmes. Puis il lui commanda de lui amener ses petits enfants et il les bénit un par un5. C’est l’exemple que le Sauveur nous a donné. Son amour est pour tous, mais il ne perd jamais de vue la personne, l’individu.

Je sais que notre Père céleste est aimant, compréhensif et patient. Son Fils, Jésus-Christ, nous aime de la même façon. Ils nous apportent de l’aide par l’intermédiaire de leurs prophètes. J’ai appris qu’il y a une grande sécurité à suivre les prophètes. « Le sauvetage » est toujours en cours. Le président Monson a dit : « Le Seigneur veut que nous pensions. « Il veut que nous agissions, que nous fassions des efforts, que nous témoignions, que nous nous consacrions6. »

Nous avons une responsabilité et une grande occasion nous est donnée. Il y a beaucoup de personnes qui ont besoin de goûter de nouveau à la douce saveur de la joie et du bonheur que nous ressentons lorsque nous sommes pratiquants dans l’Église. C’est en recevant les ordonnances, en contractant des alliances sacrées et en les respectant que nous trouvons ce bonheur. Le Seigneur a besoin que nous aidions ces personnes. Faisons ce qui est bien au bon moment, sans tarder.

Je témoigne que Dieu vit et qu’il est notre Père. Jésus-Christ vit et il a donné sa vie pour que nous puissions retourner en présence de notre Père céleste. Je sais qu’il est notre Sauveur. Je sais que leur infinie bonté se manifeste continuellement. Je témoigne que Thomas S. Monson est leur prophète et que cette Église est la seule Église vraie sur la surface de la terre. Je sais que Joseph Smith est le prophète du Rétablissement. Je témoigne que le Livre de Mormon est la parole de Dieu. Il nous donne une direction et des exemples à suivre pour que nous ressemblions davantage à Dieu et à son Fils bien-aimé. Je le déclare, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Montrer les références

  1.  

    1.  Mosiah 2:17.

  2.  

    2. Thomas S. Monson, « Le sauvetage », Le Liahona, juillet 2001, p. 57, 58.

  3.  

    3. Voir 3 Néphi 17:1-3.

  4.  

    4.  3 Néphi 17:6-7 ; voir aussi le verset 5.

  5.  

    5. Voir 3 Néphi 17:9-12, 21.

  6.  

    6. Thomas S. Monson, Le Liahona, juillet 2001, p. 58.