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Avril 2013 | Votre merveilleux voyage de retour

Votre merveilleux voyage de retour

En utilisant joyeusement la carte que votre Père aimant vous a fournie pour votre voyage, vous serez guidées dans des lieux saints et vous élèverez votre potentiel céleste.

Nous avons ce soir l’honneur de la présence du président Monson, notre prophète bien-aimé. Frère, nous prions toujours pour vous.

Mes chères sœurs, merci pour votre musique et vos paroles. Elles étaient inspirantes et tout à fait en rapport avec Pâques, la période sacrée que nous célébrons cette semaine.

C’est une joie que d’être avec vous, précieuses jeunes sœurs, ainsi qu’avec vos mères et vos remarquables dirigeantes. Vous avez un esprit radieux et un sourire contagieux. Le Seigneur se soucie vraiment de vous et vous observe avec amour du haut des cieux.

J’ai grandi à Zwickau, dans l’ex-Allemagne de l’Est. Quand j’avais onze ans, mon père, dissident politique, était de plus en plus surveillé et mes parents ont estimé que le seul choix sûr pour notre famille était de nous enfuir en Allemagne de l’Ouest. Il a été décidé que le meilleur plan serait de partir à différents moments, de prendre différentes routes vers l’Ouest et de laisser tous nos biens derrière nous.

Comme mon père était celui qui courait le plus de risques, il a pris le chemin le plus rapide, par Berlin. Mes grands frères ont pris la direction du nord et chacun est passé à l’Ouest par ses propres moyens. Ma sœur, qui devait avoir le même âge que beaucoup d’entre vous aujourd’hui, a pris un train qui passait brièvement en Allemagne de l’Ouest avec Helga Fassmann, son instructrice des Jeunes Filles et d’autres personnes. Elles ont payé un employé pour leur déverrouiller l’une des portes et, une fois que le train a eu dépassé la frontière de l’Allemagne de l’Ouest, elles ont sauté du train en marche, vers la liberté. Comme j’admirais ma sœur pour son courage.

J’étais le cadet et ma mère avait décidé qu’elle et moi traverserions à pied une chaîne de montagnes séparant les deux pays. Je me souviens qu’elle a emballé un casse-croûte comme si nous allions faire une randonnée ou un pique-nique dans les montagnes.

Nous avons pris un train aussi loin que possible, puis nous avons marché de longues heures, nous rapprochant de plus en plus de la frontière de l’Allemagne de l’Ouest. Les frontières étaient strictement contrôlées, mais nous avions une carte et nous savions à quelle heure et à quel endroit nous pourrions peut-être passer en toute sécurité. Je sentais l’anxiété de ma mère. Elle observait intensément la région pour voir si nous étions suivis. À chaque pas, ses jambes et ses genoux semblaient faiblir. Tandis que nous escaladions une dernière colline qui n’en finissait pas, je l’ai aidée à porter son lourd sac rempli de nourriture, de documents importants et de photos de famille. Elle pensait certainement que nous avions franchi la frontière maintenant. Quand elle s’est enfin sentie à l’abri, nous nous sommes assis et avons pique-niqué. Je suis sûr que pour la première fois de la journée elle respirait plus à l’aise.

Ce n’est qu’alors que nous avons remarqué le panneau de la frontière. Il était encore loin devant nous ! Nous pique-niquions du mauvais côté de la frontière. Nous étions toujours en Allemagne de l’Est !

Les gardes-frontières pouvaient surgir d’un moment à l’autre !

Ma mère a frénétiquement rangé notre déjeuner et nous avons monté la côte aussi vite que nous le pouvions. Cette fois, nous n’avons pas osé nous arrêter tant que nous n’étions pas sûrs d’avoir atteint l’autre côté de la frontière.

Bien que chaque membre de notre famille ait pris une route séparée et connu des difficultés très différentes en chemin, nous sommes tous arrivés à bon port. Notre famille a enfin été réunie. Quel jour merveilleux cela a été !

Histoires de voyages

Je viens de vous raconter une expérience personnelle qui est pour moi un voyage très précieux. Maintenant, je peux regarder en arrière et prendre conscience de plusieurs « voyages » que j’ai faits au cours des années. Tous n’impliquaient pas de traverser des chaînes de montagnes ou des frontières politiques, mais certains de surmonter des épreuves ou de progresser spirituellement. Mais c’étaient tous des voyages. Je crois que chaque vie est une collection personnelle « d’histoires de voyages ».

Je suis certain que vous savez que chaque tradition culturelle est riche d’histoires de voyages. Par exemple, vous connaissez peut-être le voyage de Dorothy et de son chien, Toto, dans Le magicien d’Oz. Dorothy et Toto sont pris dans une tornade et atterrissent au pays d’Oz. Là, Dorothy trouve la route de briques jaunes distincte qui marque le chemin d’un voyage qui la mènera finalement chez elle.

Il y a aussi Ebenezer Scrooge, le personnage de Charles Dickens, dont le voyage ne l’emmène pas d’un endroit à l’autre mais d’une période à l’autre. C’est un voyage à l’intérieur de son cœur qui l’aide à comprendre pourquoi il est devenu comme il est et à voir ce qui lui arriverait s’il restait sur ce chemin d’égoïsme et d’ingratitude1.

L’un des grands romans classiques de la littérature chinoise est Le Pèlerinage vers l’Ouest. Écrit au seizième siècle, il raconte merveilleusement bien le pèlerinage plein d’aventures d’un moine qui, avec l’aide de quatre personnages amicaux, fait un voyage vers la sagesse.

Et, bien sûr, il y a Bilbo Sacquet, petit hobbit modeste qui aurait préféré de beaucoup rester chez lui et manger sa soupe. Mais quelqu’un frappe un jour à sa porte, et il répond à l’appel vers l’inconnu et part dans le monde avec un magicien et un groupe de nains pour accomplir une mission dangereuse mais d’importance capitale2.

Une histoire universelle

Est-ce que nous n’aimons pas ces histoires de voyages parce que nous imaginons que nous sommes les voyageurs ? Leurs succès et leurs échecs peuvent nous aider à retrouver notre chemin dans la vie. La vidéo que nous avons vue il y a quelques minutes raconte aussi une belle histoire de voyage. Peut-être ces histoires nous rappellent-elles aussi une histoire de voyage que nous devrions tous connaître, une histoire dans laquelle chacun de nous joue un rôle important.

Cette histoire commence il y a très longtemps, bien avant que la terre ne commence à tourner sur son orbite, bien avant que le soleil n’atteigne de ses bras enflammés la froideur de l’espace, bien avant que de grandes et petites créatures n’aient peuplé notre planète, vous viviez dans un endroit beau et lointain.

Nous n’avons pas beaucoup de détails sur la vie dans l’existence prémortelle, mais nous en connaissons certains. Notre Père céleste nous a révélé qui il est, qui nous sommes et ce que nous pouvons devenir.

Dans ce premier état, vous saviez avec certitude que Dieu existait parce que vous le voyiez et l’entendiez. Vous connaissiez Jésus-Christ, qui allait devenir l’Agneau de Dieu. Vous aviez foi en lui et vous saviez que votre destin n’était pas de rester dans la sécurité de votre foyer prémortel. Même si vous aimiez cette sphère éternelle, vous saviez que vous vouliez et deviez faire un voyage. Vous alliez quitter les bras de votre Père, traverser le voile de l’oubli, recevoir un corps mortel et apprendre et vivre des choses qui vous aideraient à progresser pour devenir plus semblables à votre Père céleste et retourner en sa présence.

Dans cet endroit sacré, entourés des gens que vous connaissiez et aimiez, la grande question que vous aviez sur les lèvres et dans le cœur devait être : « Retournerai-je saine et sauve dans mon foyer céleste ? »

Il y avait tant de choses qui ne dépendraient pas de vous. La vie dans la condition mortelle serait difficile parfois et la route, remplie d’embûches : la maladie, le chagrin, les accidents, les conflits.

Sans le souvenir de votre précédente existence, sans vous souvenir que vous aviez marché avec votre Père céleste, pourriez-vous toujours reconnaître sa voix parmi tous les bruits et distractions de la condition mortelle ?

Le voyage à venir semblait long et incertain, rempli de tant de risques.

Il n’allait pas être facile, mais vous saviez que chaque effort en vaudrait la peine.

Vous étiez donc au bord de l’éternité, regardant vers l’avenir avec un enthousiasme et un espoir inexprimables, et, j’imagine, aussi avec une certaine dose d’inquiétude et de peur.

À la fin, vous saviez que Dieu serait juste, que sa bonté triompherait. Vous aviez participé aux grands conseils des cieux et saviez que le Sauveur et Rédempteur, Jésus-Christ, fournirait un moyen pour que vous soyez purifiées du péché et sauvées de la mort physique. Vous aviez foi qu’à la fin, vous vous réjouiriez et joindriez votre voix à un chœur céleste pour chanter des louanges à son saint nom.

Alors, vous avez pris une grande inspiration…

Et fait un grand pas en avant…

Et vous voilà !

Vous vous êtes toutes embarquées dans votre merveilleux voyage pour retourner dans votre foyer céleste !

Votre carte

Maintenant que vous êtes ici-bas, il serait sage de vous demander comment se passe votre voyage. Êtes-vous sur la bonne route ? Devenez-vous la personne que vous deviez être et vouliez être ? Faites-vous des choix qui vous aideront à retourner auprès de votre Père céleste ?

Il ne vous a pas envoyées faire ce voyage pour que vous erriez sans but, seules. Il veut que reveniez auprès de lui. Il vous a donné des parents aimants et des dirigeants de l’Église fidèles, ainsi qu’une carte qui décrit le terrain et identifie les dangers ; cette carte vous montre où trouver la paix et le bonheur et vous aide à organiser votre voyage de retour.

À présent, où allez-vous trouver cette carte ?

  • Dans les Écritures sacrées.

  • Dans les paroles des prophètes et des apôtres.

  • Et dans la révélation personnelle qui vous parvient par l’intermédiaire du Saint-Esprit.

Cette carte est l’Évangile de Jésus-Christ, la bonne nouvelle et le chemin joyeux du disciple du Christ. Ce sont les commandements et l’exemple donnés par notre Avocat et Maître, qui connaît le chemin parce qu’il est le chemin3.

Bien sûr, le fait d’avoir une carte ne vous fera aucun bien si vous ne l’étudiez pas, si vous ne l’utilisez pas pour trouver votre chemin dans la vie. Je vous invite à faire de l’étude et de l’application de la parole de Dieu une haute priorité. Ouvrez votre cœur au Saint-Esprit pour qu’il puisse vous diriger tout au long de votre voyage de la vie.

Votre carte est remplie de messages encourageants et instructifs de votre Père céleste et de son Fils Jésus-Christ. Aujourd’hui, je vais vous donner trois de ces messages qui vous aideront à réussir le voyage de retour dans votre foyer céleste.

Le premier message : « Ne craignez pas, car moi, le Seigneur, je suis avec vous4. »

Vous n’êtes pas seules dans ce voyage. Votre Père céleste vous connaît. Même quand personne d’autre ne vous entend, lui vous entend. Quand vous vous réjouissez dans la justice, il se réjouit avec vous. Quand vous êtes cernées par les épreuves, il a de la peine avec vous.

L’intérêt de votre Père céleste pour vous ne dépend pas de votre richesse, de votre beauté, de votre santé ni de votre intelligence. Il ne vous voit pas tel que le monde vous voit ; il vous voit telles que vous êtes réellement. Il regarde à votre cœur5. Et il vous aime6 parce que vous êtes son enfant.

Chères sœurs, recherchez-le sérieusement et vous le trouverez7.

Je vous le promets, vous n’êtes pas seules.

Maintenant, prenez un moment et regardez les personnes qui vous entourent. Certaines sont vos dirigeantes, vos amies ou des membres de votre famille. D’autres sont peut-être des personnes que vous n’avez jamais vues. Quoi qu’il en soit, chaque personne qui vous entoure, dans cette réunion comme partout ailleurs, aujourd’hui comme n’importe quand, a été vaillante dans le monde prémortel. La personne d’apparence modeste et ordinaire à côté de vous a peut-être été une personne que vous aimiez et admiriez dans le monde des esprits. Vous avez peut-être été un tel exemple vous-même !

Vous pouvez être sûres d’une chose : chaque personne que vous voyez, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa morphologie ou son apparence, est de votre famille. La jeune fille que vous regardez a le même Père céleste que vous, et elle a quitté sa présence aimante tout comme vous, désireuse de venir sur terre et de vivre de manière à pouvoir un jour retourner auprès de lui.

Toutefois, elle peut se sentir seule, tout comme vous parfois. Elle peut même parfois oublier le but de son voyage. S’il vous plaît, rappelez-lui par vos paroles et vos actes qu’elle n’est pas seule. Nous sommes là pour nous aider les uns les autres.

La vie peut être difficile, et elle peut endurcir le cœur au point que certaines personnes semblent impossibles à atteindre. Certaines ont peut-être de la colère en elles. D’autres peuvent se moquer et railler les gens qui croient en un Dieu aimant. Mais réfléchissez à ceci : même si elles ne s’en souviennent pas, à un moment donné, elles ont, elles aussi, désiré ardemment retourner auprès de leur Père céleste.

Vous n’avez pas la responsabilité de convertir qui que ce soit. C’est le travail du Saint-Esprit. Votre responsabilité est de parler de vos croyances et de ne pas avoir peur. Soyez amicales envers tous, mais ne transigez jamais sur vos principes. Restez fidèles à vos convictions et à votre foi. Tenez-vous droites, parce que vous êtes une fille de Dieu et qu’il se tient à vos côtés !

Le deuxième message : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés8. »

Vous êtes-vous déjà demandé quelle langue nous parlions tous quand nous vivions en la présence de Dieu ? J’ai la forte impression que c’était l’allemand, mais je suppose qu’on ne peut pas en être sûr. Mais je sais que dans notre vie prémortelle nous avons appris directement du Père de notre esprit, une langue universelle, une langue qui a le pouvoir de surmonter les barrières émotionnelles, physiques et spirituelles.

Cette langue, c’est l’amour pur de Jésus-Christ.

C’est la langue la plus puissante au monde.

L’amour du Christ n’est pas un amour feint. Ce n’est pas l’amour d’une carte de vœux. Ce n’est pas le genre d’amour que l’on glorifie dans la musique ou les films à succès.

Cet amour entraîne un vrai changement de mentalité. Il peut percer la haine et dissoudre l’envie. Il peut guérir le ressentiment et éteindre le feu de l’amertume. Il peut faire des miracles.

Nous avons reçu nos « premières leçons9 » dans cette langue d’amour en tant qu’esprits, en la présence de Dieu, et ici-bas nous avons l’occasion de la pratiquer et de la maîtriser. En évaluant ce qui motive vos pensées et vos actions, vous savez si vous apprenez ce langage d’amour.

Quand vos pensées principales sont centrées sur les avantages que vous pouvez retirer des choses, vos motivations sont égoïstes et superficielles. Ce n’est pas cette langue-là que vous voulez apprendre.

Mais quand votre attitude et vos pensées principales sont centrées sur le service de Dieu et des autres, quand vous désirez vraiment faire du bien aux gens qui vous entourent et les édifier, alors le pouvoir de l’amour pur du Christ opère dans votre cœur et dans votre vie. C’est cette langue-là que vous voulez apprendre.

Une fois que vous maîtrisez bien cette langue et que vous l’utilisez dans vos relations avec les autres, ils vont reconnaître quelque chose en vous qui peut éveiller en eux le sentiment longtemps caché de recherche du bon chemin pour leur voyage de retour vers leur foyer céleste. Après tout, le langage de l’amour est aussi leur vraie langue maternelle.

Cette influence profonde et durable est une langue qui atteint l’âme même. C’est une langue de compréhension, une langue de service, une langue qui édifie, réjouit et réconforte.

Apprenez à employer la langue universelle de l’amour du Christ.

Et le troisième message : « Prenez courage10. »

Ne nous arrive-t-il pas de perdre patience en voyant où nous en sommes de notre voyage ? Si vous avez douze ans, vous voudriez en avoir quatorze. À quatorze ans, vous souhaiteriez en avoir dix-huit. Et à dix-huit ans, vous pourriez même occasionnellement souhaiter en avoir de nouveau douze pour tout recommencer.

Il y aura toujours des choses dont on peut se plaindre, des choses qui ne semblent pas se passer tout à fait comme il faudrait. Vous pouvez passer vos journées à vous sentir tristes, seules, incomprises ou non-désirées. Mais ce n’est pas le voyage que vous espériez et ce n’est pas le voyage que votre Père céleste vous a envoyées faire. Souvenez-vous, vous êtes vraiment une fille de Dieu !

Avec cela à l’esprit, je vous invite à marcher avec confiance et joyeusement. Oui, la route a des embûches, des détours et comporte même des dangers. Mais ne vous concentrez pas sur cela. Recherchez le bonheur que votre Père céleste a préparé pour vous à chaque étape de votre voyage. Le bonheur est la destination, mais c’est aussi le chemin. « La paix dans ce monde et la vie éternelle dans le monde à venir11 » est ce qu’il promet. C’est pour cela qu’il nous commande de « prendre courage ».

En utilisant joyeusement la carte que votre Père aimant vous a fournie pour votre voyage, cela vous guidera dans des lieux saints et vous élèverez votre potentiel céleste. Vous deviendrez la fille de Dieu que vous espériez devenir.

Chères sœurs, chères jeunes filles de l’Église, chères jeunes amies, en tant qu’apôtre du Seigneur je vous donne la bénédiction que vous trouverez votre chemin dans ce voyage de retour au foyer et que vous serez une inspiration pour les autres voyageurs. Je vous promets aussi, et je prie pour cela, qu’en honorant et en respectant les alliances, les principes et les valeurs de l’Évangile de Jésus-Christ, votre Père céleste sera là, à la fin de votre voyage. Il vous prendra dans ses bras et vous saurez une fois pour toutes que vous êtes rentrées saines et sauves à la maison. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

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