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    Octobre 2014 | Vivre l’Évangile joyeusement

    Vivre l’Évangile joyeusement

    Octobre 2014 Conférence générale

    Sœurs, faites confiance au pouvoir salvateur de Jésus-Christ. Respectez ses lois et ses commandements. En d’autres termes, vivez l’Évangile joyeusement.

    Mes sœurs bien-aimées, mes chères amies et disciples bénies de Jésus-Christ, je suis honoré d’avoir l’occasion d’être avec vous à l’ouverture d’une nouvelle conférence générale de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. La semaine prochaine, la Première Présidence et les douze apôtres se réuniront avec toutes les Autorités générales et les dirigeants des auxiliaires générales et les autres sessions de notre conférence générale mondiale auront ensuite lieu les samedi et le dimanche suivants. Je remercie particulièrement le président Monson, le prophète de Dieu actuel, de m’avoir demandé de représenter la Première Présidence en m’adressant aux sœurs de l’Église.

    En réfléchissant à ce que je pourrais dire, j’ai repensé aux femmes qui ont façonné ma vie et m’ont aidé à surmonter les difficultés de la condition mortelle. Je suis reconnaissant à ma grand-mère qui, il y a des dizaines d’années, a décidé d’amener sa famille à une réunion de Sainte-Cène mormone. Je suis reconnaissant à sœur Ewig, sœur âgée allemande qui vivait seule et dont le nom signifie « sœur éternelle ». C’est elle qui a lancé cette invitation merveilleuse et courageuse à ma grand-mère. Combien je suis reconnaissant à ma mère qui a aidé ses quatre enfants à traverser la tourmente de la Deuxième Guerre mondiale. Je pense aussi à ma fille, à mes petites-filles et aux générations futures de femmes fidèles qui suivront un jour.

    Et naturellement, je serai éternellement reconnaissant à ma femme, Harriet, qui m’a charmé pendant mon adolescence, a supporté les fardeaux les plus lourds de notre jeune famille en tant que mère, qui est à mes côtés en tant qu’épouse et qui aime et chérit nos enfants, nos petits-enfants, et nos arrière-petits-enfants. Elle a été la force de notre foyer dans les moments de joie et d’épreuve. Elle illumine la vie de tous ceux qui la connaissent.

    Enfin, je suis reconnaissant à vous toutes, millions de sœurs fidèles du monde entier et de tous âges, qui faites tant pour édifier le royaume de Dieu. Je vous suis reconnaissant d’inspirer, soutenir et bénir de nombreuses façons les personnes qui vous entourent.

    Filles de Dieu

    Je suis heureux de me trouver parmi tant de filles de Dieu. Lorsque nous chantons « Je suis enfant de Dieu », les paroles nous touchent profondément. Lorsque nous méditons sur cette vérité, à savoir que nous sommes enfants de parents célestes1, nous prenons profondément conscience de notre origine, de notre but sur terre et de notre destinée.

    Il est bon de vous souvenir que vous êtes à jamais enfants de Dieu. Cette connaissance vous aidera à traverser les moments les plus difficiles de votre vie et vous inspirera d’accomplir des choses remarquables. Cependant, il est aussi important de se rappeler que cette distinction de fille de parents éternels ne se gagne pas ni ne se perdra jamais. Vous êtes et resterez à jamais filles de Dieu. Votre Père céleste a de grands objectifs pour vous, mais votre origine divine seule ne vous garantit pas un héritage divin. Dieu vous a envoyées ici pour vous préparer à un avenir plus grand que tout ce que vous pouvez imaginer.

    Les bénédictions de Dieu promises aux fidèles sont glorieuses et inspirantes. Ce sont, entre autres, « des trônes, des royaumes, des principautés, des puissances, des dominations, toutes les hauteurs et profondeurs2 ». Et il faut plus qu’un acte de naissance spirituel ou qu’une « carte d’adhérent du club Enfant de Dieu » pour être digne de recevoir ces bénédictions incompréhensibles.

    Comment pouvons-nous les obtenir ?

    Le Sauveur a répondu à cette question à notre époque :

    « Si tu ne respectes pas ma loi, tu ne pourras atteindre cette gloire.

    « Car étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à l’exaltation […]

    « […] Recevez-donc ma loi3. »

    C’est pour cette raison qu’on dit qu’il faut suivre le chemin du disciple.

    On parle de l’obéissance aux commandements de Dieu.

    On parle de vivre l’Évangile avec joie, de tout son cœur, de toute sa force, de tout son esprit et de toute son âme.

    Dieu sait quelque chose que nous ne savons pas

    Et pourtant, certains d’entre nous ne considèrent pas toujours l’obéissance aux commandements de Dieu avec joie. Soyons honnêtes : certains commandements peuvent sembler plus difficiles ou moins attrayants. On les considère avec autant d’enthousiasme qu’un enfant devant une assiette de légumes qui sont bons pour sa santé mais qu’il déteste. On serre les dents et l’on se force à obtempérer afin de pouvoir passer à des activités plus séduisantes.

    Dans ces moments-là, on se surprend peut-être à poser la question : « Faut-il vraiment obéir à tous les commandements de Dieu ? »

    Ma réponse à cette question est simple :

    Je crois que Dieu sait quelque chose que nous ne savons pas, des choses qui dépassent notre entendement ! Notre Père céleste est un être éternel dont l’expérience, la sagesse et l’intelligence sont infiniment plus grandes que les nôtres4. En outre, il est éternellement aimant, compatissant et concentré sur un objectif divin : réaliser notre immortalité et notre vie éternelle5.

    En d’autres termes, non seulement il sait ce qui est le mieux pour vous, mais il désire aussi profondément que vous choisissiez ce qui est le mieux pour vous.

    Si vous y croyez intimement, si vous croyez véritablement que la grande mission de notre Père céleste consiste à exalter et à glorifier ses enfants et qu’il sait mieux que quiconque comment y parvenir, n’est-il pas logique d’adopter et de suivre ses commandements, même ceux qui semblent difficiles ? Ne devrions-nous pas chérir les signaux lumineux qu’il a placés pour nous aider à traverser les ténèbres et les épreuves de la condition mortelle ? Ils indiquent le chemin qui ramène à notre foyer céleste ! En choisissant le chemin de notre Père céleste, vous posez, en tant que filles de Dieu, les fondements divins de votre progression personnelle, qui seront une bénédiction pour vous pendant toute votre vie.

    Je crois que nos difficultés viennent en partie de ce que nous imaginons que Dieu a enfermé toutes ses bénédictions dans un grand nuage au ciel et qu’il refuse de nous les donner si nous ne respectons pas les exigences strictes et paternalistes qu’il a fixées. Mais les commandements ne sont pas du tout comme cela. En réalité, notre Père céleste fait constamment pleuvoir ses bénédictions sur nous. Ce sont nos peurs, nos doutes et nos péchés qui, comme un parapluie, les empêchent de nous atteindre.

    Ses commandements sont les directives aimantes et l’aide divine qui nous permettent de refermer le parapluie, afin que nous recevions la pluie de bénédictions célestes.

    Nous devons accepter le fait que les commandements de Dieu ne sont pas juste une longue liste de bonnes idées. Ce ne sont pas des astuces qui vous facilitent le quotidien et que vous trouvez sur un blog Internet ni des citations inspirantes sur un tableau Pinterest. Ce sont des conseils divins, fondés sur des vérités éternelles, donnés pour apporter « la paix dans ce monde et la vie éternelle dans le monde à venir6 ».

    Nous avons donc un choix à faire. Il y a, d’un côté, l’opinion du monde avec ses théories qui changent sans cesse et ses motivations douteuses. Il y a, de l’autre côté, la parole de Dieu à ses enfants, sa sagesse éternelle, ses promesses sûres et ses directives aimantes pour retourner en sa présence dans la gloire, l’amour et la majesté.

    Le choix vous appartient !

    Le Créateur des mers, du sable et des étoiles infinies vous tend la main aujourd’hui même ! Il offre la magnifique recette du bonheur, de la paix et de la vie éternelle !

    Pour avoir droit à ces bénédictions glorieuses, vous devez vous humilier, exercer votre foi, prendre sur vous le nom du Christ, le rechercher en parole et en acte, et prendre la résolution d’« être les témoins de Dieu en tout temps, et en toutes choses, et dans tous les lieux7 ».

    Le pourquoi de l’obéissance

    Une fois que vous comprenez la véritable nature de Dieu et de ses commandements, vous comprenez mieux votre propre nature et la raison divine de votre existence. Avec cette compréhension, votre motivation de suivre les commandements change et vous ressentez profondément le désir de vivre l’Évangile joyeusement.

    Par exemple, les personnes qui voient leur assistance à la réunion de Sainte-Cène comme leur moyen personnel d’augmenter leur amour pour Dieu, de trouver la paix, d’édifier les autres, de rechercher l’Esprit et de renouveler leur engagement de suivre Jésus-Christ, auront une expérience bien plus enrichissante que celles qui se contentent de passer le temps assises sur un banc de l’église. Sœurs, il est très important d’assister à nos réunions du dimanche, mais je suis quasiment sûr que notre Père céleste se préoccupe encore davantage de notre foi et de notre repentir que des statistiques d’assistance.

    Voici encore un exemple :

    Une mère seule de deux enfants en bas âge a récemment contracté la varicelle. Évidemment, ses enfants sont rapidement tombés malades, eux aussi. C’était une tâche presque insurmontable pour cette jeune mère que de s’occuper seule d’elle-même et de ses petits. En conséquence, la maison, qui d’ordinaire était impeccable, était en désordre. La vaisselle sale s’empilait dans l’évier et le linge sale traînait partout.

    Tandis qu’elle s’efforçait tant bien que mal de s’occuper de ses enfants qui pleuraient, et qu’elle refoulait ses larmes, on frappa à la porte. C’étaient ses instructrices visiteuses. Elles ont vu la détresse de la jeune mère. Elles ont vu sa maison, sa cuisine. Elles ont entendu ses enfants pleurer.

    Si ces sœurs s’étaient préoccupées uniquement de faire les visites d’enseignement mensuelles qui leur étaient confiées, elles auraient pu donner à cette mère une assiette de biscuits, lui dire qu’elle leur avait manqué à la Société de Secours la semaine passée et dire quelque chose comme : « Dites-nous si nous pouvons faire quelque chose pour vous ! » Puis elles seraient reparties joyeusement, reconnaissantes d’avoir cent pour cent de visites effectuées un mois de plus.

    Heureusement, ces sœurs étaient de véritables disciples du Christ. Elles ont remarqué les besoins de leur sœur et ont mis leurs nombreux talents et leur expérience à son service. Elles ont rangé le désordre, apporté de la clarté et de la lumière dans la maison et appelé une amie pour qu’elle apporte des provisions dont la sœur avait bien besoin. Lorsqu’elles ont eu fini leur travail et qu’elles ont dit au revoir, la jeune mère était en larmes, des larmes de reconnaissance et d’amour.

    À partir de ce moment-là, l’opinion qu’elle se faisait des visites d’enseignement a changé. Elle a confié : « Je sais que je ne suis pas simplement une croix sur la liste des choses à faire de quelqu’un d’autre. »

    Oui, les instructrices visiteuses doivent effectuer fidèlement leurs visites mensuelles, sans oublier la raison la plus importante que recouvre ce commandement : Aimer Dieu et son prochain.

    Lorsque nous prenons les commandements de Dieu et notre tâche d’édifier son royaume comme une liste de choses à cocher une fois effectuées, nous passons à côté de ce que signifie être un disciple. Nous passons à côté de la progression qui découle de l’obéissance joyeuse aux commandements de notre Père céleste.

    Emprunter le chemin du disciple ne doit pas forcément être une expérience pénible. C’est « doux par-dessus tout ce qui est doux8 ». Ce n’est pas un fardeau qui nous écrase. La voie du disciple élève notre esprit et allège notre cœur. Elle inspire en nous la foi, l’espérance et la charité. Elle nous remplit l’esprit de lumière lorsque nous sommes dans les ténèbres et de sérénité dans les moments de chagrin.

    Elle nous donne une puissance divine et une joie durable.

    Vivre l’Évangile joyeusement

    Mes chères sœurs dans l’Évangile, que vous ayez huit ans ou cent huit ans, il y a une chose que j’espère que vous comprenez et savez véritablement :

    On vous aime.

    Vous êtes chères à vos parents célestes.

    Le Créateur infini et éternel de la lumière et de la vie vous connaît ! Il se soucie de vous.

    Oui, Dieu vous aime aujourd’hui et à jamais.

    Il n’attend pas que vous ayez surmonté vos faiblesses et vos mauvaises habitudes pour vous aimer. Il vous aime aujourd’hui avec une compréhension totale de vos épreuves. Il sait que vous tendez les bras vers lui dans des prières qui viennent du cœur et qui sont pleines d’espérance. Il est au courant des occasions où vous vous êtes raccrochées à la lumière faiblissante et avez cru, même au milieu des ténèbres grandissantes. Il est au courant de vos souffrances. Il est au courant de vos remords pour les fois où vous n’avez pas été à la hauteur ou avez échoué. Et il vous aime malgré cela.

    Dieu est au courant de vos succès. Si petits qu’ils vous paraissent, il s’en félicite et chérit chacun d’eux. Il vous aime pour votre ouverture aux autres. Il vous aime pour votre service et l’aide que vous apportez aux autres pour porter leurs lourds fardeaux, alors même que vous vous débattez au milieu des vôtres.

    Il sait tout sur vous. Il vous voit telle que vous êtes. Il vous connaît telle que vous êtes réellement. Et il vous aime, aujourd’hui et à jamais !

    Croyez-vous que votre Père céleste se soucie de savoir si votre maquillage, vos vêtements, votre coiffure et vos ongles sont parfaits ? Croyez-vous que votre valeur à ses yeux change en fonction du nombre de vos fans sur Instagram ou Pinterest ? Croyez-vous qu’il veut que vous vous fassiez du souci ou que vous déprimiez si certains ne veulent plus être vos amis sur Facebook ou Twitter ? Croyez-vous que votre beauté extérieure, la coupe de vos vêtements ou votre popularité changent quoi que ce soit à votre valeur aux yeux de celui qui a créé l’univers ?

    Il vous aime non seulement pour ce que vous êtes aujourd’hui même, mais aussi pour l’être de gloire et de lumière que vous avez le potentiel et le désir de devenir.

    Au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer, il veut que vous accomplissiez votre destinée, à savoir rentrer dans votre foyer céleste avec honneur.

    Je témoigne que le moyen d’y parvenir est de placer nos désirs égoïstes et nos ambitions indignes sur l’autel du sacrifice et du service. Sœurs, faites confiance au pouvoir salvateur de Jésus-Christ. Respectez ses lois et ses commandements. En d’autres termes, vivez l’Évangile joyeusement.

    Je prie pour que vous ressentiez une fois de plus et plus intensément l’amour merveilleux de Dieu, que vous trouviez la foi, la détermination et l’engagement d’apprendre les commandements de Dieu, de les chérir et de vivre l’Évangile joyeusement.

    Je vous promets que, si vous le faites, vous découvrirez ce qu’il y a de meilleur en vous: votre moi véritable. Vous découvrirez ce que signifie véritablement être fille du Dieu éternel, Seigneur de toute justice. J’en témoigne, et je vous donne ma bénédiction d’apôtre du Seigneur. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

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      Notes

      1. Dieu n’est pas seulement notre Souverain et notre Créateur, il est aussi notre Père céleste. Tous les hommes et toutes les femmes sont littéralement fils et filles de Dieu. Joseph F. Smith a dit : « L’homme, en tant qu’esprit, a été conçu et est né de parents célestes ; et il a été élevé jusqu’à sa maturité dans les demeures éternelles du Père, avant de venir sur la terre dans un corps temporel [physique] » (voir Enseignements des présidents de l’Église, Joseph F. Smith, 1998, p. 335).

      2. Doctrine et Alliances 132:19.

      3. Doctrine et Alliances 132:21–22, 24.

      4. Voir Ésaïe 55:9.

      5. Voir Moïse 1:39.

      6. Doctrine et Alliances 59:23.

      7. Mosiah 18:9.

      8. Alma 32:42.