Octobre 2014 | Considère le chemin par où tu passes

    Considère le chemin par où tu passes

    Octobre 2014 Conférence générale

    Si nous prenons Jésus comme exemple et marchons sur ses pas, nous pourrons retourner sains et saufs auprès de notre Père céleste et vivre avec lui pour toujours.

    Mes frères et sœurs bien aimés, je suis profondément touché d’être devant vous ce matin. J’ai besoin de votre foi et de vos prières pendant que je vous donne mon message.

    Nous avons tous commencé un voyage merveilleux et essentiel lorsque nous avons quitté le monde des esprits et sommes entrés dans cette étape souvent difficile appelée la condition mortelle. Les buts premiers de notre existence sur terre sont d’obtenir un corps de chair et d’os, d’acquérir une expérience qui n’est possible que par une séparation d’avec notre Père céleste, et de voir si nous respecterons les commandements. Dans le livre d’Abraham, au chapitre trois, nous lisons : « Nous les mettrons ainsi à l’épreuve, pour voir s’ils feront tout ce que le Seigneur, leur Dieu, leur commandera1. »

    Quand nous sommes venus sur terre, nous avons apporté avec nous ce grand don de Dieu qu’est le libre arbitre. De milliers de façons, nous avons la possibilité de choisir par nous-mêmes. Ici, nous apprenons à la dure école de l’expérience. Nous discernons le bien du mal. Nous distinguons l’amer du doux. Nous apprenons que nos décisions déterminent notre destinée.

    Je suis certain que nous avons quitté notre Père avec le désir ardent de revenir auprès de lui, afin de pouvoir obtenir l’exaltation qu’il a prévue pour nous et que nous désirions tant recevoir nous-mêmes. Bien que nous devions trouver et suivre par nous même ce chemin qui nous ramènera dans la présence de notre Père céleste, il ne nous a pas envoyés ici sans directives ni conseils. Au contraire, il nous a donné les outils nécessaires et il nous aidera si nous le lui demandons et si nous nous efforçons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour persévérer jusqu’à la fin et obtenir la vie éternelle.

    Pour nous guider, nous avons les paroles de Dieu et de son Fils dans les saintes Écritures. Nous avons les recommandations et les enseignements des prophètes de Dieu. Plus important que tout, il nous a été donné un exemple parfait à suivre, celui de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, et nous avons reçu l’instruction de suivre cet exemple. Le Sauveur lui-même a dit : « Viens et suis-moi2. » « Car les œuvres que vous m’avez vu faire, vous les ferez aussi3. » Il a posé la question : « Quelle sorte d’hommes devriez-vous être ? » À quoi il a répondu : « En vérité, je vous le dis, tels que je suis4. » « Ses pas ont marqué le chemin5. »

    Si nous prenons Jésus comme exemple et marchons sur ses pas, nous pourrons retourner sains et saufs auprès de notre Père céleste et vivre avec lui pour toujours. Le prophète Néphi a dit : « Et maintenant, mes frères bien-aimés, je sais par là que si un homme ne persévère pas jusqu’à la fin dans ses efforts pour suivre l’exemple du Fils du Dieu vivant, il ne peut être sauvé6. »

    Chaque fois qu’elle racontait les expériences qu’elle avait vécues en visitant la terre sainte, une femme s’exclamait : « J’ai marché où Jésus a marché ! »

    Elle était allée près de là où Jésus avait vécu et enseigné. Peut-être s’était-elle assise sur un rocher sur lequel il s’était tenu, ou avait-elle contemplé une chaîne de montagnes qu’il avait regardée autrefois. Ces expériences, en elles-mêmes, étaient palpitantes pour elle ; mais marcher physiquement là où Jésus a marché est moins important que marcher comme il a marché. Reproduire ses actes et suivre son exemple sont bien plus importants qu’essayer de parcourir à notre tour ce qui reste des sentiers qu’il a foulés dans la condition mortelle.

    Quand Jésus a lancé à un homme riche l’invitation « viens et suis-moi7 », il ne demandait pas simplement à l’homme riche de le suivre par monts et par vaux.

    Il n’est pas nécessaire que nous allions sur les rives de Galilée ou parmi les collines de Judée pour marcher là où Jésus a marché. Nous pouvons tous marcher sur ses pas quand, ses paroles résonnant dans nos oreilles, son esprit remplissant notre cœur et ses enseignements dirigeant notre vie, nous choisissons de le suivre pendant notre voyage dans la condition mortelle. Son exemple éclaire le chemin. Il a dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie8. »

    Si nous examinons le chemin que Jésus a suivi, nous verrons qu’il l’a mené à travers de nombreuses difficultés comparables à celles que nous connaîtrons dans la vie.

    Par exemple, Jésus a marché sur le chemin de la déception. Il a eu de nombreuses déceptions, mais l’une des plus poignantes est celle exprimée dans sa lamentation sur Jérusalem au moment il allait mettre un terme à son ministère terrestre. Les enfants d’Israël avaient rejeté la sécurité de l’aile protectrice qu’il leur avait offerte. En regardant, depuis les hauteurs, la ville qui allait bientôt être livrée à la destruction, il a été envahi par une profonde tristesse. Dans son angoisse, il s’est écrié : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu9 ! »

    Il a parcouru le chemin de la tentation. Lucifer, le Malin, rassemblant toute sa force, ses sophismes les plus engageants, l’a tenté, lui qui jeûnait depuis quarante jours et quarante nuits. Jésus n’a pas succombé mais a résisté à chaque tentation. Il a dit pour finir : « Retire-toi, Satan10! »

    Jésus a parcouru le chemin de la souffrance. Que dire de Gethsémané, où il était « en agonie […] et [où] sa sueur [était devenue] comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre11 ? » Personne ne peut oublier non plus ses souffrances sur la croix cruelle.

    Nous connaîtrons tous le chemin de la déception, peut-être à cause d’une occasion perdue, de la mauvaise utilisation d’un pouvoir, des choix d’un être cher ou de nos propres choix. Le chemin de la tentation sera aussi commun à chacun. Voici ce que nous lisons dans la vingt-neuvième section des Doctrine et Alliances : « Et il faut que le diable tente les enfants des hommes, sinon ils ne pourraient pas agir par eux-mêmes12. »

    De même, nous marcherons sur le sentier de la souffrance. Nous, serviteurs, n’avons pas à craindre de subir davantage que le Maître, qui n’a quitté la condition mortelle qu’après de grandes souffrances.

    Nous connaîtrons de profonds chagrins le long du chemin, cependant, nous pouvons aussi trouver une grande joie.

    Nous pouvons, avec Jésus, suivre le chemin de l’obéissance. Cela ne sera pas toujours facile, mais que notre devise soit celle que Samuel nous a léguée en héritage : « Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers13. » Souvenons-nous que le résultat final de la désobéissance, c’est la captivité et la mort, alors que la récompense de l’obéissance, c’est la liberté et la vie éternelle.

    Nous pouvons, comme Jésus, suivre le chemin du service. La vie de Jésus, quand il servait parmi les hommes, était comme un projecteur rayonnant de bonté. Il a apporté la force aux membres des infirmes, la vue aux yeux des aveugles et l’ouïe aux oreilles des sourds.

    Jésus a emprunté le chemin de la prière. Il nous a enseigné à prier en nous donnant la belle prière que nous connaissons comme le Notre Père. Et qui peut oublier sa prière à Gethsémané : « Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne14 » ?

    Nous avons, à portée de main, dans les saintes Écritures, d’autres instructions données par le Sauveur. Dans son sermon sur la montagne, il nous dit d’être miséricordieux, humbles, justes, d’avoir le cœur pur et d’être des artisans de la paix. Il nous dit de défendre courageusement nos croyances, même lorsqu’on se moque de nous et qu’on nous persécute. Il nous demande de faire briller notre lumière pour que d’autres la voient et désirent glorifier notre Père céleste. Il nous enseigne d’être moralement purs en pensées et en actions. Il nous dit qu’il est bien plus important d’amasser des trésors dans les cieux que sur la terre15.

    Ses paraboles enseignent avec pouvoir et autorité. Dans le récit du bon Samaritain, il nous enseigne d’aimer et de servir notre prochain16. Dans la parabole des talents, il nous enseigne de nous améliorer et de tendre vers la perfection17. Dans la parabole de la brebis perdue, il nous dit d’aller au secours des personnes qui ont quitté le chemin et se sont perdues18.

    Il a promis que, si nous nous efforçons de le mettre au centre de notre vie en apprenant sa parole, en suivant ses enseignements et en marchant sur ses pas, nous aurions la vie éternelle qu’il a obtenue par sa mort. Il n’y a pas de fin plus élevée que celle-ci, que nous choisissions d’accepter sa discipline, devenions ses disciples et accomplissions son œuvre tout au long de notre vie. Rien d’autre, aucun autre de nos choix, ne peut faire de nous ce que lui peut.

    Quand je pense à des gens justes qui se sont vraiment efforcés de suivre l’exemple du Sauveur et de marcher sur ses pas, les noms de Gustav et Margarete Wacker, deux des personnes les plus chrétiennes que j’aie connues, me viennent tout de suite à l’esprit. Ils étaient originaires de l’Allemagne, qu’ils avaient quittée pour s’installer dans l’Est du Canada et je les ai rencontrés quand j’ai été appelé à présider la mission de cette région. Frère Wacker gagnait sa vie comme coiffeur. Ils avaient des moyens limités mais partageaient tout ce qu’ils avaient. Ils n’ont pas eu la bénédiction d’avoir des enfants, mais ils prenaient soin de tous les gens qui entraient chez eux. Des hommes et des femmes instruits et distingués recherchaient la compagnie de ces serviteurs de Dieu humbles et peu instruits, et ils considéraient qu’ils avaient de la chance de pouvoir passer une heure en leur présence.

    Leur aspect était ordinaire, leur anglais était hésitant et quelque peu difficile à comprendre, leur maison était sans prétention. Ils n’avaient pas de voiture ni de téléviseur, ni aucune des choses auxquelles le monde fait habituellement attention. Pourtant les fidèles se pressaient à leur porte pour bénéficier de l’esprit qu’on y ressentait. Leur foyer était un coin des cieux sur terre et l’esprit qui émanait d’eux était empreint de paix et de bonté pures.

    Nous pouvons, nous aussi, avoir cet esprit et en faire bénéficier le monde si nous marchons sur les pas du Sauveur et suivons son exemple parfait.

    Dans les Proverbes, nous lisons l’exhortation suivante : « Considère le chemin par où tu passes19. » Si nous le faisons, nous aurons la foi, et même le désir, de marcher sur les pas de Jésus. Nous n’aurons aucun doute que nous sommes sur le chemin que notre Père veut que nous suivions. L’exemple du Sauveur nous donne un cadre pour tout ce que nous faisons, et ses paroles nous fournissent un guide infaillible. Ses pas nous ramèneront sains et saufs au foyer. Puissions-nous recevoir cette bénédiction. C’est là ma prière, au nom de Jésus-Christ, que j’aime, que je sers et dont je rends témoignage. Amen.

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