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Avril 2015 | Défenseuses de la déclaration sur la famille

Défenseuses de la déclaration sur la famille

Avril 2015 Conférence générale

Édifions le royaume de Dieu en défendant hardiment le mariage, le rôle des parents et le foyer.

Quel honneur et quelle joie de faire partie de cette merveilleuse assemblée de fillettes, de jeunes filles et de femmes ! Combien nous sommes bénies ce soir de nous réunir entre femmes dans l’unité et l’amour !

J’ai récemment lu l’histoire de Marie Madeline Cardon, qui a reçu, avec sa famille, le message de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ qui leur a été apporté par les premiers missionnaires appelés à servir en Italie en 1850. Elle était une jeune fille de dix-sept ou dix-huit ans quand elle s’est fait baptiser. Un dimanche, alors que se tenait un service de culte chez sa famille, sur les hauteurs des Alpes de l’Italie du nord, un groupe d’hommes en colère, dont certains étaient des pasteurs de la région, se sont rassemblés autour de la maison et ont commencé à crier, à vociférer et à exiger qu’on leur amène les missionnaires dehors. Je ne crois pas qu’ils avaient hâte d’apprendre l’Évangile, ils comptaient en venir aux mains. C’est la jeune Marie qui est sortie d’un pas déterminé de la maison et qui les a affrontés.

Ils ont continué de vociférer et d’exiger qu’on amène les missionnaires dehors. Marie a levé sa Bible et leur a commandé de partir. Elle leur a dit que les missionnaires étaient sous sa protection et qu’ils ne pouvaient pas toucher à un seul de leurs cheveux. Écoutez son récit : « Ils étaient tous atterrés. […] Dieu était avec moi. C’est lui qui a mis ces paroles dans ma bouche, sinon je n’aurais pas pu les prononcer. Tout s’est calmé instantanément. Ce groupe d’hommes forts et féroces est resté impuissant devant une jeune fille faible et tremblante, mais intrépide. » Les pasteurs ont demandé aux hommes de partir, ce qu’ils ont fait en silence avec honte et crainte, et avec des remords. Le petit groupe de fidèles a terminé sa réunion en paix1.

Pouvez-vous vous imaginer cette jeune fille courageuse, du même âge que beaucoup d’entre vous, tenant tête à un groupe en colère et défendant ses croyances nouvellement acquises avec vaillance et conviction ?

Sœurs, peu d’entre nous auront un jour à affronter une foule en colère, mais une guerre est en cours dans ce monde, une guerre où nos croyances les plus fondamentales et les plus précieuses sont attaquées. Je parle en particulier de la doctrine de la famille. La sainteté du foyer et les objectifs essentiels de la famille sont remis en question, critiqués et assaillis de toutes parts.

Quand Gordon B. Hinckley a lu pour la première fois « La famille : Déclaration au monde », il y a vingt ans cette année, nous avons été reconnaissants de la clarté, de la simplicité et de la véracité de ce document reçu par révélation et l’avons chéri. Nous étions cependant loin de nous rendre compte à quel point nous aurions désespérément besoin de ces déclarations fondamentales dans le monde d’aujourd’hui comme critères permettant d’évaluer chaque nouveau vent de dogme profane qui nous parvient des médias, de l’Internet, de savants, de la télévision et des films, et même des législateurs. La déclaration sur la famille est devenue notre critère pour juger les philosophies du monde, et je témoigne que les principes énoncés dans cette déclaration sont aussi vrais aujourd’hui qu’ils l’étaient quand ils nous ont été donnés par un prophète de Dieu il y a près de vingt ans.

Permettez-moi de faire remarquer quelque chose d’évident. La vie se déroule rarement selon nos plans, et nous sommes très conscientes que toutes les femmes ne vivent pas ce que décrit la déclaration. Il est malgré tout important de comprendre et d’enseigner le modèle du Seigneur et de nous efforcer de le concrétiser de notre mieux.

Chacune de nous a un rôle à jouer dans le plan, et chacune de nous est aussi précieuse aux yeux du Seigneur. Nous devrions nous rappeler que notre Père céleste aimant est conscient de nos désirs justes et qu’il honorera ses promesses que rien ne sera refusé aux personnes qui respectent fidèlement leurs alliances. Notre Père céleste a une mission et un dessein pour chacune de nous, mais il a également ses échéances. L’une des plus grandes difficultés de cette vie est d’avoir foi dans les échéances du Seigneur. C’est une bonne idée d’avoir en tête un plan de rechange, qui nous aide à respecter nos alliances, à être des femmes charitables et justes qui édifient le royaume de Dieu, quelle que soit la direction que prend notre vie. Nous devons enseigner à nos filles à viser l’idéal mais à planifier en vue des imprévus.

À l’occasion de ce vingtième anniversaire de la déclaration sur la famille, je nous lance le défi à toutes, femmes de l’Église, d’être des défenseuses de « La famille : Déclaration au monde. » Tout comme Marie Madeline Cardon a courageusement défendu les missionnaires et ses croyances nouvellement acquises, de même nous devons défendre hardiment la doctrine révélée du Seigneur qui décrit le mariage, la famille, les rôles divins de l’homme et de la femme, et l’importance et la sainteté du foyer, même quand le monde nous crie dans les oreilles que ces principes sont dépassés, contraignants et ne sont plus d’application. Tout le monde, quelle que soit sa situation de famille, peut être un défenseur du plan du Seigneur décrit dans la déclaration sur la famille. Si c’est le plan du Seigneur, ce devrait aussi être le nôtre !

Trois principes enseignés dans la déclaration ont, je pense, particulièrement besoin de défenseurs inébranlables. Le premier est le mariage entre un homme et une femme. Dans les Écritures, nous apprenons : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme2. » Pour obtenir la plénitude des bénédictions de la prêtrise, un homme et une femme doivent être scellés dans la maison du Seigneur, œuvrer ensemble dans la justice et demeurer fidèles à leurs alliances. C’est le plan du Seigneur pour ses enfants, et aucun discours, aucune critique publique ne changera ce que le Seigneur a déclaré. Nous devons continuer de montrer l’exemple du mariage juste, rechercher cette bénédiction dans notre vie et garder la foi si elle tarde à venir. Soyons des défenseuses du mariage tel que le Seigneur l’a ordonné, tout en continuant de faire preuve d’amour et de compassion envers les personnes dont l’opinion diverge.

Le principe suivant, qui exige que nous fassions entendre notre voix pour le défendre, est la hauteur des rôles divins des mères et des pères. Nous enseignons diligemment à nos enfants à viser haut dans cette vie. Nous voulons nous assurer que nos filles savent qu’elles ont le potentiel de réussir et d’être tout ce qu’elles peuvent imaginer. Nous espérons qu’elles aimeront apprendre, qu’elle seront instruites et talentueuses, et deviendront peut-être même la prochaine Marie Curie ou Eliza R. Snow.

Enseignons-nous à nos fils et à nos filles qu’il n’y a pas de plus grand honneur, pas de titre plus noble et pas de rôle plus important dans cette vie que ceux de mère ou de père ? J’espère que, quand nous encourageons nos enfants à atteindre ce que cette vie offre de meilleur, nous leur enseignons également à honorer et à exalter les rôles que les mères et les pères jouent dans le plan de notre Père céleste.

Notre fille cadette, Abby, a saisi une occasion unique de défendre le rôle de mère. Un jour, elle a reçu un mot de l’école de ses enfants l’informant qu’une journée des métiers allait avoir lieu. Les parents étaient invités à s’inscrire s’ils souhaitaient venir présenter leur métier aux enfants, et Abby a ressenti qu’elle devait s’inscrire pour y participer et parler du rôle de mère. Elle n’a pas reçu de réponse de l’école, et, voyant la journée approcher, elle a fini par téléphoner, pensant que son inscription s’était peut-être égarée. Mal à l’aise, les organisateurs ont trouvé deux instituteurs qui ont accepté de permettre à Abby de venir dans leur classe à la fin de la journée des métiers.

Au cours de sa présentation très amusante, elle a enseigné aux enfants, entre autres, qu’une mère devait être quelque peu une experte en matière de santé, de psychologie, de religion, de pédagogie, de musique, de littérature, d’arts, de finances, de décoration, de coiffure, de conduite de véhicule, de sport, d’art culinaire et bien plus encore. Les enfants étaient impressionnés. Elle a terminé en leur demandant d’écrire un mot de reconnaissance à leur mère pour les nombreux services aimants dont ils faisaient l’objet chaque jour. Elle a eu le sentiment que les enfants ont vu leur mère sous un jour entièrement nouveau et qu’ils ont découvert qu’être mère ou père était quelque chose de grande valeur. Elle s’est inscrite pour participer de nouveau cette année à la journée des métiers et a été invitée à faire sa présentation dans six classes.

Elle a dit de son expérience : « J’ai l’impression qu’il serait facile dans ce monde pour un enfant d’avoir le sentiment qu’être parent est un emploi secondaire ou même parfois un mal nécessaire. Je veux que chaque enfant sente qu’il est la priorité la plus importante de ses parents, et, peut-être que, si je leur dis combien c’est important pour moi d’être parent, cela les aidera à prendre conscience de tout ce que leurs parents font pour eux, et pourquoi ils le font. »

Notre prophète bien-aimé, Thomas S. Monson, est un merveilleux exemple par la manière dont il honore les femmes et la maternité, en particulier sa propre mère. En parlant de notre mère terrestre, il a dit : « Chérissons tous cette vérité : Nul ne peut oublier sa mère et se souvenir de Dieu. Nul ne peut se souvenir de sa mère et oublier Dieu. Pourquoi ? Parce que ces deux personnes sacrées, Dieu et [notre] mère [terrestre], partenaires dans la création, dans l’amour, dans le sacrifice et dans le service, sont unies3. »

Le dernier principe que nous devons défendre est la sainteté du foyer. Nous devons prendre un terme qui est souvent tourné en dérision et l’élever. C’est le terme maîtresse de maison. Chacun de nous, femmes, hommes, jeunes et enfants, célibataires ou mariés, peut travailler à devenir maître/maîtresse de maison. Nous devrions faire de notre foyer un lieu d’ordre, de refuge, de sainteté et de sécurité. Notre foyer devrait être un lieu où l’on ressent abondamment l’Esprit du Seigneur et où l’on étudie, enseigne et met en pratique les Écritures et l’Évangile. Combien les choses seraient différentes dans le monde si les gens se considéraient comme des maîtres et maîtresses de maison justes ! Défendons le foyer, lieu qui vient juste après le temple quant à la sainteté.

Sœurs, je suis reconnaissante d’être une femme en ces derniers jours. Nous avons des occasions et des possibilités qu’aucune autre génération de femmes n’a eues dans le monde. Édifions le royaume de Dieu en défendant hardiment le mariage, le rôle des parents et le foyer. Le Seigneur a besoin que nous soyons des guerrières courageuses, constantes et immuables qui défendront son plan et enseigneront ses vérités aux générations à venir.

Je témoigne que notre Père céleste vit et aime chacune d’entre nous. Son Fils, Jésus-Christ, est notre Sauveur et Rédempteur. Je vous rends ce témoignage au nom de Jésus-Christ. Amen.

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    Notes

    1. Voir Marie Madeline Cardon Guild, “Marie Madeline Cardon Guild: Autobiography,” cardonfamilies.org/Histories/MarieMadelineCardonGuild.html; see also Marie C. Guild autobiography, circa 1909, Church History Library, Salt Lake City, Utah.

    2. 1 Corinthiens 11:11.

    3. Thomas S. Monson, « Voilà ta mère », L’Étoile, avril 1974, p. 32.