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Octobre 2017 | Le Livre de Mormon : un témoin convainquant forgé par la main de Dieu

Le Livre de Mormon : un témoin convainquant forgé par la main de Dieu

Octobre 2017 Conférence générale

« Le Livre de Mormon est le témoin convaincant, forgé par la main de Dieu, dont la mission est d’affirmer la divinité de Jésus-Christ, l’appel de prophète confié à Joseph Smith et la véracité incontestable de cette Église. »

Le Livre de Mormon est non seulement la clef de voûte de notre religion mais il peut aussi devenir la clef de voûte de notre témoignage, une ancre qui le maintient solidement en place malgré les épreuves et les questions sans réponse. Sur une balance mesurant la vérité, le poids de ce livre excède celui de toutes les critiques prononcées à son encontre. Pourquoi ? Parce que, s’il est vrai, alors Joseph Smith était un prophète et c’est ici l’Église rétablie de Jésus-Christ, quels que soient les arguments historiques ou autres qui tendent à prouver le contraire. C’est pour cette raison que les détracteurs sont déterminés à réfuter la véracité du Livre de Mormon, mais les obstacles qu’ils rencontrent sont insurmontables car ce livre est vrai.

Premièrement, les détracteurs doivent expliquer comment Joseph Smith, jeune paysan de vingt-trois ans peu instruit, a pu concevoir un livre mentionnant des centaines de noms propres de personnes et de lieux et relatant en détail divers histoires et événements. D’après de nombreux détracteurs, c’était un créateur de génie qui a eu recourt à de nombreux livres et autres sources locales pour créer le contenu historique du Livre de Mormon. Cependant, contrairement à cette affirmation, pas un seul témoin n’a déclaré avoir vu Joseph s’inspirer de ces sources présumées avant le début de la traduction.

Même si cet argument était vrai, il est largement insuffisant pour expliquer l’existence du Livre de Mormon. Il faudrait également répondre à la question : comment Joseph a-t-il fait pour lire toutes ces sources présumées, sélectionner les éléments pertinents, harmoniser toutes ces informations complexes de lieux et de temps, puis les dicter parfaitement de mémoire ? En effet, lorsque Joseph Smith traduisait, il n’avait aucune note. Sa femme Emma a relaté : « Il n’y avait aucun manuscrit ni livre qu’il aurait pu lire. […] S’il avait eu quelque chose de ce genre, il n’aurait pas pu me le cacher1 ».

Alors, comment Joseph a-t-il accompli le remarquable exploit de dicter un livre de plus de cinq cents pages sans aucune note ? Pour le faire, il fallait qu’il soit un créateur de génie ainsi que quelqu’un de doté d’une mémoire photographique prodigieuse. Mais, si c’est vrai, alors pourquoi ses détracteurs n’attirent-ils pas l’attention sur son remarquable talent ?

Mais ce n’est pas tout. Ces arguments ne tendent à rendre compte que du contenu historique du livre. Les vraies questions demeurent : comment Joseph a-t-il pu concevoir un livre d’où émane l’Esprit, et où a-t-il pu apprendre une doctrine si profonde qui clarifiait ou contredisait les croyances chrétiennes de son temps ?

Par exemple, le Livre de Mormon enseigne, contrairement à la plupart des croyances chrétiennes, que la chute d’Adam était une étape vers la progression. Il révèle les alliances contractées lors du baptême et que la Bible ne mentionne pas.

On pourrait également se demander : d’où vient l’affirmation puissante énoncée par Joseph que, par son expiation, le Christ peut non seulement nous purifier de nos péchés mais aussi nous rendre parfaits ? D’où Joseph a-t-il tiré le remarquable sermon sur la foi contenu dans Alma 32 ? Ou bien le sermon du roi Benjamin sur l’expiation du Sauveur, peut-être le sermon le plus remarquable sur ce sujet de toutes les Écritures ? Ou encore l’allégorie de l’olivier, avec toute sa complexité et sa richesse doctrinale ? Quand je lis cette allégorie, je suis obligé de faire un dessin pour ne pas en manquer les subtilités. Peut-on imaginer que Joseph Smith ait dicté ces sermons de tête sans avoir recours à aucune note ?

Bien au contraire, on trouve les empreintes de Dieu partout dans le Livre de Mormon. Les magnifiques vérités doctrinales en sont la preuve, en particulier les remarquables sermons sur l’expiation de Jésus-Christ.

Si Joseph n’était pas un prophète, alors, pour expliquer ces magnifiques réflexions doctrinales et tant d’autres, les détracteurs sont forcés de reconnaître qu’il était également un théologien de génie. Si tel était le cas, alors on pourrait se demander : pourquoi Joseph fut-il le seul, dans les mille huit cents ans qui ont suivi le ministère du Christ, à produire un tel recueil de doctrines uniques et limpides ? C’est parce que l’origine de ce livre est la révélation, non le génie.

Même si nous supposons que Joseph était un créateur et un théologien de génie, doté d’une mémoire photographique — ces talents seuls ne font pas de lui un écrivain talentueux. Pour expliquer l’existence du Livre de Mormon, les détracteurs doivent également affirmer que Joseph était, à vingt-trois ans, naturellement doué pour l’écriture. Sinon, comment expliquer qu’il ait entremêlé si harmonieusement de nombreux noms, lieux et événements sans une incohérence ? Comment a-t-il pu imaginer de si complexes stratégies militaires, composé d’éloquents sermons et inventé des formules qui sont soulignées, faciles à retenir, citées et aimantées sur les portes de réfrigérateurs de millions de personnes, des phrases telles que : « Quant vous êtes au service de vos semblables, vous êtes simplement au service de votre Dieu » (Mosiah 2:17) ou « Les hommes sont pour avoir la joie » (2 Néphi 2:25) ? Ce sont là des messages vivants : ils résonnent en nous et nous inspirent. Il n’est pas réaliste de suggérer qu’à l’âge de vingt-trois ans, Joseph Smith possédait les capacités requises pour écrire, d’un seul jet, cet ouvrage monumental en à peu près soixante-cinq jours.

Russell M. Nelson, écrivain habile et expérimenté, a expliqué qu’il avait récemment réécrit plus de quarante fois un discours de conférence générale. Pouvons-nous donc croire que Joseph Smith, tout seul, ait dicté la totalité du Livre de Mormon d’un seul jet, y apportant uniquement quelques corrections grammaticales par la suite ?

Emma, la femme de Joseph, a confirmé qu’une telle entreprise était impossible : « Joseph Smith, [jeune homme], était incapable d’écrire ou de dicter une lettre cohérente et formulée convenablement ; encore moins de dicter un livre comme le Livre de Mormon2 ».

Enfin, même si l’on accepte tous les arguments précédents, aussi douteux qu’ils soient, les détracteurs rencontrent un autre obstacle. Joseph a affirmé que le Livre de Mormon était écrit sur des plaques d’or. Cette affirmation lui valut de continuelles critiques de son vivant, car, à cette époque, « chacun » savait que tout récit ancien était écrit sur des papyrus ou des parchemins. Ce n’est que des années plus tard qu’on découvrit des plaques de métal sur lesquelles étaient gravés des écrits anciens. En outre, les détracteurs ont déclaré que l’utilisation du ciment, décrit dans le Livre de Mormon, dépassait le savoir-faire technique de ces premiers habitants d’Amérique. Et puis, on a découvert des constructions en ciment dans l’Amérique ancienne. Que disent les détracteurs de toutes ces découvertes récentes ? Joseph, voyez-vous, devait également être très très chanceux quand il devinait. Malgré sa situation peu avantageuse, malgré toute la connaissance scientifique et académique existante, il a deviné correctement, alors que tous les autres étaient dans l’erreur.

En fin de compte, comment pourrait-on croire que toutes ces forces et tous ces facteurs avancés pas les détracteurs, se soient si bien conjugués qu’ils permirent à Joseph d’écrire le Livre de Mormon et ainsi de promouvoir une œuvre frauduleuse et satanique ? Est-ce logique ? En opposition directe à une telle déclaration, ce livre a inspiré des millions de personnes à rejeter Satan et à mener une vie plus chrétienne.

On peut choisir de croire le raisonnement des détracteurs, mais, pour moi, il s’agit d’une impasse intellectuelle et spirituelle. Pour croire cela, je devrais accepter une série d’hypothèses non prouvées. De plus, je devrais ne pas tenir compte du témoignage de chacun des onze témoins3, bien que tous soient restés fidèles à leur témoignage jusqu’à la fin ; je devrais rejeter la doctrine divine et les vérités célestes contenues dans ce livre sacré ; je devrais ignorer le fait que des multitudes, moi y compris, se sont plus rapprochées de Dieu en lisant ce livre que n’importe quel autre et, surtout, je devrais nier les murmures du Saint-Esprit qui m’ont confirmé sa véracité. Ce serait contraire à tout ce que je sais être vrai.

Un de mes bons et brillants amis a quitté l’Église pendant un certain temps. Il m’a récemment écrit au sujet de son retour : « Dans un premier temps, je désirais des preuves historiques, géographiques, linguistiques et culturelles de la véracité du Livre de Mormon. Mais, lorsque j’ai porté mon attention sur ce qu’il enseigne au sujet de l’Évangile de Jésus-Christ et de sa mission salvatrice, j’ai commencé à recevoir un témoignage de sa véracité. Un jour, alors que je lisais le Livre de Mormon dans ma chambre, je me suis arrêté, je me suis agenouillé et j’ai prié Dieu de tout mon cœur. J’ai alors senti très clairement mon Père céleste murmurer à mon esprit que l’Église et le Livre de Mormon étaient absolument vrais. J’ai réétudié l’Église pendant trois ans et demi, et cela m’a redonné la totale conviction et le témoignage de sa véracité. »

Si, comme mon ami, nous prenons le temps de lire le Livre de Mormon et de méditer à son sujet avec humilité, et de prêter attention aux doux fruits de l’Esprit, alors nous finirons pas recevoir le témoignage que nous recherchons.

Le Livre de Mormon est l’un des plus grands dons que Dieu nous ait faits. C’est à la fois une épée et un bouclier : il envoie la parole de Dieu dans la bataille qui se livre pour le cœur des justes et est un défenseur suprême de la vérité. En tant que saints, nous n’avons pas seulement le privilège de défendre le Livre de Mormon mais aussi des occasions de l’utiliser : de prêcher avec autorité sa doctrine divine et de faire écho au témoignage qu’il rend de Jésus-Christ.

Je témoigne solennellement que le Livre de Mormon a été traduit par le don et le pouvoir de Dieu. C’est le témoin convaincant, forgé par la main de Dieu, dont la mission est d’affirmer la divinité de Jésus-Christ, l’appel de prophète confié à Joseph Smith et la véracité incontestable de cette Église. Puisse-t-il devenir la clef de voûte de notre témoignage, afin que l’on puisse dire de nous comme il a été dit au sujet des Lamanites convertis : ils « n’apostasièrent jamais » (Alma 23:6). Au nom de Jésus-Christ. Amen.

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    Notes

    1. Emma Smith, dans « Last Testimony of Sister Emma », Saints’Herald, 1er octobre 1879, p. 289, 290.

    2. Emma Smith, dans « Last Testimony of Sister Emma », 290

    3. Voir « Témoignage de trois témoins » et « Témoignage de huit témoins », Le Livre de Mormon.