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Avril 2018 | Les jeunes filles dans l’œuvre

Les jeunes filles dans l’œuvre

Avril 2018 Conférence générale

Chaque jeune fille de l’Église doit ressentir qu’elle a de la valeur, avoir des occasions de servir et ressentir que sa contribution à cette œuvre a de la valeur.

Il y a un an, lors de la session générale de prêtrise de la conférence, l’Évêque président, Gérald Caussé, s’est adressé aux hommes de l’Église en décrivant comment les détenteurs de la Prêtrise d’Aaron et de la Prêtrise de Melchisédek sont des partenaires inséparables pour accomplir l’œuvre du salut1. Ce message a été une grande bénédiction car il aide les jeunes gens qui détiennent la Prêtrise d’Aaron à voir le rôle qu’ils jouent dans l’édification du royaume de Dieu sur la terre. Leur service conjoint fortifie l’Église et suscite une conversion et un engagement plus profonds de nos jeunes gens quand ils voient la grande valeur de leur contribution et combien cette œuvre est magnifique.

Aujourd’hui, je voudrais ajouter mes remarques à la fin de ce message, pour parler de la façon dont les jeunes filles de l’Église sont tout aussi utiles et essentielles à l’accomplissement de l’œuvre du Seigneur dans leur famille et dans son Église.

Comme frère Caussé, j’ai vécu dans une petite branche de l’Église pendant une bonne partie de mes années d’adolescence et l’on m’a souvent demandé de remplir des tâches et des appels qui auraient normalement dû être accomplis par des adultes. Par exemple, ceux d’entre nous qui étions impliqués dans le programme des jeunes prenions souvent la direction pour organiser nos propres activités et manifestations spéciales. Nous avons écrit des pièces, formé un groupe de chanteurs pour les activités de branche et nous participions très activement à chaque réunion. J’ai été appelée directrice de la musique de branche et chaque semaine je dirigeais les cantiques lors de la réunion Sainte-Cène. C’était une expérience magnifique pour la jeune fille de seize ans que j’étais, de me tenir devant tous les membres de la branche chaque dimanche et de les diriger pour chanter les cantiques. Je sentais qu’on avait besoin de moi et je savais que je pouvais apporter quelque chose. Des gens comptaient sur moi et j’aimais me sentir utile. Cette expérience m’a aidée à édifier mon témoignage de Jésus-Christ et, comme cela a été le cas pour frère Caussé, cela a ancré ma vie dans le service de l’Évangile.

Chaque membre doit savoir combien il est utile. Chaque personne a quelque chose d’important à apporter et possède des talents et des capacités uniques qui contribuent à faire avancer cette œuvre. Nos jeunes gens ont des devoirs de la Prêtrise d’Aaron décrits dans les Doctrine et Alliances, qui sont bien évidents et apparents. Il peut être moins évident pour les jeunes filles de l’Église, leurs parents et leurs dirigeants que, depuis le moment de leur baptême, elles ont, du fait de leurs alliances, la responsabilité de « pleurer avec ceux qui pleurent, consoler ceux qui ont besoin de consolation et être les témoins de Dieu en tout temps, en toutes choses, et dans tous les lieux où [elles] seront, jusqu’à la mort2 ». Les jeunes filles ont des occasions d’assumer ces responsabilités dans leurs paroisse et branche quand elles servent dans des présidences de classe, des conseils de jeunes et dans d’autres appels. Chaque jeune fille de l’Église doit ressentir qu’elle a de la valeur, avoir des occasions de servir et ressentir que sa contribution à cette œuvre a de la valeur.

Dans le Manuel 2 : Administration de l’Église, nous apprenons que cette œuvre de salut dans nos paroisses comprend « l’œuvre missionnaire par les membres, le maintien des convertis dans l’Église, la remotivation des membres non pratiquants, l’œuvre du temple et de l’histoire familiale ainsi que l’enseignement de l’Évangile3. » Nos évêques fidèles, qui détiennent les clés de la prêtrise dans leur paroisse, dirigent cette œuvre dans leur unité. Depuis de nombreuses années maintenant, notre présidence pose la question : « Dans lequel de ces domaines mentionnés nos jeunes filles ne doivent-elles pas être impliquées ? » La réponse est qu’elles ont une contribution à apporter dans tous les domaines de cette œuvre.

Par exemple, j’ai récemment rencontré plusieurs jeunes filles de l’interrégion de Las Vegas qui ont été appelées à servir comme consultantes de l’œuvre de l’histoire familiale et du temple. Elles étaient enthousiastes à l’idée de pouvoir enseigner aux membres de leur paroisse comment trouver leurs ancêtres. Elles avaient des compétences précieuses en informatique, avaient appris à utiliser le site de FamilySearch et étaient impatientes de transmettre ces connaissances. Il était clair qu’elles avaient un témoignage et une compréhension de l’importance de rechercher les noms de nos ancêtres décédés afin que des ordonnances essentielles puissent être accomplies pour eux dans le temple.

Il y a plusieurs mois, j’ai eu l’occasion de tester une idée avec deux jeunes filles de quatorze ans. Je me suis procuré des exemplaires de deux ordres du jour réels de conseil de paroisse et en ai donné un à Emma et l’autre à Maggie. Je leur ai demandé de les lire et de voir s’il y avait des plans d’actions de ces conseils de paroisse dans lesquels elles pourraient être utiles. Emma a vu qu’une nouvelle famille emménageait dans la paroisse et elle a dit qu’elle pourrait l’aider à s’installer et à déballer ses affaires. Elle a pensé qu’elle pourrait se lier d’amitié avec les enfants de la famille et leur faire visiter leur nouvelle école. Elle a remarqué qu’il allait y avoir un repas de paroisse et a pensé qu’elle pourrait proposer ses services de bien des façons différentes.

Maggie a remarqué que plusieurs personnes âgées de la paroisse avaient besoin de recevoir des visites et d’être intégrées. Elle a dit qu’elle aimerait beaucoup rendre visite à ces membres âgés et les aider. Elle a aussi pensé qu’elle pourrait enseigner aux membres de la paroisse comment créer et utiliser des comptes de réseaux sociaux. Il n’y avait vraiment rien dans ces ordres du jour à quoi ces deux jeunes filles n’auraient pas pu apporter leur aide !

Les personnes qui siègent dans les conseils de paroisse ou ont un appel dans la paroisse voient-elles les jeunes filles comme des ressources précieuses pour aider à répondre aux nombreux besoins de nos paroisses ? Il y a généralement une longue liste de situations qui requièrent l’aide de quelqu’un et nous pensons souvent uniquement aux adultes de la paroisse pour répondre à ces besoins. De même que l’on invite nos détenteurs de la Prêtrise d’Aaron à œuvrer avec leurs pères et d’autres hommes de la Prêtrise de Melchisédek, on peut, de même, faire appel à nos jeunes filles pour rendre service et répondre aux besoins des membres de la paroisse, avec leurs mères ou d’autres sœurs exemplaires. Elles sont capables, bien disposées et désireuses de faire tellement plus que simplement aller à l’église le dimanche !

Jeune fille en train d’aider avec les coursesJeune fille en train d’écrireJeune fille en train d’aider avec un ordinateurJeune fille en train de nettoyerJeune fille en train de diriger la musiqueJeune fille en train d’écrireJeune avec un gilet «Mains serviables»Jeunes qui accueille à l’église

En réfléchissant aux rôles que nos jeunes filles seront appelées à assumer dans un avenir proche, nous pourrions nous demander quel genre d’expériences nous pourrions leur donner maintenant qui les aideraient à se préparer à être des missionnaires, des érudites de l’Évangile, des dirigeantes dans les auxiliaires de l’Église, des servantes des ordonnances du temple, des épouses, des mères, des guides spirituels, des exemples et des amies. Elles peuvent, en fait, commencer dès maintenant à remplir bon nombre de ces rôles. Le dimanche, on demande souvent aux jeunes d’aider à enseigner les leçons dans leurs classes. Quand elles vont au temple avec leurs groupes de jeunes pour accomplir des baptêmes pour les morts, nos jeunes filles ont maintenant la possibilité d’accomplir un service au temple que des servantes des ordonnances ou des bénévoles effectuaient auparavant. On invite maintenant nos fillettes d’âge de la Primaire à assister aux réunions de préparation au service dans la prêtrise et au temple, ce qui les aidera à comprendre qu’elles aussi sont des participantes importantes à l’œuvre dirigée par la prêtrise. Elles apprendront que les hommes, les femmes, les jeunes et les enfants sont tous bénéficiaires des bénédictions de la prêtrise et peuvent tous jouer un rôle actif dans l’avancement de l’œuvre du Seigneur.

Frères évêques, nous savons que vos devoirs sont souvent lourds mais, de même qu’une de vos plus grandes priorités consiste à présider les collèges de la Prêtrise d’Aaron, le Manuel 2 explique que « l’évêque et ses conseillers assurent la direction de la prêtrise pour l’organisation des Jeunes Filles. Ils veillent sur les jeunes filles et les fortifient individuellement en collaborant étroitement avec les parents et les dirigeantes des Jeunes Filles dans cet effort. » Il déclare également que « l’évêque et ses conseillers participent régulièrement aux réunions, aux projets de service et aux activités des Jeunes Filles4. » Nous sommes reconnaissantes aux évêques qui prennent le temps de rendre visite aux classes des Jeunes Filles et qui leur donnent, des occasions d’être davantage que des spectatrices de l’œuvre. Nous sommes reconnaissantes aux évêques qui s’assurent que leurs jeunes filles sont des participantes appréciées pour répondre aux besoins des membres de la paroisse. Ces occasions de servir de façons significatives leur bénéficient bien plus que des activités dans lesquelles on se contente de les divertir.

Jeunes filles de l’Église, vos années d’adolescence peuvent être chargées et souvent exigeantes. Nous avons remarqué que vous êtes bien plus nombreuses qu’avant à rencontrer des problèmes d’estime de soi, d’angoisse, de niveaux de stress élevés voire de dépression. Il est possible que le fait de détourner vos pensées de vos problèmes personnels ne résolve toutes ces difficultés mais le service peut souvent alléger vos fardeaux et faire en sorte que vos épreuves vous semblent moins pénibles. Un des meilleurs moyens d’accroître l’estime de soi est de montrer, par notre souci et notre service à autrui, que nous avons beaucoup à apporter5. Chères jeunes filles, je vous recommande de lever la main pour vous porter volontaires et vous mettre au travail quand vous voyez des besoins autour de vous. Si vous assumez vos responsabilités liées à vos alliances et participez à l’édification du royaume de Dieu, des bénédictions afflueront dans votre vie et vous découvrirez la joie profonde et durable d’être un disciple.

Frères et sœurs, nos jeunes filles sont remarquables. Elles ont des talents, un enthousiasme sans limite, de l’énergie, de la compassion et de la sollicitude. Elles veulent être utiles. Elles ont besoin de savoir qu’elles ont de la valeur et qu’elles sont essentielles dans l’œuvre du salut. De même que la Prêtrise d’Aaron est une préparation à un service plus grand à mesure que les jeunes gens progressent vers la Prêtrise de Melchisédek, nos jeunes filles se préparent à devenir membres de la plus grande organisation de femmes sur la terre : la Société de Secours. Ensemble, ces jeunes filles et ces jeunes gens, beaux, fidèles et forts se préparent à être des épouses et des maris, des mères et des pères qui élèveront des enfants dignes du royaume céleste de Dieu.

Je témoigne que l’œuvre de notre Père céleste consiste à réaliser l’immortalité et la vie éternelle de ses enfants6. Nos précieuses jeunes filles ont un rôle important à jouer en contribuant à accomplir cette grande œuvre. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

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    Notes

    1. Voir Gérald Caussé, « Préparez le chemin », Le Liahona, mai 2017, p. 75-78.

    2. Voir Mosiah 18:9.

    3. Manuel 2 : Administration de l’Église, (2010), p. 24.

    4. Manuel 2, section 10.3.1.

    5. Voir Matthieu 10:39.

    6. Voir Moïse 1:39.