Enseigner et apprendre dans l’Église


Jeffrey R. Holland

Une grande priorité

Nous remercions frère Packer et frère Perry de ce fondement inspirant pour notre sujet d’aujourd’hui, et nous attendons avec impatience le message du président Monson qui couronnera le tout à la fin de notre réunion.

Nous voyons la priorité que les Frères présidents donnent à l’enseignement et à l’apprentissage car toute la formation mondiale des dirigeants de cette année est consacrée à ce sujet. La raison en est peut-être évidente. Nous comprenons tous que la réussite du message de l’Évangile repose sur son enseignement, sa compréhension puis son application de telle manière que la promesse de bonheur et de salut qu’il contient se réalise.

C’est pour cette raison que la dernière grande mission que Jésus a confiée à ses disciples, juste avant son ascension, a été :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:19-20 ; italiques ajoutés).

Ce que le Sauveur souligne dans ce passage c’est que, quelle que soit la quantité de choses à faire pour vivre l’Évangile, et il y en a beaucoup, rien ne peut être accompli tant qu’on ne nous a pas enseigné ces vérités et que nous n’avons pas appris la manière de l’Évangile. Depuis maintenant plusieurs années, le président Hinckley nous recommande de maintenir nos membres proches de l’Église, particulièrement les jeunes et les nouveaux convertis. Il a dit que nous avons tous besoin d’un ami, d’une responsabilité et d’être nourris « de la bonne parole de Dieu » (Moroni 6:4 ; voir aussi Gordon B. Hinckley, dans L’Étoile, juillet 1997, p. 54).

Un enseignement inspiré au foyer et à l’Église permet d’apporter cet élément crucial qui est la nourriture de la bonne parole de Dieu. Et la possibilité de magnifier cet appel existe partout : pères, mères, frères et sœurs, amis, missionnaires, dirigeants et instructeurs de la prêtrise et des auxiliaires, instructeurs dans les classes, sans oublier nos merveilleux instructeurs du séminaire et de l’institut, qui se joignent à nous aujourd’hui. La liste est longue. En fait dans notre Église il est virtuellement impossible de trouver quelqu’un qui ne soit pas instructeur.

Le président Packer en a parlé dans son échange avec frère Perry. Il a dit, et je cite : « Tout le monde est instructeur » : le dirigeant, le disciple, le parent, le conseiller (citation). Il n’est pas étonnant que l’apôtre Paul ait écrit : « Et Dieu a établi, dans l’Église, premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs. » Ensuite viendrait la bénédiction large des miracles, des dons spirituels et des manifestations célestes (voir 1 Corinthiens 12:28).

Soulignant la nature divine de ceux qui ont été appelés comme instructeurs, un jeune apôtre du nom de David O. McKay a dit en conférence générale en 1916 : « L’homme [ou la femme] ne peut avoir de plus grande responsabilité que d’instruire des enfants de Dieu » (Conference Report, octobre 1916, p. 57). C’est encore vrai aujourd’hui. Nous avons tiré de cette citation le titre de notre merveilleux manuel pour aider les instructeurs de l’Église, L’enseignement, pas de plus grand appel. Cela respecte merveilleusement le cantique de la Primaire « Je suis enfant de Dieu » où les enfants chantent aux parents et aux instructeurs:

Conduis-moi et marche avec moi
Sur le bon chemin ;
Apprends-moi comment agir
Pour le connaître enfin.
(Cantiques, n° 193)

C’est notre tâche commune dans l’Église. C’est la responsabilité que nous partageons. Nous sommes tous enfants de Dieu, et nous devons nous instruire mutuellement ; nous devons nous aider mutuellement à trouver « le bon chemin ». C’est ce que nous allons essayer de faire aujourd’hui.

Se préparer à enseigner

Vous pouvez voir à la documentation étalée sur cette table que j’essaye de préparer une leçon. Est-ce que cela vous dit quelque chose ? C’est la leçon d’aujourd’hui, une leçon pour vous tous. Se préparer, pour n’importe quelle classe, représente du travail, cela prend du temps. À ce sujet je vous recommande de commencer à réfléchir et à vous préparer très tôt pour les leçons que vous devez faire.

Par exemple, si je devais enseigner un cours le dimanche, je lirais entièrement la leçon et je commencerais à prier à ce sujet le dimanche précédent. Cela me donne toute une semaine pour prier, rechercher l’inspiration, réfléchir, lire et rechercher des applications concrètes qui donneront de la vitalité à mon message. Vous ne finaliserez pas la leçon autant à l’avance, mais vous serez surpris de voir tout ce que vous trouvez durant la semaine, tout ce que Dieu vous donne, des choses que vous voudrez utiliser quand vous finaliserez votre préparation.

En parlant de préparation, je vous recommande aussi d’éviter une tentation que rencontrent presque tous les instructeurs dans l’Église, en tout cas j’en ai fait l’expérience. C’est la tentation de couvrir trop de sujets, la tentation de faire entrer dans l’heure de cours, ou dans la tête des élèves, plus que réellement possible ! Rappelez-vous deux choses à ce sujet : Premièrement, nous instruisons des gens, nous n’enseignons pas un sujet en soi ; et deuxièmement, chaque plan de leçon que j’ai vu contient immanquablement plus qu’on peut couvrir dans le temps imparti.

Ne vous faites donc plus de souci à ce sujet. Il est préférable de ne prendre que quelques bonnes idées et d’avoir une bonne discussion, et un bon apprentissage, que de s’évertuer à vouloir enseigner chaque mot du manuel. Dans la documentation qui se trouve devant moi, il y a déjà trois ou quatre fois plus que ce que je pourrais vous dire ce soir dans le temps imparti à un cours d’une heure. Donc, comme vous, j’ai dû choisir et sélectionner ; je réserve certaines choses pour une autre fois.

Si vous voulez que l’Esprit du Seigneur soit présent dans votre classe, il est absolument essentiel qu’il n’y ait pas de précipitation. S’il vous plaît, n’oubliez jamais cela. Trop d’entre nous vont trop vite. Nous passons à côté de l’Esprit du Seigneur en essayant d’aller plus vite que l’horloge dans une course qui n’est absolument pas nécessaire.

Démonstration d’enseignement

Retournons maintenant à la belle discussion entre le président Packer et frère Perry pour trouver quelques points clés de la réussite dans la grande tâche de l’enseignement et de l’apprentissage. Pour ce faire nous allons entrer dans une classe ici au siège de l’Église où nous allons agir à peu près de la manière dont nous espérons que vous agissez dans votre classe où que ce soit dans le monde. Il n’y a pas eu de répétition, c’est spontané, tout comme sont vos classes. L’instructeur a fait de son mieux pour se préparer et prier, je vous assure que je l’ai fait, et les élèves aussi. Après avoir fait une prière d’ouverture pour notre classe, nous allons faire confiance à l’Esprit du Seigneur pour guider notre enseignement.

Bienvenue. Disons que cela représente à peu près la taille d’une classe moyenne, plus ou moins. Certains d’entre vous ont plus d’élèves, d’autres en ont moins, mais les principes d’enseignement seront essentiellement les mêmes, quelle que soit la taille de la classe. Nous avons ici quinze personnes absolument parfaites et belles, et une seizième : vous, l’auditoire mondial qui regarde cette diffusion.

Écoutez et relevez les nouvelles idées, les choses qui vous concernent. Et cela n’aura peut-être rien à voir avec ce que nous disons. Mais c’est comme cela que l’Esprit opère. Soyez ouverts aux inspirations sur la manière dont vous pouvez enseigner. Et souvenez-vous que vous pouvez enseigner ! Vous pouvez le faire.

Tout le monde peut enseigner

Frère Perry a posé une question au président Packer au milieu de leur conversation : « Que diriez-vous à un nouvel instructeur ? » Si quelqu’un venait d’être appelé, que lui conseilleriez-vous de faire ? Que diriez-vous pour aider cet instructeur à prendre courage et à avoir la force d’accepter l’appel, de le remplir et de l’aimer ?

Charles W. Dahlquist II : Vous pouvez le faire.

Frère Holland : Vous pouvez le faire. Tout le monde peut enseigner. Et c’est ce qu’a dit le président Packer quand il a répondu à cette question de frère Perry.

Il a fait référence à des passages d’Écritures qui promettent que vous pouvez réussir. Les Écritures donnent toujours un surcroît d’assurance. Des Écritures vous viennent-elles à l’esprit ?

Jay E. Jensen : Moroni 10:17.

Frère Holland : Moroni 10:17, dernier chapitre du Livre de Mormon, une grande déclaration sur les dons. Voulez-vous la lire, frère Jensen ?

Frère Jensen : « Et tous ces dons viennent par l’Esprit du Christ; et ils viennent à tous les hommes, séparément, selon sa volonté. »

Frère Holland : C’est formidable.

Frère Jensen : Personne n’est exclu.

Frère Holland : Personne n’est laissé de côté. Nous pensons parfois que cela signifie : « Tout le monde sauf moi, tout le monde peut enseigner sauf moi, ou tout le monde peut diriger sauf moi. » Eh bien ce n’est pas le cas. Il y a des dons pour tout le monde. Une petite mise en garde à ce sujet, pendant que nous parlons de cela. Frère Jensen, lisez les deux premières lignes du verset huit.

Frère Jensen : « Et en outre, je vous exhorte, mes frères, à ne pas nier les dons de Dieu, car ils sont nombreux ; et ils viennent du même Dieu » (Moroni 10:8).

Frère Holland : Je pense que nous pouvons être tentés de nier ces dons. Nous restons un peu à la traîne. Quand vient un appel ou quand nous devons faire face à une classe, et c’est assez intimidant pour n’importe lequel d’entre nous, il y a quelque chose en nous qui dit : « Je n’en suis pas capable et je vais refuser. Je vais nier que le don peut venir ; je vais nier que le don est mien. Je vais, dans un sens, nier l’authenticité de l’appel. » D’une certaine manière, c’est ce que nous disons. Et Moroni dit ici : « Ne niez pas. » « Ne niez pas les dons de Dieu, car ils sont nombreux. »

« Demandez et vous recevrez »

Je pense à quelque chose que le Sauveur lui-même a dit directement à ses disciples, dans le Nouveau Testament, et l’on m’a dit que c’est la promesse et la déclaration la plus répétée dans toutes les Écritures. Quelqu’un a dit que, sous une forme ou une autre, elle figure une centaine de fois dans les Écritures. Si elle ne figurait qu’une ou deux fois, j’imagine qu’on l’appliquerait une ou deux fois, mais quelque chose qui est répété 20 ou 40 ou 60 ou 80 fois a de toute évidence beaucoup d’importance pour le Seigneur.

Quelqu’un a-t-il idée de ce qu’est cette promesse ?

Vicki F. Matsumori : Je dirais que c’est la passage qui dit de frapper et qu’on recevra.

Frère Holland : C’est cela. Sœur Matsumori, puisque vous nous avez mis sur la voie, lisez Matthieu 7:7. C’est tiré du Sermon sur la Montagne et c’est l’un des nombreux endroits où cette promesse est exprimée.

Soeur Matsumori : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. »

Frère Holland : Merci. J’aime le style précis, clair et direct de cette promesse. Si nous demandons, nous recevrons ; et si nous frappons, on nous ouvrira. Nous pouvons le faire.

Nous commençons maintenant à avoir quelques idées. Je vais demander à sœur Hughes, de notre présidence générale de la Société de Secours, d’être notre secrétaire. Nous avons un thème qui se développe ; il nous est donné par le président Packer, dans son échange avec frère Perry. Et c’est « le don d’enseigner ». Pouvez-vous mettre cela comme en-tête pour nous, sœur Hughes ?

Nous allons noter les choses que nous nous rappelons sur la manière de rechercher le don d’enseigner. Celui que sœur Matsumori vient de nous indiquer serait le numéro 1 : « Demander, chercher, frapper spirituellement », peut-être la condition la plus fondamentale pour l’instructeur qui recherche ce don que Dieu nous a promis.

W. Rolfe Kerr : Il me semble qu’il est très important de mettre la conclusion de cela et peut-être même de la mettre devant nous. Qu’obtenons-nous en demandant : nous recevons. Qu’obtenons-nous en demandant : nous recevons. Nous frappons, et la porte s’ouvre.

Frère Holland : Écrivons, au tableau, que nous allons recevoir, sœur Hughes. Il y a là une promesse.

Orin Howell : J’aime aussi Luc 12:12, où il est dit : « Car le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire. »

Frère Holland : Cela commence à ouvrir un tout nouveau monde parce nous disons toujours cela aux missionnaires. Nous disons toujours aux missionnaires qu’il faut ouvrir la bouche et que, s’ils se sont préparés et ont faire de leur mieux, Dieu leur donnera à l’heure même ce qu’ils doivent dire. C’est tout une nouvelle idée, large et merveilleuse, sur le concept de demander et de recevoir à l’heure même. C’est un verset formidable, Orin.

Tamu Smith : Je pense que parfois, quand je suis dans des situations où je me sens dépassée, étant convertie à l’Église, et qu’on me demande de donner une classe dont les élèves ont des ancêtres pionniers, l’Esprit me pousse à dire quelque chose à quoi je n’avais pas pensé. Exode 4:12 dit : « Va donc maintenant ; c’est moi qui suis ta bouche, et je t’enseignerai ce que tu auras à dire. » Et je pense que, si nous sommes disposés à laisser l’Esprit nous pousser à dire ces choses, bien que nous pensions ne pas avoir toutes les réponses, nous laissons notre Père céleste faire son oeuvre en parlant par notre intermédiaire.

Frère Holland : Quel verset formidable ! Je crois qu’au cours de toutes les années où j’ai discuté de ce sujet je n’ai jamais entendu utiliser celui-là. Merci, sœur Smith. Et le contexte ici, bien sûr, est la tâche écrasante qu’avait Moïse d’aider les enfants d’Israël à s’extirper des problèmes de la vie. C’est ce que nous affrontons tous. C’est un très bon verset pour dire : « Ne t’en fais pas, cela te sera donné. » Merci pour cette citation.

Gardez ces citations à l’esprit si vous devez enseigner un sujet comme celui-ci. Vous pouvez les utiliser, et beaucoup d’autres.

Enseigner en s’appuyant sur les Écritures

Steven E. Snow : Beaucoup d’entre nous, quand ils sont appelés à enseigner, se sentent écrasés par l’énormité de la tâche, incompétents et non préparés. Mais si nous faisons de notre mieux pour étudier la documentation qui nous est donnée, les Écritures, puis faisons simplement confiance à l’Esprit, nous serons aidés. Je pense que parfois nous nous sentons écrasés parce que nous n’avons pas suffisamment de connaissances.

Frère Holland : Absolument. Et nous ressentons tous cela, tout instructeur qui a jamais enseigné a ressenti cela. Je pense qu’il est bon de dire que nous tous ici représentons l’effort collectif de l’Église pour mettre une bonne documentation à la disposition des gens. Nous avons réellement une bonne documentation pour les programmes. Nous avons de bons manuels de leçons. Il n’enseignent pas tout seuls, mais cela rassure beaucoup de savoir qu’on n’est pas seul, et l’on n’a pas à réinventer la roue. Nous avons une excellente documentation, et nous allons en parler toute la journée. Cela nous aide à ne pas nous sentir aussi écrasés par la tâche.

Quand le président Packer parlait avec frère Perry, il a dit : « Je m’appuyais toujours sur [silence] », que ce soit en chaire ou devant la classe. Il a dit qu’il ne voulait jamais aller où que soit sans elles. À quoi faisait-il référence ?

Julie B. Beck : Aux Écritures.

Frère Holland : Aux Écritures, absolument. Voulez-vous écrire en numéro 2, sœur Hughes : «Enseignez en s’appuyant sur les Écritures. »

Je pense qu’on ne saurait trop insister là-dessus ni le surestimer dans notre rôle d’instructeurs dans l’Église. Évidemment parce que la substance même de l’Évangile, les Écritures elles-mêmes, sont ce que nous sommes appelés à enseigner, que ce soit à la Primaire, à nos groupes d’adultes ou d’adolescents, à qui que ce soit, au foyer ou à l’Église. Je me souviens de quelque chose de très frappant dans Alma 31, l’un de mes versets préférés qui, selon moi, dit cela mieux que tout autre verset.

Alma avait reçu une mission très très importante, une mission très difficile, une mission chez les Zoramites, et il venait d’avoir une conversation avec Korihor. Et il trouve ce qui marche pour lui, et il trouve ce qui ne marche pas pour cette tâche difficile d’enseigner et de témoigner.

Frère Wada, voulez-vous lire Alma 31:5 ?

Takashi Wada : « Et maintenant, comme la prédication de la parole avait une grande tendance à amener le peuple à faire ce qui était juste – oui, elle avait eu un effet plus puissant sur l’esprit du peuple que l’épée ou quoi que ce fût d’autre qui lui fût arrivé – Alma pensa qu’il était opportun d’essayer la vertu de la parole de Dieu. »

Frère Holland : Merci beaucoup ! Au cours des années, c’est devenu l’un de mes passages préférés. Nous avons tous des versets que nous relisons encore et encore, et j’ai relu celui-ci maintes et maintes fois. « La prédication de la parole », le pouvoir de la parole « avait une grande tendance à amener le peuple à faire ce qui était juste », elle avait « un effet plus puissant sur l’esprit du peuple que l’épée », et ils avaient beaucoup d’épées dans ce livre et dans la vie, « ou quoi que ce fût d’autre », que tous les autres champs de bataille, conflits et difficultés. « Alma pensa qu’il était opportun d’essayer la vertu de la parole de Dieu. »

Vertu peut aussi se rendre par pouvoir. Quand la femme vint toucher le bord du manteau du Christ, dans la scène du Nouveau Testament, il dit : « Une force est sortie de moi » (Luc 8:46). Dans l’original grec du Nouveau Testament, le mot employé signifie aussi vertu.

Alma dit donc que nous devons essayer le pouvoir de la parole de Dieu, parce qu’elle a un effet puissant.

Frère Wada : Je pense que tout le monde vient à l’église pour apprendre et pour être nourri. Une phrase de Jacob 2:8 dit : « Je suppose qu’ils sont montés ici pour entendre la parole agréable de Dieu, oui, la parole qui guérit l’âme blessée. » Je suis heureux quand, juste après un cours, quelqu’un vient me dire : « C’est exactement ce que je voulais entendre. J’en avais besoin. »

Frère Holland : Une idée profonde, merci frère Wada, parce que les gens viennent à l’église pour avoir une expérience spirituelle. C’est pour cela qu’ils viennent. Nous allons à l’église et nous nous y réunissons pour entendre la parole de Dieu et ressentir l’Esprit, pour entendre des témoignages convaincants. Quand viennent des moments difficiles, quand nous avons besoin d’être guéris, ce qu’offre le monde n’est pas suffisant. Nous venons pour être guéris par la parole de Dieu.

Soeur Matsumori : Pour la plupart des instructeurs de la Primaire, instruire les enfants à partir de la parole de Dieu est vraiment difficile. Les enfants ne savent pas lire, ils n’ont pas leurs Écritures, ils ne les connaissent pas, si leur famille ne s’en est pas chargée. Cela peut être vraiment difficile.

Frère Holland : C’est exact. Voici une instructrice expérimentée de la Primaire qui nous fait une petite mise en garde pour nous faire comprendre que nous allons avoir des enfants de tous niveaux et que nous devons les faire avancer progressivement, comme on doit le faire avec des enfants. Bonne remarque sœur Matsumori.

Frère Dahlquist : C’est la même chose avec les jeunes gens et les jeunes filles. Pour qu’ils comprennent, il faut qu’ils puissent l’appliquer, comme le dit Néphi. Il faut que cela soit parlant pour eux.

Frère Holland : Il ont besoin de se l’appliquer à eux-mêmes (voir 1 Néphi 19:23).

Frère Dahlquist : Ils sont besoin de voir vivre les Écritures.

Frère Holland : Oui ; et nous allons parler de beaucoup d’expériences ici, des expériences au foyer, des expériences au séminaire et à l’institut. Nous parlons de quelque chose qui doit se développer avec le temps chez nos jeunes gens et nos jeunes filles. Nous ne devons pas être impatients si cela prend un peu de temps pour se développer.

Frère Jensen : Jusqu’à maintenant notre discussion s’est concentrée sur les quatre ouvrages canoniques. Nous avons d’autres Écritures.

Frère Holland : Oui. Vous voulez dire un mot sur les prophètes vivants ?

Frère Jensen : Nous avons de bons manuels, et nous avons des magazines et des histoires. Ne sont-ils pas excellents ?

Frère Holland : Et nous avons une documentation formidable, sans parler de toutes les paroles des prophètes vivants, des diffusions semestrielles de conférence générale et des publications qui s’adressent à l’Église. Nous avons en abondance la parole de Dieu à notre disposition, et nous devons l’utiliser.

Kathleen H. Hughes : Il me vient une question. Il arrive fréquemment, et frère Oaks l’a souligné dans un discours, que nous ne connaissions que vaguement le contenu ou l’existence du manuel et nous nous lançons tout seuls. Pourquoi le faisons-nous ? Je veux dire, comment pouvons-nous aider nos frères et sœurs à comprendre que les manuels sont pour notre édification ?

Frère Holland : Oui, c’est un bon rappel. Cela va avec la remarque de frère Jensen. Dans l’esprit de vos bons commentaires et des idées que vous m’avez données, de nouvelles idées sur le pouvoir de la parole et sur la guérison, l’aide et la lumière qui en découlent, je me souviens d’une histoire que le président Packer a racontée au Collège des Douze il y a quelques années. Il a parlé d’un hiver très rude en Utah où la quantité de neige avait fait descendre les troupeaux de chevreuils très bas dans certaines vallées. Certains avaient été bloqués par des clôtures et des situations qui ne correspondaient pas à leur habitat naturel ; des organisations bien intentionnées, rapides et capables avaient alors essayé de nourrir ces chevreuils pour les aider à passer l’hiver. Elles avaient apporté du foin et en avaient déposé partout, tout ce qu’elles pouvaient faire dans de telles circonstances. Plus tard, on avait trouvé énormément de ces chevreuils morts. Les gens qui se sont occupés de ces animaux ensuite, ont dit qu’ils avaient l’estomac plein de foin, mais qu’ils étaient morts de faim. On leur avait donné de la nourriture, mais cela ne les avait pas nourris.

Chaque instructeur doit se rappeler que nous devons « nourrir de la bonne parole de Dieu ». Et nous pouvons être nourris aussi, c’est ce qu’il y a de bien, mais il est important quand on donne de la nourriture d’être ancrés à la parole de Dieu.

Enseigner selon l’Esprit

Sœur Hughes, s’il vous plaît, voulez-vous noter le point numéro trois : « Enseigner selon et avec l’Esprit. »

En fait, c’est l’Esprit du Seigneur qui est le véritable instructeur, et c’est ce que j’ai dit plus tôt : « écoutez ». Écoutez avec le cœur. Écoutez avec l’âme, et il se peut que vous perceviez des sentiments ou des inspirations qui n’ont rien à voir avec ce que vous êtes en train de dire. Cela peut être quelque chose de très personnel, cela peut concerner votre foyer, votre mariage ou un enfant, mais c’est l’Esprit, et c’est lui le véritable instructeur.

Doctrine et Alliances 46:13 dit que l’on est instruit d’en haut. Nous sommes des instruments, des outils ; ce sont notre langue et nos lèvres, mais l’instructeur est en haut.

C’est une bonne habitude d’enseignement de demander aux élèves de faire connaissance. Et c’est ce que nous allons faire pendant une minute avec Orin Howell.

Orin, depuis quand êtes-vous membre de l’Église ?

Frère Howell : Je me suis fait baptiser en juin 1996.

Frère Holland : Où vous êtes-vous fait baptiser, frère Howell ?

Frère Howell : En Bosnie.

Frère Holland : Que faisiez-vous en Bosnie, frère Howell ?

Frère Howell : J’étais dans l’armée à cette époque.

Frère Holland : Où et dans quoi en Bosnie avez-vous été baptisé ?

Frère Howell : J’ai été baptisé à Tuzla, dans un bar russe qui avait été transformé en église. Nous nous sommes servis d’un capot de tank, retourné, que nous avons apporté dans l’église, comme fonts baptismaux.

Frère Holland : Voilà un merveilleux jeune homme dans l’armée, qui est touché par la vie d’autres militaires saints des derniers jours ; il reçoit le témoignage de l’Évangile et veut se faire baptiser. Alors, dans l’église de fortune, pendant la guerre, on retourne le capot d’un tank afin de constituer une sorte de bassin, et est rempli d’eau ; et c’est Orin qui a rempli le bassin. Il s’est fait baptiser. Qui vous a confirmé membre de l’Église dans cette situation ?

Frère Howell : Vous l’avez fait, frère Holland.

Frère Holland : À l’été 1996, j’ai eu le grand honneur de confirmer Orin Howell membre de l’Église à Tuzla, en Bosnie, pendant la guerre, où nous essayions de survivre. Ce jeune homme remarquable est aujourd’hui grand prêtre et sert fidèlement l’Église dans la vallée du lac Salé. C’est un membre distingué de notre classe aujourd’hui. Merci, Orin, de cette petite biographie. Cela permet aux élèves de se connaître un peu mieux.

Je vais demander à frère Howell de développer le thème « Enseigner selon l’Esprit ». Prenons dans la section 50 une série de versets que nous utilisons souvent régulièrement et nécessairement pour les missionnaires. Mais nous devrions l’utiliser aussi avec tout le monde. Frère Howell, voulez-vous lire Doctrine et Alliances 50:13 ?

Frère Howell : « Moi, le Seigneur, je vous pose donc cette question : À quoi avez-vous été ordonnés ? »

Frère Holland : Pour élargir un peu le propos, ici, remplaçons ordonnés par appelés. Ordonnés est le langage de la prêtrise, et nous allons parler de l’appel général à enseigner. Donc, « Moi, le Seigneur, je vous pose donc cette question : À quoi avez-vous été [appelés] ? »

Maintenant, frère Howell, lisez la réponse du Seigneur au verset 14.

Frère Howell : « À prêcher l’Évangile par l’Esprit, oui, par le Consolateur qui a été envoyé pour enseigner la vérité. »

Frère Holland : C’est une affirmation scripturaire qui souligne ce que nous essayons de développer, ce que nous avons déjà dit, c’est-à-dire que le véritable instructeur c’est l’Esprit. Je ne suis pas l’instructeur, ni vous non plus. Nous devons tous être réceptifs au Saint-Esprit, au guide des cieux, qui est l’instructeur. Nous devons « prêcher l’Évangile par l’Esprit, oui, par le Consolateur qui a été envoyé pour enseigner la vérité. »

À présent, une mise en garde : Et si nous essayons d’enseigner d’une autre manière ? Et si nous essayons d’enseigner sans l’Esprit, sans nous soucier de l’Esprit ou sans être réceptif à l’Esprit ? Quel est le verdict du Seigneur sur ce genre d’enseignement ?

Sœur McKee, voulez-vous lire le verset 18 ?

Maritza McKee : « Si c’est d’une autre façon, ce n’est pas de Dieu. »

Frère Holland : Redites-le encore une fois. C’est si puissant !

Sœur McKee : « Si c’est d’une autre façon, ce n’est pas de Dieu. »

Sœur Beck : Alors, est-ce que cela veut dire que si j’étudie mes livres et mes manuels, et si je fais un plan, je ne peux pas m’en servir pour enseigner ? Je me prépare, mais est-ce que je dois être prête à mettre mes notes de côté et à être dirigée par l’Esprit avec la préparation que j’ai ?

Frère Holland : Y a-t-il des commentaires sur cette question avant que je donne ma réponse ? C’est une question légitime.

Frère Dahlquist : L’Esprit ne murmure pas seulement quand vous enseignez sans vous servir de vos notes. Je crois que l’Esprit peut vous inspirer à partir du moment où vous commencez à préparer la leçon. Cela ressemble beaucoup aux conférences générales. Les conférences générales nous touchent de manière merveilleuse, mais il y a beaucoup de préparation.

Frère Holland : Bon, quelques commentaires à ce sujet. Quel est le rôle de l’instructeur, et quel est le rôle de l’Esprit ?

Sœur Beck : Je me suis préparée ; j’y ai travaillé. Mais ensuite, si quelqu’un de ma classe a eu une difficulté pendant la semaine, cela change la dynamique de la leçon. Aidez-moi à comprendre comment je peux savoir comment concilier le fait de s’être préparé et le fait d’être guidé pour dire ce qui nous vient dans le cœur à l’instant où comment utiliser une autre Écriture.

Frère Holland : C’est une très bonne question, et tous les instructeurs se la poseront.

Frère Kerr : Je crois que la clé, en plus de se préparer et d’amasser de la connaissance, est de ne pas être lié par le plan de la leçon, mais de s’en servir comme base et d’être ouvert à l’inspiration.

Frère Holland : Il ne serait pas juste d’entrer en cours et de dire : « Je ne me suis pas préparé, mais l’Esprit va nous guider. » Mais d’un autre côté, être enfermé dans sa préparation au point de n’entendre aucun des murmures qui nous sont adressés pendant la leçon serait l’autre extrême.

Je crois que sœur Beck nous oriente vers une combinaison des deux. Nous nous sommes préparés, mais nous sommes ouverts à l’Esprit, et nous avons la liberté d’aller où nous devons aller à ce moment-là, au moment de la leçon.

Frère Snow : Nous devons comprendre que chaque membre de la classe peut rentrer chez lui avec une inspiration légèrement différente donnée par l’Esprit, et qu’il est très important que l’Esprit soit présent. Mais combien d’entre nous ont entendu, au moment d’une discussion formidable, l’instructeur dire : « C’est une très bonne discussion, mais je dois terminer la leçon. »

Frère Holland : Oui, nous avons tous entendu cela.

Frère Snow : Et nous ratons parfois des occasions en faisant cela.

Frère Holland : Oui. Et ce sont là des réalités dont nous devrons apprendre à tenir compte, et nous devrons êtres sensibles à ces impressions afin de bien agir sur l’instant et de saisir l’occasion qui se présente.

Sœur Hughes : Pour moi, c’est toujours un sujet très intéressant et complexe. Comment puis-je savoir, comment les instructeurs peuvent-ils savoir qu’ils sont en train d’enseigner selon l’Esprit ? Je ne sais pas. En ce qui me concerne quand j’enseigne, je n’en suis pas toujours sure.

Frère Holland : Quelqu’un peut-il répondre ? Quelle assurance l’instructeur a-t-il qu’il enseigne selon l’Esprit ? Quelle indication faut-il en chercher ? Faut-il tout simplement enseigner avec la foi et dans l’espoir que cela est en train de se produire, bien qu’on ne s’en rende pas toujours compte ?

Frère Jensen : J’ai la même question. Et je me demande si la réponse n’est pas, en tout cas pour moi, de nouveau dans Doctrine et Alliances 50:21-22.

« Comment se fait-il donc que vous ne puissiez comprendre et savoir que celui qui reçoit la parole par l’Esprit de vérité la reçoit telle qu’elle est prêchée par l’Esprit de vérité ?

« C’est pourquoi, celui qui prêche et celui qui reçoit se comprennent, et tous deux sont édifiés et se réjouissent ensemble. »

Frère Holland : Peut-être un peu de joie, Kathy, peut-être que si votre cœur se réjouit, c’est au moins une indication.

Frère Jensen : L’instructeur, devant, doit-il parler, donner un message et ne pas demander de participation ? J’ai une petite citation que je garde dans mes Écritures à propos de ce verset, et je pense que je l’apprécie davantage aujourd’hui que nous en savons parlé. Frère Scott l’a enseigné dans une réunion de formation du DEE : Veillez à ce qu’il y ait une participation abondante parce que cet usage de son libre arbitre par un élève permet au Saint-Esprit d’instruire. Cela aide l’élève à retenir votre message. En formulant les vérités, les élèves reçoivent dans leur âme une confirmation et leur témoignage personnel est fortifié » (Richard G. Scott, To Understand and Live Truth [Discours aux enseignants de religion du DEE, 4 février 2005], p. 3.

Frère Holland : C’est formidable. Cela me rappelle une pensée de Marion G. Romney, qui a dit un jour : « Je sais toujours quand j’ai parlé sous l’influence de l’Esprit parce que j’ai appris quelque chose que je ne savais pas. » Soudain, l’instructeur dit ou pense quelque chose auquel il n’avait pas pensé auparavant, ou, s’il y a déjà pensé, cela lui apparaît avec une joie et une force nouvelles. Ce peuvent être là des indications que vous enseignez selon l’Esprit.

Dans de nombreux cas, nous ne le saurons pas. Nous ferons tout ce que nous pourrons, en espérant que des centaines de choses se passeront dans le cœur des élèves, ou se produiront du fait de cette expérience ou d’autres expériences dans l’Église, mais nous ne le saurons peut-être jamais.

Peut-être l’appel divin d’instructeur consiste-t-il en partie à être un instrument et à avoir la confiance que l’on a été aussi spirituel et aussi dévoué qu’on le peut, puis de laisser le miracle de la révélation personnelle continuer encore et encore. Je pense que c’est une idée très gratifiante concernant l’enseignement et les instructeurs.

La responsabilité d’apprendre

4ème point : « Aider l’élève à assumer la responsabilité de l’apprentissage. »

Que faites-vous quand vous entrez dans une nouvelle classe où il ne se passe rien, où quelqu’un vous dit par son attitude : « Je vous défie de m’instruire. Je vais m’affaler sur cette chaise, je vais baisser la tête et je vais regarder mes chaussures. Et quand je vous regarderai, ce sera avec une mine renfrognée. » La situation ne sera peut-être pas toujours aussi mauvaise, mais cela m’est arrivé. Nous nous sommes tous probablement trouvés dans des situations où il semblait que les gens n’étaient prêts à apprendre. Comment aider les gens à s’y préparer ?

Sœur Beck : Parfois, je fignole mes questions. Mais il me semble que nous sommes en train de dire : Plus nous pouvons les faire répondre sur un sujet, plus ils sont engagés dans l’apprentissage.

Et l’exemple qui m’est venu est celui de Joseph Smith ; il a lu un verset d’Écritures dans Jacques, cela a soulevé une question dans son esprit, et il a dit : « Comment vais-je savoir ? Et saurai-je un jour ? Et si je n’arrive pas à comprendre cela, je ne saurai jamais. » Il était dans un mode d’apprentissage quand il a demandé à Dieu. Mais pour moi c’est une difficulté pour un instructeur, pas tant les questions que je pose mais ce qui se passe qui aide les gens à poser des questions afin que le Saint-Esprit puisse les instruire.

Frère Holland : L’un des livres que je préfère dans l’Église a été écrit par un ami de longue date, professeur à BYU, Dennis Rasmussen ; il s’appelle La question du Seigneur. C’est un exemple de la manière dont le Seigneur enseigne toujours au moyen d’une question. Dès le temps d’Adam, le Seigneur a demandé : « Où es-tu ? » (Genèse 3:9). Il sait parfaitement où est Adam. Il a besoin de savoir si Adam sait où est Adam. C’est pourquoi il demande : « Adam, où es-tu ? » Et ainsi de suite… « Ne savez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? » (Luc 2:49). La vie du Sauveur était édifiée autour de l’enseignement par le questionnement. De nombreuses révélations (je ne sais pas combien ; je ne les ai pas comptées), mais de nombreuses révélations de Doctrine et Alliances, ont été données en réponse à une question que le prophète ou les frères ont posée au Seigneur.

Soeur Matsumori : C’est un sujet qui m’a un peu préoccupée en ce qui concerne les enfants, même lorsque le président Packer a dit qu’il voulait apprendre. Mais, pour être honnête avec vous, je crois que c’est un concept élevé que de croire que la personne qui apprend va assumer la responsabilité de l’apprentissage, en particulier les petits enfants. Et donc comment un instructeur de la Primaire s’y prend-il ?

Frère Holland : C’est une excellente remarque. Que faire dans ce cas quand on est instructeur ? Il faut pourtant bien obtenir des résultats. Au fait, c’est le point numéro 4, parce que, comme nous nous en rendons compte, c’est un concept un peu plus élevé. Mais nous n’en parlons probablement pas assez. Parlons donc de la question de sœur Matsumori. Un enfant, un instructeur du séminaire, l’instructeur de 14 ans ou l’Eglantine ; quelquefois ils ne sont pas très intéressés, ou, en tous cas, ils font comme s’ils ne l’étaient pas. Ils sont probablement plus intéressés qu’ils ne veulent le montrer, et ils n’agissent pas comme s’ils l’étaient. Comment gérer cette situation ? Comment pouvez-vous les aider ?

Frère Wada : L’apprentissage ne se produit parfois pas dans la salle de classe. Parfois, il se produit à l’extérieur. Quand j’étudiais l’Église, les missionnaires m’instruisaient et, une semaine plus tard, j’y pensais et je me disais : « Ah, je comprends. » Nous ne devons donc pas penser que l’apprentissage doit se produire à ce moment précis.

Frère Holland : Excellente remarque. Je suis certain que c’est l’Esprit du Seigneur qui a opéré en vous pendant une semaine ou tout le temps qu’il a fallu.

C’est classique avec les amis de l’Église. Nous voulons que l’Esprit opère en eux pendant des heures et des jours après le départ des missionnaires et avant leur retour pour la prochaine leçon.

Naomi Wada : Parfois, les enfants ont énormément de questions, et j’ai préparé beaucoup d’exemples, d’expériences ou d’aides visuelles, et je ne peux pas tous les utiliser. Parfois, je suis occupée à répondre aux questions. Est-ce que c’est bien ? J’ai essayé de simplifier la leçon et, si j’arrive à ne me concentrer que sur un sujet que je peux leur enseigner, au moins ils sont contents.

Frère Holland : Bien. Vous l’avez mieux formulé que je ne l’ai fait au début. N’essayez pas d’en faire trop. Avec un enfant de la Primaire, peut-être n’importe quel enfant, n’importe lequel d’entre nous, si on ne peut faire passer qu’une idée ou un principe, quelque chose d’excellent et d’important que frère Wada ressentira encore une semaine plus tard, cela vaut probablement toute bonne expérience en classe. Donc soyez rassurés. Ne soyez pas réticent à ce sujet.

Frère Kerr : Ce qu’elle vient de dire m’a ouvert les yeux. Quelle meilleure situation en classe que quand des enfants ou des adultes posent des questions ?

Frère Holland : Les gens réagissent.

Frère Kerr : Ils réfléchissent.

Frère Holland : Et si vous êtes dans la situation où l’élève ne participe toujours pas et que le fardeau est pour le moment sur vous ?

Frère Bruce Miller : Devons-nous avancer avec la leçon ou devons-nous arrêter et faire quelque chose qui favorise la présence de l’Esprit, même si nous avons eu un cantique d’ouverture, une prière, une pensée spirituelle ? Si l’Esprit n’est pas présent, au lieu d’avancer dans la leçon, devons-nous nous arrêter et dire : « Bon, comment faire venir l’Esprit ? »

Frère Holland : Qui veut répondre à cela ?

Frère Snow : Je pense que c’est un processus à long terme. Cela ne se produit pas au premier cours. Je pense qu’il faut parfois faire de son mieux, et puis il y aura un moment où cela marchera réellement, où l’Esprit sera présent et tout le monde participera. Alors il faudra vous arrêter et dire : « Voyez-vous ce qui se produit en ce moment ? Voyez-vous la différence ? »

Frère Holland : Sœur Hughes a dit plus tôt : « Comment savoir si nous avons l’Esprit ? »Et cela peut être d’une certaine manière la question que pose frère Miller : Face à cette classe sans réaction, comment savoir si je fais bien ? Et d’une certaine manière, pour eux et pour vous, la question est que ressentez-vous ? Ressentez-vous que le Seigneur est avec vous, qu’il vous aime, que vous avez fait de votre mieux, qu’il aime les élèves ? Si nous pouvons seulement avoir des sentiments pour l’Évangile, si simplement nous nous aimons, je pense que c’est un début. Et si ces enfants ne réagissent pas, peut-être est-ce que vous ne pouvez pas encore les instruire, mais vous pouvez les aimer. Et si vous les aimez aujourd’hui, vous pourrez peut-être les instruire demain.

Et je pense que c’est tout à fait dans nos capacités. Cela ne dépend pas d’eux. Nous pouvons les aimer du début à la fin et des miracles se produiront, le genre de miracles dont vous parlez.

Si moi, l’instructeur, veux que vous, l’élève, posiez des questions, je peux encourager un peu l’action, comme nous avons essayé de le faire ici aujourd’hui. Je peux essayer de poser une question qui fera son chemin, et tout ce que j’ai à faire est de guider la discussion pour que les élèves participent.

Je vais maintenant faire une pause et apporter un commentaire. Un instructeur peut savoir que frère Merrill à fait un discours sur un sujet à la conférence et dire : « Bon. Je vais aller au centre de documentation et me procurer la séquence vidéo. Je peux la passer à la classe ; ils vont regarder frère Merrill. »

Si vous le faites, c’est excellent. Vous devriez le faire de temps en temps. Mais les aides audiovisuelles ne sont que des aides. Elles ne doivent pas remplacer la leçon. Utilisez-les de la même manière que vous utiliser des épices dans la cuisine, pour parfumer, relever, accentuer, enrichir. Une carte, un tableau, une vidéo ou un document clé au tableau sont souvent ce qui fait la différence entre une bonne et une très bonne leçon. Mais personne ne veut un repas composé uniquement d’épices. Je vous supplie donc de ne pas abuser des aides visuelles. Elles ne doivent pas remplacer l’instructeur, ni la documentation pour le cours, et elles ne doivent pas remplacer l’Esprit du Seigneur. Utilisez-les quand elles sont utiles.

Soeur Wada : Il y a un enfant qui perturbe vraiment beaucoup la classe de la Primaire, et j’essaye d’imaginer que cet enfant est vêtu de blanc et est un ange, est un esprit du Seigneur. En fin de compte nous sommes tous des enfants de Dieu, et cette intelligence, bien que sa forme soit petite, est venue sur terre pour apprendre quelque chose, elle est ici dans un but précis. Penser à cela nous aide vraiment.

Frère Holland : Merci beaucoup ! C’est un bon commentaire.

Frère Howell : Ce que j’entends ici c’est que parfois l’instructeur est l’élève et que l’élève est l’instructeur.

Frère Holland : Presque toujours, presque toujours, l’instructeur en retirera plus que la classe. C’est l’une des joies de l’enseignement.

Témoigner

Concluons. Numéro 5, un mot : « Témoigner ».

Concluons ici de la manière dont tout instructeur doit conclure sa classe, à l’église et à la maison, par un témoignage.

Depuis de nombreuses années, j’aime l’histoire que le président Packer a racontée sur l’instructeur de l’École du Dimanche de William E. Berrett quand il était enfant. Un frère danois âgé a été appelé à instruire une classe de garçons turbulents. Cela ne semblait pas vraiment convenir. Il ne parlait pas très bien la langue ; il avait encore un fort accent danois ; il était beaucoup plus âgé ; il avait de grosses mains de paysan. Pourtant, il devait instruire ces jeunes gens agités de quinze ans. Tout pouvait faire croire que cela ne convenait vraiment pas très bien. Mais frère William E. Berrett disait, c’est ce que frère Packer citait , que cet homme à réussi à les instruire malgré toutes ces barrières, malgré toutes ces difficultés ; cet homme a touché le cœur de ces jeunes chahuteurs de 15 ans, et il a changé leur vie. Et le témoignage de frère Berrett était le suivant : « Nous aurions pu nous réchauffer les mains au feu de sa foi. »

Tous les élèves méritent au moins cela. Nous ne donnons peut-être pas les leçons les plus élaborées. Nous ne sommes peut-être pas des plus compétents en aides audiovisuelles (bien que nous puissions utiliser celle que nous savons utiliser). Mais nous pouvons faire profiter tous les élèves du feu de notre foi, et ils peuvent s’y chauffer les mains.

Au cours des années, j’ai été douloureusement déçu par de magnifiques leçons, données par des instructeurs loyaux et talentueux qui, à la fin du cours, disaient : « La cloche a sonné. Frère Jones, voulez-vous faire la prière ? » Et c’est fini. On ne prend pas le temps de fermer les livres, de se regarder dans les yeux ne serait-ce qu’une minute, de s’arrêter pour dire ce que nous avons vu, ce que nous allons faire et ce que le Seigneur veut que nous fassions. Dans certains cas, je suis un peu injuste et j’exagère un peu, mais pour expliquer l’idée, pas un seul mot sur ce que cela était censé signifier pour l’élève ou pour l’instructeur. Je peux partir en me disant : « Je me demande ce qu’il ressent à ce propos. Je me demande ce qu’il en pense, ou ce que cela était censé signifier pour moi. » Beaucoup d’efforts pour exposer des points de doctrine, des principes, montrer des cartes, des vidéos aux élèves, mais pas un mot de témoignage sur ce que cette doctrine ou ce principe signifie pour l’instructeur, qui était censé nous guider, nous diriger et nous accompagner.

Comme J. Reuben Clark l’a dit un jour : « Notre foi ne doit pas être difficile à détecter. » Je répète : « Que votre foi ne soit jamais difficile à détecter. » Ne semez jamais des graines de doute. Évitez de vous mettre en valeur avec vanité. N’essayez pas d’éblouir tout le monde par vos compétences. Éblouissez-les par la lumière de l’Évangile. Ne vous souciez pas de l’endroit où se trouvent les tribus perdues ou les trois Néphites. Souciez-vous davantage de l’endroit où sont vos élèves, de ce qu’il y a dans leur cœur, de ce qu’il y a dans leur âme, de la soif, des besoins parfois désespérés de nourriture spirituelle des membres. Instruisez-les. Et, surtout, rendez-leur témoignage. Aimez-les. Témoignez du plus profond de votre âme. Ce sera la chose la plus importante à leur dire de toute l’heure, et cela peut sauver la vie spirituelle de quelqu’un.

Dites que vous parlez avec toute l’énergie de votre âme (voir Alma 5:43). J’aime beaucoup cette expression. Je veux témoigner avec toute l’énergie de mon âme. Si nous nous y sentons poussés, nous pouvons demander à l’assemblée ce qu’Alma à demandé : « Ne pensez-vous pas que je sais ces choses moi-même ? » Il a ajouté : « Je vous témoigne que je sais que ces choses dont j’ai parlé sont vraies… Je vous dis que je sais par moi-même que tout [cela] est vrai » (Alma 5:45, 48).

Je sais que Dieu vit et qu’il nous aime. Je sais que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Sauveur et Rédempteur du monde. Je sais que cette Église est la sienne, et je sais que l’enseignement est important.

Je sais que le ciel nous aidera à enseigner si nous le faisons comme nous l’avons dit ici. Et ce ne sera pas tout ; ce ne sera que le commencement. Bienvenue dans la quête du don de l’enseignement. Mais en recherchant ce don et en priant pour l’avoir, si nous demandons, cherchons et frappons spirituellement, si nous enseignons à partir des Écritures, si nous enseignons selon et avec le Saint-Esprit, si nous aidons les élèves à assumer la responsabilité de l’apprentissage et si nous témoignons des vérités que nous avons enseignées, Dieu confirmera à notre cœur et à celui de nos élèves le message de l’Évangile de Jésus-Christ.

Frères et sœurs, ici et ailleurs, tout près et partout dans le monde, l’Évangile de Jésus-Christ signifie tout pour moi. Il signifie tout pour moi. Il est toute ma vie. Il est mon espoir, ma sécurité et ma quête du salut. Il est tout ce que je veux pour mes enfants et les enfants de mes enfants.

Et ce que je ressens pour l’Évangile c’est grâce à vous, grâce à des gens comme vous qui instruisent des gens comme moi dans les petites classes de la Primaire, dans les premières soirées familiales, dans les collèges de diacres, en mission et partout où nous sommes, quelqu’un comme vous a instruit quelqu’un comme moi. Et je ne suis pas encore comme je voudrais être. Je ne suis pas tout à fait ce que je dois être, mais ce que je vais être, je le dois à de grands instructeurs, à commencer par mes parents bien-aimés et toutes les bonnes personnes qui ont touché ma vie, jusqu’aux merveilleux conseils et collèges dont je fais maintenant partie, où je peux être instruit par la Première Présidence et le Collège des Douze, par d’autres Autorités générale et par de formidables dirigeants des auxiliaires comme vous tous.

Je témoigne de l’importance de l’amour. Je sais que Dieu nous aime. Et je le sais en partie parce que je vous aime, et j’aime l’enseignement. Je prie pour que nous enseignions mieux. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

  • Choisissez des idées de l’exposé de frère Holland que vous pouvez appliquer comme élève ou comme instructeur.

  • La discussion dans la classe de frère Holland porte sur cinq principes. Réfléchissez-y : faites un plan pour enseigner ces principes à quelqu’un.

  • Quelle démonstration frère Holland a-t-il faite sur l’apprentissage et l’enseignement en plus de ce qu’il a dit ?

« Quand j’étais membre de la branche de Colonia Suiza, en Uruguay, mon premier appel a été présidente de la Primaire. J’avais treize ans. J’étais la présidente et l’instructrice. Je me rappelle qu’on m’a mise à part et qu’on m’a donné un manuel. J’avais pour tâche d’enseigner les leçons et l’Évangile aux enfants. J’ai ouvert le manuel. Je ne savais pas quoi faire, comment enseigner une leçon. Alors j’ai prié. J’ai dit : ‘ Père céleste, je dois enseigner la leçon aux enfants samedi prochain. Veux-tu m’aider ?’ Et j’ai ressenti l’influence de l’Esprit, et j’ai appris à enseigner parce qu’il me l’a appris. »

Delia Rochon

« Je n’oublierai jamais ce dimanche matin. Nous étions à Athi River, au Kenya ; un jeune homme était debout et donnait un discours de Sainte-Cène en ne se servant que des Écritures. Il s’en dégageait une grande force. Il devait avoir une quinzaine d’années ; il ne pouvait être plus âgé. Je souriais et me disais : ‘combien je voudrais que nous puissions tous entendre ce jeune homme rendre témoignage, parler du Christ et prêcher le Christ.’ »

Kathleen H. Hughes

« Un jour, j’étais assise avec ma petite fille âgée de six ans ; elle m’a dit : ‘je veux apprendre à étudier les Écritures.’ Je me suis dit : ‘Elle n’a que six ans. Est-ce qu’elle peut vraiment retirer quelque chose d’utile des Écritures ? Alors je lui ai dit : ‘Voyons 1 Néphi, chapitre 1, et si tu lis quelque chose que tu comprends ou qui a de l’importance pour toi, tu peux le souligner. Et si tu veux écrire quelque chose à ce sujet, tu peux l’écrire.’ Nous avons donc commencé par le verset : ‘Moi, Néphi, étant né de bons parents’ (1 Néphi 1:1) ; elle s’est arrêtée et a dit : ‘J’ai de bons parents.’ Elle comprenait dès la première ligne. Elle a marqué ses Écritures et elle a dit : ‘Je vais finir le Livre de Mormon avant mon baptême.’ Elle a ajouté : ‘il y a des jours où je ne comprends rien.’ Mais elle a été touchée en lisant le premier verset du Livre de Mormon, la première fois qu’elle essayait. »

Julie B. Beck

« Parfois, quand on enseigne, on essaie de travailler selon l’Esprit, d’enseigner selon l’Esprit, d’utiliser les Écritures. Mais, d’après mon expérience, il me semble que c’est l’Esprit qui adapte ce que nous enseignons aux besoins de l’élève. C’est pour cette raison que parfois un élève vient me voir et me dit : ‘Merci d’avoir dit cela.’ Et je me demande : ‘Est-ce que j’ai dit ça ? Quand ?’ Je me demande si cette personne a réellement entendu la voix du Seigneur. Tout ce que j’ai fait, ça a été de créer par les Écritures, par l’Esprit, un cadre qui a permis à l’élève de recevoir le message qui lui était nécessaire. »

Delia Rochon

« Notre assurance suprême nous est donnée par le murmure honnête du Seigneur, le murmure qui vous dit que vous êtes l’instrument du Seigneur, que c’est sa classe, que c’est son Église, que ce sont ses enfants. Alors, réagissez honnêtement à cet Esprit. En général, le programme nous donne notre cadre, notre direction au cours des mois de l’année. Mais nous ne sommes pas tout ce que nous devons être en tant qu’instructeurs dans les mains du Seigneur si nous ne sommes pas disposés à renoncer à quelque chose que nous avons préparé et à réagir à une inspiration du Seigneur. Nous devons dire : ‘C’est maintenant. Voici le moment d’enseigner.’

« Les parents rencontrent tout le temps cette situation. Les parents doivent saisir les moments d’enseigner parce qu’ils risquent de ne pas se représenter. Nous devons nous préparer de notre mieux, puis avoir confiance que le Seigneur nous donnera des possibilités inattendues dans telle ou telle classe. Nous devons être préparés à aller là où il nous conduira. »

Jeffrey R. Holland

« J’ai vu des exemples magnifiques quand je suis allé enseigner avec deux missionnaires. Ils enseignaient une cinquième leçon. L’un des missionnaires était allemand ; il parlait la langue ; il était en mission depuis quelques mois. L’autre était assez nouveau ; c’était la première fois qu’il enseignait la cinquième leçon.

« Je les ai observés. L’un avait confiance en soi ; c’était un bon missionnaire. Il enseignait avec confiance. L’autre devait s’appuyer un peu sur son plan de leçon, mais, je les ai observés tous les deux et l’Esprit se manifestait par l’intermédiaire de tous les deux. Il en est de même des instructeurs qui enseignent à des niveaux différents ; l’Esprit peut se manifester où que nous soyons, si nous avons fait notre part. C’est merveilleux. »

Charles W. Dahlquist II

« Je crois qu’on peut dire sans crainte que nous n’avons pas réussi si, au bout de quarante minutes, un élève sort de la salle et dit : ‘C’était super ?’ Si c’est fini quand l’élève sort de la salle de classe, je crois que nous avons échoué quant à la signification suprême de ce que doit être l’enseignement, l’enseignement continu. Notre enseignement doit tant pousser à la réflexion, doit apporter tant de bien-être spirituel, doit être si novateur et si intéressant que les élèves se disent : ‘Cela m’a tant touché que je vais y penser cet après-midi, demain, la semaine prochaine et le mois prochain.’ Ainsi, notre leçon prendra une vie nouvelle, autonome, et suscitera des pensées nouvelles.

« Il y a un danger réel avec les leçons spectaculaires si coupées du reste ou si brillantes que les gens sont divertis pendant 45 minutes et se disent : ‘vivement la semaine prochaine pour que je revienne m’amuser’ et ne repensent pas de toute la semaine ou de tout le mois à la substance de la doctrine qu’on leur a enseignée. »

Jeffrey R. Holland

« Soyez patient et, surtout, ne perdez pas l’Esprit. Nous ne pouvons absolument pas être vexés, en colère ou déçus qu’après que nous avons fait tant d’efforts pour notre leçon, les élèves ne semblent pas intéressés. Nous devons être patients et aimants. Il se produit plus de choses dans leur cœur que nous ne le pensons. »

Jeffrey R. Holland

« Je suis allée au séminaire matinal et je pense que mon instructeur du séminaire s’est acquitté de sa responsabilité de nous instruire. Il supposait que nous recevions le message qu’il nous donnait. Parfois nous arrivions au séminaire en pyjama ; parfois certains apportaient des oreillers et des couvertures ; parfois, des filles se vernissaient les ongles en l’écoutant ; mais nous avions la bénédiction d’avoir un instructeur du séminaire qui supposait que nous l’écoutions. Nous n’engagions pas la conversation avec lui, mais il n’y a pas eu un seul jour au séminaire où je n’ai pas prêté attention et où je n’ai pas écouté de toutes mes oreilles et de tout mon cœur ce qu’il disait.

« Que crois que si nous, les instructeurs, nous faisons tout ce que nous devons, nous avons fait notre part, nous avons l’Esprit avec nous, alors nous pouvons supposer que les élèves prennent la responsabilité d’écouter. »

Tamu Smith

Le don d’enseigner

  1. 1.

    Demander, chercher et frapper spirituellement.

  2. 2.

    Enseigner en s’appuyant sur les Écritures.

  3. 3.

    Enseigner selon et avec l’Esprit.

  4. 4.

    Aider l’élève à assumer la responsabilité de l’apprentissage.

  5. 5.

    Témoigner.