Nous parlons du Christ

«Je ne t’oublierai point»


« Je ne t’oublierai point »

J’étais heureuse et pleine de joie en allant à mon examen de routine chez le médecin. En passant une échographie, j’avais déjà vu le battement du cœur de mon minuscule bébé, mais maintenant, plusieurs semaines après, le petit être qui était en moi aurait grossi. J’avais déjà vécu le miracle de la grossesse à trois reprises, mais il n’a jamais cessé de m’émerveiller.

Dix minutes plus tard je pleurais seule dans ma voiture, l’image d’un bébé inerte, sans battement de cœur, gravée à jamais dans ma mémoire.

Pendant les jours qui ont suivis, j’étais hébétée. Je me sentais vide et seule. Mon mari avait dû retourner au travail et nos trois enfants couraient dans la maison alors que, sans enthousiasme, je leur faisais à manger et essayais de garder la maison propre. Mais je n’étais pas vraiment là. Quand je rentrais des courses, la première chose que je faisais, c’était de regarder si l’on avait essayé de me téléphoner. Aucun coup de téléphone. Je regardais mon courrier électronique toutes les heures. Rien. J’ai commencé à me demander si mes amis et mes voisins se souciaient de moi. Étaient-ils vraiment mes amis ? Je n’avais pas remarqué que Satan était à l’œuvre.

Un soir que je faisais part de mes sentiments à mon mari, il a immédiatement vu ce qui se passait. Il m’a lu 1 Néphi 21:15-16:

« Je ne t’oublierai point, ô maison d’Israël.

« Voici, je t’ai gravée sur mes mains; tes murs sont toujours devant mes yeux. »

J’avais appris et étudié l’Expiation auparavant. Je pensais savoir ce que c’était. Mais je ne l’avais pas appliqué à ma vie de la bonne façon. Jésus avait déjà souffert pour toutes mes peines. Il savait exactement ce que je ressentais.

Son action la plus exemplaire, l’Expiation, a requis de Jésus qu’il descende « au-dessous de tout (D&A 88:6) » et qu’il subisse « les souffrances de tous les hommes (2 Néphi 9:21) ». Ainsi, nous comprenons que le sacrifice expiatoire a un objectif plus large que de fournir un moyen de vaincre le péché. Cet accomplissement, le plus grand de tous les accomplissements terrestres, donne au Sauveur le pouvoir d’accomplir cette promesse : « Si vous vous tournez vers le Seigneur d’un cœur pleinement résolu… il vous délivrera » (Mosiah 7:33)1

Quel meilleur ami pouvais-je avoir, en cette période tragique, que celui qui pouvait assurément avoir pour moi de la compassion ? J’ai compris que j’avais besoin de mon Sauveur pour m’aider à surmonter mon chagrin. Quand je me suis adressée au Seigneur, j’ai immédiatement vu son amour pour moi. Je me suis sentie calme et apaisée et j’ai senti que Jésus me comprenait comme je ne l’avais jamais cru possible. Il est exactement le genre d’ami que je désirais ardemment pendant ces jours qui ont suivi ma fausse-couche, le genre d’ami dont j’avais le plus besoin.

Je sais que je peux toujours me tourner vers mon Sauveur, non seulement quand j’ai besoin de me repentir de mes péchés, mais aussi quand j’ai besoin d’une épaule compatissante. Il est toujours là. Lorsque nous recherchons quelqu’un qui comprenne nos douleurs et nos peines, n’oublions pas notre véritable ami, Jésus-Christ.

Comment puis-je trouver la paix ?

Thomas S. Monson parle de trois façons de trouver la paix :

« Je ne parle pas de la paix promue par l’homme, mais de celle promise par Dieu. Je parle de la paix dans notre foyer, de la paix dans notre cœur, de la paix dans notre vie. La paix selon l’homme est périssable. Mais la paix selon Dieu triomphera…

« Premièrement : Cherchez en vous-mêmes. Il n’y aura pas de paix tant que les gens ne soutiendront pas au plus profond d’eux-mêmes les principes de pureté personnelle, d’intégrité et de force de caractère qui favorisent l’instauration de la paix…

« Deuxièmement : Tournez-vous vers les autres. L’appartenance à l’Église entraîne une détermination de servir…

« Troisièmement : Regardez vers les cieux. Quand nous le faisons, nous trouvons du réconfort et de la satisfaction à communiquer avec notre Père céleste par la prière, chemin de la puissance spirituelle et passeport vers la paix. »

Tiré de « Trouver la paix », Le Liahona, mars 2004, p. 3-7.

Laquelle de ces trois idées pouvez-vous mettre plus complètement en pratique dans votre vie ?

Il comprend

Robert D. Hales

« Il n’y a rien de ce que nous endurons que Jésus ne puisse comprendre et il attend que nous nous adressions à notre Père céleste en prière. Je témoigne que, si nous sommes obéissants et diligents, nos prières seront exaucées, nos difficultés diminueront, nos craintes disparaîtront, nous recevrons la lumière, les ténèbres du désespoir se dissiperont et nous serons proches du Seigneur et ressentirons son amour et le réconfort du Saint-Esprit.

Robert D. Hales du Collège des Douze apôtres, « Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment » L’Etoile, juillet 1998, p. 85.

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    Remarque

  1.   1.

    Donal L. Hallstrom, « Tournez-vous vers le Seigneur », Le Liahona, mai 2010, p. 80.