Apprendre grâce aux prophètes actuels

Tiré d’un discours prononcé le 4 janvier 2007 lors d’une veillée du Département d’Éducation de l’Église, deux ans avant l’appel de frère Andersen au Collège des douze apôtres.


Neil L. Andersen
Pourrions-nous être plus attentifs aux conseils et aux enseignements des Autorités générales, plus désireux de les sonder et d’y répondre ?
First Presidency

Bien sûr, nous aimons le président Monson, les deux conseillers dans la Première Présidence et le Collège des douze apôtres. Mais, tout en reconnaissant notre amour et notre loyauté, j’aimerais demander : « Pourrions-nous être plus attentifs aux conseils et aux enseignements de ces frères, plus désireux de les sonder et d’y répondre ? »

Quatre questions à poser

Pensez à la façon dont vous répondriez aux questions suivantes :

  1. 1.

    Pourriez-vous me donner le nom des trois membres de la Première Présidence et celui de chacun des membres du Collège des douze apôtres ? Ce sont les quinze hommes que vous et moi soutenons comme prophètes, voyants et révélateurs.

  2. 2.

    En regardant une photo de ces Autorités générales, reconnaîtriez-vous chacun d’eux ? Il est rare que nous fassions très attention à quelqu’un que nous ne reconnaissons pas ou que nous ne connaissons pas.

  3. 3.

    Pourriez-vous me dire quels conseils ont donnés la Première Présidence et le Collège des douze apôtres lors de la dernière conférence générale ? Et pourriez-vous vous souvenir des préoccupations du président Monson, du président Eyring et du président Uchtdorf dans les messages de la Première Présidence publiés dans Le Liahona cette année ?

  4. 4.

    Plus important, peut-être : pourriez-vous me citer une décision récente qui vous a incité à changer quelque chose dans votre vie, suite aux recommandations de l’un de ces quinze hommes ?

La manière d’agir du Seigneur

L’importance de nos réponses à ces questions découle de l’appel et de la responsabilité de la Première Présidence et des douze apôtres. Chaque fois que l’Église du Seigneur a été établie, le Seigneur a appelé des prophètes et des apôtres. Le Sauveur a dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi je vous ai choisis et je vous ai ordonnés » (Jean 15 :16, traduction littérale de la version du roi Jacques). À ces hommes, l’ordination confère une puissance spirituelle et une responsabilité solennelle, une puissance permettant de savoir et de témoigner ainsi que la responsabilité d’enseigner et de bénir. Elle comporte aussi, pour nous tous, une responsabilité et une promesse. Nous avons la responsabilité d’écouter et de suivre, et nous avons la promesse que des bénédictions nous seront données si nous croyons à leurs paroles et les mettons en pratique.

Quand le Seigneur a appelé douze disciples sur le continent américain, après sa résurrection, il a enseigné au peuple : « Bénis serez-vous si vous êtes attentifs aux paroles de ces douze que j’ai choisis de parmi vous pour vous enseigner et pour être vos serviteurs » (3 Néphi 12 :1). À notre époque, dans une période de très grandes difficultés, le Seigneur a promis aux saints : « Si mon peuple veut écouter ma voix et la voix des serviteurs que j’ai nommés pour diriger mon peuple, voici, en vérité, je vous le dis, ils ne seront pas enlevés de leur place » (D&A 124 :45).

C’est la manière d’agir du Seigneur. Il appelle quinze hommes parmi des « hommes de condition ordinaire1 » et les dote des clés et du pouvoir de nous guider et de nous diriger. Nous ne sommes pas forcés d’obéir ; il n’y a aucune contrainte. Mais si nous voulons prêter attention à leurs paroles, être réceptifs et prêts à changer notre comportement lorsque le Saint-Esprit confirme leurs conseils, nous ne serons pas enlevés de notre place, c’est-à-dire que nous nous tiendrons fermement à la barre de fer et resterons à jamais en sécurité sur le sentier qui conduit à l’arbre de vie.

Un flot constant de révélation

« Nous avons la Bible, le Livre de Mormon et le livre des Doctrine et Alliances ; mais tous ces ouvrages, sans les oracles vivants et sans le flot constant des révélations du Seigneur, ne mèneraient personne au royaume céleste de Dieu…

« Bien sûr, ces livres ont tous une valeur infinie. On ne saurait trop les estimer ni trop les étudier. Mais par eux-mêmes, et malgré toute la lumière qu’ils peuvent apporter, ils ne suffisent pas à guider les enfants des hommes et à les mener en la présence de Dieu. Pour être ainsi guidés, il leur faut une prêtrise vivante et une révélation constante de Dieu selon les situations dans lesquelles ils sont placés2. »

George Q. Cannon (1827-1901), premier conseiller dans la Première Présidence, Gospel Truth: Discourses and Writings of George Q. Cannon, sél. Jerreld L. Newquist, 1987, p. 252.

Montrer les références

    Notes

  1.   1.

    Boyd K. Packer, « Les douze apôtres », Le Liahona, janvier 1997, p. 6.

  2.   2.

    Parlant de l’importance des prophètes modernes, Wilford Woodruff, ancien président de l’Église, a dit : « Même si nous avions devant nous toutes les révélations que Dieu a jamais données à l’homme ; si nous avions le Livre d’Hénoc ; si nous avions devant nous, en anglais, les plaques qui n’ont pas été traduites ; si nous avions les registres de Saint Jean le révélateur qui sont scellés, et toutes les autres révélations et si elles formaient ici une pile de trente mètres, l’Église et le royaume de Dieu ne pourraient pas grandir, à cette époque du monde ou à une autre, sans les oracles vivants de Dieu. » (Voir Enseignements des présidents de l’Église : Wilford Woodruff, 2004, p. 209).