«Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?»

Nouveau Testament : Doctrine de l’Evangile – Manuel de l’instructeur, 1998


Objectif

Aider les élèves à comprendre que nous devons être disposés à sacrifier les choses de ce monde pour obtenir une place dans le royaume des cieux.

Préparation

  1. 1.

    Lisez, méditez les Ecritures suivantes et priez à leur sujet:

    1. a.

      Marc 10:17–30; 12:41–44. Un jeune homme riche demande ce qu’il doit faire pour obtenir la vie éternelle, et Jésus enseigne que le fait de mettre sa confiance dans les richesses peut empêcher quelqu’un d’entrer dans le royaume de Dieu. Jésus fait l’éloge d’une pauvre veuve qui a mis deux petites pièces dans le tronc.

    2. b.

      Luc 12:13–21. Jésus enseigne les dangers de la cupidité au moyen de la parabole de l’homme riche mais insensé. Il exhorte ses disciples à amasser des trésors dans le ciel plutôt que sur la terre.

    3. c.

      Luc 14:15–33. Au moyen de la parabole des conviés, Jésus enseigne que ceux qui le suivent doivent être prêts à renoncer à tout le reste.

    4. d.

      Luc 16:1–12. Par la parabole de l’économe infidèle, Jésus apprend à ses disciples à rechercher la richesse spirituelle avec le même enthousiasme que ceux qui recherchent la richesse du monde.

  2. 2.

    Lectures supplémentaires: Matthieu 19:16–30; Luc 18:18–30; 21:1–4; Jacob 2:18–19.

  3. 3.

    Si vous faites l’activité pour capter l’attention, fabriquez un piège à singe ou dessinezen un au tableau (voir l’illustration ci-dessous). Pour fabriquer un piège à singe, trouvez une boîte avec un couvercle. Fixez le couvercle sur la boîte et découpez sur l’un des côtés de la boîte une ouverture suffisamment grande pour pouvoir y passer la main ouverte mais pas le poing. Mettez un fruit ou des noisettes dans la boîte.

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  4. 4.

    Suggestion pour l’enseignement: Néphi a dit: «J’appliquais toutes les Ecritures à nous, pour notre utilité et notre instruction» (1 Néphi 19:23). Etudiez L’enseignement: pas de plus grand appel, pages 133–135 et 191–194, pour voir comment vous pouvez aider les élèves à appliquer les Ecritures à leur vie.

Développement proposé pour la leçon

Activité pour capter l’attention

Selon les besoins, utilisez cette activité ou une autre de votre choix pour commencer la leçon.

Montrez le piège que vous avez fabriqué ou dessiné (voir la section «Préparation»). Expliquez qu’un tel piège peut être utilisé pour attraper un singe. Une boîte est fixée au sol et une friandise (tel que des noisettes ou un fruit) est placée à l’intérieur. Le trou fait dans la boîte est suffisamment grand pour que le singe puisse y introduire facilement une main vide mais trop petit pour que la main et la friandise puissent être sortis ensemble (vous pouvez faire la démonstration si vous le souhaitez). Un singe voit la friandise et essaie de l’attraper. Une fois que le singe a attrapé la friandise, il se laissera attraper plutôt que de lâcher la friandise. Il ne sacrifiera pas cette valeur pour une plus grande: sa liberté.

Faites remarquer que nous faisons parfois des erreurs semblables à celles du singe. Lorsque nous obtenons une chose attrayante, il nous arrive de ne pas vouloir l’abandonner même si la conserver a pour conséquence de perdre quelque chose de mieux. Cette leçon traite de différentes choses que nous devrions peut-être sacrifier afin de recevoir la plus grande bénédiction: la vie éternelle avec notre Père céleste et Jésus-Christ.

Commentaire et application des Ecritures

Pendant que vous enseignez les passages scripturaires suivants, aidez les élèves à comprendre qu’il peut être demandé à chacun d’entre nous de sacrifier différentes choses pour le royaume de Dieu. Nous devrions être disposés à sacrifier tout ce que Dieu nous demande.

1. Mettre sa confiance dans les richesses peut empêcher quelqu’un d’entrer dans le royaume de Dieu.

Lisez et commentez Marc 10:17–30; 12:41–44.

• Qu’est-ce que Jésus a dit au jeune homme qui lui demandait comment hériter la vie éternelle? (Voir Marc 10:17–21.) Pourquoi ces paroles ont-elles affligé le jeune homme? (Voir Marc 10:22.) A votre avis, pourquoi le Seigneur lui a-t-il demandé de renoncer à tout ce qu’il possédait? Comment ce qu’a ordonné le Seigneur au jeune homme riche s’applique-t-il à nous?

Joseph F. Smith a dit: «Là est la difficulté, et ce fut le problème du jeune homme. Il avait de grands biens, et il préférait se reposer sur sa richesse que d’abandonner tout pour suivre le Christ … Nul ne peut obtenir le don de la vie éternelle s’il n’est disposé à sacrifier toutes les choses terrestres pour l’obtenir» (Doctrine de l’Evangile, pp. 219, 220).

• Qu’est-ce que Jésus a enseigné au sujet de la relation qui existe entre la possession de richesses et l’entrée dans le royaume de Dieu? (Voir Marc 10:23–25.) Quelle est la différence entre posséder des richesses et placer sa confiance en elles? Comment pouvons-nous adopter une attitude correcte envers les possessions terrestres? (Voir Mosiah 4:19, 21.)

• Frère Smith a également enseigné: «Dieu ne fait point acception de personnes. Le riche peut entrer aussi librement dans le royaume des cieux que le pauvre, à condition qu’il assujettise son cœur et ses affections à la loi de Dieu et au principe de la vérité; qu’il place ses affections en Dieu, son cœur dans la vérité et son âme dans la réalisation des desseins de Dieu et n’attache pas ses affections et ses espérances aux choses du monde» (Doctrine de l’Evangile, p. 219).

• Faites la comparaison entre le jeune homme riche et la pauvre veuve dans Marc 12:41–44. Quelle chose la veuve était-elle disposée à faire et pas le jeune homme? (Voir Marc 12:44. Elle était disposée à donner tout ce qu’elle possédait pour le royaume de Dieu.) Comment pouvons-nous développer une attitude telle que celle de la pauvre veuve?

2. Amassez des trésors dans le ciel plutôt que sur la terre.

Lisez et commentez Luc 12:13–21.

• Qu’a dit Jésus à l’homme qui s’inquiétait de son héritage? (Voir Luc 12:13–15.) Qu’est-ce que la cupidité? (Avoir un grand désir de richesse ou désirer les biens d’autrui.) Que convoitent les gens aujourd’hui? Pourquoi est-ce dangereux d’avoir de la convoitise?

• Dans un monde qui accorde une grande valeur aux biens matériels, comment pouvonsnous nous souvenir que notre valeur personnelle ne dépend pas du montant de nos biens? (Voir Luc 12:15.) Quelles bénédictions sont plus importantes que les biens matériels? (Vous trouverez des exemples dans Luc 12:31–34; D&A 6:7.)

• Comment l’homme dans la parabole du jeune homme riche mais insensé avait-il été béni? (Voir Luc 12:16.) Qu’a-t-il décidé de faire de son surplus de biens? (Voir Luc 12:18.) Que prouvaient ses actes? (Voir Luc 12:19–21. Son cœur était attaché à ses richesses.) Qu’aurait-il pu faire de l’abondance de ses biens s’il avait amassé des trésors dans le ciel et non sur la terre? (Voir Mosiah 4:26; D&A 52:40.)

• Pourquoi de nombreuses personnes accordent-elles tant d’importance à la richesse du monde bien qu’elles sachent que ce n’est que temporel? Comment pouvons-nous déterminer si nous sommes trop attachés aux biens matériels? Comment pouvonsnous être plus généreux avec nos richesses matérielles et d’autres bénédictions, telles que le temps et les talents? (Vous pouvez, si vous le souhaitez, encouragez les élèves à réfléchir davantage à ces questions en dehors du cours, lorsqu’ils seront seuls ou avec des membres de leur famille.)

3. Ceux qui suivent le Christ doivent être disposés à tout abandonner pour être de véritables disciples.

Lisez et commentez des versets choisis dans Luc 14:15–33.

• Interprétant la parabole des conviés, James E. Talmage a enseigné que les hôtes conviés étaient le peuple de l’alliance, ou la maison d’Israël. Lorsque le Serviteur (Jésus) leur demanda de venir au festin (accepter l’Evangile), ils trouvèrent des excuses et refusèrent de venir (voir Jésus le Christ, p. 552). Pourquoi les israélites ne sont-ils pas venus au festin? Qui sont «les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux» qui sont venus au festin? (Luc 14:21.)

• Comment la parabole des conviés s’applique-t-elle à nous? Quelles excuses donnonsnous pour ne pas manger à la table du Seigneur – par exemple, pour ne pas lire les Ecritures ou ne pas aller au temple? Comment pouvons-nous prouver que nous acceptons l’invitation du Seigneur au festin?

• Jésus a enseigné que ses disciples doivent être disposés à sacrifier tout ce qu’il leur demande (Luc 14:26–33). Qu’est-ce qu’on demandait aux premiers disciples de sacrifier. Qu’est-ce qu’on demande aux disciples de notre époque de sacrifier? Qu’est-ce que le Seigneur vous a demandé de sacrifier? Quelles bénédictions avez-vous reçues pour avoir fait ces sacrifices?

4. Recherchez les richesses spirituelles avec enthousiasme et énergie.

Lisez et commentez des versets choisis dans Luc 16:1–12. Afin d’aider les élèves à comprendre la parabole de l’économe infidèle, donnez les renseignements suivants: James E. Talmage a expliqué que le Seigneur a utilisé cette parabole dans le but de «faire ressortir le contraste entre le soin, l’attention et le dévouement des hommes engagés dans les affaires financières du monde, et l’attitude à demi réticente de beaucoup de gens qui professent rechercher les richesses spirituelles». Le Seigneur ne suggérait pas que nous imitions les mauvaises pratiques du serviteur infidèle, mais que nous recherchions les richesses spirituelles avec l’ardeur et les efforts dont le serviteur a fait preuve lorsqu’il recherchait les richesses matérielles.

Frère Talmage continue: «Les matérialistes ne manquent pas de prévoir pour leur avenir; dans leur avidité, ils se rendent capables de péchés pour amasser de grandes quantités; tandis que les ‹enfants de lumière›, ou ceux qui croient que la richesse spirituelle est supérieure aux biens terrestres, sont moins énergiques, prudents ou sages» (Jésus le Christ, p. 503).

• Demandez aux élèves de comparer, en silence, le temps, la réflexion et l’énergie qu’ils consacrent à accumuler de l’argent et des biens, au temps, à la réflexion et à l’énergie qu’ils consacrent à rechercher des trésors spirituels. Comment pouvonsnous devenir plus dévoués et enthousiastes à rechercher des trésors spirituels?

Conclusion

Témoignez que nous devons être disposés à renoncer aux choses du monde et à servir le Seigneur de tout notre cœur, de tout notre esprit, de tout notre pouvoir et de toutes nos forces, afin d’obtenir la vie éternelle. Encouragez les élèves à être reconnaissants des bénédictions terrestres mais à s’efforcer de les considérer à leur juste valeur.

Idées pédagogiques supplémentaires

La documentation suivante constitue un supplément au plan proposé pour la leçon. Vous pouvez, si vous le souhaitez, utiliser une ou plusieurs de ces idées dans la leçon.

1. L’humilité

Lisez et commentez Luc 14:7–11.

• Quelle preuve de la véracité de la déclaration de Jésus trouvez-vous dans Luc 14:11?

2. La vraie charité

• Qu’est-ce que Luc 14:12–14 nous apprend sur la façon de servir? (Les réponses peuvent mentionner que nous ne devrions pas servir dans le but de recevoir quelque chose en échange et que nous ne devrions pas limiter notre service à ceux qui nous le rendront ou même qui nous remercieront.) Quelles devraient être nos motivations à servir?

• Comment la vraie charité nous aide-t-elle à nous rapprocher du Seigneur?

3. La parabole de l’homme riche et de Lazare

Demandez aux élèves de lire Luc 16:19–31 et de commenter la parabole.

• Après sa mort, qu’est-ce que le riche a demandé à Abraham de faire pour ses frères? (Voir Luc 16:27–28.) Qu’a répondu Abraham? (Voir Luc 16:29–31.) Qu’est-ce que cela nous apprend sur la manière dont nous devons écouter le prophète?

• Que nous enseigne cette parabole sur l’importance de prendre soin des pauvres? (Voir D&A 104:18.)

Les jeunes auront peut-être envie de mettre cette parabole en scène. Placez deux élèves (Abraham et Lazare) d’un côté d’une barrière telle qu’un rang de chaises (le grand abîme), et un autre élève (l’homme riche) de l’autre côté. Demandez à un quatrième élève d’être le récitant. Demandez aux élèves de lire le texte directement dans Luc 16:19–31, avec le narrateur lisant tout ce qui ne fait pas partie du dialogue de l’un ou l’autre des personnages. (Voir L’enseignement: pas de plus grand appel, pp. 237–239.)