«Je sais que mon Rédempteur est vivant»

Ancien Testament : Doctrine de l’Evangile – Manuel de l’instructeur, 2001


Objectif

Aider les élèves à acquérir la force d’affronter l’adversité en faisant confiance au Seigneur, en fortifiant leur témoignage de lui et en conservant leur intégrité personnelle.

Préparation

  1. 1.

    Etudiez en vous aidant de la prière les Ecritures suivantes:

    1. a.

      Job 1–2. Job, homme juste et fidèle, connaît de graves épreuves. Il reste fidèle au Seigneur en dépit du fait qu’il perd ses biens, ses enfants et sa santé.

    2. b.

      Job 13:13–16; 19:23–27. Il trouve de la force en faisant confiance au Seigneur et à son témoignage du Sauveur.

    3. c.

      Job 27:2–6. Il trouve de la force dans sa justice et son intégrité personnelles.

    4. d.

      Job 42:10–17. Une fois qu’il a fidèlement enduré ses épreuves, le Seigneur le bénit.

  2. 2.

    Lecture supplémentaire: Autres chapitres de Job; Doctrine et Alliances 121:1–10.

Idées pour la leçon

Pour capter l’attention

Utilisez l’activité suivante (ou une activité à vous) pour commencer la leçon.

Racontez l’analogie suivante (ou demandez à un élève de se préparer à le faire):

Joseph B. Wirthlin a parlé une fois de fermiers du désert brûlant du nord-ouest du Mexique qui «cultivent des variétés de maïs et de haricots d’une rusticité et d’une résistance extraordinaire à la sécheresse. Ces variétés survivent et prospèrent sous un climat rude où d’autres plantes mourraient. Une de ces plantes est un haricot blanc. La graine se développe et la plante pousse même s’il pleut très peu. Elle enfonce ses racines jusqu’à deux mètres de profondeur dans le sol caillouteux et sablonneux, à la recherche de l’humidité qui lui est nécessaire. Elle fleurit et donne des fruits par des températures caniculaires de 45 degrés et avec une seule pluie par an. Son feuillage reste remarquablement vert, avec très peu d’irrigation, même dans la chaleur du mois de juillet.»

• Qu’est-ce que cette analogie peut nous apprendre d’utile pour endurer l’adversité?

Frère Wirthlin propose: «Peut-être les membres de l’Eglise pourraient-ils s’inspirer de l’exemple de ces plantes vigoureuses. Nous devrions enfoncer profondément nos racines dans le sol de l’Evangile. Nous devrions pousser, prospérer, fleurir et donner des fruits en abondance malgré le mal, les tentations ou les critiques que nous pouvons rencontrer. Nous devrions apprendre à nous accommoder de la chaleur de l’adversité» (L’Etoile, juillet 1989, p. 6).

Expliquez que cette leçon traite de Job, un homme dont la foi et la justice l’ont aidé à endurer une grande adversité.

Commentaire et application des Ecritures

Pendant que vous enseignez les passages d’Ecriture suivants, expliquez en quoi ils s’appliquent à la vie de tous les jours. Encouragez les élèves à faire part d’expériences vécues qui sont en rapport avec les principes scripturaires.

1. Job est mis à rude épreuve.

Enseignez et commentez Job 1–2.

• Quelle sorte d’homme est Job? Notez quelques-unes des caractéristiques suivantes au tableau. Beaucoup parmi les références correspondantes ne se trouvent pas dans le passage à lire; vous pourriez donc demander aux élèves de les chercher et de dire quelle est la caractéristique décrite.

  1. a.

    C’est un homme de bien qui craint Dieu et se détourne du mal (Job 1:1).

  2. b.

    Il est riche mais n’est pas absorbé par sa richesse (Job 1:3, 21).

  3. c.

    C’est un homme intègre (Job 2:3).

  4. d.

    Il fortifie les faibles (Job 4:3–4).

  5. e.

    Il suit les voies du Seigneur et a du respect pour ses paroles (Job 23:10–12).

  6. f.

    Il est compatissant à l’égard de la veuve, du pauvre, de l’infirme et de l’aveugle (Job 29:12–16).

  7. g.

    Il se fait du souci pour ses ennemis et leur pardonne (Job 31:29–30).

• Quelles épreuves rencontre-t-il? Inscrivez-les au tableau. Beaucoup parmi les références correspondantes ne se trouvent pas dans le passage à lire; il faudra donc que vous demandiez à des élèves de les chercher et de dire quelle est l’épreuve décrite.

  1. a.

    La perte de ses serviteurs, de ses biens et de ses revenus (Job 1:13–17).

  2. b.

    La perte de ses enfants (Job 1:18–19).

  3. c.

    La maladie et la souffrance physique (Job 2:7; 7:5; 16:16).

  4. d.

    Un sommeil agité rempli de cauchemars (Job 7:4, 13–14).

  5. e.

    Des accusations cruelles et la perte du soutien de ses amis et de sa famille (Job 2:9; 4:1, 7–8; 11:1–6; 19:13–22).

  6. f.

    L’incertitude sur le fait de savoir pourquoi on lui fait traverser ces épreuves (Job 10:15).

  7. g.

    Les moqueries de ceux qui se réjouissent de sa déchéance (Job 16:10–11; 30:1, 8–10).

  8. h.

    Le sentiment que Dieu l’a oublié ou ne l’écoute pas (Job 19:6–8; 23:3–4; notez que les mots le, lui dans Job 23:3–4 désignent Dieu).

• En quoi les épreuves de Job peuvent-elles être comparées à celles que l’on connaît de nos jours? (C’est le même genre; la perte des biens, la perte d’enfants, la perte de la santé et la perte de l’amour et de la compagnie de ses amis et de sa famille.)

• Qu’est-ce que Satan prétend être la raison de la justice de Job? (Voir Job 1:9–10.) Comment prédit-il la réaction de Job lorsqu’il aura perdu sa richesse et ses autres bénédictions? (Voir Job 1:11; 2:4–5.) Quelle est la réaction de Job lorsque cela arrive? (Voir Job 1:20–22; 2:10.) Qu’est-ce que cette réaction peut nous apprendre?

• En dépit de son adversité, «Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu» (Job 1:22). Comment certaines personnes accusent-elles sottement Dieu lorsqu’elles sont frappées par le chagrin, le malheur ou la tragédie? (Elles tiennent Dieu pour responsable ou mettent en doute sa sagesse ou sa providence, estimant qu’il ne les comprend pas ou ne les aime pas. Certaines doutent même de son existence.)

2. Job trouve de la force dans le Seigneur.

Enseignez et commentez Job 13:13–16; 19:23–27.

• Sa confiance dans le Seigneur est une grande source de force spirituelle pour Job (Job 13:13–16). Que signifie avoir confiance dans le Seigneur? Comment pouvonsnous acquérir une confiance dans le Seigneur qui nous soutiendra dans les épreuves? (Voir Romains 8:28; 2 Néphi 2:2, 11, 24; D&A 58:2–4; 122:5–9.) Témoignez que parce qu’il nous aime, le Seigneur nous a assurés que si nous sommes fidèles, tout concourra et nous aidera à progresser.

• Au chapitre 19, Job décrit les épreuves qui se sont abattues sur lui, puis il témoigne du Sauveur. Comment son témoignage du Sauveur l’aide-t-il à endurer ses épreuves? (Voir Job 19:25–27.) Comment le témoignage du Sauveur peut-il nous donner la force dans les périodes d’adversité?

Demandez aux élèves de chanter «Je sais qu’il vit, mon Rédempteur» (Cantiques, n° 73) ou vous pourriez passer un enregistrement de ce cantique.

3. Job trouve de la force dans sa justice et son intégrité.

Enseignez et commentez Job 27:2–6.

• L’intégrité de Job est une autre source de force spirituelle pendant ses afflictions (Job 27:2–6). Qu’est-ce que l’intégrité? Comment son intégrité personnelle renforce-t-elle Job pendant ses épreuves? Comment notre intégrité peut-elle nous aider dans les temps d’épreuve? (Lorsque nous conservons notre intégrité, nous pouvons tirer de la force du fait que nous savons que notre mode de vie est agréable au Seigneur.)

Joseph B. Wirthlin définit l’intégrité comme suit: «C’est toujours faire ce qui est juste et bon, quelles que soient les conséquences immédiates. C’est être juste du plus profond de son âme, pas seulement dans ses actions mais, ce qui est plus important;, dans ses pensées et dans son cœur. L’intégrité personnelle implique une telle confiance et une telle incorruptibilité que nous sommes incapables de trahir une confiance ou une alliance» (L’Etoile, juillet 1990, page 27).

4. Lorsque Job a enduré fidèlement ses épreuves, le Seigneur le bénit.

Enseignez et commentez Job 42:10–17.

• Comment le Seigneur bénit-il Job une fois que celui-ci a enduré fidèlement ses épreuves? (Voir Job 42:10–15; Jacques 5:11.) Comment le Seigneur nous bénit-il lorsque nous endurons fidèlement nos épreuves? (Voir Job 23:10; 3 Néphi 15:9. Encouragez les élèves à faire part de leur expérience personnelle. Faites observer que bien que le Seigneur ait donné en bénédiction à Job «le double de tout ce qu’il avait possédé», les bénédictions spirituelles qu’il nous donne lorsque nous endurons fidèlement sont encore plus grandes que les bénédictions temporelles.)

Orson F. Whitney a dit: «Aucune souffrance que nous subissons, aucune épreuve que nous connaissons n’est du gaspillage. Cela fait notre éducation, contribue à l’acquisition de qualités telles que la patience, la foi, la force d’âme et l’humilité. Tout ce que nous souffrons, tout ce que nous endurons, surtout lorsque nous l’endurons avec patience, nous forme le caractère, nous purifie le cœur, élargit notre âme et nous rend plus tendres et plus charitables, plus dignes d’être appelés enfants de Dieu… et c’est par le chagrin et la souffrance, le labeur et les tribulations que nous acquérons l’instruction que nous venons acquérir ici et qui nous permettra de ressembler davantage à notre Père et à notre Mère célestes» (cité dans Spencer W. Kimball, Faith Precedes the Miracle, p. 98).

Joseph Smith, le prophète, a dit: «Je suis comme une grosse pierre brute qui dévale une haute montagne; et le seul poli que je reçois, c’est lorsque quelque aspérité est enlevée par le frottement en entrant en contact avec quelque chose d’autre… faisant sauter une aspérité ici, une aspérité là. Ainsi je deviendrai un trait lisse et poli dans le carquois du Tout-Puissant» (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 245).

Conclusion

Résumez votre commentaire du livre de Job en soulignant que nous pouvons recevoir la force pour endurer nos épreuves en faisant confiance au Seigneur, en acquérant un témoignage de lui et en conservant notre intégrité de manière à savoir que notre vie lui est agréable. Parlez aux élèves d’une occasion où vous avez reçu de la force en période d’adversité. Demandez aux élèves d’envisager la façon d’appliquer les principes traités dans cette leçon pour que cela les aide à endurer l’adversité.

Autres idées

Voici des idées supplémentaires pour la leçon. Vous pouvez en intégrer une ou deux à votre cours.

1. Les amis de Job.

• Comment Eliphas et Bildad, les deux amis de Job, expliquent-ils sa souffrance? (Voir Job 4:7–8; 8:6. Ils pensent que c’est un châtiment de Dieu pour les péchés qu’il a commis.) Quel risque y a-t-il à croire que toute souffrance est le châtiment de Dieu pour nos péchés?

• Qu’est-ce que les erreurs des amis de Job nous enseignent concernant la façon d’aider ceux qui connaissent l’adversité?

2. Questions à poser pendant l’adversité.

Richard G. Scott a dit: «Face à l’adversité, vous pouvez être amenés à poser beaucoup de questions. Certaines sont utiles, d’autres non. Demander pourquoi cela vous arrive à vous, pourquoi il faut que vous subissiez cela maintenant et ce que vous avez fait pour provoquer cela vous conduira dans une impasse. Cela ne produit rien de positif de poser des questions qui traduisent de l’opposition à la volonté de Dieu. Demandez plutôt: Qu’est-ce qu’il faut que je fasse? Quelles leçons est-ce que je dois tirer de cette expérience? Qu’est-ce qu’il faut que je change? Qui est-ce que je dois aider? Comment est-ce que je puis me souvenir de mes nombreuses bénédictions dans les moments d’épreuve?» (L’Etoile, janvier 1996, p. 18).

3. Savoir relativiser dans les temps d’adversité.

Spencer W. Kimball a dit:

«Si nous considérions la condition mortelle comme étant la totalité de l’existence, la souffrance, le chagrin, l’échec et la brièveté de la vie seraient une calamité. Mais si nous considérons la vie comme quelque chose d’éternel qui s’étend au moins dans le passé prémortel et dans le futur éternel après la mort, alors nous pouvons relativiser les événements comme il convient.

«… Ne sommes-nous pas exposés à des tentations pour éprouver notre force, à la maladie pour apprendre la patience, à la mort pour être immortalisés et glorifiés?

«Si tous les malades pour qui nous prions étaient guéris, si tous les justes étaient protégés et les méchants détruits, le programme tout entier du Père serait réduit à néant et le principe fondamental de l’Evangile qu’est le libre arbitre prendrait fin. Personne n’aurait à vivre par la foi.» (Faith Precedes the Miracle, 1975, p. 97.)

4. La prospérité des méchants n’est que de courte durée.

• Parfois les méchants semblent prospérer tandis que les justes souffrent. Qu’estce que le livre de Job enseigne sur la prospérité apparente des méchants? (Voir Job 21; 24.)