11: Préservez la pureté de la doctrine

"11: Préservez la pureté de la doctrine ," Partie B: Principes de base de l’enseignement de l’Evangile — Enseignez la doctrine, ()


Les sacrifices que certains ont consentis pour obtenir la vérité sont source d’inspiration et nous rendent plus humbles. Beau- coup se sont fait baptiser alors qu’ils étaient rejetés par leur famille du fait de leur décision. Des prophètes et beaucoup d’autres sont morts plutôt que de renier leur témoignage. A propos du martyre de Joseph et de Hyrum Smith, John Taylor a déclaré que «pour faire paraître le Livre de Mormon et [les] Doctrine et Alliances […] il a fallu le meilleur sang du dix-neuvième siècle» (Doctrine et Alliances 135:6).

Chaque personne qui enseigne l’Evangile doit transmettre aux autres, sous leur forme pure et intacte, les vérités pour lesquelles ces grands sacrifices ont été accomplis. Gordon B. Hinckley a déclaré: «J’ai déjà parlé de l’importance de préserver la pureté de la doctrine de l’Eglise et de veiller à ce qu’elle soit enseignée à toutes nos réunions. Je suis inquiet à ce propos. De petites aberrations dans le domaine de la doctrine peuvent conduire à des erreurs grossières et néfastes» (Teachings of Gordon B. Hinckley, 1997, p. 620).

Votre responsabilité d’instructeur

Lorsque vous préparez et faites des leçons, vous devez prendre les précautions suivantes pour veiller à enseigner la vérité telle que le Seigneur l’a révélée.

Enseignez selon l’Esprit à partir des Ecritures et des paroles des prophètes des derniers jours

Ezra Taft Benson a enseigné: «Quelles seront donc nos sources pour enseigner le grand plan du Dieu éternel? Les Ecritures, bien sûr; et surtout le Livre de Mormon. Cela comprendra également les autres révélations modernes. On les associera aux paroles des apôtres et des prophètes et aux murmures de l’Esprit» (L’Etoile, juillet 1987, p. 79).

Utilisez les manuels de leçons produits par l’Eglise

Pour nous aider à enseigner à partir des Ecritures et des paroles des prophètes du Rétablissement, l’Eglise produit des manuels de leçons et d’autres documents. On n’a pas vraiment besoin de commentaires ni d’autres manuels de référence. Nous devons étudier en profondeur les Ecritures, les enseignements des prophètes du Rétablissement et les manuels de leçons pour être sûrs de bien comprendre la doctrine avant de l’enseigner.

Enseignez les vérités de l’Evangile et rien d’autre

Lorsqu’il ordonna des prêtres pour instruire les gens qu’il avait baptisés dans les eaux de Mormon, Alma «leur commanda de n’enseigner que les choses qu’il avait enseignées, et qui avaient été dites par la bouche des saints prophètes» (Mosiah 18:19). Quand ils instruisirent le peuple, les douze disciples du Sauveur lui enseignèrent «ces mêmes paroles que Jésus avait dites, sans rien changer aux paroles que Jésus avait dites» (3 Néphi 19:8). C’est l’exemple que vous devez suivre lorsque vous enseignez l’Evangile de Jésus-Christ.

Enseignez clairement les vérités de l’Evangile pour que personne ne s’y méprenne

Harold B. Lee a dit: «Vous devez enseigner la doctrine ancienne, pas seulement avec assez de clarté pour qu’ils puissent la comprendre, mais vous devez enseigner la doctrine de l’Eglise avec une clarté telle que personne ne puisse s’y méprendre» («Loyalty», dans Charge to Religious Educators, 2e édition, 1982, p. 64).

Précautions à prendre par les instructeurs de l’Evangile

Si vous voulez préserver la pureté de la doctrine, évitez les problèmes suivants.

Suppositions

«Lorsqu’il fait une leçon, l’instructeur indiscipliné peut s’égarer de différentes manières de la voie qui conduit à son objectif. L’une des tentations les plus courantes est d’émettre des suppositions sur les choses sur lesquelles le Seigneur a très peu parlé. L’instructeur discipliné a le courage de dire: ‹Je ne sais pas› et d’en rester là. Comme l’a dit Joseph F. Smith, ce n’est pas faire injure à notre religion ni à notre intégrité que de dire franchement face aux mille et une suppositions: ‹Je ne sais pas.›» (voir Doctrine de l’Evangile, p. 8) (Joseph F. McConkie, «The Disciplined Teacher», Instructor, septembre 1969, pp. 334–335).

Citations inexactes

«L’instructeur discipliné sera sûr de ses sources et fera également tout ce qu’il peut pour déterminer si une déclaration représente correctement la doctrine de l’Eglise ou si elle n’est que l’opinion de l’auteur» (Instructor, septembre 1969, pp. 354–355).

Nous ne devons pas attribuer de déclarations aux dirigeants de l’Eglise sans vérifier la source de ces déclarations. Lorsque nous citons les Ecritures, veillons à les utiliser en conformité avec leur contexte (voir «Enseignez à partir des Ecritures», pp. 54–55).

Les marottes dans l’Evangile

«Les instructeurs éviteront aussi d’avoir des marottes dans l’Evangile, mettant particulièrement ou exclusivement l’accent sur un seul principe de l’Evangile» (Instructor, septembre 1969, pp. 334–335).

Joseph F. Smith a dit: «Les marottes donnent à ceux qui les encouragent un faux aspect de l’Evangile du Rédempteur; elles déforment et jettent le désordre dans ses principes et ses enseignements. Le point de vue n’est pas naturel. Tout principe, toute pratique révélés de Dieu sont essentiels au salut de l’homme et mettre indûment l’un d’eux au premier plan, en faisant perdre de vue les autres, est peu sage et dangereux; cela met en danger notre salut car cela enténèbre l’esprit et obscurcit notre intelligence» (Doctrine de l’Evangile, p. 95).

Histoires à sensation

«La plus grande tentation de l’instructeur qui s’efforce de maintenir l’attention de sa classe est d’utiliser une histoire à sensation. Il y en a un certain nombre d’origines très discutables qui sont continuellement en circulation dans toute l’Eglise… Ce ne sont pas des outils pédagogiques: on ne renforce pas la stabilité ni le témoignage à l’aide d’histoires à sensation. Les directives qui nous parviennent du prophète suivent le canal approprié de la prêtrise. On fera particulièrement attention aux messages des Autorités générales lors des conférences de pieu et des conférences générales et on lira régulièrement les publications de l’Eglise. On accordera une grande attention à l’instructeur qui acquiert la réputation d’être orthodoxe et respectueux de la doctrine» (Instructor, septembre 1969, pp. 334–335).

Refonte de l’histoire de l’Eglise

Ezra Taft Benson a lancé la mise en garde suivante: «On a déjà essayé, et on essaie encore, d’introduire une philo- sophie humaniste dans l’histoire de notre Eglise… On essaie surtout de minimiser la révélation et l’intervention divine dans les événements importants et de faire ressortir éxagérément la nature humaine des prophètes de Dieu afin de souligner leurs défauts humains au détriment de leurs qualités spirituelles» («God’s Hand in Our Nation’s History», dans 1976 Devotional Speeches of the Year, 1977, p. 310).

Parlant de ces tentatives, Ezra Taft Benson dit plus tard: «Nous voulons vous mettre en garde, vous, instructeurs, contre cette tendance qui semble être un effort de réinterpréter l’histoire de l’Eglise afin de la rendre plus rationnelle et plus attirante pour le monde» (The Gospel Teacher and His Message, discours adressé aux professeurs de religion, 17 septembre 1976).

Interprétations personnelles et idées non conformes

J. Reuben Clark, fils, a déclaré: «Le président de l’Eglise, grand prêtre président, est soutenu comme prophète, voyant et révélateur pour l’Eglise et lui seul a le droit de recevoir des révélations pour l’Eglise, soit nouvelles, soit rectificatives, de donner l’interprétation officielle d’Ecritures qui fera force de loi pour l’Eglise, ou d’apporter le moindre changement à la doctrine officielle de l’Eglise» (dans Church News, 31 juillet 1954, p. 10). Nous ne devons pas enseigner notre interprétation personnelle des principes de l’Evangile ni des Ecritures.

Spencer W. Kimball a dit: «Il y a des membres qui, de nos jours, se font une gloire de ne pas être d’accord avec les enseignements officiels de l’Eglise et qui avancent leur opinion, laquelle est en contradiction avec la vérité révélée. Certains sont peut-être en partie innocents, d’autres flattent leur ego et certains semblent le faire délibérément. Les hommes peuvent penser ce qu’ils veulent, mais ils n’ont pas le droit d’imposer aux autres leurs idées non conformes à la doctrine officielle de l’Eglise. Ces personnes doivent se rendre compte que leur âme est en danger» (dans Conference Report, avril 1948, p. 109).