Chapitre 22 : Élever les enfants dans la lumière et la vérité

Enseignements des présidents de l’Église, George Albert Smith, 2010


Le Seigneur a donné aux parents la responsabilité d’enseigner l’Évangile à leurs enfants par la parole et par l’exemple.

Épisodes de la vie de George Albert Smith

Vers la fin de sa vie, George Albert Smith repensa à son éducation et aux enseignements de ses parents :

« Je suis né dans un humble foyer… Mes parents avaient très peu de moyens mais je loue mon Créateur et je le remercie de tout cœur de m’avoir envoyé dans leur foyer.

« J’ai grandi à Salt Lake City. À l’âge de huit ans, je me suis fait baptiser dans le City Creek. J’ai été confirmé membre de l’Église lors d’une réunion de jeûne de la septième paroisse et j’ai appris enfant que cette œuvre est celle du Seigneur. J’ai appris qu’il y avait des prophètes qui vivaient sur la terre. J’ai appris que l’inspiration du Tout-Puissant influence les personnes qui vivent de manière à en bénéficier…

« Je ne connais aucun homme dans le monde entier qui ait plus de raisons d’être reconnaissant que moi. Je suis reconnaissant de ce que j’ai reçu de par ma naissance, reconnaissant envers mes parents qui m’ont enseigné l’Évangile de Jésus-Christ et ont montré l’exemple dans leur foyer. Si, dans ma vie, j’ai fait quelque chose que je n’aurais pas dû faire, cela ne peut pas être quelque chose que j’ai appris dans le foyer de ma mère. Pour une famille nombreuse comme la nôtre, il fallait une mère d’une grande patience mais elle l’était toujours avec nous. Il y avait toujours de la douceur, de la gentillesse et de l’amour1. »

Dans son propre foyer, George Albert Smith essayait de suivre l’exemple de ses parents en enseignant avec patience et amour. Sa fille Edith se souvient d’une expérience de sa jeunesse :

« Il nous donnait continuellement des conseils sur notre comportement en mettant l’accent sur l’honnêteté et l’équité. Je me souviens qu’un jour, alors que je rentrais de mon cours de piano, le receveur du tramway a oublié de me faire payer mon trajet… Je ne sais pas comment cela s’est fait, mais il ne m’a pas remarquée et lorsque je suis arrivée à destination, j’avais toujours à la main ma pièce pour payer et, sincèrement, j’étais très contente d’avoir fait un trajet gratuit…

« Toute joyeuse, j’ai couru vers mon père pour lui raconter quelle chance j’avais eue. Il a écouté patiemment mon histoire. Je commençais à croire que j’avais fait une excellente affaire… J’étais sûre que le receveur ne savait pas que je n’avais pas payé donc, tout était bien.

« Une fois mon récit fini, mon père a dit : ‘Mais, ma chérie, même si le receveur ne le sait pas, tu le sais, je le sais et notre Père céleste le sait. Il y a donc quand même trois personnes qui doivent être satisfaites en te voyant payer la totalité du service reçu.’ »

Edith est retournée au coin de la rue et a payé son billet quand le tramway est revenu. Plus tard, elle a exprimé sa reconnaissance pour la façon dont son père avait géré cette situation : « Je suis reconnaissante d’avoir un père qui a eu la sagesse de me montrer gentiment mon erreur parce que s’il l’avait laissée passer, j’aurais pu croire qu’il l’approuvait et j’aurais pu essayer quelque chose de similaire une autre fois2. » [Voir la première idée de la page 258.]

Enseignements de George Albert Smith

Ce sont les parents qui ont la principale responsabilité d’enseigner l’Évangile à leurs enfants.

De toutes les bénédictions que vous recevrez, l’une des plus grandes sera celle que vous aurez si vous instruisez et formez comme vous le devez ces esprits d’élite que notre Père céleste envoie dans le monde à notre époque… Ne laissez pas la formation de vos enfants aux écoles publiques. Ne laissez pas leur formation à la Primaire, à l’École du Dimanche ou aux [organisations de l’Église pour les jeunes]. Elles vous aideront et apporteront une excellente contribution mais souvenez-vous de ce que Dieu lui-même a dit : si des parents n’enseignent pas à leurs enfants la foi en Dieu, le repentir, le baptême et l’imposition des mains à l’âge de huit ans, le péché sera sur la tête des parents [voir D&A 68:25-28]. Ce n’est pas une menace, mes frères et sœurs, c’est le conseil doux et aimant de notre Père céleste qui sait tout et qui comprend ce que cela signifie lorsqu’on permet aux enfants de grandir sans cette formation3.

J’espère vivement que ce que je vais dire restera gravé dans l’esprit de tous les parents de Sion, à savoir que, bien que le Seigneur nous ait donné toutes ces merveilleux établissements d’enseignement, bien que la science ait tant contribué à notre confort et à notre bien-être, bien que l’Église ait préparé des endroits où nous pouvons envoyer nos enfants pour qu’on leur enseigne l’Évangile du Christ, cela ne nous décharge pas, vous et moi, de la responsabilité et de l’obligation que nous confie notre Père céleste d’instruire nos propres enfants… Ce n’est pas suffisant que mes enfants apprennent la foi, le repentir, le baptême et l’imposition des mains pour le don du Saint-Esprit dans les organisations auxiliaires. Mon Père céleste m’a commandé d’enseigner ces choses moi-même4.

Personne d’autre ne peut jouer le rôle que Dieu nous a attribué en tant que parents. Nous avons pris sur nous une obligation lorsque nous avons été le moyen par lequel des enfants sont venus au monde. Nous ne pouvons pas déléguer cette responsabilité à une organisation. C’est la nôtre… Avant tout, nous avons, vous et moi, l’obligation non seulement de conseiller mais aussi de former, en montrant l’exemple, en passant du temps avec nos êtres chers, ces garçons et ces filles, afin qu’ils ne soient pas conduits dans… des sentiers interdits5.

Rassemblez vos enfants autour de vous et si, par le passé, vous ne leur avez pas fait comprendre les buts de la vie ni connaître l’Évangile de notre Seigneur, faites-le maintenant. Car je vous le dis en ma qualité de serviteur du Seigneur, ils en ont besoin maintenant et ils continueront d’en avoir besoin6. [Voir la deuxième idée de la page 258.]

D’autres intérêts ne doivent pas nous faire perdre de vue notre devoir d’instruire nos enfants.

Dans Luc, on nous parle d’un temps où les hommes se laisseraient étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie [voir Luc 8:14]. J’ai à l’esprit… en ce moment même, des hommes et des femmes que j’aime, dont la spiritualité est étouffée par ces choses-là. L’adversaire les conduit sur ce chemin facile du plaisir et ils négligent leur devoir de parents et de membres de l’Église de Jésus-Christ…

Au milieu de la confusion, de l’animation et de tous les plaisirs de la vie… ne perdons pas de vue le devoir que nous avons envers ces garçons et ces filles qui sont créés à l’image de Dieu. Il est le Père de leur esprit et il nous tient pour responsables de l’enseignement qu’ils reçoivent. J’espère que nous les instruirons si bien que, lorsque la fin viendra, nous pourrons recevoir de lui cette bénédiction : « C’est bien, bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Seigneur » et que nous pourrons avoir nos êtres chers éternellement avec nous 7.

J’aimerais vous raconter une histoire. Il y a un certain nombre d’années vivaient en Indiana deux garçons, deux jeunes gens qui travaillaient à la ferme. Ces fermes étaient à une dizaine de kilomètres l’une de l’autre. Ils travaillaient dur chaque jour pour faire leurs corvées, traire les vaches, etc. Le premier garçon est allé voir son père un jour, lorsqu’il avait treize ou quatorze ans, et lui a dit : « Papa, j’aimerais aller en ville. J’aimerais voir les illuminations. Je me demandais si je pourrais y aller un soir assez tôt, si je travaillais dur et finissais tout mon travail ? » Le père lui a répondu : « Tu ne peux pas parce que tu n’arriveras pas à faire ton travail. » Le fils a repris : « Si je me lève à l’aube et que je travaille toute la journée, est-ce que je peux aller à pied jusqu’à la ville ? Ce n’est pas très loin. Je pourrais y rester une heure ou deux puis revenir tôt à la maison. » Le père a dit : « Bien sûr, si tu fais tout ce que tu as à faire, tu peux y aller. » Pères, retenez bien cela. Le résultat a été celui-ci : il y est allé. Il est arrivé en ville quand il faisait presque nuit. Les magasins et les banques étaient fermés. Il y avait beaucoup de salles de billard et de salles de jeux ouvertes. Tous les gens bien n’étaient plus dehors. La plupart d’entre eux étaient chez eux. Toute la racaille était dans les rues ou dans ces endroits. Ils ont vu ce jeune garçon arriver et sont allés le voir. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’ils lui montrent certaines des choses qu’aucun garçon ne devrait voir. Voilà ce qui s’est passé pour lui. Cela lui a fait goûter quelque chose qui n’était pas bon pour lui.

Le deuxième garçon est allé voir son père de la même manière. Il a dit : « Papa, j’aimerais aller en ville un jour. N’aimerais-tu pas que j’y aille pour voir des choses que je n’ai encore jamais vues ? Il faudra que j’y aille avant la tombée de la nuit pour voir quelque chose. » « Mon garçon, lui a répondu son père, je crois que tu as le droit d’aller en ville. Et je crois que tu as le droit que ton père t’y accompagne. Choisis un jour et je t’aiderai pour faire les corvées. Comme cela, nous pourrons y aller assez tôt pour que tu rencontres des personnes avec qui je travaille. »

Je parle du même État. Les deux fermes n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre. Moins d’une semaine plus tard, il avait choisi le jour. Ils ont fait les corvées et sont allés en ville. Ils sont arrivés peu avant quatre heures. Les banques n’étaient pas encore fermées. Le garçon avait ses beaux vêtements. Son père l’a emmené à la banque et l’a présenté au banquier. Ce dernier lui a serré la main et a dit : « Quand tu seras en ville, viens nous voir. Nous t’accueillerons bien. »

Son père l’a emmené dans des commerces qui faisaient affaire avec lui et les gens l’ont accueilli aimablement. Lorsqu’ils sont rentrés ensemble, après être restés pour voir un spectacle, le garçon avait rencontré quelques-uns des meilleurs hommes de la ville. Le résultat a été que lorsqu’il a grandi et est allé en ville, il a côtoyé des gens bien8. » [Voir la troisième idée de la page 259.]

Je tiens à vous dire… qu’il n’y a aucune façon d’utiliser votre temps qui ait un effet plus bénéfique que de former vos garçons et vos filles pour qu’ils soient dignes des bénédictions de notre Père céleste9.

L’exemple du père ou de la mère peut conduire l’enfant vers la sécurité, la justice et le bonheur.

Soyons des exemples de justice pour nos enfants, faisons nos prières en famille et demandons la bénédiction des aliments. Que nos enfants voient que leurs parents sont affectueux l’un envers l’autre. Pendant qu’il est encore temps, saisissez l’occasion de vous accorder, de toutes les façons possibles, votre conjoint et vous, votre amour, votre gentillesse et votre prévenance. Saisissez l’occasion, pendant qu’il est encore temps, d’enseigner à vos fils et à vos filles comment être heureux… Que notre foyer soit un sanctuaire de paix, d’espérance et d’amour10.

Il y a quelques jours seulement, j’ai vu une lettre d’un homme qui avait probablement vécu la moitié de sa vie. Il écrivait ceci à son père : « Ta considération pour tes êtres chers, les enseignements que tu m’as donnés, ainsi que l’exemple que tu m’as montré, m’ont inspiré à faire ce que le Seigneur voulait que je fasse. J’ai eu le sentiment que, si je suivais tes pas, je serais en sécurité. » C’est un père sage, un père bienheureux qui a pu insuffler une telle confiance dans l’esprit de son fils… Grâce à la conduite de son père (du moins il en attribuait le mérite à son père dans sa lettre), grâce à l’exemple qu’il avait chez lui, le fils est aujourd’hui l’un des fidèles de l’Église. Il peut vivre dans le monde et respecter les commandements du Seigneur. Son vif désir de faire le bien a été inspiré par le foyer dans lequel il a vécu. Il n’a pas découvert d’égoïsme dans son foyer mais du désintéressement. Les parents n’avaient pas le désir d’obtenir tout ce qu’ils pouvaient et de le garder égoïstement pour leur famille mais ils allaient à la recherche des personnes qui avaient besoin d’eux, les encourageant et leur apportant des bénédictions. Tous les discours du monde n’auraient pas pu mettre dans le cœur de cet homme ce qu’il a aujourd’hui. C’est l’exemple de ses parents, des personnes qui vivaient dans son foyer, qui l’a fait.

Je n’ai aucun doute qu’il y ait des centaines d’hommes et de femmes, des milliers peut-être, dans nos villes ou nos villages et dans le monde, qui diraient la même chose des enseignements de leur père et de leur mère. Mais je crains que certains parmi nous soient influencés par les coutumes du monde et soient obsédés par l’idée qu’ils doivent suivre la foule, quoi qu’elle croie ou fasse. Dans ce cas, leur exemple ne sera pas une bénédiction mais risque de détruire le bonheur de leurs enfants11.

Rendons témoignage dans nos actes quotidiens, ainsi que dans notre conversation, que nous croyons que cette œuvre est celle du Père. Nous recevrons une joie indicible et les enfants qui grandissent dans notre foyer auront plus de foi et d’humilité. Ils recevront davantage et auront le pouvoir de détourner les traits que l’adversaire dirige sur eux. Et, au lieu de la détresse qui a affligé les enfants des hommes à cause du péché, il y aura du réconfort, de la paix et du bonheur et… sur cette terre habiteront des hommes et des femmes qui ont la force de caractère de repousser les choses mauvaises de la vie12. [Voir la quatrième idée de la page 259.]

En aimant et en instruisant nos jeunes, nous pouvons les protéger du mal.

Saints des derniers jours, enseignez à vos enfants à suivre la loi morale. Enserrez-les dans les bras de votre amour afin qu’ils n’aient aucun désir de goûter aux tentations qui les entourent de toute part…

Quelle bénédiction c’est pour les parents de s’asseoir chez eux, entourés des garçons et des filles purs que notre Père céleste leur a donnés, dont notre Père a engendré l’esprit ! Quelle joie c’est de les voir ensemble, prenant part aux bénédictions de notre Père céleste et se réjouissant de la compagnie de son Esprit, et de les former d’une manière telle, dans leur jeunesse, que, tandis qu’ils évoluent vers la maturité, ils gardent la pureté de leur vie !

Mes frères et sœurs, je vous supplie de protéger la génération montante des pièges que l’adversaire a mis devant leurs pieds, avec plus de sincérité, plus de prévenance et plus de patience que jamais auparavant. Beaucoup de nos [films], émissions de radio, magazines, livres, etc. ne sont pas convenables… À moins que nous neutralisions l’influence de ces choses par un enseignement et un cadre sains, faisant profiter les jeunes des bienfaits que cela apporte de connaître la vie d’hommes et de femmes justes, leur enseignant les vertus des prophètes et la signification de l’Évangile de Jésus-Christ, certains de ceux que nous aimons risquent de s’éloigner de nous…

Enseignons à nos enfants à mener une vie pure, à être justes. Enseignez à vos garçons à protéger la vertu de leurs sœurs et des jeunes filles qu’ils fréquentent. Enseignez à vos filles à protéger la vertu des garçons qu’elles côtoient… Spécialisons-nous, si nous pouvons employer ce terme, dans l’éducation de nos garçons et de nos filles sous l’influence de l’Esprit de Dieu, afin que l’adversaire n’ait pas le pouvoir de les égarer13. [Voir les cinquième et sixième idées de la page 259.]

L’étude de l’Évangile en famille nous aidera à garder nos enfants près de nous.

Dans notre foyer, mes frères et sœurs, nous avons la joie et le devoir de rassembler nos enfants pour profiter de notre compagnie mutuelle, nous fortifier les uns les autres et apprendre les vérités des Saintes Écritures. Dans chaque foyer, on doit inciter les enfants à lire la parole du Seigneur qui nous a été révélée dans toutes les dispensations. Nous devons lire la Bible, le Livre de Mormon, les Doctrine et Alliances et la Perle de Grand Prix. Nous devons non seulement les lire à la maison mais également les expliquer à nos enfants afin qu’ils comprennent les… relations de Dieu avec les peuples de la terre.

Voyons si nous ne pouvons pas le faire plus à l’avenir que nous ne l’avons fait par le passé. Faisons nôtres le principe et la pratique de rassembler notre famille autour de nous chez nous. Que chacun de nous se demande : « Ai-je fait mon devoir chez moi en lisant et en enseignant l’Évangile qui a été révélé par l’intermédiaire des prophètes du Seigneur ? Ai-je gardé mes enfants près de moi ? Ai-je fait de mon foyer un endroit agréable, un endroit de révérence, d’amour, de compréhension et de dévouement ? »

Si nous ne l’avons pas fait, repentons-nous de notre négligence. Rassemblons nos enfants autour de nous et enseignons-leur la vérité…

« Ai-je mis ma maison en ordre ? » Ce devrait être la question que se pose chaque cœur. Non pas : est-ce que mon voisin l’a fait ? mais, est-ce que moi, j’ai fait ce que le Seigneur a exigé de moi14 ?

Nos enfants sont le cadeau le plus précieux que notre Père nous ait fait. Si nous parvenons à guider leurs pas sur le chemin du salut, il y aura une joie éternelle pour nous et pour eux…

L’un des moyens de les garder près de nous est de nous réunir plus souvent à la maison. L’Église a demandé qu’il y ait au moins un soir par semaine mis à part pour que toute la famille soit réunie à la maison et profite de la compagnie de chacun, afin de goûter aux plaisirs simples de l’échange familial au coin du feu et de discuter ensemble de ce qui a une valeur grande et durable…

En 1915, la Première Présidence a écrit ceci aux « présidents de pieu, aux évêques et aux parents en Sion » ; je cite ce qu’elle a dit alors :

« Nous conseillons et recommandons l’instauration, dans toute l’Église, d’une ‘soirée familiale’ où père et mère peuvent réunir chez eux leurs fils et leurs filles autour d’eux et leur enseigner la parole du Seigneur… Cette ‘soirée familiale’ doit être consacrée à prier, à chanter des cantiques et d’autres chants, à jouer des morceaux de musique, à lire les Écritures, à aborder les sujets familiaux et à donner des enseignements précis sur les principes de l’Évangile, à parler des problèmes éthiques de la vie et des devoirs et obligations des enfants envers leurs parents, le foyer, l’Église, la société et la nation. »

Et voici la bénédiction qui était promise aux personnes qui feraient ce qui était demandé :

« Si les saints obéissent à cette recommandation, nous leur promettons que de grandes bénédictions en résulteront. L’amour au foyer et l’obéissance aux parents augmenteront. La foi grandira dans le cœur des jeunes d’Israël et ils acquerront le pouvoir de combattre les mauvaises influences et les tentations qui les assaillent. »

Ces principes et ces promesses demeurent15.

Si seulement cette soirée familiale pouvait être une réalité parmi les saints des derniers jours, si, un soir par semaine, nous pouvions être avec les nôtres, sous l’influence de l’Esprit du Seigneur, chez nous, au coin du feu, entourés par les personnes que le Seigneur nous a données et qu’il nous a demandé spécifiquement d’instruire, comme les foyers heureux seraient nombreux là où il n’y a aujourd’hui que chagrin, discorde et détresse ! …

Lorsque nous empêchons le monde et les choses de l’extérieur d’entrer, quand, sous l’influence de la prière et des actions de grâces, nous donnons à nos fils et à nos filles ces profondes vérités que le Seigneur nous a confiées pour notre bien-être et le leur, la foi grandit vraiment. Si nous nous sommes éloignés et n’avons pas suivi ce conseil, j’espère qu’il nous sera possible de revenir. Rassemblons nos enfants autour de nous et que notre foyer soit l’endroit où réside l’Esprit du Seigneur. Si nous faisons notre part, nous pouvons être sûrs que notre Père céleste fera la sienne16. [Voir la septième idée de la page 259.]

Idées pour l’étude et l’enseignement

Réfléchissez à ces idées pendant votre étude du chapitre ou pour vous préparer à enseigner. Vous trouverez des aides supplémentaires aux pages v à viii.

  1. 1.

    Pensez à l’histoire de la page 249. À votre avis, comment George Albert Smith a-t-il eu tant de succès dans l’enseignement qu’il a donné à sa fille Edith ? Pensez à un moment de votre jeunesse où l’un de vos parents vous a appris quelque chose qui a influencé votre vie. Pourquoi cette leçon a-t-elle été si efficace ?

  2. 2.

    Étudiez la première partie des enseignements (pages 249 à 250), et Doctrine et Alliances 93:37-40. Selon vous, pourquoi est-ce aux parents plutôt qu’à d’autres organisations que le Seigneur a donné la responsabilité d’enseigner l’Évangile à leurs enfants ? Comment les organisations de l’Église peuvent-elles aider les parents dans cette responsabilité ? Comment les membres de la famille élargie peuvent-ils aider ? Si vous n’avez pas d’enfants vous-mêmes, réfléchissez à des façons d’avoir une influence juste sur les jeunes de l’Église d’une manière qui soutienne les parents.

  3. 3.

    Étudiez l’histoire qui se trouve aux pages 251 à 252. Quel est le bénéfice pour les enfants lorsque leurs parents passent du temps avec eux ? Quels « soucis » et « plaisirs de la vie » (page 251) peuvent nous amener à négliger nos responsabilités envers notre famille ? Que pouvons-nous faire pour échapper à ces distractions ?

  4. 4.

    Lisez la partie qui commence à la page 253. Pensez à votre attitude envers les « coutumes du monde » et comment elle peut influencer vos enfants. Quels « actes quotidiens » rendent un témoignage particulièrement fort de nos croyances à vos enfants ?

  5. 5.

    Quelles tentations les enfants et les jeunes rencontrent-ils là où vous vivez ? Étudiez la partie qui commence à la page 253 en y relevant ce que les parents, les grands-parents et les autres personnes peuvent faire pour aider les jeunes à résister à la tentation.

  6. 6.

    Le président Smith nous a recommandé de nous « spécialiser » dans l’éducation de nos enfants sous l’influence de l’Esprit (voir page 255). Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Que peuvent faire les parents pour se spécialiser dans l’éducation de leurs enfants dans la justice ?

  7. 7.

    Pages 255 à 258, le président Smith revient sur certaines des promesses qui sont faites aux familles qui font régulièrement la soirée familiale. Comment ces promesses se sont-elles accomplies dans votre famille ? Quel conseil donneriez-vous à une famille qui n’a jamais fait la soirée familiale mais qui veut commencer ?

Écritures apparentées : Proverbes 22:6 ; Ésaïe 54:13 ; Énos 1:1-3 ; Mosiah 4:14-15 ; Alma 56:45-48 ; Doctrine et Alliances 68:25-31 ; voir aussi « La famille : Déclaration au monde », L’Étoile, juin 1996, p. 10-11.

Aide pédagogique : « Veillez à ne pas mettre prématurément fin à une bonne discussion pour essayer de traiter tout ce que vous avez préparé. Il est important de traiter le contenu de la leçon, mais il est encore plus important d’aider les élèves à ressentir l’influence de l’Esprit, de répondre à leurs questions et de les aider à mieux comprendre l’Évangile et à approfondir leur engagement de garder les commandements » (voir L’enseignement, pas de plus grand appel, p. 64).

Montrer les références

    Notes

  1.   1.

    « After Eighty Years », Improvement Era, avr. 1950, p. 263.

  2.   2.

    Edith Smith Elliott, « No Wonder We Love Him », Relief Society Magazine, juin 1953, p. 367.

  3.   3.

    « To the Relief Society », Relief Society Magazine, déc. 1932, p. 708-709.

  4.   4.

    Conference Report, avr. 1926, p. 145.

  5.   5.

    Conference Report, avr. 1933, p. 72.

  6.   6.

    Conference Report, avr. 1937, p. 36.

  7.   7.

    Conference Report, avr. 1926, p. 146-147.

  8.   8.

    « President Smith Gives Scouting Address », Deseret News, 22 févr. 1947, section sur l’Église, p. 8.

  9.   9.

    Conference Report, oct. 1948, p. 181.

  10.   10.

    Conference Report, oct. 1941, p. 101.

  11.   11.

    Conference Report, avr. 1937, p. 35.

  12.   12.

    Conference Report, avr. 1913, p. 29.

  13.   13.

    Conference Report, oct. 1932, p. 24-25.

  14.   14.

    « The Family Hour », Improvement Era, avr. 1948, p. 248.

  15.   15.

    « The Family Hour », p. 201.

  16.   16.

    Conference Report, avr. 1926, p. 145-146.