Chapitre 3

L’adversité fait partie du plan de Dieu pour notre progression éternelle

Enseignements des présidents de l’Église : Howard W. Hunter


« Lorsqu’elles nous rendent plus humbles, nous raffinent, nous instruisent et nous sont bénéfiques, [les difficultés de la condition mortelle] peuvent être de puissants instruments dans les mains de Dieu pour faire de nous des personnes meilleures. »

Épisodes de la vie de Howard W. Hunter

Lors de la conférence générale d’avril 1980, Howard W. Hunter, alors membre du Collège des douze apôtres, raconta qu’il avait assisté avec de nombreux spectateurs à des courses de chaloupes à Samoa. Il dit : « La foule était agitée et la plupart des yeux étaient tournés vers la mer pour tenter d’apercevoir les [premières chaloupes]. Soudain la foule se mit à rugir en voyant les embarcations au loin. Chacune d’elles avait un équipage de cinquante puissants rameurs qui plongeaient les rames et les retiraient selon un rythme qui les faisait fendre les vagues et l’eau écumante. Quel beau spectacle !

« Embarcations et hommes arrivèrent rapidement en vue dans leur course vers l’arrivée. Ces hommes puissants avaient beau pousser de toutes leurs forces, le poids de l’embarcation chargée de cinquante personnes luttait contre une force contraire considérable : la résistance de l’eau.

« Les acclamations de la foule augmentèrent lorsque la première chaloupe passa la ligne d’arrivée. »

Après la course, frère Hunter alla au quai où les embarcations étaient amarrées et parla avec l’un des rameurs, qui expliqua que la proue de la chaloupe était « conçue de façon à couper l’eau et à la diviser pour pouvoir vaincre la résistance qui ralentit la vitesse de l’embarcation. Il expliqua aussi que la traction des pagaies contre la résistance de l’eau crée cette force qui fait avancer l’embarcation. La résistance crée à la fois l’opposition et le mouvement en avant1. »

Frère Hunter se servit de la course de chaloupes de Samoa comme introduction de son discours sur la raison d’être de l’adversité. Au cours de son apostolat, il parla de nombreuses fois de l’adversité et donna des conseils, de l’espoir et des encouragements. Il parlait par expérience, lui qui avait eu des maladies graves et d’autres épreuves. Il témoigna avec une ferme conviction que, dans les moments difficiles, « Jésus-Christ [possède] le pouvoir de nous soulager de nos fardeaux et de les alléger2 ».

Le Christ à la piscine de Béthesda

Dans nos épreuves, le Sauveur lance à chacun de nous l’invitation qu’il a lancée à l’homme à la piscine de Béthesda : « Veux-tu être guéri ? » (Jean 5:6).

Enseignements de Howard W. Hunter

1

L’adversité fait partie du plan de Dieu pour notre progression éternelle.

J’ai observé que la vie, chaque vie, a sa part de hauts et de bas. Oui, nous voyons beaucoup de joies et de peines dans le monde, beaucoup de changements dans les plans et de nouvelles directions, beaucoup de bénédictions qui ne ressemblent pas toujours à des bénédictions, et beaucoup d’occasions d’apprendre l’humilité et de développer notre patience et notre foi. Nous avons tous eu ces expériences à un moment ou à un autre, et je crois que nous en aurons toujours. […]

[…] Le président Kimball, qui en savait long sur la souffrance, l’adversité et les conditions échappant à son contrôle, a écrit un jour :

« Comme nous sommes humains, nous voudrions chasser de notre vie la douleur physique et l’angoisse, et nous assurer d’un confort continuel ; mais, si nous pouvions nous épargner le chagrin et la détresse, peut-être que nous chasserions nos plus grands amis et nos plus grands bienfaiteurs. La souffrance peut faire des gens des saints lorsqu’ils apprennent la patience, la longanimité et la maîtrise d’eux-mêmes » (Faith Precedes the Miracle, 1972, p. 98).

Dans cette déclaration, le président Kimball parle de fermer la porte à certaines expériences de la vie. […] Des portes se ferment régulièrement dans notre vie, entraînant, dans certains cas, des souffrances et des chagrins réels. Mais je crois que, quand l’une de ces portes se ferme, une autre s’ouvre (et peut-être même plus d’une), avec de l’espoir et des bénédictions dans d’autres domaines de notre vie, que nous n’aurions pas remarqués sinon.

[…] Il y a quelques années, [Marion G. Romney] a dit que tous les hommes et toutes les femmes, même les plus fidèles et les plus loyaux, connaîtront l’adversité et l’affliction parce que, comme l’a dit Joseph Smith, « les hommes doivent souffrir pour monter sur le mont Sion et être exaltés au-dessus des cieux » [Enseignements des présidents de l’Église : Joseph Smith, 2007, p. 246 ; voir Conference Report, octobre 1969, p. 57].

Le président Romney a dit ensuite :

« Cela ne veut pas dire que nous aspirons à la souffrance. Nous l’évitons autant que nous le pouvons. Mais nous savons maintenant et nous savions tous quand nous avons choisi de venir dans la condition mortelle, que nous serions ici mis à l’épreuve dans le creuset de l’adversité et de l’affliction. […]

« [En outre,] Ie plan du Père pour raffiner et mettre ses enfants à l’épreuve n’a pas fait d’exception pour le Sauveur lui-même. Ce qu’il a dû souffrir équivaut aux souffrances combinées de tous les humains. Tremblant et saignant, et souhaitant échapper à la coupe, il a dit : ‘J’ai bu à la coupe et j’ai terminé tout ce que j’avais préparé pour les enfants des hommes’ (D&A 19:19) » (dans Conference Report, oct. 1969, p. 57).

Nous devons tous terminer ce que nous préparons pour les enfants des hommes [voir D&A 19:19]. La préparation du Christ a été très différente de la nôtre, mais nous devons tous nous préparer, nous avons tous des portes à ouvrir. Pour faire cette préparation importante, il nous faudra souvent souffrir, subir des changements imprévus dans la vie, et parfois même nous soumettre comme un enfant se soumet à son père [voir Mosiah 3:19]. Achever la préparation divine et ouvrir des portes célestes risque de nous mener, et nous mènera sans nul doute, à notre dernière heure3.

Nous sommes entrés dans la condition mortelle pour rencontrer de la résistance. Cela faisait partie du plan pour notre progression éternelle. Sans la tentation, la maladie, la douleur et le chagrin, il ne pourrait y avoir ni bonté, ni vertu, ni appréciation du bien-être, ni joie. […] Nous ne devons pas oublier que ces mêmes forces de résistance qui nous empêchent de progresser sont celles qui nous fournissent aussi des occasions de vaincre4.

2

Nos tribulations dans la condition mortelle sont pour notre progression et notre expérience.

Lorsqu’elles nous rendent plus humbles, nous raffinent, nous instruisent et nous bénissent, [les difficultés de la condition mortelle] peuvent être de puissants instruments dans les mains de Dieu pour faire de nous des personnes meilleures, plus reconnaissantes, plus aimantes et plus prévenantes vis-à-vis des gens qui traversent leurs moments difficiles.

Oui, nous avons tous des moments difficiles, individuellement et collectivement mais, même dans les périodes les plus extrêmes, dans les temps anciens ou à notre époque, ces problèmes et ces prophéties n’ont jamais eu d’autre but que de bénir les justes et aider ceux qui le sont moins à aller vers le repentir. Dieu nous aime et les Écritures nous disent « qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » [Jean 3:16]5.

Léhi, le grand patriarche du Livre de Mormon, a dispensé des encouragements à son fils Jacob, né dans le désert, à une période d’opposition. La vie de Jacob n’avait pas été ce qu’il pouvait espérer ni ce que le cours des choses aurait idéalement pu laisser présager. Il avait connu des afflictions et des revers, mais Léhi lui promit que cette affliction serait consacrée à son avantage (voir 2 Néphi 2:2).

Alors Léhi ajouta ces paroles aujourd’hui maintes fois citées :

« Car il doit nécessairement y avoir une opposition en toutes choses. S’il n’en était pas ainsi, […] la justice ne pourrait pas s’accomplir, ni la méchanceté, ni la sainteté ni la misère, ni le bien ni le mal » (2 Néphi 2:11).

Cette explication de certaines des souffrances et des déceptions de la vie m’a procuré beaucoup de réconfort au cours des années. Je trouve encore davantage de réconfort dans le fait que les plus grands des hommes et des femmes, y compris le Fils de Dieu, ont rencontré cette opposition afin de mieux comprendre la différence entre justice et méchanceté, sainteté et misère, bien et mal. Son incarcération dans la prison humide et sombre de Liberty a appris à Joseph Smith, le prophète, que, si nous sommes appelés à subir des tribulations, c’est pour notre progression et notre expérience et cela sera en fin de compte pour notre bien (voir D&A 122:5-8).

Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre, même pour un prophète emprisonné. Parfois nous manquons de sagesse et d’expérience pour juger de toutes les entrées et de toutes les issues possibles. La maison que Dieu prépare pour chacun de ses enfants bien-aimés peut n’avoir que certaines entrées, certaines rampes, certains tapis, certains rideaux qu’il voudrait que nous rencontrions sur le chemin qui nous conduit à elle. […]

À plusieurs, peut-être même à maintes reprises, dans notre vie, nous devons reconnaître que Dieu sait ce que nous ne savons pas, et voit ce que nous ne voyons pas. « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel » (Ésaïe 55:8).

Si vous avez des problèmes dans votre foyer avec des enfants qui s’égarent, si vous avez des revers financiers et des problèmes émotionnels qui mettent à rude épreuve votre foyer et votre bonheur, si vous devez affronter la mort ou la maladie, que votre âme soit en paix. Nous ne serons pas tentés au-delà de notre capacité de résister [voir 1 Corinthiens 10:13 ; Alma 13:28 ; 34:39]. Nos difficultés et nos déceptions sont le chemin étroit et resserré qui mène à lui6.

Joseph Smith en prison

Quand Joseph Smith était dans la prison de Liberty, le Seigneur lui a révélé que l’adversité peut nous donner de l’expérience et être pour notre bien.

3

Nous avons toutes les raisons d’être optimistes et confiants, même dans les moments difficiles.

Il y a toujours eu des difficultés liées à la condition mortelle et ce sera toujours le cas. Mais, sachant ce que nous savons et en vivant comme nous sommes censés vivre, il n’y a vraiment pas de place ni d’excuse pour le pessimisme et le désespoir.

De mon vivant j’ai été témoin de deux guerres mondiales, plus celle de Corée, du Vietnam et [d’autres]. J’ai eu à gagner ma vie pendant la Grande Dépression et j’ai réussi à faire des études de droit en même temps que je fondais ma famille. J’ai vu les marchés boursiers et les économies mondiales devenir fous, j’ai vu des despotes et des tyrans devenir fous, tout cela provoquant au passage de nombreux problèmes dans le monde.

J’espère donc que vous ne croirez pas que toutes les difficultés du monde ont été réservées à votre décennie ou que les choses n’ont jamais été pires que ce qu’elles sont pour vous personnellement, ou qu’elles ne pourront jamais s’améliorer. Je vous assure qu’elles ont été pires et qu’elles finissent toujours par s’améliorer. Il en va toujours ainsi, spécialement lorsque nous vivons et aimons l’Évangile de Jésus-Christ et lui permettons de s’épanouir dans notre vie. […]

Contrairement à ce que certains pourraient dire, vous avez toutes les raisons du monde d’être heureux, optimistes et confiants. Depuis le début des temps, chaque génération a eu des obstacles à surmonter et des problèmes à régler7.

4

Quand nous allons à lui, le Sauveur nous soulage de nos fardeaux et les allège.

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

« Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11:28-30). […]

[…] Le Fils de Dieu n’a pas proposé cette aide magnifique uniquement aux Galiléens de son époque. Cet appel à prendre son joug aisé sur nos épaules et à accepter son fardeau léger n’est pas limité aux générations passées. C’était et cela reste un appel lancé à tout le monde, à toutes les villes et toutes les nations, à tous les hommes, femmes et enfants de partout.

Dans nos moments de grand besoin, nous devons être conscient de cette solution infaillible à tous les soucis de notre monde. C’est la promesse d’être personnellement en paix et protégés. C’est le pouvoir de remettre les péchés, à toutes les époques. Nous devons nous aussi croire que Jésus-Christ possède le pouvoir de nous soulager de nos fardeaux. Nous devons, nous aussi, aller au Christ et recevoir de lui le repos de nos travaux.

Bien sûr, ces promesses comportent des obligations. « Prenez mon joug sur vous », demande-t-il. À l’époque de la Bible, le joug était très utile aux cultivateurs. Il permettait d’associer au premier animal la force d’un second et cela répartissait et réduisait le grand effort nécessité pour tirer la charrue ou la charrette. Un fardeau énorme ou presque impossible à tirer pour un seul pouvait être équitablement et confortablement réparti entre deux animaux attelés au même joug. Le joug du Seigneur demande un effort important et sérieux, mais pour les vrais convertis, il est aisé, et le fardeau devient léger.

Pourquoi affronter seul les fardeaux de la vie, demande le Christ, ou pourquoi les affronter avec des moyens matériels qui ne tiendront pas longtemps ? À celui qui est lourdement chargé, c’est le joug du Christ, la force et la paix qui découlent du fait d’être côte à côte avec Dieu qui apporteront soutien, équilibre et force pour affronter les problèmes et supporter nos tâches ici sur le champ de bataille de la condition mortelle.

Il est évident que les fardeaux personnels de la vie varient d’une personne à l’autre, mais chacun en a son lot. […] Bien sûr, certains chagrins sont le résultat des péchés du monde qui ne suit pas les conseils de notre Père céleste. Quelle qu’en soit la raison, il semble que nul ne soit totalement exempt des difficultés de la vie. Le Christ nous a dit en substance à tous : Puisque nous devons tous porter un fardeau et prendre un joug, pourquoi ne prendriez-vous pas le mien? Je vous promets que mon joug est aisé et mon fardeau léger (voir Matthieu 11:28-30)8.

jeune homme souriant

« Dans toutes les générations, il a été demandé, commandé même, aux disciples du Christ d’être remplis d’une espérance d’une pureté parfaite. »

5

Les saints des derniers jours ne doivent pas craindre les tribulations des derniers jours.

Les Écritures […] indiquent qu’il y aura des périodes de l’histoire où le monde entier connaîtra des difficultés. Nous savons que,dans notre dispensation, l’injustice sera malheureusement assez évidente et attirera inévitablement des difficultés, des souffrances et des châtiments. Dieu mettra un terme à cette injustice en son temps mais notre tâche est de vivre pleinement et fidèlement, et de ne pas nous faire du mauvais sang à cause des malheurs ou de la fin du monde. Notre tâche est d’avoir l’Évangile dans notre vie et d’être une lumière rayonnante, une ville sur la colline, qui réfléchit la beauté de l’Évangile de Jésus-Christ, la joie et le bonheur que ressentiront toujours toutes les personnes, à quelque époque qu’elles appartiennent, qui respectent les commandements.

Dans cette dernière dispensation, il y aura de grandes tribulations. (Voir Matthieu 24:21.) Nous savons qu’il y aura des guerres et des bruits de guerre (voir D&A 45:26), et que toute la terre sera en tumulte (voir D&A 45:26). Toutes les dispensations ont connu des temps difficiles mais notre époque connaîtra un danger véritable (voir 2 Timothée 3:1). Des hommes méchants prospéreront (voir 2 Timothée 3:13) mais cela a aussi été très souvent le cas par le passé. Des calamités viendront et l’iniquité abondera (voir D&A 45:27).

Inévitablement, le résultat naturel de ce genre de prophétie est la peur, peur qui n’est pas limitée à la jeune génération. C’est une peur partagée par les gens de toutes les époques qui ne comprennent pas ce que nous comprenons.

Mais je tiens à souligner que ces sentiments ne concernent pas nécessairement les saints des derniers jours fidèles et ne viennent pas de Dieu. À l’ancien Israël, le grand Jéhovah a dit :

« Fortifiez-vous et ayez du courage ! Ne craignez point et ne soyez point effrayés devant eux ; car l’Éternel, ton Dieu, marchera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point. […]

« L’Éternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point; ne crains point, et ne t’effraie point » (Deutéronome 31:6, 8).

Et à vous, merveilleuse génération de l’Israël moderne, le Seigneur a dit :

« Ne craignez donc pas, petit troupeau ; faites le bien ; laissez la terre et l’enfer s’unir contre vous, car si vous êtes bâtis sur mon roc, ils ne peuvent vaincre. […]

« Tournez-vous vers moi dans chacune de vos pensées; ne doutez pas, ne craignez pas » (D&A 6:34, 36).

Ces conseils sont inscrits dans la trame de nos Écritures modernes. Écoutez cette merveilleuse assurance : « Ne craignez pas, petits enfants, car vous êtes à moi, et j’ai vaincu le monde, et vous êtes de ceux que le Père m’a donnés » (D&A 50:41). « En vérité, je vous le dis, mes amis, ne craignez pas ; que votre cœur soit réconforté; oui, réjouissez-vous à jamais et rendez grâces en toutes choses » (D&A 98:1).

À la lumière de ces merveilleux conseils, je pense que nous devons nous réjouir un peu plus et désespérer un peu moins, remercier pour ce que nous avons et pour la grandeur des bénédictions de Dieu, et parler un petit peu moins de ce que nous n’avons pas ou de l’anxiété qui pourrait accompagner les moments difficiles de cette génération ou de n’importe quelle autre.

Une époque de grandes espérances et d’enthousiasme

Pour les saints des derniers jours, cette époque est une époque de grandes espérances et d’enthousiasme : c’est l’une des plus grandes périodes du Rétablissement et donc l’une des plus grandes de toutes les dispensations, étant donné que la nôtre est la plus grande de toutes. Nous devons avoir la foi et l’espérance, deux des grandes vertus fondamentales de tout disciple du Christ. Nous devons continuer à avoir confiance en Dieu, car c’est le premier principe de notre code de croyance. Nous devons croire que Dieu a tout pouvoir, qu’il nous aime et que son œuvre ne sera pas stoppée ni contrée de notre vivant, ni dans le monde en général. […]

Je vous promets, au nom du Seigneur, dont je suis le serviteur, que Dieu protégera toujours son peuple et prendra toujours soin de lui. Nous aurons nos difficultés comme ce fut le cas pour chaque génération et pour tout le monde. Mais, avec l’Évangile de Jésus-Christ, vous avez tous les espoirs, toutes les promesses et tous les réconforts. Le Seigneur a pouvoir sur ses saints et préparera toujours des lieux de paix, de défense et de sécurité pour son peuple. Lorsque nous avons foi en Dieu, nous pouvons espérer en un monde meilleur, pour nous personnellement et pour toute l’humanité. Le prophète Éther a jadis enseigné ceci (et il savait ce que sont les ennuis) : « C’est pourquoi, quiconque croit en Dieu peut espérer avec certitude un monde meilleur, oui, une place à la droite de Dieu, espérance qui vient de la foi et constitue, pour l’âme des hommes, une ancre qui les rend sûrs et constants, toujours abondants en bonnes œuvres, amenés à glorifier Dieu » (Éther 12:4).

Dans toutes les générations, il a été demandé, commandé même, aux disciples du Christ d’être remplis d’une espérance d’une pureté parfaite. (Voir 2 Néphi 31:20.)

S’efforcer de dissiper la peur

[…] Si notre foi et notre espérance sont ancrées en Christ, en ses enseignements et en ses promesses, nous serons capables de compter sur quelque chose de véritablement remarquable, de vraiment miraculeux, qui peut séparer la mer Rouge et conduire l’Israël moderne vers un lieu où notre destin pourra s’accomplir (voir Cantiques, n° 18). La peur, que l’on peut ressentir dans les moments difficiles, est un outil majeur dans l’arsenal que Satan utilise pour rendre l’humanité malheureuse. Qui a peur perd de la force pour le combat de la vie dans la lutte contre le mal. C’est pour cela que le pouvoir du malin essaie toujours de susciter la peur dans le cœur de l’homme. À tous les âges et à toutes les époques, l’humanité a fait face à la peur.

Nous qui sommes enfants de Dieu et descendants d’Abraham, Isaac et Jacob, nous devons nous efforcer de dissiper la peur chez les gens. Des gens timides et craintifs ne peuvent pas bien faire leur travail et ne peuvent pas du tout accomplir l’œuvre de Dieu. Les saints des derniers jours ont une mission divine à remplir qui ne doit tout simplement pas être dissipée par la peur et l’anxiété.

Un apôtre du Seigneur a dit ceci il y a quelque temps : « La clé de la victoire sur la peur nous a été donnée par Joseph Smith, le prophète. ‘Si vous êtes préparés, vous ne craindrez pas’ (D&A 38:30). Ce message divin doit être répété aujourd’hui dans chaque pieu et dans chaque paroisse » (John A. Widtsoe, dans Conference Report, avril 1942, p. 33).

Sommes-nous prêts à nous soumettre aux commandements de Dieu ? Sommes-nous prêts à vaincre nos appétits ? Sommes-nous prêts à obéir à une loi juste ? Si nous pouvons répondre honnêtement oui à ces questions, nous pouvons commander à la peur de sortir de notre vie. Le degré de peur qui habite notre cœur pourrait certainement être mesuré par notre préparation à mener une vie juste, une vie qui devrait être caractéristique de chaque saint des derniers jours de tout âge et de toute époque.

La chance, l’honneur et la responsabilité de vivre dans les derniers jours

Je conclurai par l’une des plus grandes déclarations que j’aie jamais lues de la part de Joseph Smith, le prophète, qui a connu des difficultés immenses et qui, bien sûr, a payé le prix suprême de la victoire. Mais il a été victorieux, et c’était un homme heureux, robuste et optimiste. Les gens qui l’ont connu ont ressenti sa force et son courage, même dans les heures les plus sombres. Il ne perdait jamais le moral et ne restait jamais longtemps abattu.

Il a dit à propos de notre époque, la vôtre et la mienne, que « c’est un thème sur lequel les prophètes, les prêtres et les rois [des époques passées] se sont étendus avec de grands délices. Ils ont espéré dans une joyeuse attente le jour où nous vivons et, enflammés d’une espérance céleste et joyeuse, ils ont chanté, écrit et prophétisé au sujet de ce jour qui est le nôtre […] Nous sommes le peuple favorisé que Dieu a choisi pour réaliser la gloire des derniers jours » [Enseignements des Présidents de l’Église : Joseph Smith, p. 550].

Quelle chance ! Quel honneur ! Quelle responsabilité ! Et quelle joie ! Nous avons toutes les raisons, dans le temps et l’éternité, de nous réjouir de la qualité de notre vie et des promesses que nous avons reçues, et d’en rendre grâces9.

Idées pour l’étude et l’enseignement

Questions

  • Comment cela peut-il nous aider de savoir que l’adversité fait partie du plan de Dieu pour notre progression éternelle ? (voir la partie 1). À votre avis, pourquoi l’adversité est-elle une partie nécessaire de la condition mortelle ?

  • Relisez, à la partie 2, les enseignements du président Hunter sur certains des buts de l’adversité. D’après votre expérience, comment l’adversité peut-elle nous être bénéfique ? Comment pouvons-nous arriver à voir l’adversité depuis la perspective éternelle du Seigneur ?

  • Pourquoi, comme l’enseigne le président Hunter, avons-nous des raisons d’être heureux et optimistes, même dans les moments de difficultés ? (voir la partie 3). Comment pouvons-nous être plus optimistes pendant ces périodes ? Quelles bénédictions continuons-nous d’avoir même lorsque nous avons les plus dures épreuves ?

  • Comment accepter l’invitation du Sauveur à le laisser porter et alléger nos fardeaux ? (voir la partie 4). Que signifie prendre son joug sur nous ? Comment le Sauveur vous a-t-il aidé dans les moments difficiles ?

  • Le président Hunter enseigne que la peur que l’on ressent concernant les tribulations des derniers jours ne vient pas de Dieu (voir la partie 5). Pourquoi est-il nuisible de vivre dans la peur ? Comment pouvons-nous vivre avec espoir et foi plutôt que dans la peur ?

Écritures apparentées

Jean 14:27 ; 16:33 ; Hébreux 4:14-16 ; 5:8-9 ; 1 Néphi 1:20 ; Alma 36:3 ; D&A 58:2-4 ; 101:4-5 ; 121:7-8 ; 122:7-9

Aide pédagogique

« Beaucoup trouvent que le meilleur moment pour étudier est le matin, après une nuit de repos. […] D’autres préfèrent étudier dans les heures tranquilles qui suivent le travail quand les soucis de la journée sont terminés. […] Ce qui est peut-être plus important que l’heure de la journée, c’est qu’un moment régulier soit réservé pour l’étude » (voir Howard W. Hunter, « Lire les Écritures », L’Étoile, mai 1980, p. 104).

Afficher les références

Notes

  1. « Dieu aura un peuple éprouvé », L’Étoile, octobre 1980, p. 41.

  2. « Venez à moi », L’Étoile, janvier 1991, p. 15-17.

  3. « Les portes qui s’ouvrent et celles qui se ferment », L’Étoile, janvier 1988, p. 54.

  4. « Dieu aura un peuple éprouvé », p. 44.

  5. « An Anchor to the Souls of Men », Ensign, octobre 1993, p. 71.

  6. « Les portes qui s’ouvrent et celles qui se ferment », p. 55.

  7. « An Anchor to the Souls of Men », p. 70.

  8. « Venez à moi », p. 16-17.

  9. « An Anchor to the Souls of Men », p. 71-73.