Chapitre 3

Enseignements des présidents de l’Église : Joseph Fielding Smith, 2013


« Notre Père céleste a prévu un plan de salut pour ses enfants d’esprit… pour leur permettre d’avancer et de progresser jusqu’à obtenir la vie éternelle. »

Épisode de la vie de Joseph Fielding Smith

Le 29 avril 1901, Alice, la sœur de Joseph Fielding Smith, qui avait dix-huit ans, mourut après une longue maladie. Joseph terminait sa mission à plein temps en Angleterre. Sa réaction suite à la nouvelle du décès d’Alice révèle son amour pour sa famille et son témoignage du plan du salut. Il écrivit dans son journal : « C’est un coup terrible pour nous tous. Je ne m’étais pas rendu compte de la gravité de sa maladie même si je savais qu’elle était malade. Je m’attendais vraiment à la revoir dans quelques semaines avec le reste de la famille, mais que la volonté de Dieu soit faite. C’est dans les moments comme ceux-ci que les espérances données par l’Évangile sont les plus appréciées. Nous nous reverrons tous de l’autre côté du voile pour profiter de notre compagnie mutuelle et des plaisirs et des bénédictions qui en découlent, là où les liens familiaux ne seront plus rompus, mais où nous vivrons tous pour recevoir les bénédictions et faire l’expérience des tendres miséricordes de notre Père céleste. Je prie humblement de pouvoir toujours marcher sur le chemin de la vérité et honorer le nom que je porte, afin que les retrouvailles avec ma famille soient pour moi effectivement très tendres et éternelles1. »

Lorsqu’il devint apôtre et plus tard président de l’Église, Joseph Fielding Smith témoigna à maintes reprises de l’espérance qui découle de la compréhension de l’Évangile. Il enseigna : « Nous avons le plan du salut, nous officions dans l’Évangile et l’Évangile est la seule espérance du monde, le seul moyen qui apportera la paix sur la terre et qui remédiera aux torts qui existent dans toutes les nations2. »

Enseignements de Joseph Fielding Smith

1

Dans le monde des esprits prémortel, nous nous sommes réjouis d’apprendre le plan de salut que notre Père céleste avait prévu.

Nous sommes tous membres de la famille de notre Père céleste. Nous avons vécu et demeuré avec lui avant que les fondements de cette terre soient posés. Nous avons vu sa face, ressenti son amour et entendu ses enseignements, et il a établi les lois par lesquelles nous pouvons progresser et avoir notre propre cellule familiale éternelle3.

« Nous avons vécu et demeuré avec [notre Père céleste] avant que les fondements de cette terre soient posés. »

Notre Père céleste a prévu un plan de salut pour ses enfants d’esprit. Ce plan était conçu pour leur permettre de progresser jusqu’à obtenir la vie éternelle, ce qui désigne le genre de vie que mène notre Père céleste. Ce plan a pour but de permettre aux enfants de Dieu de devenir comme lui et d’avoir le pouvoir, la sagesse et la connaissance qu’il possède4.

La Perle de Grand Prix nous apprend qu’un conseil fut tenu dans les cieux, quand le Seigneur convoqua devant lui ses enfants d’esprit et leur présenta un plan par lequel ils descendraient sur cette terre, entreraient dans la condition mortelle et prendraient un corps physique, traverseraient une épreuve mortelle puis passeraient à une exaltation plus haute, grâce à la résurrection qui serait réalisée par l’expiation de son Fils unique Jésus-Christ [voir Moïse 4:1-2  ; Abraham 3:22-28]. L’idée de passer par la condition mortelle et de connaître toutes les vicissitudes de la vie terrestre, dans laquelle ils acquerraient de l’expérience par la souffrance, la douleur, le chagrin, la tentation et l’affliction aussi bien que par les plaisirs de la vie dans cette existence terrestre, puis, en cas de fidélité, passeraient par la résurrection à la vie éternelle dans le royaume de Dieu pour être semblables à lui [voir 1 Jean 3:2], les remplit d’un esprit de réjouissance et ils poussèrent « des cris de joie ». [voir Job 38:4-7.] L’expérience et la connaissance acquises dans cette condition mortelle, ils ne pouvaient les obtenir d’aucune autre façon, et il était essentiel à leur exaltation qu’ils reçoivent un corps physique5.

2

La chute d’Adam et Ève faisait partie du plan de notre Père céleste.

Le plan du salut, ou code de lois, que l’on appelle Évangile de Jésus-Christ, a été adopté dans les cieux, avant la fondation du monde. Il y a été décidé qu’Adam, notre père, viendrait sur cette terre et se tiendrait à la tête de toute la famille humaine. Cela faisait partie de ce grand plan qu’il prenne du fruit défendu et tombe, amenant ainsi la souffrance et la mort dans le monde, pour que ce soit finalement pour le bien de ses enfants6.

La Chute était une partie essentielle de l’épreuve de l’homme dans la condition mortelle… Si Adam et Ève n’avaient pas pris du fruit, le grand don de la condition mortelle ne leur aurait pas été accordé. De plus, ils n’auraient pas eu de postérité et le grand commandement que le Seigneur leur avait donné n’aurait pas pu être accompli7.

La chute d’Adam et Ève « a apporté la souffrance. Elle a apporté le chagrin. Elle a apporté la mort. Mais… elle a également apporté des bénédictions. »

La chute d’Adam a produit toutes les vicissitudes de la condition mortelle. Elle a apporté la souffrance. Elle a apporté le chagrin. Elle a apporté la mort. Mais nous ne devons pas perdre de vue qu’elle a également apporté des bénédictions… Elle a apporté la bénédiction de la connaissance, de la compréhension et de la condition mortelle8.

3

Jésus-Christ s’est offert en sacrifice pour nous sauver de la Chute et de nos péchés.

La transgression d’Adam a entraîné la mort spirituelle et la mort temporelle, l’homme étant banni de la présence de Dieu et devenant mortel et sujet à tous les maux de la chair. Pour qu’il soit ramené, il fallait que la loi enfreinte soit réparée. La justice l’exigeait9.

Il est tout à fait naturel et juste que celui qui commet le mal en paie le châtiment, expie ses mauvaises actions. En conséquence, dans la mesure où c’était Adam qui avait transgressé la loi, la justice exigeait que ce soit lui, et personne d’autre, qui réponde pour le péché et en paye le châtiment de sa vie. Mais Adam, en enfreignant la loi, fut lui-même assujetti à la malédiction et, étant sous la malédiction, ne pouvait expier ou défaire ce qu’il avait fait. Ses enfants ne le pouvaient pas non plus, car ils étaient eux aussi sous la malédiction, et il fallait quelqu’un qui ne fût pas assujetti à la malédiction pour expier ce péché originel. De plus, comme nous étions tous sous la malédiction, nous étions également impuissants à expier nos péchés personnels. Le Père se trouva donc dans la nécessité d’envoyer son Fils unique, qui était exempt de péché, pour expier nos péchés ainsi que la transgression d’Adam, ce que la justice réclamait. En conséquence, il s’offrit en sacrifice pour les péchés et, par sa mort sur la croix, prit sur lui à la fois la transgression d’Adam et nos péchés individuels, nous rachetant par là de la chute et de nos péchés à condition que nous nous repentions10.

C’est notre devoir d’enseigner la mission de Jésus-Christ. Pourquoi est-il venu ? Qu’a-t-il fait pour nous ? Quels en sont les bienfaits pour nous ? Quel prix a-t-il payé pour le faire ? Eh bien, cela lui a coûté sa vie, oui, plus que sa vie ! Qu’a-t-il fait en plus d’être cloué sur la croix ? Pourquoi y a-t-il été cloué ? Il y a été cloué pour que son sang soit versé afin de nous racheter du châtiment le plus terrible qui puisse jamais s’abattre sur nous, le bannissement de la présence de Dieu. Il est mort sur la croix pour nous ramener, pour que notre corps et notre esprit soient réunis. Il nous a accordé cette faveur. Il est mort pour nous afin que nous recevions la rémission de nos péchés et que nous ne soyons pas obligés d’en payer la pénalité, si nous voulons seulement croire en lui et respecter ses commandements. Il a payé le prix… 

Personne n’aurait pu faire ce qu’il a fait pour nous. Il n’avait pas à mourir, il aurait pu refuser. Il l’a fait volontairement. Il l’a fait parce que c’était un commandement de son Père. Il savait quelle allait être la souffrance et pourtant, du fait de son amour pour nous, il a été disposé à le faire… 

Les clous enfoncés dans ses mains et dans ses pieds étaient la moindre de ses souffrances. Nous prenons l’habitude, je pense, de croire ou de penser que sa plus grande souffrance a été celle d’être cloué sur la croix et d’être laissé là. C’était à une époque de l’histoire du monde où des milliers d’hommes ont souffert de cette manière. Donc, pour ce qui est de sa souffrance, elle n’était pas plus grande que celle des autres hommes qui ont été crucifiés ainsi. Quelle a donc été sa grande souffrance ? Je voudrais que nous puissions faire comprendre cela à tous les membres de cette Église : sa grande souffrance a eu lieu avant même qu’il soit mis en croix. Les Écritures nous disent que c’est dans le jardin de Gethsémané que du sang a suinté de chaque pore de son corps et, dans la souffrance atroce de son âme, il a imploré son Père. Ce n’étaient pas les clous enfoncés dans les mains et les pieds. Ne me demandez pas comment cela s’est passé parce que je ne le sais pas. Personne ne le sait. Tout ce que nous savons, c’est que, d’une certaine manière, il a pris sur lui ce châtiment extrême. Il a pris sur lui nos transgressions et a payé un prix, le prix d’un tourment.

Pensez au Sauveur portant le fardeau cumulé de tous les tourments individuels, d’une certaine manière que je ne peux pas comprendre, comme je l’ai dit ; je l’accepte seulement. Cela lui a causé une souffrance si atroce que, par comparaison, les clous enfoncés dans ses mains et ses pieds n’étaient que peu de chose. Dans son angoisse, il s’est adressé à son Père en s’écriant : « S’il est possible, que cette coupe s’éloigne ! » et elle ne pouvait pas s’éloigner [voir Matthieu 26:42  ; Marc 14:36  ; Luc 22:42]. Je vais maintenant vous lire un ou deux mots de ce que le Seigneur a dit à ce sujet :

« Car voici, moi, Dieu, j’ai souffert ces choses pour tous afin qu’ils ne souffrent pas s’ils se repentent.

« Mais s’ils ne se repentent pas, ils doivent souffrir tout comme moi.

« Et ces souffrances m’ont fait trembler de douleur, moi, Dieu, le plus grand de tous, et elles m’ont fait saigner à chaque pore et m’ont fait souffrir de corps et d’esprit – et j’ai voulu ne pas devoir boire la coupe amère, mais je n’ai pas voulu non plus me dérober –

« Néanmoins, gloire soit au Père, j’ai bu et j’ai terminé tout ce que j’avais préparé pour les enfants des hommes. » [D&A 19:16-19.]

Quand je lis ce passage, cela me pousse à l’humilité. Son amour pour l’humanité, pour le monde, était si grand qu’il était disposé à porter un fardeau qu’aucun mortel ne pouvait porter et à payer un prix terrible que personne d’autre n’aurait pu payer, pour que nous échappions11.

« Notre Sauveur Jésus-Christ est le personnage principal de ce grand plan de progression et de salut. »

Le Fils de Dieu dit : « Je descendrai et je paierai le prix. Je serai le Rédempteur et je rachèterai les hommes de la transgression d’Adam. Je prendrai sur moi les péchés du monde et rachèterai de ses péchés toute âme qui se repent12. »

Illustrons : Un homme qui marche sur la route tombe par hasard dans une fosse si profonde et si obscure qu’il ne peut remonter à la surface et retrouver sa liberté. Comment peut-il se sortir de ce mauvais pas ? Pas par ses efforts, car il n’y a rien dans la fosse qui lui permette de s’en échapper. Il appelle à l’aide, et une âme compatissante, entendant ses appels au secours, court à son aide et, en descendant une échelle, lui fournit le moyen de remonter à la surface. C’est exactement la situation dans laquelle Adam s’est mis et a mis sa postérité, lorsqu’il a pris du fruit défendu. Tous étant ensemble dans la fosse, personne ne pouvait regagner la surface et délivrer les autres. La fosse, c’était le fait d’être banni de la présence du Seigneur et la mort temporelle, la dissolution du corps. Et tous étant assujettis à la mort, personne ne pouvait fournir le moyen d’y échapper13.

Ensuite vient le Sauveur qui n’est pas assujetti à cette fosse, et il descend l’échelle. Il descend dans la fosse et nous donne la possibilité d’utiliser l’échelle pour nous en échapper14.

Dans son infinie miséricorde, le Père a entendu les cris de ses enfants et a envoyé son Fils unique, qui n’était pas assujetti à la mort ni au péché, pour fournir ce moyen d’en sortir ; ce qu’il a fait par son expiation infinie et l’Évangile éternel15.

Notre cœur devrait déborder de reconnaissance, d’amour et d’obéissance pour… la grande et tendre miséricorde [du Sauveur]. Considérant ce qu’il a fait, nous ne devrions jamais le décevoir. Il nous a rachetés à grand prix, celui de sa grande souffrance et de l’effusion de son sang en sacrifice sur la croix16.

4

En nous appuyant sur l’expiation de Jésus-Christ, nous travaillons à notre salut pendant la condition mortelle.

Notre Sauveur Jésus-Christ est le personnage principal de ce grand plan de progression et de salut17.

Basé sur l’Expiation, le plan du salut comprend les choses suivantes :

Premièrement, nous devons avoir foi au Seigneur Jésus-Christ ; nous devons l’accepter comme Fils de Dieu ; nous devons mettre notre confiance en lui, nous appuyer sur sa parole et désirer obtenir les bénédictions qui découlent de l’obéissance à ses lois.

Deuxièmement, nous devons nous repentir de nos péchés ; nous devons renoncer au monde ; nous devons prendre la résolution dans notre cœur, sans réserve, de mener une vie pieuse et droite.

Troisièmement, nous devons nous faire baptiser d’eau par un représentant autorisé qui a le pouvoir de lier sur la terre et de sceller dans les cieux ; nous devons, par cette ordonnance sacrée, faire alliance de servir le Seigneur et de respecter ses commandements.

Quatrièmement, nous devons recevoir le don du Saint-Esprit ; nous devons naître de nouveau ; notre âme doit être purifiée du péché et de l’iniquité comme par le feu ; nous devons devenir des créatures nouvelles par le pouvoir du Saint-Esprit.

Cinquièmement, nous devons persévérer jusqu’à la fin ; nous devons respecter les commandements après le baptême ; nous devons travailler à notre salut avec crainte et tremblement devant le Seigneur ; nous devons vivre de manière à acquérir les attributs de la divinité et à devenir le genre de personnes qui peuvent obtenir la gloire et les merveilles du royaume céleste18.

Je témoigne maintenant que ces lois, auxquelles les hommes doivent obéir pour obtenir le salut et qui constituent l’Évangile de Jésus-Christ, ont été révélées à notre époque à des prophètes et à des apôtres, et qu’elles sont maintenant administrées par son Église qu’il a de nouveau établie sur la terre19.

Nous tous qui sommes ici dans ce monde mortel, sommes mis à l’épreuve. Nous avons été envoyés ici premièrement pour obtenir un tabernacle [un corps] pour notre esprit éternel ; deuxièmement pour être éprouvés, pour avoir des tribulations ainsi que la joie et le bonheur en abondance, que l’on peut obtenir grâce à une alliance sacrée d’obéissance aux principes éternels de l’Évangile. Comme Léhi l’a expliqué à ses enfants, la condition mortelle est un « état probatoire ». (2 Néphi 2:21.) C’est ici que nous devons être éprouvés et mis à l’épreuve pour voir si, exclus de la présence de notre Père éternel mais instruits de ce qui a trait à la vie éternelle, nous l’aimerons, le révérerons et serons fidèles à son Fils bien-aimé, Jésus-Christ20.

Nous sommes venus ici pour être mis à l’épreuve en étant en contact avec le mal comme avec le bien… Le Père permet que Satan et ses armées nous tentent mais, avec l’aide de l’Esprit du Seigneur et les commandements donnés par la révélation, nous sommes préparés pour faire notre choix. Il nous a été promis que, si nous faisons le mal, nous serons punis. Si nous faisons le bien, nous recevrons la récompense éternelle de la justice21.

Cette épreuve mortelle [est] une période brève, rien qu’une courte étendue liant l’éternité passée à l’éternité future. Et cependant [c’est] une période d’une importance capitale… Cette vie est la période la plus décisive de notre existence éternelle22.

5

Grâce à l’expiation de Jésus-Christ, tout le monde recevra la bénédiction de la résurrection.

Nous sommes venus dans ce monde pour mourir. Cela était bien compris avant que nous ne venions ici. Cela fait partie du plan, tout ayant été discuté et organisé longtemps avant que les hommes ne fussent placés sur la terre… Nous étions donc prêts et disposés à faire ce voyage qui nous éloignerait de la présence de Dieu dans le monde des esprits vers le monde mortel, pour y connaître tout ce qui a trait à cette vie, ses plaisirs et ses chagrins, et pour mourir ; et la mort est tout aussi essentielle que la naissance23.

La mort physique, ou mort de l’homme mortel, n’est pas une séparation permanente de l’esprit et du tabernacle de chair, bien que le corps retourne aux éléments. Ce n’est qu’une séparation temporaire qui cessera le jour de la résurrection, lorsque le corps se relèvera de la poussière pour vivre de nouveau, animé par l’esprit. Cette bénédiction est accordée à tous les hommes grâce à l’expiation du Christ, qu’ils aient été bons ou méchants dans la condition mortelle. Paul a dit qu’il y aurait une résurrection des justes et des injustes (Actes 24:15), et le Sauveur a dit que tous ceux qui étaient dans leur tombeau entendraient sa voix et se lèveraient ; « ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement » (Jean 5:29)24.

Dans la résurrection, chaque partie fondamentale de chaque corps sera restaurée à sa place propre, quoi qu’il arrive au corps à la mort. Qu’il soit brûlé, mangé par des requins, peu importe. Chaque partie fondamentale sera restaurée à sa place propre25.

L’esprit ne peut être rendu parfait sans le corps de chair et d’os. Le corps et son esprit sont amenés à l’immortalité et aux bénédictions du salut grâce à la résurrection. Après la résurrection, il ne pourra plus y avoir de séparation ; corps et esprit deviennent inséparablement liés afin que l’homme puisse recevoir une plénitude de joie. Les esprits ne peuvent devenir semblables à notre Père éternel d’aucune autre façon qu’en naissant dans cette vie et en passant par la résurrection26.

6

Les fidèles hériteront la vie éternelle avec leur famille en présence de notre Père céleste.

Il y a des hommes qui héritent de la richesse grâce à l’industrie de leurs pères. Il en est qui, par héritage, sont élevés aux trônes du monde, à la puissance et aux postes importants parmi leurs semblables. Certains recherchent l’héritage de la connaissance et de la renommée profanes par leur industrie et leur persévérance personnelles ; mais il est un héritage qui vaut plus que tout cela, c’est l’héritage de l’exaltation éternelle.

Les Écritures disent que la vie éternelle — qui est la vie que possèdent notre Père éternel et son Fils, Jésus-Christ — est le plus grand don de Dieu [voir D&A 14:7]. Seuls ceux qui sont purifiés de tout péché la recevront. Elle est promise à ceux « qui vainquent par la foi et sont scellés par le Saint-Esprit de promesse que le Père répand sur tous ceux qui sont justes et fidèles. Ce sont ceux qui sont l’Église du Premier-né. Ce sont ceux entre les mains desquels le Père a tout remis. » [D&A 76:53-55  ; voir aussi verset 52.]27

« Ce plan de salut est centré sur la famille… [Il] est conçu pour nous permettre de créer notre propre cellule familiale éternelle28.

Ceux qui reçoivent l’exaltation dans le royaume céleste auront la « continuation des postérités pour toujours et à jamais ». Ils vivront dans le lien familial29.

L’Évangile de Jésus-Christ nous enseigne que l’organisation familiale sera, en ce qui concerne l’exaltation céleste, une famille complète, une organisation liant père, mère et enfants d’une génération, au père, à la mère et aux enfants de la génération suivante, s’étendant ainsi jusqu’à la fin des temps30.

Ces bénédictions merveilleuses d’un héritage éternel… ne sont données que si nous sommes disposés à respecter les commandements et même à souffrir avec le Christ si nécessaire. En d’autres termes, les candidats à la vie éternelle — le plus grand don de Dieu — doivent mettre tout ce qu’ils ont sur l’autel, si cela est requis, car même alors, et même si on exigeait d’eux qu’ils donnent leur vie pour sa cause, ils ne pourraient jamais le payer pour les bénédictions abondantes qui sont reçues et promises sur la base de l’obéissance à ses lois et à ses commandements31.

Quand nous sommes sortis du monde et que nous avons reçu l’Évangile dans sa plénitude, nous sommes candidats à la gloire céleste ; non, nous sommes plus que candidats, si nous sommes fidèles, car le Seigneur nous a donné l’assurance que, par notre fidélité, nous entrerons dans le royaume céleste… 

Vivons de telle sorte que nous serons assurés de notre place et que nous saurons, par notre vie, que nous entrerons en sa présence et demeurerons avec lui, recevant la plénitude des bénédictions qui ont été promises. Qui, parmi les saints des derniers jours, sera satisfait de rien de moins que la plénitude du salut qui nous est promise ?… Il nous faut continuer d’avancer, dans notre humilité et dans un esprit de repentir, respectant les commandements jusqu’à la fin, car la vie éternelle, qui est la vie en présence du Père et du Fils est notre espérance et notre but. Le Seigneur a dit : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » Jean 17:3.]32

Je me trouve maintenant dans ce que je pourrais appeler le crépuscule de ma vie, me rendant compte que, dans un jour peu éloigné, je devrai rendre compte de mon intendance terrestre… 

Je suis certain que nous aimons tous le Seigneur. Je sais qu’il vit et j’aspire à ce jour où je verrai son visage. J’espère que sa voix me dira : « Viens, toi qui es béni de mon Père ; prends possession du royaume qui t’a été préparé dès la fondation du monde » (voir Matt. 25:34).

Et je prie pour que ce soit notre heureux destin à tous, lorsque notre heure sera venue33.

Idées pour l’étude et l’enseignement

Questions

  • En lisant l’extrait du journal, dans la partie intitulée « Épisode de la vie de Joseph Fielding Smith », réfléchissez à une occasion où vous avez trouvé du réconfort dans votre témoignage du plan du salut. Comment pourriez-vous aider un membre de votre famille ou un ami à recevoir ce même réconfort ?

  • Comment les enseignements du président Smith sur le conseil dans les cieux peuvent-ils nous aider lorsque nous traversons des épreuves ? (Voir la partie 1.)

  • Le président Smith a dit que « nous ne devons pas perdre de vue le fait [que la chute d’Adam et Ève] a… apporté des bénédictions » (partie 2). À votre avis, pourquoi est-il important de se souvenir de cette vérité ? Quelles bénédictions avez-vous reçues en conséquence de la Chute ?

  • Dans la partie 3, comment l’exemple donné par le président Smith d’un homme qui tombe dans une fosse se rapporte-t-il à notre vie ? Réfléchissez à la manière dont le Sauveur est venu à votre secours par son expiation.

  • Qu’est-ce que les paroles du président Smith, partie 4, suggèrent sur le but de notre vie sur terre ? Qu’est-ce que le Seigneur nous a donné pour nous aider à traverser ce moment de mise à l’épreuve en toute sécurité ?

  • Comment pourriez-vous aider quelqu’un à comprendre ce que le président Smith dit dans la partie 5 : « La mort est tout aussi essentielle que la naissance » ? Quelle influence la doctrine de la résurrection a-t-elle eue sur votre vie ?

  • En quoi la richesse du monde diffère-t-elle de l’« héritage éternel » que nous pouvons recevoir grâce au plan du salut ? (Voir la partie 6.) Comment la compréhension de ces différences peut-elle nous aider à nous préparer pour la vie éternelle ?

Écritures apparentées

Job 38:4-7  ; 2 Néphi 2:15-29  ; 9:5-27  ; Alma 12:20-35  ; D&A 19:16-19  ; Moïse 5:10-12

Aide pédagogique

« Pour nous aider à enseigner à partir des Écritures et des paroles des prophètes modernes, l’Église produit des manuels de leçons et d’autres documents. Nul besoin de commentaires ni d’autres manuels de référence » (L’enseignement, pas de plus grand appel, Guide pour l’enseignement de l’Évangile, 1999, p. 52).

Afficher les références

    Notes

  1.   1.

    Dans Joseph Fielding Smith, fils, et John J. Stewart, The Life of Joseph Fielding Smith, 1972, p. 117-118.

  2.   2.

    « To the Saints in Great Britain », Ensign, sept. 1971, p. 4.

  3.   3.

    Dans « Pres. Smith Tells of Parents’ Duty », Church News, 3 avr. 1971, p. 10.

  4.   4.

    Discours prononcé à l’institut de religion de Logan (Utah), 10 janv. 1971, p. 3 ; manuscrit non publié.

  5.   5.

    « Is Man Immortal? » Improvement Era, févr. 1916, p. 318 ; voir aussi Doctrine du salut, dir. de publ. Bruce R. McConkie, 3 vol., 1993, 1:63.

  6.   6.

    Elijah the Prophet and His Mission et Salvation Universal, 1957, p. 65-66.

  7.   7.

    Conference Report, oct. 1966, p. 59.

  8.   8.

    « Principles of the Gospel: The Infinite Atonement—Redemption, Salvation, Exaltation », Deseret News, section sur l’Église, 22 avr. 1939, p. 3 ; voir aussi Doctrine du salut, 1:112-113.

  9.   9.

    « The Atonement », Deseret News, section sur l’Église, 2 mars 1935, p. 7 ; voir aussi Doctrine du salut, 1:119.

  10.   10.

    Elijah the Prophet and His Mission et Salvation Universal, p. 79-80.

  11.   11.

    Seek Ye Earnestly, textes choisis et arrangés par Joseph Fielding Smith, fils, 1970, p. 118-120.

  12.   12.

    « Principles of the Gospel: The Infinite Atonement—Redemption, Salvation, Exaltation », p. 5 ; voir aussi Doctrine du salut, 1:124.

  13.   13.

    Elijah the Prophet and His Mission et Salvation Universal, p. 80-81.

  14.   14.

    « Principles of the Gospel: The Infinite Atonement—Redemption, Salvation, Exaltation », p. 5 ; voir aussi Doctrine du salut, 1:120-121.

  15.   15.

    Elijah the Prophet and His Mission et Salvation Universal, p. 81.

  16.   16.

    « Purpose and Value of Mortal Probation », Deseret News, section sur l’Église, 12 juin 1949, p. 21 ; voir aussi Doctrine du salut, 1:128.

  17.   17.

    Discours prononcé à l’institut de religion de Logan (Utah), 10 janv. 1971, p. 3 ; manuscrit non publié.

  18.   18.

    « The Plan of Salvation », Ensign, nov. 1971, p. 5.

  19.   19.

    « I Know That My Redeemer Liveth », Ensign, déc. 1971, p. 26.

  20.   20.

    Conference Report, avr. 1965, p. 11.

  21.   21.

    Conference Report, avr. 1964, p. 107-108.

  22.   22.

    « Purpose and Value of Mortal Probation », p. 21 ; voir aussi Doctrine du salut, 1:73.

  23.   23.

    Dans « Services for Miss Nell Sumsion », Utah Genealogical and Historical Magazine, janv. 1938, p. 10-11.

  24.   24.

    « What Is Spiritual Death? », Improvement Era, janv. 1918, p. 191-192 ; voir aussi Doctrine du salut, 2:203-204.

  25.   25.

    Answers to Gospel Questions, textes choisis et arrangés par Joseph Fielding Smith, fils, 5 tomes, 1957-1966, 5:103 ; italiques supprimés.

  26.   26.

    « The Law of Chastity », Improvement Era, sept. 1931, p. 643 ; voir aussi Doctrine du salut, 2:88.

  27.   27.

    Voir Le chemin de la perfection, p. 25.

  28.   28.

    Sealing Power and Salvation, Brigham Young University Speeches of the Year, 12 janv. 1971, p. 2.

  29.   29.

    Correspondance personnelle, voir Doctrine du salut, 2:267 ; italiques supprimés.

  30.   30.

    Conference Report, avr. 1942, p. 26 ; voir aussi Doctrine du salut, 2:167-168.

  31.   31.

    Voir Le chemin de la perfection, p. 26.

  32.   32.

    Conference Report, avr. 1922, p. 61-62.

  33.   33.

    « Let the Spirit of Oneness Prevail », Ensign, déc. 1971, p. 136.