La foi en Jésus-Christ

La sainte des derniers jours, Partie A, 2002


Cette leçon a pour objectif de renforcer notre foi en Jésus-Christ.

Qu’est-ce que la foi?

«La foi, ce n’est pas avoir la connaissance parfaite des choses; c’est pourquoi, si vous avez la foi, vous espérez en des choses qui ne sont pas vues, qui sont vraies» (Alma 32:21).

• Qu’est-ce que la foi? Est-ce que vous avez fait preuve de foi aujourd’hui?

Il faut d’abord apprendre la vérité

Pour croire en Jésus-Christ, nous devons savoir qui il est vraiment. Nous ne pouvons pas avoir foi en lui si nous ne connaissons rien à son sujet. Nous ne pouvons avoir foi en lui que si ce que nous savons de lui est vrai.

Peu de gens sur terre ont vu le Sauveur. La plupart d’entre nous ne le verrons pas ici-bas, mais nous avons le droit et le devoir d’apprendre la vérité en ce qui le concerne. Nous devons avoir une connaissance exacte de lui par le témoignage de l’Esprit. Savoir la vérité à son sujet nous permettra de lui faire confiance, de lui obéir et de compter sur lui pour nous aider à aller au-delà de nos possibilités.

• Pourquoi importe-t-il d’apprendre la vérité sur Jésus-Christ?

«Or, sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent» (Hébreux 11:6).

Cette Ecriture nous enseigne que pour plaire à Dieu: (1) nous devons avoir foi en lui, (2) croire qu’il existe et (3) croire qu’il nous répondra si nous nous efforçons réellement de le connaître et d’obtenir son secours.

• Demandez aux sœurs de raconter comment le fait d’apprendre les vrais principes de l’Evangile leur a apporté la paix ou le bonheur.

• Montrez les aides visuelles 1-a, «Femme étudiant les Ecritures pour apprendre à connaître Jésus-Christ»; 1-b, «Les missionnaires enseignent l’Evangile aux gens du monde entier»; 1-c, «Famille étudiant les Ecritures ensemble».

Pour connaître la vérité sur Jésus-Christ et son Evangile, nous devons étudier les Ecritures et écouter les témoignages des serviteurs du Seigneur. Si nous sommes humbles et sincères et si nous prions, nous pouvons savoir par nous-mêmes qu’il est le Fils unique de notre Père céleste, qu’il est vivant et qu’il aime chacun de nous malgré nos imperfections. Nous pouvons apprendre qu’il connaît toute vérité. Il révélera sa vérité à ceux qui œuvrent avec ardeur pour l’obtenir. Nous pouvons apprendre qu’il est un Dieu juste qui doit punir les méchants, mais qui est aussi miséricordieux envers ceux qui se repentent. Nous pouvons acquérir la connaissance qu’il a payé pour nos péchés et a apporté la résurrection à tous. Quand ces vérités s’ancrent dans notre cœur, notre foi en Jésus-Christ grandit, les doutes et les craintes se dissipent.

• En quoi l’étude des Ecritures contribue-t-elle à remplacer doutes et craintes par la foi? Que pouvons-nous faire d’autre pour édifier notre foi?

• Demandez à quelques sœurs de raconter brièvement comment elles ont acquis la foi en Jésus-Christ.

Nous devons exercer la foi

Nous apprenons la vérité en étudiant les Ecritures, en jeûnant et en priant, et en écoutant les témoignages d’autrui. Néanmoins, le simple fait de croire la vérité ne signifie pas que nous exerçons de la foi. Il y a des gens qui croient que Jésus est notre Sauveur et que l’Evangile est vrai, mais qui ne gardent pas ses commandements. Ils n’exercent pas la foi. La foi exige l’action. Si nous l’avons, nous faisons confiance à Jésus-Christ pour trouver le moyen de vivre ses commandements.

Les Ecritures nous enseignent:

«Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse;

«Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentier» (Proverbes 3:5, 6).

Néphi est l’exemple d’un jeune homme qui avait la foi au Seigneur et s’appuyait sur lui pour l’aider à garder les commandements. Sur instruction du Seigneur, son père lui a ordonné, ainsi qu’à ses frères, d’aller chercher les annales de leur peuple que détenait Laban, homme puissant et inique. Ils craignaient beaucoup Laban. Pourtant, quand on a demandé à Néphi d’exécuter ce travail, il a exprimé sa foi au Seigneur. Il a dit: «J’irai et je ferai la chose que le Seigneur a commandée, car je sais que le Seigneur ne donne pas de commandement aux enfants des hommes sans leur préparer la voie pour qu’ils puissent accomplir ce qu’il leur commande» (1 Néphi 3:7).

• Pourquoi Néphi était-il disposé à obéir au Seigneur?

De nombreux membres de l’Eglise, à notre époque, jeunes et vieux, ont une foi semblable à celle de Néphi. Sœur Sachiko Hotta, de Nagoya, au Japon, a raconté l’histoire suivante:

«Avant notre mariage, nous convînmes, mon mari et moi, que l’Eglise était la chose la plus importante de notre vie et que nous consacrerions notre temps et les talents que nous avions, à servir l’Eglise. Il se révéla que c’était plus facile à dire qu’à faire.

«Lorsque nous fûmes mariés, mon mari et moi dûmes aller nous installer dans un appartement très éloigné de l’église. Aller à vélo jusqu’à la gare, prendre le train jusqu’à la ville voisine et ensuite prendre le bus jusqu’à l’église prenait une heure et demie; bien entendu, si je ratais le premier train et si je devais attendre le suivant, le trajet pouvait prendre plus de deux heures. De ce fait, il ne fut pas facile au président de branche de nous donner une tâche. De plus, au bout de trois mois de mariage, mon mari tomba gravement malade et il fallut l’hospitaliser, de sorte que je dus travailler pour subvenir à nos besoins. Tous les jours, après le travail, j’allais rendre visite à mon mari à l’hôpital; j’essayais d’aller ensuite à l’église, mais la journée n’avait pas assez d’heures.

«Cela me préoccupait et je savais que si nous vivions plus près, nous pourrions avoir un appel dans l’Eglise. Malheureusement les terrains autour de l’église coûtaient très cher et nous ne pourrions même pas nous permettre de louer quelque chose dans un aussi beau quartier, et encore moins d’y acheter une maison. Logiquement je savais que c’était impossible, mais dans les Ecritures, il est dit: «Parce que tu n’as cessé de prier, j’ai entendu» (voir Luc 18:1–5). Je priai donc sans cesse. Je ne savais pas comment le Seigneur pourrait exaucer une requête aussi impossible; je me contentai de prier. Peu après, mon oncle, dont la maison n’était qu’à treize minutes de l’église, décida soudain de déménager et nous offrit sa belle maison. Je sus que ma prière avait été entendue. Nous étions extrêmement heureux de pouvoir enfin œuvrer dans l’Eglise. Entre-temps mon mari était sorti de l’hôpital, et nous pûmes assister en famille à nos réunions.

«Lorsque nous eûmes déménagé, on annonça la construction d’une église à Nagoya et tout le monde se mit à travailler très dur pour gagner de l’argent pour le fonds de construction. Peu auparavant, mon mari décida de lancer sa propre affaire, une boulangerie. Encore une fois nous avions très peu d’argent; nous avions utilisé toutes nos économies pour lancer le commerce, et nous vivions de mon salaire mensuel. Nous ne savions pas comment nous pourrions contribuer au fonds de construction, d’autant plus que j’étais enceinte et que je ne pourrais plus travailler longtemps. Bien que le commerce de mon mari commençât à marcher, nous n’avions pas assez pour vivre, payer le fonds de construction et nous préparer pour recevoir notre bébé. Je travaillai suffisamment longtemps pour recevoir ma prime annuelle et je la mis de côté pour payer les frais pour notre bébé. Et c’était là tout l’argent que nous avions.

«Un soir, le président de branche nous appela et nous dit qu’il manquait tout juste un petit peu pour boucler le fonds de construction et il nous demanda si nous pouvions l’aider. Le seul argent que nous avions était pour le bébé qui allait bientôt naître; et puisque c’était tout ce que nous avions, c’était aussi tout ce que nous pourrions donner. Ce soir-là nous remîmes l’argent au président de branche. C’était juste assez pour compléter la quote-part de la branche pour la nouvelle église.

«Ensuite, nous ne nous souciâmes pas de savoir où nous trouverions l’argent pour payer les frais de la naissance; nous savions que le Seigneur prendrait soin de nous. Je me fis, bien entendu, du souci, mais chaque fois que j’y pensais, je me sentais toujours en paix.

«Le mois suivant, mon mari fut engagé pour un travail dont nous ignorions jusqu’à l’existence. Avec son nouveau salaire, nous aurions assez pour payer la note de la clinique lorsque notre enfant naîtrait. Dieu dit qu’on doit faire tout ce qu’on peut et qu’ensuite on doit lui laisser le reste. Je sais qu’il en est bien ainsi» (Ensign, août 1975, pp. 64–65).

• Après que sœur Hotta eut prié avec foi pour pouvoir servir dans l’Eglise, comment le Seigneur bénit-il sa famille? le Seigneur a-t-il récompensé frère et sœur Hotta après qu’ils ont donné au président de branche l’argent qu’ils avaient économisé pour l’accouchement?

Sœur Hotta a donné une bonne description de la foi. Avoir la foi signifie faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vivre les principes de l’Evangile même si cela paraît impossible, logiquement. Ensuite, nous comptons sur la promesse du Seigneur qui nous aidera au-delà de ce que nous pourrions faire par nous-mêmes.

L’obéissance entretient la foi

Notre foi ressemble à une plante vivante: elle se desséchera et mourra si nous ne la nourrissons et ne la protégeons pas. Nous gardons notre foi vivante en obéissant aux principes de l’Evangile que nous apprenons. «La foi est un don que Dieu accorde pour récompenser l’intégrité personnelle» (Bruce R. McConkie, Mormon Doctrine, p. 214). Si nous enfreignons les commandements de Dieu, nous affaiblissons notre foi. Satan emploie de nombreux moyens pour essayer de nous faire négliger les commandements de Dieu et, ainsi, affaiblir notre foi.

• Montrez l’aide visuelle 1-d, «Néphi réprimande ses frères aînés pour leurs péchés».

Dans 1 Néphi, nous lisons l’histoire des frères de Néphi, Laman et Lémuel. Leur père, Néphi et même des anges leur avaient enseigné de nombreux principes véridiques. Mais ils n’ont pas acquis de foi parce qu’ils avaient du mal à accepter les enseignements de Léhi et de Néphi et qu’ils ont choisi de ne pas vivre selon ces vrais préceptes. Ils se plaignaient de la difficulté de respecter les commandements. Ils critiquaient leur père et leur frère. En conséquence, ils refusaient de faire ce qu’on leur commandait. Ils sont rapidement tombés dans le péché.

A l’inverse, Néphi a fait tout ce qu’on lui demandait et a fait confiance au Seigneur. Dieu a récompensé sa foi et beaucoup de miracles se sont produits dans sa vie. Il a pu construire un bateau bien qu’il n’ait aucune connaissances préalables dans ce domaine. Il a reçu un pouvoir supérieur au sien et a pu déjouer les plans malveillants de ses frères. Il a eu des visions et a pu parler avec un ange de Dieu. Grâce à son obéissance, il a reçu une plus grande foi. Grâce à elle, il a eu le pouvoir de Dieu dans sa vie.

Nous pouvons, nous aussi, entretenir notre foi en obéissant. Nous l’édifions par le jeûne, la prière, la lecture des Ecritures, l’assistance aux réunions de l’Eglise et en effectuant ce que les dirigeants de l’Eglise nous demandent de faire. Nous la fortifions en nous abstenant de critiquer et de nous plaindre.

• Pourquoi le fait de critiquer et de se plaindre affaiblit-il la foi?

Chacune de nous verra sa foi mise à l’épreuve. Il pourra même arriver que nous croyions que le Seigneur n’a pas remarqué notre foi et notre obéissance. Il pourra arriver que nous croyions qu’il est loin de nous, qu’il ne voit pas nos épreuves et ne répond pas à nos prières. Quand cela se produit, il est bon de se rappeler que notre foi est mise à l’épreuve. Si nous persévérons patiemment et si nous continuons à bien agir nous recevrons de la force pour surmonter les difficultés. Nous serons récompensées pour notre foi et notre obéissance.

Moroni a dit: «La foi, ce sont les choses qu’on espère et qu’on ne voit pas; c’est pourquoi, ne contestez pas parce que vous ne voyez pas, car vous ne recevez de témoignage qu’après la mise à l’épreuve de votre foi» (Ether 12:6).

Et le Seigneur a déclaré: «Mon peuple doit être mis à l’épreuve en tout, pour qu’il soit préparé à recevoir la gloire que j’ai pour lui, c’est-à-dire la gloire de Sion; et celui qui ne supporte pas le châtiment n’est pas digne de mon royaume» (D&A 136:31).

Conclusion

Il importe que nous édifiions notre foi par le jeûne et la prière, l’obéissance aux commandements du Seigneur, la lecture des Ecritures et l’assistance aux réunions, et en faisant ce que les dirigeants nous demandent. Si nous le faisons nous aurons la force de résister aux épreuves de la vie.

Tâche

Décidez de ce que vous allez faire pour renforcer votre foi. Ecrivez votre décision sur une feuille de papier pour vous la rappeler. Lisez Alma 32:17–43 et Moroni 7:33–39 pendant la semaine.

Ecritures supplémentaires

  • Matthieu 8:5–10 (guérir par la foi)

  • Matthieu 17:20 (rien n’est impossible quand on a la foi)

  • Marc 9:23 (tout est possible quand on a la foi)

  • Luc 8:43–48 (guérir par la foi)

  • Jean 20:24–29 (ceux qui croient sont bénis)

  • Romains 10:13–17 (nous devons entendre la parole du Seigneur pour avoir la foi)

  • 2 Corinthiens 5:6–7 (nous marchons par la foi)

  • 1 Néphi 3 (la foi de Néphi)

  • 1 Néphi 4 (le pouvoir de la foi)

  • Alma 32:17–43 (discours d’Alma sur la foi)

  • Moroni 7:33–39 (la foi est nécessaire pour faire des miracles)

Préparation pédagogique

Avant de donner cette leçon:

  1. 1.

    Etudiez le chapitre 18 des Principes de l’Evangile, «La foi en Jésus-Christ».

  2. 2.

    Etudiez 1 Néphi 3–4 et Alma 32:17–43.

  3. 3.

    Demandez à des élèves de raconter les histoires et de lire les Ecritures ou les citations que vous souhaitez.