La production familiale

La sainte des derniers jours, Partie A, 2002


Cette leçon a pour objectif de nous apprendre à être autonomes en produisant au foyer ce dont nous avons besoin.

L’autonomie

Le président Kimball a déclaré: «Nous recommandons à toutes les familles de saints des derniers jours d’être autonomes» (Conference report, avril 1976, p. 170; ou Ensign, mai 1976, p. 124). Cette recommandation a de bonnes raisons d’être. Marion G. Romney a expliqué: «Nous vivons dans les derniers jours… Nous vivons à l’époque qui précède directement la deuxième venue du Seigneur Jésus-Christ. Il nous a été dit de nous préparer et de vivre de manière à être indépendants de toute autre créature en dessous du royaume céleste» (Conference Report, avril 1975, p. 165) (voir D&A 78:13–14).

• Montrez l’image 26-a, «Les poulets peuvent être élevés sur de petites surfaces et servir de nourriture».

Le président Kimball nous a dit de devenir indépendants parce que les prophéties d’autrefois sont en train de se réaliser. Il a déclaré: «Je crois que le temps approche où il y aura plus de désarrois, de cyclones et d’inondations… plus de tremblements de terre… Je pense qu’ils augmenteront probablement au fur et à mesure que nous approcherons de la fin, et nous devons donc être préparés pour cela» (Conference Report, avril 1974, p. 184).

Le président Kimball a également déclaré:

«Si des temps difficiles devaient venir, beaucoup risqueraient de regretter de ne pas avoir rempli toutes leurs jarres à fruits, de ne pas avoir eu de potager dans leur jardin, de ne pas avoir planté quelques arbres fruitiers et quelques buissons à baies et de ne pas avoir pourvu à leurs besoins en denrées.

«Le Seigneur a voulu que nous soyons indépendants de toute la création, mais nous remarquerons que même beaucoup d’agriculteurs achètent leur lait à la laiterie et que des propriétaires de maisons achètent leurs légumes au magasin. Et si les camions ne remplissaient pas les étagères des magasins, beaucoup auraient faim» («On ne se moque pas de Dieu», L’Etoile, février 1975, p. 32).

• Demandez aux sœurs d’imaginer que les magasins soient fermés et qu’elles doivent se débrouiller toutes seules. Demandez-leur ce qu’elles aimeraient produire chez elles dans ces conditions.

Comment subvenir à nos besoins

Vaughn J. Featherstone, quand il faisait partie de l’Episcopat président de l’Eglise, nous a indiqué ce qu’il fallait faire pour subvenir à nos besoins: «Pour ce qui est de la production familiale: élevez des animaux si vous en avez les moyens et si les lois du pays le permettent. Plantez des arbres fruitiers, de la vigne, des baies et des légumes. Vous procurerez à votre famille de la nourriture dont une bonne partie pourra être consommée toute fraîche. D’autres produits que vous cultiverez peuvent être mis en conserves et inclus dans vos réserves. Lorsque c’est possible, produisez les denrées non-alimentaires de première nécessité. Confectionnez et reprisez vos vêtements. Fabriquez les articles dont vous avez besoin. J’ajouterai aussi: augmentez, enjolivez, réparez et maintenez en état tout ce qui vous appartient» («Food Storage», Ensign, mai 1976, p. 117).

Afin de suivre les instructions de frère Featherstone, nous devons apprendre à subvenir à nos propres besoins de la manière suivante:

• Montrez une affiche comportant la liste suivante ou montrez l’information au tableau:

  1. 1.

    Elever des animaux.

  2. 2.

    Planter des arbres fruitiers, des baies et de la vigne.

  3. 3.

    Cultiver un potager.

  4. 4.

    Faire des conserves.

  5. 5.

    Coudre et repriser.

  6. 6.

    Fabriquer les articles nécessaires.

  7. 7.

    Réparer et entretenir nos biens.

Elever des animaux

Si nous avons suffisamment de terrain et si nous vivons en un lieu où il est légal d’élever des animaux, nous devrions en avoir quelques-uns. Avant de décider lesquels, nous devrions nous renseigner concernant la nourriture, l’abri et les soins qu’il leur faut pour être en bonne santé. Nous devons être prêtes à l’avance à les soigner. En voici quelques-uns qui demandent peu de soins: poules, lapins, canards, chèvres.

• Parlez des animaux les plus couramment élevés dans votre région. Parlez de la nourriture, de l’abri et des soins dont chacun d’eux a besoin.

Planter des arbres fruitiers, des baies et de la vigne

• Montrez l’aide visuelle 26-b, «Conseils pour la plantation d’arbres et de légumes».

Les arbres fruitiers, la vigne et les baies donnent des fruits tous les ans ou tous les deux ans. Il n’est pas nécessaire de les planter chaque année comme les légumes. Cependant, les arbres fruitiers ne donneront pas de fruits avant plusieurs années. Nous devrions les planter aussitôt que possible pour avoir des fruits quand nous en aurons vraiment besoin.

Les arbres, la vigne et les baies ont besoin d’être correctement arrosés. Nous devons protéger nos cultures des insectes et maladies. Certains arbres et arbustes prennent beaucoup plus de place que d’autres. Avant de les planter, nous devons savoir de combien d’espace ils auront besoin quand ils arriveront à maturité.

• Parlez des arbres fruitiers, de la vigne et des baies qui poussent bien dans votre région. Parlez de la façon dont on plante les arbres, la vigne et les baies, et des soins à leur apporter.

Cultiver un potager

• Montrez l’aide visuelle 26-c, «Membres d’une famille travaillant ensemble au jardin».

Le président Kimball a demandé que chaque famille ait un potager. Celui-ci nous fournit des légumes frais, ainsi qu’un surplus de légumes que nous mettrons en conserves. La leçon 25 de ce manuel, «Le jardinage» traite de ce sujet.

Faire des conserves

• Montrez l’aide visuelle 26-d, «Les aliments peuvent être stockés, mis en conserve ou séchés pour servir quand il n’y a pas de produits frais».

Depuis de nombreuses années, nos prophètes nous demandent de faire des conserves et des réserves de nourriture, là où c’est légal. Cela est nécessaire pour le cas où il n’y aurait pas d’autre alimentation possible. Lorsqu’il y a eu une tornade au Honduras en automne 1974, les membres de l’Eglise ont été contents d’avoir séché et mis de côté de la nourriture. Quelques mois seulement auparavant, le président de mission les avait prévenus qu’un désastre était imminent. Il leur avait dit de se constituer une réserve de nourriture. Les haricots, la farine, le riz et les autres denrées de base que les saints avaient mis de côté les ont sauvés de la famine (voir Bruce Chapman, «Hurricane in Honduras», New Era, janvier 1975, pp. 30–31).

Voici quelques manières de conserver et d’entreposer les aliments:

  1. 1.

    Les mettre sous terre. Cette méthode convient pour certaines racines comestibles et quelques légumes verts et feuillus, à condition qu’il ne pleuve pas trop ou que le drainage se fasse bien.

  2. 2.

    Les sécher. Utiliser un séchoir ou lorsque le temps est chaud et ensoleillé on peut sécher fruits et légumes au soleil. Cependant, il faut protéger la nourriture contre les mouches et autres insectes, et la couvrir ou la rentrer quand il pleut.

  3. 3.

    Les mettre en bocaux. C’est une méthode simple, mais dangereuse si elle n’est pas suivie selon la bonne règle. Quand elle est bien faite, la mise en bocaux est une manière efficace de conserver la nourriture et d’en maintenir le goût. Il faut pour cela au moins un stérilisateur. (L’équipement nécessaire pourrait appartenir à plusieurs familles.) Ce système exige aussi que les bocaux soient protégés de la casse.

  4. 4.

    Les saler ou les plonger dans la saumure. C’est une manière peu coûteuse de conserver les fruits, les légumes et la viande. Cela exige peu ou pas d’équipement.

• Parlez des méthodes traditionnelles de conservation de la nourriture dans votre région.Parlez de nouvelles méthodes que les sœurs aimeraient connaître.

Coudre et repriser

• Montrez l’aide visuelle 26-e, «Ustensiles ménagers et outils servant à coudre, à faire la cuisine et à bricoler.

Nous devons apprendre à coudre et repriser nos vêtements. Pour nous préparer en cas de besoin, nous devrions également apprendre à transformer de vieux vêtements. Ce serait une bonne idée de mettre de côté du tissu pour faire des vêtements au cas où il n’y en aurait pas. Nous pouvons apprendre à faire beaucoup de choses en plus des vêtements: de la literie, des rideaux et des tapis, des serviettes, des nappes, rembourrer ou recouvrir des meubles. Nous pourrions également apprendre à tisser, à faire des couvertures piquées, à tricoter, à faire du crochet, ainsi que d’autres travaux d’aiguille. Tout cela embellira les vêtements et l’intérieur.

• Qu’est-ce qu’on peut coudre ou fabriquer pour la maison?

Fabriquer ou construire des articles nécessaires

En cas de catastrophe naturelle, nous devons être prêtes à cuisiner, à chauffer la maison et à cuire la nourriture, à laver nos vêtements, notre corps et notre environnement. Nous pouvons apprendre à fabriquer du savon à partir d’ingrédients disponibles à la maison. Ensuite, si cela est autorisé par la loi, nous devrions stocker du combustible dans un endroit protégé et sûr.

En cas de catastrophe, il nous faudra peut-être aussi reconstruire la maison, la grange ou l’enclos. Il faut que les membres de la famille sachent travailler le bois et d’autres matériaux et se servir d’outils. Ils pourront alors fabriquer et réparer leurs biens.

• Est-ce que vous connaissez des personnes qui savent travailler de leurs mains, près de chez vous? Comment pouvons-nous, ou les membres de notre famille, apprendre?

Réparer et entretenir nos biens

Pour gagner du temps et de l’argent et éviter de dépendre des autres, nous pouvons apprendre à réparer et à entretenir nos biens.

• Pourquoi est-il important de maintenir ses biens en bon état?

Acquérir le savoir-faire qui nous manque

L’Eglise recommande d’organiser des cours pour apprendre ce qu’il nous faut savoir afin d’être autonomes. Certaines d’entre nous savent certaines choses qu’elles peuvent montrer aux autres sœurs. Si nous voulons acquérir certaines compétences, nous chercherons des gens qui pourront nous les enseigner. Voici quelques sources: livres et revues, cours d’arts ménagers, services publics ou programmes scolaires.

• Découvrez quelles sœurs ont des compétences qu’elles pourraient apprendre aux autres. Expliquez où elles peuvent s’adresser dans leur municipalité pour acquérir ces connaissances ou d’autres. Comment pouvons-nous aider et inciter nos enfants à acquérir des connaissances pratiques.

A l’époque de l’Ancien Testament déjà, le Seigneur a recommandé à son peuple d’être autonome. Proverbes 31 décrit une femme au foyer compétente qui utilise ses aptitudes pour le bénéfice de sa maison:

«Elle se procure de la laine et du lin, et travaille d’une main joyeuse…

«… du fruit de son travail elle plante une vigne…

«Elle met la main à la quenouille et ses doigts tiennent le fuseau.

«Elle tend la main au malheureux, elle tend la main à l’indigent.

«Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue….

«Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de paresse» (Proverbes 31:13, 16, 19–21, 27).

Conclusion

Le Seigneur a prévu que notre expérience ici-bas comporte, entre autres des difficultés et des épreuves. Cependant, il est miséricordieux. Il nous a fourni les moyens de résoudre ces problèmes. Par l’intermédiaire de ses prophètes, le Seigneur nous recommande d’apprendre à subvenir à nos besoins. Si nous suivons ces conseils nous ne craindrons pas les temps difficiles car nous serons préparés. Le Seigneur a dit: «… Si vous êtes préparés, vous ne craindrez pas» (D&A 38:30).

Tâche

Déterminez les aptitudes que vous et les vôtres avez besoin d’acquérir. Commencez dès cette semaine à apprendre et à mettre en pratique au moins l’une d’entre elles.

Préparation pédagogique

Avant de donner cette leçon

  1. 1.

    Tâchez de savoir comment les sœurs pourront apprendre à produire des denrées chez elles, que ce soit dans les cours à l’extérieur ou dans des classes hors programme dans l’Eglise où des spécialistes pourraient les former.

  2. 2.

    Consultez des organismes publics ou des personnes expérimentées pour savoir:

    1. a.

      Quels sont les animaux qu’on élève dans la région. Lesquels sont les plus faciles à élever.

    2. b.

      Quels arbres fruitiers, vignes ou baies poussent bien dans votre région, les soins qu’ils exigent.

    3. c.

      Quels cours suivre pour apprendre à coudre. S’il n’y en a pas, trouvez quelqu’un qui peut apprendre à coudre aux élèves.

    4. d.

      S’il y a des cours que les membres de la famille pourraient suivre pour savoir construire une maison, du mobilier et d’autres articles nécessaires. S’il n’y en a pas, trouvez des gens ayant les compétences recherchées et qui sont disposés à enseigner.

  3. 3.

    Préparez l’affiche suggérée dans la leçon ou inscrivez les informations au tableau.

  4. 4.

    Demandez à des élèves de présenter des histoires, des Ecritures ou des citations de votre choix.