Se préparer à enseigner

La sainte des derniers jours, Partie A, 2002


Cette leçon a pour objectif de nous préparer à enseigner l’Evangile efficacement.

S’instruire mutuellement

Le Seigneur a commandé aux membres de son Eglise de s’instruire les uns les autres.

• Demandez à une élève de lire Doctrine et Alliances 88:77–78. Qui doit-on instruire?

Nous pouvons instruire notre famille, nos amis, nos voisins, nos collègues et nos camarades de classe. Nous pouvons instruire les membres de l’Eglise dans des cours organisés. Nous pouvons également instruire des non-membres.

• Montrez l’aide visuelle 33-a, «Mère apprenant à sa fille à nouer ses lacets».

Depuis la création de la terre, le Seigneur nous dit d’enseigner l’Evangile à nos enfants. Nous pouvons le faire lors de la soirée familiale et à bien d’autres moments. La mère a tout particulièrement bien des occasions d’instruire ses enfants à la maison.

• Demandez aux élèves de raconter des anecdotes montrant comment elles ont instruit leurs enfants.

Boyd K. Packer a dit:

«Nous enseignons beaucoup. Montrer à un enfant comment lacer ses souliers… aider sa fille à essayer une nouvelle recette, donner un discours à l’Eglise, rendre témoignage, conduire une réunion de dirigeants et, bien sûr, faire la classe, tout cela c’est enseigner et nous le faisons constamment…

«Nous enseignons quand nous prêchons ou que nous prenons la parole dans des réunions» (Teach Ye Diligently, pp. 2–3).

Dans l’Eglise, il y a bien des occasions d’enseigner dans des cours organisés. Boyd K. Packer nous le rappelle:

«Chaque membre de l’Eglise enseigne quasiment durant sa vie entière.

«Nous avons des instructeurs dans toutes les organisations de l’Eglise…

«L’Eglise progresse grâce au pouvoir de l’enseignement qu’on y fait. L’œuvre du royaume est ralentie si l’enseignement n’est pas fait efficacement» (Teach Ye Diligently, pp. 2, 3).

Parfois nous n’enseignons pas sous forme d’un cours, mais en parlant à quelqu’un. L’histoire suivante en fournit un exemple:

«J’ai rencontré Fred Carroll, un évêque, quand ma famille a emménagé dans sa paroisse, alors que j’étais un diacre âgé de plus de quatorze ans, dans la Prêtrise d’Aaron. Ce grand homme ne m’a probablement pas dit plus de cinquante mots personnellement, pourtant vingt-cinq d’entre eux sont restés gravés dans mon esprit. Je suis sûr que cet évêque ne s’est jamais rendu compte de l’influence extraordinaire que ces vingt-cinq mots, qu’il m’a adressés en privé et en parlant doucement, ont eue sur moi: ‹J’ai remarqué combien vous aviez du respect lors des réunions de l’Eglise. Vous montrez le bon exemple aux autres jeunes gens.›

«Ce n’était que quelques mots, mais comme ils étaient puissants! Ils ont eu plus d’influence sur moi que des centaines de tâches que j’ai remplies depuis. Jusque là je n’avais jamais pensé que j’étais particulièrement respectueux. Je suis sûr que frère Carroll a pris mes manières timides et réservées pour du recueillement. Pourtant, cela n’avait pas d’importance. A partir de ce moment-là j’ai pensé à la signification du recueillement dans ma vie. Je me suis rapidement senti respectueux. Après tout, frère Carroll croyait que j’étais respectueux, je l’étais peut-être vraiment! Cette attitude, que j’ai acquise parce que frère Carroll a planté une graine, est devenue depuis une influence prépondérante dans ma vie» (Lynn F. Stoddard, «The Magic Touch», Instructor, septembre 1970, pp. 326–327).

Les instructeurs de cours ont de nombreuses occasions d’influencer et de guider leurs élèves. Lorsqu’ils font des efforts, ils trouvent de bonnes manières d’enseigner les principes de l’Evangile dans la classe ou ailleurs. Thomas S. Monson parle de l’influence d’une telle instructrice:

«Dans notre classe de l’Ecole du Dimanche, elle nous instruisait sur la création du monde, la chute d’Adam, le sacrifice expiatoire de Jésus. Elle introduisait dans sa classe comme invités d’honneur Moïse, Josué, Pierre, Thomas, Paul et Jésus-Christ. Nous ne les voyions pas mais nous apprîmes à les aimer, à les honorer et à les imiter.

«Jamais son enseignement ne fut aussi dynamique ni son effet plus durable qu’un dimanche matin quand elle nous annonça tristement le décès de la mère d’un camarade. Nous n’avions pas vu Billy ce matin-là, mais nous ne connaissions pas la raison de son absence. La leçon avait pour thème: ‹Il vaut mieux donner que recevoir›. Au milieu de sa leçon, notre instructrice ferma le manuel et nous ouvrit les yeux, les oreilles et le cœur à la gloire de Dieu. Elle demanda: ‹Combien avons-nous dans notre caisse pour les fêtes de classe?›

«– Quatre dollars soixante-quinze cents.

«Alors elle suggéra avec une grande douceur: ‹La famille de Billy est dans la gêne et dans la douleur. Que diriez-vous, si nous allions visiter ce matin la famille et si nous lui donnions votre caisse?›

«Je me souviendrai toujours de ce tout petit groupe faisant à pied ces trois pâtés de maisons, entrant chez Billy, le saluant, lui, son frère, ses sœurs et son père. L’absence de la mère était visible. Je chérirai toujours les larmes qui brillèrent dans les yeux de tous lorsque l’enveloppe blanche qui contenait notre précieuse caisse pour les fêtes passa de la main délicate de notre instructrice à la main nécessiteuse d’un père au cœur brisé. Nous retournâmes à l’église presque en sautillant. Nous avions le cœur léger comme il ne l’avait encore jamais été, notre joie était plus complète, notre compréhension plus profonde. Une instructrice inspirée de Dieu avait donné à ses garçons et à ses filles une leçon éternelle de vérité divine. ‹Il vaut mieux donner que recevoir› («Seulement instructeur», L’Etoile, octobre 1973, p. 44).

Chaque membre de l’Eglise est un instructeur. Nous enseignons tous l’Evangile par nos paroles et nos actions. Lors de notre baptême, nous avons fait la promesse d’être les témoins de Dieu en tout temps, et en toutes choses, et dans tous les lieux où nous serons, jusqu’à la mort (voir Mosiah 18:9). Après le baptême, nous devons faire connaître l’Evangile à nos voisins et à tous les gens de la terre. Nous devons également instruire nos enfants et les autres membres de l’Eglise.

Etudier et se préparer

• Montrez l’aide visuelle 33-b, «Sœur enseignant en s’appuyant sur les Ecritures».

Pour devenir de bonnes instructrices, nous devons bien nous préparer. Nous avons toutes des aptitudes à l’enseignement, mais nous pouvons nous améliorer. Le président McKay a dit: «Nul instructeur ne peut enseigner ce qu’il ne sait pas. Nul instructeur ne peut enseigner ce qu’il ne voit ni ne ressent» (Treasures of Life, 1962, p. 476).

• Demandez aux élèves de relever les idées se rapportant à la préparation d’une leçon pendant que vous lisez la citation suivante:

«Choisissez une heure et un endroit précis pour préparer votre leçon. Ayez votre matériel – Ecritures, manuel de leçon, références, papier, crayon – à portée de la main…

«Commencez votre préparation en priant. C’est l’Evangile du Seigneur, vous êtes son instructrice, vous instruisez ses enfants. Demandez à Dieu comment il veut que vous enseigniez son message. Quand vous en ressentez le besoin, le jeûne doit accompagner la prière pour vous mettre sur la même longueur d’onde que l’Esprit du Seigneur» (voir Programme de formation pédagogique, cours de base, leçon 3).

• Enumérez au tableau ce dont vous avez besoin pour préparer une leçon. Que devez-vous faire quand vous vous préparez?

Nous vous suggérons les phases suivantes pour préparer une leçon à faire en classe:

  1. 1.

    Fixez l’objectif de la leçon.

    Dans la plupart des manuels de l’Eglise, il se trouve au début de la leçon. L’objectif, c’est l’idée principale que vous voulez que les élèves apprennent, se rappellent et mettent en pratique. Ecrivez l’objectif et réfléchissez-y pendant que vous préparez la leçon.

  2. 2.

    Connaissez le contenu de la leçon.

    Etudiez le contenu de la leçon, à la fois le manuel et les Ecritures indiquées, bien à l’avance et décidez des points qui sont les plus importants. Préparez-vous toujours en priant.

  3. 3.

    Rassemblez des aides visuelles par la recherche et l’étude.

    Pour donner une leçon intéressante, servez-vous d’articles que les élèves peuvent voir. Les aides visuelles peuvent se composer d’objets, de tableaux, d’images ou autres. Susciter de l’intérêt pour la leçon est essentiel pour l’instruction des personnes de tout âge.

  4. 4.

    Arrangez le contenu et les aides pédagogiques de la leçon.

    Classez vos aides pédagogiques dans l’ordre où vous les utiliserez durant la leçon. Le fait qu’elles soient rangées auparavant empêchera le désordre.

Aimer ceux que nous instruisons

Boyd K. Packer a dit: «Le bon instructeur a étudié la leçon. L’excellent instructeur étudie également les élèves, il les observe attentivement… Quand vous étudiez soigneusement les expressions de vos élèves, il se pourrait que vous ayez dans le cœur un sentiment qui ressemble à de l’inspiration; c’est l’amour qui vous pousse à faire l’œuvre du Seigneur: nourrir ses brebis» («Study Your Students», Instructor, 1963, p. 17).

Les élèves qui se sentent aimés auront davantage confiance. Ils voudront s’améliorer. Les élèves qui se sentent aimés apprennent aussi à aimer les autres. Les instructeurs qui aiment leurs élèves reçoivent l’inspiration du Seigneur. Ils comprennent mieux les besoins de leurs élèves.

«Même l’instructeur qui n’a pas été formé à la pédagogie peut avoir beaucoup d’influence sur l’élève s’il l’aime et le respecte, et s’il lui montre un intérêt particulier.

«Je me rappelle qu’un instructeur que je trouvais ennuyeux, m’a prêté un jour un livre qu’il pensait devoir m’intéresser. Le livre ne m’a pas tellement captivé… mais, ce jour-là, je me suis mis à apprécier l’instructeur qui s’était intéressé à moi, et à partir de ce moment-là je l’ai écouté» (William E. Berrett, «Teaching: An Extension of Your Personality», Ensign, avril. 1973, p. 61).

• Comment peut-on montrer pendant le cours aux élèves qu’on les aime? En dehors de la salle de classe?

Prier pour avoir l’Esprit

• Montrez l’image 33-c, «Instructrice priant pour être guidée pendant l’étude des Ecritures».

Brigham Young a déclaré: «Après toutes nos tentatives de retirer de la sagesse des meilleurs livres, etc., il reste encore une source ouverte à tous: ‹Si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu› (Discours de Brigham Young, p. 264).

Si nous voulons avoir le don de l’enseignement, nous devons prier notre Père céleste. Il nous aidera à préparer la leçon. Il nous aidera à connaître et à aimer les élèves. Si nous lui demandons son assistance, il sera avec nous quand nous ferons la classe.

Conclusion

Nous avons le devoir d’enseigner l’Evangile à nos enfants, aux autres membres de l’Eglise, à ceux de notre famille qui ne sont pas membres et à nos voisins dans le monde.

Vaughn J. Featherstone, citant le président David O. McKay, a dit: «Il n’y a pas de plus grande responsabilité en ce monde que de former une âme humaine.» Frère Featherstone a ensuite continué: «Une grande partie de l’intendance personnelle de chaque parent et instructeur de l’Eglise consiste à enseigner et à former» (Conference Report, octobre 1976, p. 153; ou Ensign, novembre 1976, p. 103).

Le Seigneur veut que nous soyons prêtes à enseigner efficacement. Se préparer signifie étudier, prier et faire la classe avec l’influence du Saint-Esprit.

Tâche

Choisissez un principe de l’Evangile que vous enseignerez cette semaine. Priez et trouvez des occasions quotidiennes de le présenter. Evaluez vos efforts à la fin de la semaine et déterminez comment vous pouvez continuer à vous améliorer.

Ecritures supplémentaires

  • Deutéronome 6:5–7 (instruire les enfants continuellement et diligemment)

  • Mosiah 4:14, 15 (apprendre l’amour aux enfants)

  • Doctrine et Alliances 42:14 (enseigner par l’Esprit)

  • Doctrine et Alliances 68:25–28 (enseigner l’Evangile aux enfants)

  • Moïse 6:57 (commandement d’enseigner le repentir aux enfants)

Préparation pédagogique

Avant de donner cette leçon:

  • Demandez à des élèves de présenter des histoires, des Ecritures ou des citations de votre choix.