Los antibióticos y la protección espiritual

Par Elder J. Devn Cornish
des soixante-dix


Antibiotiques et protection spirituelle

En tant que pédiatre, j’ai eu bon nombre d’expériences surprenantes dans mon cabinet.  L’une d’elle est arrivée quand je soignais une petite fille de neuf ans d’une terrible infection de l’oreille.  Son problème était évident dès qu’elle est entrée dans mon cabinet avec sa mère.  Elle pleurait de douleur et se tenait l’oreille.  Un coup d’œil à son tympan a confirmé le diagnostic.  Je lui ai prescrit un antibiotique et ai expliqué à sa mère comme le prendre.  Grâce à son assurance maladie elle pouvait se le procurer gratuitement à la pharmacie qui se trouvait à quelques pas de mon cabinet.  J’ai demandé à la mère de m’appeler dans les vingt-quatre à quarante-huit heures si l’état de sa fille ne s’améliorait pas et ai planifié une consultation de suivi dans les dix à quatorze jours suivants.

Deux semaines plus tard la mère est revenue avec sa fille qui tenait toujours son oreille et pleurait de douleur.  La mère, en colère,  a fait irruption dans mon cabinet et a dit: « Vous êtes un mauvais médecin ! »  Je me suis excusé si je l’avais offensée et j’ai demandé quel était le problème.  Elle a répliqué : « Vous êtes un mauvais médecin !  Ma fille a toujours l’oreille infectée ! »  Je lui ai demandé comment elle avait administré l’antibiotique et quelle quantité il restait dans le flacon.  Puis elle a reconnu qu’elle n’était pas allée à la pharmacie prendre le médicament.  Elle a dit : « Je savais qu’il serait inefficace, donc je ne l’ai pas pris. »  Le bon médicament était immédiatement disponible, mais la mère ne l’a pas utilisé !  J’étais abasourdi.

Combien de fois nous comportons nous de la même manière quand notre Père céleste nous propose de traiter ou même de prévenir, beaucoup des maux et des peines de notre vie, mais nous ne « prenons pas le médicament » qu’il a prescrit en suivant le conseil qui nous est donné.

En tant que présidence de l’interrégion, nous demandons à chaque membre et chaque famille de faire deux choses qui établiront la culture de l’Évangile dans nos foyers et nous protégeront nous et nos familles de beaucoup des dangers et des peines de ce monde.  Ces « traitements » ne sont pas compliqués et ils sont exactement ce que notre Père céleste a ordonné pour nous.

N°1 Faire de l’Évangile une priorité en respectant le jour du sabbat

Du haut du Sinaï, Jéhovah a commandé : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier » (Exode 20:8). De nos jours, on ne parle plus autant de ce commandement, mais aux temps de l’Ancien Testament son non-respect était un crime capital (voir Exode 31:14). À cette époque c’était tout aussi important qu’aujourd’hui, parce que cela nous met à part en tant que famille et nation.  Le Seigneur a expliqué : « Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants (voir Exode 31:13).  Bien sûr « sanctifier » « respecter » le dimanche inclut ne pas acheter de choses le dimanche, ne pas faire de sport ou d’activités récréatives et ne pas travailler si possible.  Mais il y a également d’autres aspects positifs très importants, comme toujours assister à nos réunions de l’Église, garder une attitude de révérence dans nos foyers et dans nos activités et rendre des services appropriés aux autres.  Quand une famille décide de respecter ce commandement très important, généralement tous ses membres doivent s’assoir et prendre cette décision ensemble de manière délibérée.  Ce type de décision au niveau familial peut changer l’atmosphère dans le foyer, pas seulement le dimanche mais chaque jour de la semaine.  Nous invitons tous nos membres à respecter l’intégralité du jour du sabbat, même les membres qui doivent faire cela sans le soutien de leur famille.  Nous témoignons que cela vous aidera à vous protéger puissamment contre l’injustice.

N°2 Les offrandes et la dîme

Peut-être que beaucoup d’entre nous se souviennent de l’antique charge et promesse donnée au peuple du Seigneur par l’intermédiaire de Malachie, le prophète.

« En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes… Apportez à la maison du trésor toute les dîmes ; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux » (Malachie 3:8, 10).

Nous parlons traditionnellement des dîmes et des offrandes, mais j’aimerais aborder cela sous un autre angle, en commençant par les offrandes.  Actuellement dans l’Église, quand nous parlons d’offrande nous parlons principalement de l’argent donné à l’évêque ou au président de branche le dimanche de jeûne (généralement le premier dimanche du mois) qui représente l’argent que nous n’avons pas dépensé pour deux repas pour notre famille parce que nous n’avons pas mangé ou bu pendant ces deux repas (ou à peu près vingt-quatre heures).  Cette période où l’on s’abstient de nourriture et de boisson s’appelle un « jeûne ».  Puisque nous ne mangeons pas et ne buvons pas, nous ne dépensons pas l’argent associé pour notre nourriture ou notre boisson, donc donner cela comme offrande à l’évêque ou au président de branche ne nous coûte rien si ce n’est la faim.  Et la faim sert abondamment à discipliner et humilier nos âmes.  Donc en fait nous sommes grandement bénis de deux manières : 1) nous augmentons le contrôle de nos appétits et faisons croître notre humilité, et 2) nous aidons les affamés, les pauvres et les nécessiteux quand l’évêque ou le président de branche est guidé à utiliser les fonds donnés par tous les membres pour aider les autres.  Quel tendre service chrétien, nous pouvons ainsi donner aux autres enfants de Dieu.

Le jeûne nous fortifie et nous protège contre le péché et la tentation.  Il est certain que nous tous et en particulier nos enfants qui sont assez âgés pour y participer, seront plus aptes à résister au péché si nous pouvons résister à nos propres appétits !  Qui refuserait exercer la « résistance » de ses muscles spirituels en observant la loi du jeûne, en particulier quand nous pouvons en même temps être une bénédiction pour les nécessiteux.  De plus, quand nous commençons à jeûner, ce qui ne nous coûte rien, nous augmentons notre foi et notre force pour payer une dime complète et honnête, ce qui signifie 10% de tout notre revenu annuel.  Nous vous recommandons de respecter ce commandement essentiel avec autant de foi que pour vos offrandes de jeûne.

Un bienfait supplémentaire pour nos jeunes !

En ce début d’année scolaire dans les Antilles, nous la présidence de l’interrégion aimerions offrir une bénédiction supplémentaire et une protection à nos jeunes.  Brigham Young nous a enseigné :

« Les saints des derniers jours ont le devoir et la bénédiction de savoir que leur religion est vraie (voir Enseignements des présidents de l’Église : Brigham Young ; Chapitre 43: La recherche de la vérité et du témoignage personnel).

Si vous voulez bien écouter notre conseil, nous nous adressons très clairement aux parents tout comme aux jeunes : NOS JEUNES ONT BESOIN DU SÉMINAIRE ET DE L’INSTITUT !

L’étude sérieuse et quotidienne des Écritures est indispensable pour nous tous dans ces jours d’épreuve.  Le fondement doctrinal que notre jeunesse acquerra dans les cours de séminaire et d’institut quand ils étudieront les Écritures n’a pas de prix.  Nous supplions les parents et les dirigeants de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que leurs adolescents et leurs jeunes adultes seuls s’inscrivent et assistent respectivement, au cours de séminaire ou d’institut.  Ils seront plus en sécurité dans un monde troublé et j’en témoigne.