Neil L. Andersen

Collège des douze apôtres

Neil L. Andersen, des Douze

Tous ceux qui ont rencontré frère Anderson ont pu ressentir sa chaleur.

L’après-midi du mercredi 1er avril 2009, Neil L. Andersen a été appelé de manière inattendue au bureau du président Monson. Il a été appelé pour occuper le poste laissé vacant au Collège des douze apôtres. 

À propre de cette expérience sacrée, il a dit : « Il n’est pas d’homme plus aimant que le président Monson. Sa chaleur est comme le soleil de midi. Pourtant, vous pouvez imaginer combien je me suis senti écrasé quand il m’a lancé cet appel sacré et que les yeux du prophète de Dieu ont fouillé le tréfonds de mon âme. Heureusement, vous pouvez aussi imaginer l’amour que j’ai ressenti de la part du Seigneur et de son prophète quand le président Monson m’a entouré de ses longs bras aimants. »

Le dimanche 5 avril, frère Andersen, s’adressant à l’Église, a déclaré : « Mes chers frères et sœurs, de par le monde, j’ai les genoux qui flanchent et je suis très ému. Je vous exprime mon amour et je vous remercie très sincèrement de votre vote de soutien. »

Neil Andersen jeune

Frère Andersen a grandi à Pocatello (Idaho).

Le travail fait partie de la vie

Neil avait cinq ans quand ses parents, Lyle et Kathryn Andersen, et leur famille se sont installés dans une ferme laitière de Pocatello, en Idaho. À la ferme il a appris à travailler dur. Il dit : « J’ai trait beaucoup de vaches et j’ai déplacé beaucoup de tuyaux d’irrigation. « Je me rappelle que, le matin de Noël, avant d’ouvrir nos cadeaux, nous devions traire les vaches. Quand j’y repense, je me rends compte à quel point il a été précieux d’apprendre que la vie est faite en partie de travail diligent. »

Pendant sa première année à l’université Brigham Young, Neil Andersen a continué à travailler dur. Il avait également un emploi. Sa journée commençait à quatre heures du matin par le nettoyage des toilettes de la bibliothèque, avant d’assister à ses cours. À cette même époque, Neil méditait sur la possibilité d’aller en mission. « Je me sentais incompétent et mal préparé. Je me souviens d’avoir fait cette prière : ‘ Père céleste, comment puis-je faire une mission alors que je sais si peu de choses ?’ En priant, j’ai eu le sentiment suivant : ‘ Tu ne sais pas tout, mais tu en sais assez !’ Il a accepté son appel et a servi fidèlement dans la mission de France.

Neil L. Andersen, missionnaire

Pendant sa mission en France (1970-1972), frère Andersen a œuvré jusqu’au point de trouer les semelles de ses chaussures.

À son retour à l’université Brigham Young, il est devenu représentant des étudiants. C’est pendant la campagne pour l’élection des représentants des étudiants qu’il a rencontré Kathy Williams. À propos de ce jour, Kathy a dit : « J’ai pensé qu’il était l’homme le plus remarquable que j’aie rencontré, et c’est encore le cas aujourd’hui et à jamais. » 

Leur premier rendez-vous était le jour de l’anniversaire de Kathy. Ils se sont mariés au temple de Salt Lake City en mars 1975. Frère Andersen ajoute : « Dès que je l’ai épousée, mes principes se sont beaucoup améliorés : notre fidélité totale à prier et à étudier les Écritures, et notre respect scrupuleux des commandements. Sa foi est pure et disciplinée. »

Le couple a déménagé à Boston, où Neil a poursuivit ses études à l’université d’Harvard. Leur premier enfant, Camey, est né au mois de janvier suivant, pendant la première année de sa maîtrise, et ils attendaient leurs deuxième enfant à la fin de sa maîtrise de gestion en 1977. 

Après l’obtention de son diplôme, les Andersen ont déménagé à Tampa (Floride), où Kathy avait grandi. Brandt, Kristen et Derek ont élargi la famille, portant le nombre de ses membres à six. Ils pensaient que la Floride serait leur résidence permanente, mais le Seigneur avait d’autres projets pour eux.

Neil et Kathy Andersen, le jour de leur mariage

Neil L. Andersen a rencontré sa femme, Kathy, à l’université Brigham Young de Provo, en Utah. Ils se sont mariés en 1975 au temple de Salt Lake City.

Ne vivez pas votre vie sans miracles

En 1989, pendant qu’il était membre d’une présidence de pieu, Neil Andersen a été appelé comme président de la mission de Bordeaux. Il possédait une agence de publicité prospère et en pleine croissance à Tampa. Il explique : « Ce n’est pas une entreprise facile à laisser gérer par d’autres. Nous avons accepté l’appel sans savoir comment nous ferions pour que la transition réussisse. »

Concernant cette époque d’incertitude, Kathy a dit : « Neil est un homme d’une grande foi. C’est l’une des choses que j’aime le plus chez lui. Il croit que, si nous faisons confiance à Dieu et faisons notre part, des miracles se produiront. » Quelques semaines plus tard, ils recevaient une offre spontanée d’achat de l’entreprise. Frère Andersen affirme : « Il était clair que la main du Seigneur avait accompli un miracle. » Neil et Kathy, Camey, treize ans, Brandt, onze ans, Kristen, neuf ans, et Derek, sept ans ont vécu à Bordeaux (France) pendant les trois années suivantes. 

Cela a été une expérience formidable. Quand il était président de mission, frère Andersen conseillait à ses missionnaires : « Ne vivez pas votre vie sans miracles. » C’est plein d’amour qu’il incitait les membres à renforcer l’Église pour que le district de Bordeaux devienne un pieu. Il disait :« Nous pouvons le faire maintenant, ou nous pouvons attendre et laisser nos enfant ou nos petits-enfants le faire. » Grâce à la grande foi et aux efforts des membres et des missionnaires, le pieux de Bordeaux a été créé le 24 mai 1992. Cinq semaines plus tard les Andersen finissaient leur mission à Bordeaux et retournaient en Floride. Quelques semaines plus tard, Neil a été appelé comme président du pieu de Tampa, en Floride (États-Unis).

Frère Andersen et sa famille

Frère Andersen avec sa femme Kathy et leurs enfants. Photo publiée avec l’autorisation de Scott Breen.

Frère Andersen à vélo alors qu’il était président de mission

Frère Andersen a été président de la mission de Bordeaux de 1989 à 1992.

En avril 1993, frère Andersen a été appelé au premier collège des soixante-dix ; la famille s’est donc installée à Salt-Lake City. La famille Andersen a déménagé à huit reprises à cause des appels de l’Église, et a passé de nombreuses années en dehors des États-Unis. 

Au moment de son appel au Collège des douze apôtres, frère Andersen a dit en pensant aux sacrifices que ses enfants avaient du faire : « Il y a vingt ans, alors que nos quatre enfants étaient petits, notre famille a été appelée à faire une mission en France. Du fait de cet appel et de ceux qui ont suivi, ils ont déménagé de ville en ville, de continent en continent au cours des années où l’on a tant besoin de stabilité. Aujourd’hui, le Seigneur les a abondamment bénis en leur accordant un conjoint merveilleux et des enfants adorables. Je tiens à les remercier de leur bonté et de leurs sacrifices pour moi. » 

Frère Andersen remercie sa femme pour la force qu’elle a apportée aux enfants au cours de ces nombreuses expériences. Il a dit : « Elle a une influence phénoménale sur les enfants et sur moi. Kathy est d’une loyauté absolue et indéfectible envers le Seigneur, envers moi et envers nos enfants. »

Faire confiance au Seigneur

Pendant qu’il était directeur général du département de l’Audiovisuel de l’Église, frère Andersen avait presque toutes les semaines des réunions avec James E. Faust (1920-2007), qui était à l’époque le deuxième conseiller dans la Première Présidence. Frère Andersen raconte : « Une fois, je suis allé exposer au président Faust un problème déchirant que je ne savais pas comment résoudre. Il m’a demandé : ‘Neil, avez-vous prié à ce propos ? Avez-vous prié toute la nuit comme Énos ?’ Puis il s’est calé dans son fauteuil et a dit : ‘J’ai souvent prié toute la nuit pour recevoir la réponse à des problèmes difficiles. C’est ainsi que vous recevrez votre réponse, vous aussi.’ Il avait raison. »

C’est également à cette époque que, sous la direction de la Première Présidence et des Douze, frère Andersen a supervisé la réalisation du film Un seul troupeau et un seul berger, le lancement de Mormon.org et l’installation des équipements audio-visuels dans le centre de conférence de Salt Lake City.

Neil L. Andersen avec Pelé

Lors des adieux de Pelé, star du football brésilien, frère Andersen lui offre une sculpture représentant l’unité familiale.

 

 

En 2001 frère Andersen a été appelé président de l’interrégion du Sud du Brésil. Kathy et lui se sont installés à Sao Paulo (Brésil). Bien qu’il n’ait jamais parlé portugais, à cinquante ans, frère Andersen a commencé une étude intensive de cette langue. Il avait appris le français pendant sa mission. Pendant qu’il vivait en Europe comme Autorité générale, il s’est fixé l’objectif d’apprendre l’espagnol. Il continue d’apprendre l’espagnol et le portugais. 

Kathy a dit : « J’étais présente quand Neil a enseigné l’Évangile en espagnol, en portugais ou en français sans texte, au-delà de ses propre capacité. J’ai été témoin de sa foi et de la récompense de ses grands efforts tandis que le Seigneur le bénissait pour le rendre capable d’enseigner et de témoigner du Sauveur aux hommes, femmes et enfants dans leur propre langue à travers le monde. » 

Avant son appel au Collège des douze apôtres, frère Andersen était doyen de la présidence des soixante-dix. Ce dimanche il a dit : « À bien des égards, je me sens dépassé et tout petit. Je puise du réconfort dans le fait que le Seigneur m’a énormément béni concernant la seule qualification pour le saint apostolat où l’on ne peut tolérer de manque. Je sais avec la plus grande clarté et la plus grande certitude, par le pouvoir du Saint-Esprit, que Jésus est le Christ, le Fils bien-aimé de Dieu. »

le Collège des douze apôtres

le Collège des douze apôtres (ci-dessous).

  • Lisez la biographie de frère Andersen dans Le Liahona d’août 2009.
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Lisez la biographie officielle