Sources de paix et de pouvoir
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    Sources de paix et de pouvoir

    Comment être en paix, joyeux et fort même dans l’adversité ?

    stargazing

    Jeune astronome, Brian Kershisnik

    L’une des expériences les plus touchantes que j’ai vécues en tant qu’Autorité générale a été de servir parmi nos chers saints du Vénézuela. Les gens là-bas, y compris les membres de l’Église, vivent dans des conditions difficiles. Cependant, malgré cette réalité, j’ai vu, au cours de mes fréquentes visites dans le pays, qu’il existe une différence entre la population en général et les saints des derniers jours.

    Mon expérience au Vénézuela

    Les saints du Vénézuela font de leur mieux. Il est vrai que beaucoup d’entre eux souffrent et traversent des difficultés, et l’Église soutient activement ceux qui sont dans le besoin au moyen des offrandes de jeûne et des programmes d’entraide et de l’autonomie. Mais, alors que les saints pourraient facilement trouver des raisons d’être tristes, en dépit de toutes les difficultés qu’ils rencontrent, ce sont des gens heureux, en paix avec eux-mêmes, qui sourient souvent et espèrent des jours meilleurs.

    C’est vrai des jeunes de l’Église au Vénézuela. Leurs difficultés personnelles et familiales les rendent plus forts et les préparent pour l’avenir. Et c’est également vrai de nos missionnaires vénézuéliens. Il faut qu’ils soient forts pour eux-mêmes, pour leurs amis de l’Église et pour leur famille. Et ils le sont. Ils nous rappellent les deux mille jeunes guerriers d’Hélaman. Bien que faibles en nombre, ils étaient « extrêmement vaillants dans leur courage » (Alma 53:20-21). Le Seigneur est en train de préparer au Vénézuela une génération forte de mères, de pères et de dirigeants. Chaque fois que nous nous trouvons parmi les saints là-bas, nous sommes remplis de foi en l’Évangile et en l’avenir.

    La paix dans les moments difficiles

    Comment ces membres, face à une telle adversité, sont-ils en paix, joyeux et forts malgré tout ? Je crois que, pour beaucoup d’entre eux, ce qui se produit est qu’ils dépendent de plus en plus de Dieu. En conséquence, ils puisent de la force à la source de toute force. Ils reconnaissent les bénédictions qu’ils reçoivent de notre Père céleste, ils s’appuient sur le pouvoir de Jésus-Christ et de son expiation, et ils sont réconfortés, soutenus et fortifiés par le Saint-Esprit. De ce fait, leurs fardeaux sont allégés, leur peine est soulagée, et ils trouvent la paix au milieu de leurs épreuves.

    Les membres vénézuéliens sont en train de vivre aujourd’hui ce qui s’est passé avec Alma et son peuple dans le Livre de Mormon.

    « Et alors, il arriva que les fardeaux qui étaient imposés à Alma et à ses frères furent rendus légers ; oui, le Seigneur les fortifia de sorte qu’ils purent supporter leurs fardeaux avec facilité, et ils se soumirent de bon cœur et avec patience à toute la volonté du Seigneur » (Mosiah 24:15).

    Le pouvoir expiatoire de Jésus-Christ

    Mon témoignage que Dieu désire nous bénir s’est renforcé quand j’ai passé du temps parmi les membres du Vénézuela. Comme dans l’expérience d’Alma et de ses disciples, les saints vénézuéliens ont été fortifiés, et leurs capacités accrues ont allégé les fardeaux qu’ils portent. Si nous portons de lourds fardeaux, le Sauveur nous invite à venir à lui, et nous trouverons du repos (voir Matthieu 11:28-30). Ces bons membres ont été dotés de pouvoir pour porter leurs fardeaux grâce à la force du Seigneur.

    Venezuelan Saints

    Les saints du Vénézuela sont des gens heureux, en paix avec eux-mêmes, qui sourient souvent et espèrent des jours meilleurs.

    En conséquence de leurs épreuves, et comme bénédiction pour avoir placé leur confiance dans le Sauveur et sa grâce, ils ont connu un changement de cœur et chacun est devenu « semblable à un enfant, soumis, doux, humble, patient, plein d’amour, disposé à se soumettre à tout ce que le Seigneur juge bon de lui infliger, tout comme un enfant se soumet à son père » (Mosiah 3:19).

    En résumé, ils ont obtenu au travers des épreuves les vertus chrétiennes que tous les disciples du Christ espèrent acquérir.

    Ce qui s’est produit pour eux est ce qui devrait se produire pour chacun de nous. Nous connaîtrons tous l’adversité et les épreuves dans la vie. Quand cela arrivera, nous devrons nous demander :

    • Est-ce que je demande l’aide de Dieu pour surmonter cette période difficile ?

    • Est-ce que je suis disposé à payer le prix pour devenir quelqu’un de meilleur et pour acquérir les vertus chrétiennes si essentielles à notre progression ?

    • Est-ce que je comprends que, par le pouvoir de l’expiation du Sauveur, nous trouvons force et espoir ?

    Comment et pourquoi le Sauveur est-il en mesure de procurer ce réconfort et ce pouvoir ? Les Écritures nous disent : « Et il ira, subissant des souffrances, et des afflictions, et des tentations de toute espèce ; et cela, afin que s’accomplisse la parole qui dit qu’il prendra sur lui les souffrances et les maladies de son peuple.

    Et il prendra sur lui la mort, afin de détacher les liens de la mort qui lient son peuple ; et il prendra sur lui ses infirmités, afin que ses entrailles soient remplies de miséricorde, selon la chair, afin qu’il sache, selon la chair, comment secourir son peuple selon ses infirmités » (Alma 7:11-12).

    Le Seigneur sait

    David A. Bednar, du Collège des douze apôtres, a enseigné à juste titre : « Le Sauveur n’a pas souffert uniquement pour nos iniquités mais également pour l’inégalité, l’injustice, la souffrance, l’angoisse et la détresse émotionnelle qui nous assaillent si souvent. […] Dans un moment de faiblesse, nous pouvons nous écrier : ‘Personne ne comprend. Personne ne sait.’ Peut-être qu’aucun être humain ne sait. Mais le Fils de Dieu sait et comprend parfaitement, car il a ressenti et porté nos fardeaux bien avant nous. Et, parce qu’il a payé le prix suprême et a porté nos fardeaux, son empathie est parfaite et il peut nous tendre son bras miséricordieux à de très nombreux moments de notre vie » (voir « L’Expiation et le voyage de la condition mortelle », Le Liahona, avril 2012, p. 19).

    Frère Bednar cite ensuite cette Écriture, qui nous permet de comprendre que, grâce à l’expiation de Jésus-Christ, chacun de nous peut trouver la paix :

    « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

    Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

    Car mon joug est doux et mon fardeau léger » (Matthieu 11:28-30).

    oxen with a yoke

    Immigration of the Saints, tableau de Brian Kershisnik

    J’ajoute mon témoignage aux paroles de frère Bednar. Je sais, moi aussi, par expérience personnelle, que nous trouvons force et paix dans les bras aimants de notre Sauveur. Le pouvoir rédempteur et habilitant du Sauveur n’est pas seulement la source du pardon de nos péchés mais aussi une grande source d’espoir, de paix, de force, de réconfort, de talent, d’inspiration et de tout ce qui est nécessaire pour nous aider durant notre voyage dans cette vie et pour le réussir. Nous pouvons véritablement nous reposer sur « les mérites, la miséricorde et la grâce du saint Messie » (2 Néphi 2:8).

    L’application à notre propre vie

    Comment accéder à cette source de force ? Que devons-nous faire pour obtenir l’aide dont nous avons besoin ?

    Premièrement, nous devons avoir foi au Seigneur Jésus-Christ et en son expiation. Nous devons comprendre que son Père et lui sont les sources de paix et de pouvoir. Ils rendent toutes choses possibles.

    Ensuite, nous devons agir et faire de notre mieux, quelle que soit la situation que nous traversons. Peut-être nous efforçons-nous de surmonter une faiblesse, de soulager nos peines ou de cultiver un talent. Même si tous nos efforts paraissent parfois insuffisants, si nous faisons réellement de notre mieux, le Seigneur nous accordera, par sa grâce, ce dont nous avons besoin.

    Frère Bednar a dit : « À mesure que vous et moi comprendrons et utiliserons le pouvoir habilitant de l’Expiation, nous prierons pour avoir la force de changer notre situation et nous efforcerons de le faire plutôt que de prier pour que notre situation change. Nous deviendrons des agents qui se meuvent plutôt que des objets qui sont mus » (voir 2 Néphi 2:14) » (« L’Expiation et le voyage de la condition mortelle », Le Liahona, p. 16).

    Nous devons aussi nous rappeler que, lorsque nous faisons notre part, le Seigneur est à nos côtés. Nous ne sommes pas obligés d’être seuls pour mener notre part de la bataille. Il sera avec nous, du tout début jusqu’à la toute fin. Je témoigne que les paroles d’Ésaïe sont vraies : « Car je suis l’Éternel, ton Dieu, qui fortifie ta droite, qui te dis : Ne crains rien, je viens à ton secours » (Ésaïe 41:13). Cela est vrai pour les saints du Vénézuela, et cela est vrai pour les saints du monde entier.