Ayez confiance dans le mariage


Beaucoup de membres de l’Église ont un mariage heureux en dépit des craintes qu’ils avaient étant célibataires.

« Ai-je ce qu’il faut pour être un bon conjoint ? » « Mes parents ont vécu un divorce pénible et je me demande : ‘si je me marie, vais-je divorcer aussi ?’ »

« Serai-je capable de subvenir aux besoins de ma famille si je me marie ? »

Parfois, ces craintes peuvent détourner du mariage des membres seuls de l’Église. Alors, que pouvons-nous faire pour surmonter ce sentiment de crainte et le remplacer par l’amour ?

En s’appuyant sur le Seigneur, beaucoup de membres de l’Église ont découvert que, bien que leurs craintes ne soient pas complètement dissipées, notre Père céleste les aidera à édifier un mariage heureux.

Crainte du divorce

Peut-être avez-vous déjà vécu un divorce de très près. Peut-être vos parents ou l’un de vos proches en ont-ils subi un. Ou peut-être le nombre croissant de divorces de nos jours vous soucie-t-il beaucoup. La crainte de l’éventualité d’un divorce a conduit beaucoup d’adultes seuls à éviter de prendre des risques qui auraient pu les conduire à un mariage éternel heureux et épanouissant. Mais en demandant l’aide du Seigneur, vous pouvez vraiment apprendre de précieuses leçons parfois durement, des expériences négatives de gens de votre entourage et aller de l’avant avec foi, découvrant ainsi qu’un mariage heureux est à votre portée.

Scott Balloch, de Bristol (Angleterre), avait dix-huit ans quand ses parents ont divorcé. En conséquence, il craignait de divorcer un jour lui aussi, mais il a aussi appris des leçons importantes de l’expérience de ses parents.

« J’ai accordé beaucoup plus d’importance aux fréquentations avant le mariage, en raison du divorce de mes parents », dit frère Balloch. « J’ai pris l’engagement du mariage très au sérieux. »

Avant qu’ils se marient, sa femme et lui ont parlé de ses préoccupations et ils ont fréquemment prié et lu les Écritures.

« Cela a eu un effet important », dit frère Balloch. « Nos différents ont diminué et beaucoup de nos craintes ont disparu. »

Il ajoute : « Néphi nous a enseigné un bon principe : ‘J’irai et je ferai’ » (1 Néphi 3:7). « Quand nous avons des craintes, cela peut nous aider à nous appuyer davantage sur notre Père céleste. Il nous a fourni un moyen. » Les Balloch expliquent qu’ils ont été bénis parce qu’ils se sont efforcés de suivre les commandements de notre Père céleste dans leur mariage.

Crainte d’être un mauvais conjoint

Tout le monde a des imperfections et parfois celles-ci deviennent plus apparentes dans le mariage. Quand Ken Nollsch, de Highlands Ranch (Colorado), a épousé Chalyce, il n’avait pas encore surmonté ses vieilles craintes de longue date, d’être un mauvais mari. Quand il a appris à partager son fardeau avec le Seigneur, ses craintes ont diminué.

Frère Nollsch dit qu’il veut s’engager totalement à faire passer les besoins de sa femme avant les siens. Il explique : « Je me soucie de la façon dont je passe mon temps et j’évite de faire des activités égoïstes. » Quand ses craintes le submergent, frère Nollsch pense à suivre l’exemple du Sauveur, qui a dit humblement à son Père céleste : « Que ta volonté soit faite » (Matthieu 26:42). « Je me répète cela inlassablement et je fais ce que je dois », dit frère Nollsch.

Frère Nollsch dit que sa confiance en lui et en sa femme a grandi avec le temps. Il se concentre aussi sur la joie qu’il a d’être mari et père. « Dieu veut que nous soyons heureux et être mari et père est l’un des meilleurs moyens de trouver le bonheur », dit-il.

Crainte des besoins financiers

S’adressant aux jeunes gens, le président Benson (1899-1994), a parlé de la crainte répandue de devenir celui qui pourvoit aux besoins du foyer :

« Je comprends que certains frères puissent craindre les responsabilités bien réelles qui leur échoiront quand ils se marieront. Vous vous demandez si vous pourrez subvenir aux besoins financiers de votre femme et de vos enfants et leur apporter ce qui est nécessaire en ces temps d’instabilité économique. Ces craintes doivent faire place à la foi.

« Je vous assure, mes frères, que si vous êtes travailleurs, si vous payez fidèlement votre dîme et vos offrandes et si vous gardez consciencieusement les commandements, le Seigneur vous soutiendra. Oui, bien sûr, on vous demandera des sacrifices, mais ils vous aideront à progresser et feront de vous un homme meilleur parce que vous les aurez faits.

« Travaillez dur pour vos études et dans votre profession. Faites confiance au Seigneur, ayez foi et tout ira bien. Le Seigneur ne donne jamais de commandement sans fournir le moyen de l’accomplir 1 . »

Quand Clyde et Joyce Hlongwane de Johannesbourg (Afrique du Sud), ont commencé à sortir ensemble, Clyde se demandait s’il pourrait subvenir aux besoins de sa future famille.

Il raconte : « Avant notre mariage, j’ai écouté un discours de conférence où l’on disait que si l’on paie la dîme, le Seigneur pourvoira aux besoins. Je me suis rendu compte que la dîme était la solution à mes soucis financiers ; quoi qu’il arrive, il faut payer la dîme. »

Des Écritures comme 1 Néphi 17:3, ont encouragé frère Hlongwane : « Et si les enfants des hommes gardent les commandements de Dieu, il les nourrit et les fortifie, et fournit les moyens par lesquels ils peuvent accomplir ce qu’il leur a commandé. »

Frère Hlongwave ajoute : « Je savais que se marier était un commandement et que le Seigneur fournirait un moyen de le faire. »

Il s’est aussi rendu compte qu’il devait faire sa part. Au début de leur mariage, il avait un travail peu rémunéré et son salaire n’était pas suffisant pour subvenir aux besoins d’une famille. Il a décidé de poursuivre ses études. Leur situation financière s’est améliorée et maintenant, frère Hlongwane envisage une carrière dans le domaine de son choix.

Crainte des changements de mode de vie

Le mariage affecte la façon dont les gens vivent financièrement, socialement, émotionnellement et même spirituellement.

Amy Byerly, de Walpole (Massachusetts), s’inquiétait des changements de mode de vie que le mariage amène. Quand elle a parlé de ses soucis à Bart, son futur mari, son fardeau s’est allégé. Elle a aussi consulté les Écritures et dans Mosiah 2:41, elle a lu : « Je désirerais que vous méditiez sur l’état béni et bien-heureux de ceux qui gardent les commandements de Dieu. Car voici, ils sont bénis en tout, tant dans le temporel que dans le spirituel ; et s’ils tiennent bon avec fidélité jusqu’à la fin, ils sont reçus dans le ciel, afin de pouvoir ainsi demeurer avec Dieu dans un état de bonheur sans fin. Oh ! souvenez-vous, souvenez-vous que ces choses sont vraies ; car le Seigneur Dieu l’a dit. »

« Cette Écriture remet les choses en perspective », dit sœur Byerly. « Même si mon mode de vie a changé, je peux toujours être heureuse si je suis fidèle. Cela m’a aussi enseigné qu’avoir une famille éternelle est beaucoup plus important que toutes les choses amusantes que j’ai faites quand j’étais célibataire. »

Sœur Byerly a eu foi que son Père céleste l’aiderait dans son mariage. « Le fait de savoir que Dieu a approuvé notre mariage m’a aidé à surmonter toutes mes craintes », dit-elle. « J’ai su que je pourrais être heureuse malgré mon changement de mode de vie. »

Crainte de changer de buts

Certains adultes seuls peuvent craindre que le mariage les empêche d’atteindre leurs buts professionnels ou d’étude. « Nous nous faisions tous les deux du souci pour nos études et notre carrière avant de nous marier », dit Thekla Schenk, de Mililani (Hawaï). « Au début de notre mariage, je voulais que les choses aillent à ma manière. Nous nous sommes mariés à condition que je continue mes études. »

Sœur Schenk a prié et a demandé à notre Père céleste de l’aider à finir ses études. Elle a ressenti que cela arriverait au moment où cela devait se faire bien qu’elle ne sache pas comment.

Bien que tous les deux fassent leurs études en ce moment, ils ont décidé qu’ils donneraient la priorité aux études et à la carrière de Grayson afin que sœur Schenk puisse rester à la maison avec leurs enfants quand ils en auront. « Nous en avons fait un but commun plutôt qu’en but individuel », dit sœur Schenk.

Son mari et elle recherchent le bonheur dans le mariage en essayant de se rendre mutuellement heureux. « Il est difficile d’apprendre à donner la priorité aux besoins de quelqu’un d’autre », dit Thekla. « Nous devons nous efforcer d’être suffisamment spirituels pour écouter les conseils de l’Esprit. »

Dans un message adressé à ses petites-filles, pour qu’elles deviennent des femmes accomplies, James E. Faust, deuxième conseiller dans la Première Présidence, a dit : « Mes chères petites-filles, vous ne pouvez tout bien faire en même temps. Vous ne pouvez être une épouse à temps plein, une mère à temps plein, une sœur impliquée à temps plein dans son appel, une femme qui exerce son métier à temps plein et une personne impliquée à temps plein dans le service à la collectivité, tout cela en même temps. » Faire les choses séquentiellement, a-t-il dit, « donne à la femme la possibilité de bien faire chaque chose en son temps et de tenir une variété de rôles au cours de sa vie 2 . »

Quand ils étaient fiancés, Sonia Lopreiato Piros et Gabriel Piros, de São Paulo (Brésil), ont parlé des décisions qu’ils devraient prendre quand leurs enfants naîtraient. Mais, dit sœur Piros, après un an de mariage et la naissance de leur premier enfant, « tout ce qui avait paru si simple en théorie auparavant, est devenu très difficile à mettre en pratique ». Nous avons dû prendre une décision et les craintes ont envahi notre cœur. Mon mari avait peur de ne pouvoir gagner suffisamment d’argent pour subvenir à nos besoins et j’avais peur d’abandonner ma carrière prometteuse. »

Frère et sœur Piros ont commencé à relire Le mariage éternel, Manuel de l’élève (article n° 35311 140) et à assister ensemble aux cours de l’institut. Ils ont eu la certitude que la bonne décision était celle qu’ils avaient prise avant de se marier : que sœur Piros laisse momentanément de côté sa carrière, bien qu’ils sachent tous les deux qu’il ne serait pas facile à frère Piros de pourvoir aux besoins de la famille.

Sœur Piros raconte : « Nous avons exercé notre foi et, comme le dit l’Écriture, nous avons mis à l’épreuve la parole de Dieu » (voir 2 Néphi 11:3). Ils ont commencé à recevoir beaucoup de bénédictions en réponse à leur sacrifice, entre autres la progression professionnelle de frère Piros.

Sœur Piros ajoute : « Nous devons toujours faire face à des épreuves et des craintes, mais nous sommes certains que Dieu sera là à nos côtés et répondra à nos prières. »

« Ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné »

Gordon B. Hinckley a dit : « Reconnaissons que la crainte ne vient pas de Dieu, mais que cette force qui nous sape et nous détruit vient de l’adversaire de la vérité et de la justice. La crainte est l’opposé de la foi 3 . »

Il est certainement légitime d’éprouver des doutes et de l’incertitude dans certaines fréquentations avant le mariage. On doit toujours rechercher les conseils du Seigneur avant de prendre la décision de se marier. Mais en progressant comme il se doit dans vos relations et en ressentant la paix que le Seigneur accorde à ceux qui prennent de bonnes décisions, vous pouvez aller de l’avant avec foi, sachant que le mariage et la famille apportent un grand bonheur.

L’apôtre Paul a enseigné : « Dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme » (1 Corinthiens 11:11). Il a aussi écrit : « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothée 1:7). Puissions-nous nous efforcer de remplacer nos craintes du mariage par la foi et l’amour.

Melissa Howell est membre de la paroisse d’Aurora Highlands, pieu d’Aurora (Colorado).

Affrontez vos doutes

« Dans chaque décision importante, il faut prendre des précautions et peser les choses, mais une fois que vous aurez reçu la lumière, alors prenez garde à la tentation de vous détourner de ce qui est bien. Si cela vous a paru juste quand vous avez prié, que vous avez eu confiance et que vous avez agi en conséquence, alors c’est encore juste maintenant. N’abandonnez pas lorsque la pression monte. Ne cédez pas à cet être qui s’attache à la destruction de votre bonheur. Affrontez vos doutes. Maîtrisez vos peurs. ‘N’abandonnez donc pas votre assurance’ (Hébreux 10:35). Maintenez le cap et admirez la beauté de la vie qui s’offre à vous. »

Voir Jeffrey R. Holland du Collège des douze apôtres, « N’abandonnez donc pas votre assurance », Le Liahona, juin 2000, p. 38.

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    Notes

  1.   1.

    « Aux frères adultes seuls de l’Église », L’Étoile, juillet 1988, p. 48.

  2.   2.

    « A Message to My Granddaughters: Becoming ‘Great Women’ », Ensign, septembre 1986, p. 19.

  3.   3.

    Voir « Ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné », L’Étoile, février 1985, p. 21.