Préparer et encourager les missionnaires

La sainte des derniers jours, Partie A, 2002


Cette leçon a pour objectif de nous apprendre comment aider nos jeunes à se préparer et à remplir une mission.

Préparer nos jeunes à partir en mission

Les présidents de l’Eglise ont demandé qu’un plus grand nombre de missionnaires apportent l’Evangile au monde, mais ils ont souligné qu’ils doivent être mieux préparés que jamais. Spencer W. Kimball a déclaré: «Tous les garçons et beaucoup de jeunes filles et de couples doivent remplir une mission. Tout futur missionnaire doit se préparer moralement, spirituellement, mentalement et financièrement toute sa vie pour servir fidèlement, efficacement et bien dans le grand programme de l’œuvre missionnaire» («Conseil à un jeune homme: c’est maintenant qu’il faut se préparer», L’Etoile, janvier 1974, p. 8).

Le président Kimball a souligné que c’est d’abord la famille qui a la responsabilité de former les missionnaires. Il nous demande de le faire «beaucoup mieux, beaucoup plus tôt, beaucoup plus longtemps, pour que chacun d’eux attende sa mission avec une grande joie» («When the World Will Be Converted», Ensign, octobre 1974, p. 7).

• Comment peut-on préparer très tôt les jeunes à l’œuvre missionnaire?

• Montrez l’image 19-a, «Un jeune garçon compte l’argent qui se trouve dans son fonds missionnaire».

S. Dilworth Young a fait quelques bonnes suggestions pour préparer les jeunes enfants à la mission. Il a dit que nous devons souvent prier avec nos enfants, et demander à notre Père céleste de rendre une mission possible. Nous devons raconter des histoires concernant nos propres expériences missionnaires familiales. Il a également ajouté que nous devons faire connaître les Ecritures aux jeunes, en leur enseignant l’obéissance et en leur fournissant l’occasion de rendre service. Il a suggéré que ces grandes vérités leur soient apprises pendant la soirée familiale, lors des repas, au moment du coucher et lors des divertissements en famille (voir «Conference Report», avril 1972, pp. 82–84; ou Ensign, juillet 1972, pp. 76, 77).

Franklin D. Richards a dit:

«Quand j’étais jeune homme, j’aspirais à aller en mission… je suis convaincu que ma famille a joué un rôle important dans ma décision.

«Je me rappelle que j’écoutais ma grand-mère, Jane Snyder Richards, me raconter des histoires concernant mon grand-père… Je l’admirais beaucoup. Il avait été un grand missionnaire, et il avait fait plusieurs missions durant sa vie. Je suis sûr que cela m’a influencé» («Have a Dream», New Era, janvier 1978, p. 4).

• Montrez l’image 19-b, «Une mère prépare son fils à la vie missionnaire en lui enseignant à préparer des repas équilibrés».

Nous devons faire en sorte que nos adolescents se fortifient physiquement, pour qu’ils ne se fatiguent pas en mission. Ils doivent apprendre à préparer des repas simples, mais nutritifs, et à faire les courses avec bon sens. Il est essentiel qu’ils aient de bonnes habitudes alimentaires pour rester en bonne santé et avoir de la force pour leur travail. Nous devons leur apprendre à laver, à repasser et à repriser leurs vêtements. Nous leur apprendrons aussi comment faire le ménage. Ils peuvent apprendre à être fiers d’être habillés et coiffés correctement. Ils peuvent aussi apprendre à mettre de l’argent de côté, à remettre à plus tard les attachements sentimentaux, à acquérir un témoignage et à le rendre, et à suivre les étapes du repentir. Tout cela peut se faire avant qu’ils n’aillent en mission.

• Comment peut-on inciter les adolescents à gagner et à épargner de l’argent pour aller en mission?

M. Russell Ballard, lorsqu’il était président de mission, a demandé à ses missionnaires de répondre à cette question: «Qu’est-ce que ma mère aurait pu faire pour mieux me préparer?»

Ils ont répondu: «Maman aurait dû insister pour que je fasse plus attention quand elle essayait de m’enseigner les travaux ménagers: la cuisine, le ménage, la lessive, les achats économiques, l’hygiène personnelle, le racommodage, des recettes rapides.»

Frère Ballard a donné ce conseil: «Mères, apprenez à vos enfants à être sensibles aux besoins d’autrui. Enseignez-leur les principes de base des bons rapports sociaux et qu’ils les appliquent… Mettez vos bras autour des épaules de vos enfants, regardez-les droit dans les yeux et dites-leur d’apprendre ces choses parce que vous voulez qu’ils soient heureux et qu’ils réussissent en mission» («The Making of a Missionnary», Ensign, novembre 1976, p. 88).

• Comment aider nos enfants à être sensibles aux besoins d’autrui à la maison? Chez des amis? Dans un lieu public?

Pour remplir leur appel comme le Seigneur le demande, les missionnaires doivent apprendre le principe du travail. Le Livre de Mormon recommande à ceux qui prêchent la parole de Dieu de le faire avec diligence et de travailler de toutes leurs forces (voir Jacob 1:19). Le missionnaire qui s’applique et qui travaille dur est heureux et productif.

Un autre président de mission, Vaughn J. Featherstone, a raconté l’histoire suivante:

«Un missionnaire de notre mission avait de graves ennuis de santé. Quand je suis arrivé en mission il faisait la grasse matinée pour éviter de s’affaiblir et d’attraper la grippe. Puis quand il revenait pour déjeuner il dormait environ deux heures pour ne pas attraper un rhume ou la grippe. Cela énervait son compagnon qui m’a téléphoné.

«J’ai appelé le médecin de ce frère. Il a dit: ‹Il est en mauvaise santé, mais ça va mieux que lorsqu’il est arrivé en mission. Cela ne changera pas beaucoup, quel que soit le nombre d’heures qu’il travaillera.’ J’ai convoqué le missionnaire dans mon bureau et je lui ai dit que je préférerais qu’il soit réellement grippé que de s’en inquiéter tout le temps. Je lui ai parlé du principe consistant à aller tout bonnement travailler et à faire ce pour quoi le Seigneur l’avait appelé…

«Il a suivi le conseil. Il est devenu l’un de nos meilleurs missionnaires. Il a appris à travailler» («Self-Denial», New Era, novembre 1977, p. 7).

• En quoi les jeunes filles peuvent-elle influencer les jeunes gens dans leur préparation à la mission?

Les jeunes filles peuvent avoir beaucoup d’influence sur le comportement des jeunes gens. Une jeune fille doit suivre des normes élevées dans sa façon de s’habiller, son langage et ses actes. Elle doit toujours être un exemple de droiture. S’adressant aux jeunes filles de l’Eglise, David B. Haight a déclaré:

«Jeunes filles, vous avez un rôle essentiel à jouer dans cette préparation et cette formation préalable de nos jeunes gens…

«Vous, filles de Sion, vous pouvez être une lumière éclatante en donnant le bon exemple. Abstenez-vous de sortir en couple ou de fréquenter sérieusement… Développez votre esprit et votre personnalité. Jeunes gens et jeunes filles, vous avez des talents à cultiver et à partager.

«Lisez de bons livres. Ecoutez de la bonne musique. Etudiez les bénédictions contenues dans la Parole de Sagesse et discutez-en…

«Lisez les Ecritures…

«Vous pouvez encourager, influencer et même protéger un jeune homme à un moment critique de sa vie… Vous démontrez votre amour pour le Seigneur lorsque vous aidez un jeune homme à rester digne et prêt à servir le Seigneur» (Conference Report, octobre 1977, pp. 86–88).

Il est important pour les jeunes filles de respecter et d’encourager les jeunes gens à partir en mission. Toute idée de mariage doit attendre que le jeune homme soit rentré de mission.

Aider les missionnaires à remplir leur appel

Nous pensons souvent aux missionnaires que nous connaissons, particulièrement à ceux qui nous ont enseigné l’Evangile. Nous apprécions leur sacrifice et leur exemple. Nous pouvons leur montrer notre gratitude ainsi qu’à notre Père céleste, en aidant d’autres missionnaires à mieux remplir leur appel. Lorsque jeunes gens et jeunes filles sont en mission, ils ont besoin d’être soutenus continuellement. Nous pouvons prier pour eux et nous assurer qu’ils comprennent l’importance de la prière.

Hugh B. Brown a expliqué comment sa mère l’a aidé à s’appuyer sur le Seigneur pendant sa mission en Angleterre. Lorsqu’il est parti, elle lui a dit ceci: «Hugh, mon fils, est-ce que tu te rappelles que quand tu étais petit tu avais souvent des cauchemars et que tu m’appelais pendant que tu dormais dans la pièce à côté. Tu disais: ‹Maman, maman, est-ce que tu es là?› Est-ce que tu te rappelles que je répondais toujours: ‹Oui, mon fils, je suis là, tourne-toi de l’autre côté et endors-toi. Tout va bien.› Elle a dit: ‹Mon fils, huit mille kilomètres, soit un continent et un océan, vont maintenant nous séparer. Tu ne vas pas seulement avoir de mauvais rêves la nuit, mais souvent dans la journée, et tu auras besoin d’aide et de réconfort. Mon fils, quand tu seras confronté aux difficultés, quand tu rencontreras la tentation, quand tu ne sauras plus où tu en es, ni comment faire, appelle: ‹Père, es-tu là?› Elle a ajouté: ‹Mon fils, je te promets qu’il te répondra toujours et qu’il est inutile d’avoir peur› (The Abundant Life, 1965, pp. 202, 203).

• Comment pouvons-nous encore aider les missionnaires à remplir leur appel?

Ils doivent recevoir des nouvelles de la maison. Gordon B. Hinckley a formulé les recommandations suivantes à propos du courrier adressé aux missionnaires: ‹Je suis triste pour le missionnaire qui ne reçoit pas de courrier régulièrement de chez lui. En général, une lettre une fois par semaine est une bonne moyenne. Mais d’un autre côté, trop de courrier peut faire du tort au moral d’un missionnaire. Pour être efficace, le missionnaire doit être éloigné de chez lui; ainsi le courrier qu’il reçoit représentera une grande différence dans ce qu’il fait et ce qu’il ressent. Les lettres qui racontent les problèmes du foyer, qui s’attardent sur les difficultés, nuisent au moral du missionnaire. Les personnes avisées veilleront à mettre dans leurs lettres leurs sentiments positifs: Combien ils sont fiers d’avoir un missionnaire dans le champ de la mission, comme le Seigneur les bénit à cause de son œuvre dans le ministère. Ces lettres seront une bénédiction pour le missionnaire» («Une conversation avec frère Gordon B. Hinckley au sujet de l’œuvre missionnaire», cité par Brian Kelly, L’Etoile, janvier 1974, p. 13).

• Quel genre de lettres une jeune fille doit-elle écrire à un missionnaire?

Les jeunes filles peuvent raconter leurs expériences spirituelles aux missionnaires et mentionner de bonnes nouvelles à propos de ceux qu’ils connaissent.

• De quelle manière pouvons-nous aider les missionnaires de notre secteur?

Nous pouvons présenter amis et familles non membres aux missionnaires. Nous pouvons aussi veiller à ne pas abuser de leur temps. Lorsque nous les invitons chez nous pour manger, nous pouvons les servir promptement. Puis nous les encouragerons à partir et à continuer à travailler. Nous ne devons pas attendre qu’ils fassent la vaisselle, ni le leur permettre. Nous ne devons pas les inviter à regarder la télévision avec nous. Nous pouvons apprendre les règles missionnaires et les aider à les respecter.

Les jeunes filles doivent éviter tout particulièrement de faire perdre du temps aux missionnaires pour des motifs frivoles. Elles ne doivent jamais être seules avec un missionnaire ni l’encourager à resserrer les liens entre eux. Elles ne doivent pas écrire ou téléphoner aux missionnaires de leur secteur.

En témoignant du respect aux missionnaires et pour leur appel, nous les aiderons à enseigner l’Evangile.

Conclusion

Gordon B. Hinckley a dit: «L’œuvre missionnaire n’a jamais été facile, et cependant les joies qu’elle procure ne peuvent être égalées par aucune autre expérience. Quelque chose d’aussi précieux que l’Evangile de Jésus-Christ mérite tous les efforts et tous les sacrifices en temps et en moyens que nous pouvons faire pour l’enseigner» (New Era, juin 1973, p. 30).

Les femmes de l’Eglise doivent faire tout ce qu’elles peuvent pour aider les jeunes à se préparer à aller en mission et à la réussir. Nos efforts peuvent les influencer à aller en mission. Nos encouragements influent directement sur leurs accomplissements dans le champ de la mission. Nous pouvons les aider à se préparer afin qu’ils connaissent la joie d’apporter le salut à nos frères et sœurs (voir D&A 18:15–16). Nous devons souvent évaluer nos efforts, consulter les dirigeants de l’Eglise et d’autres membres pour avoir des idées, et demander à notre Père céleste de l’inspiration quand nous aidons les missionnaires à enseigner l’Evangile au monde.

Tâche

Relisez cette leçon à la maison. Choisissez des moyens d’aider vos enfants ou vous-même à vous préparer à partir en mission. Faites le point sur les missionnaires et les candidats missionnaires que vous connaissez et déterminez comment vous pouvez leur apporter plus de soutien. Formez le projet familial d’écrire régulièrement à un missionnaire en activité.

Préparation pédagogique

Avant de donner cette leçon:

  1. 1.

    Etudiez le chapitre 33 des Principes de l’Evangile «L’œuvre missionnaire».

  2. 2.

    Demandez à des élèves de présenter des histoires, des Ecritures ou des citations de votre choix.